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Baptême, mode d’emploi
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Baptême, mode d’emploi


Posté: 1/10/2004
Catégorie: Dossier


Voici qu’arrive déjà le temps des guindailles, indissociables bien souvent des tabliers douteux et des couvre-chefs (penne ou calotte, selon les chapelles) portés fièrement. Mais à part pour faire le mariol à la Saint Verhaegen ou à la Saint Toré, à quoi sert de faire son baptême?

Faut-il se soumettre à ces épreuves dignes de Fear Factor pour se sentir intégré au sein de son unif? Autrement dit, le jeu en vaut-il la penne?

'Allez les bleus! Gueule en terre!'. C’est l’automne, les arbres de nos belles forêts se couvrent de pourpre et d’or avant le grand sommeil hivernal et les hirondelles ont fui nos cieux pour des horizons plus chauds. Tandis que les plages de Bredene, délestées de leurs nudistes, retrouvent leur quiétude, on entend le soir à la tombée du jour ce cri étrange, de Liège à Mons, de Gembloux à Woluwé, tantôt grave tantôt suraigu, teinté d’une autorité terrible ou d’une hystérie limite, c’est le cri du poil ou du comitard qui appelle ses bleus à une étrange prière. Agenouillés à même le pavé, face contre terre, les bras tendu vers le ciel, ils se redressent à son appel pour psalmodier une étrange salutation. Nous sommes tous tombés un jour sur cette énigmatique/ridicule/révoltante/amusante (plusieurs choix possibles) manifestation qu’est une bleusaille de baptême. Pour les non initiés, les activités du baptême durent environs deux mois, de la promenade début septembre qui tient lieu de rabattage et de séance d’information pour de futurs bleus dociles et consentant à s’en prendre plein la tête dans les 2 mois à venir. Mais pourquoi diable vont-ils s’embarquer dans cette galère? Sophie, future ex-togée HEC à Liège: 'Je venais de Namur, je ne connaissais absolument personne à part mon cousin. Au départ, ça ne me tentait pas du tout et puis je me suis dit que c’était peut-être la meilleure solution pour rencontrer des gens. Et puis, je me disais que si ça n’allait pas, je pouvais toujours arrêter quand je le voulais, et ça m’a effectivement permis de rencontrer vraiment énormément de gens dans le baptême et de fil en aiguille, encore beaucoup plus de gens en dehors.' C’est un fait indéniable, le baptême permet de rencontrer beaucoup de monde dans ce grand moment d’égalité confraternelle où on en est tous réduit sans distinction de race ni de sexe au rang de sous-m… Mais il faut auparavant passer au delà de beaucoup de préventions et de préjugés. On avait raconté à Sébastien, ancien comitard des Beaux Arts de Liège qu’on devait entre autres délicatesses manger des excréments de chien, Arnaud ancien président des Beaux Art avait lu dans un article que les dérapages scatologiques entre poils et bleus étaient courants. Mais 'pour la plupart, la plus grande crainte c’est de rater leur année, nous dit Sophie, mais je suis bien placée pour leur dire que ce n’est pas parce qu’on fait son baptême qu’on rate son année, et encore moins parce qu’on ne le fait pas qu’on réussit. J’ai 21 ans et je n’ai plus que mon mémoire à rendre. Bien sur j’ai eu droit à la seconde sess chaque année, mais c’est parce que j’ai fait le choix de profiter de ma vie d’étudiante, baptême ou pas baptême. Il faut savoir s’arrêter à temps et bosser à l’arrache pour rattraper le temps perdu.'

Tous l’ont pourtant fait, le plus souvent parce qu’un ami l’avait fait ou le faisait avec eux. Stéphanie, en droit à l’ULg, dans une démarche presque anthropologique, l’a fait par curiosité: 'Je l’ai fait pour le folklore, j’avais entendu tellement d’histoires, je voulais savoir ce que c’était. Je voyais les bleus dans la rue, je trouvais ça marrant, leurs jeux et leurs petits chants.' 'Moi j’avais toujours voulu le faire, nous confie Sébastien, j’étais à Bruxelles et mes parents et ma copine de l’époque m’en avait dissuadé. Comme j’étais à Liège et que je voulais connaître des gens et vivre cette expérience, je me suis inscrit.' Isabelle n’avait au départ aucune intention de faire son baptême: 'je ne supportais pas ces mecs qui se la pétaient tout ça parce qu’ils avaient une penne, et puis mon copain était dans un comité et m’a tannée pour que je le fasse; j’ai tenu bon et puis un soir où j’avais un peu bu, on est venu me trouver et j’ai dit oui tout de suite, sans réfléchir. Et je ne l’ai pas regretté parce que je me suis super bien marré.

Pas toujours une partie de plaisir

L’expérience n’a pourtant rien de toujours très drôle: Rester dans des positions pour le moins inconfortables pendant des heures, se plier à des jeux ridicules, chanter des chansons idiotes jusqu’à plus soif, manger une nourriture préparée avec soin et amour pour être la moins ragoûtante possible…

'Deux mois et demi c’est long, entre les bleusailles, les vaisselles chez le parrain, les beuveries, c’est tous les jours tout le temps. Y avait vraiment des moments où j’en avais plein les bottes et je ne voulais qu’une chose, c’est que ça se termine' confie Sophie. 'On n’osait pas mettre un pied à la cafét. De peur de tomber sur un comitard, et le président c’était carrément la cata. On ne pouvait pas les regarder dans les yeux. Ce qu’il faut comprendre c’est que c’est un jeu, une espèce de jeu de rôle géant. Un poil peut lâcher les pires saloperies à un bleu sans en penser le quart du huitième, c’est pour tester les gens, voir leur force de caractère. Mais c’est vrai que si tu ne rentres pas dans le trip Je suis une sous-merde de bleu, tu ne vas jamais tenir. Y en a qui arrête parce qu’il ne trouve pas le jeu à leur goût, moi je respecte tout à fait ça, et personne ne te regardera de travers parce que tu auras décidé de partir.'

'Moi, ce que je ne supportais pas, nous dit Isabelle, c’est d’être obligée de boire parce que, selon la règle, on ne peut pas refuser un a-fond. Je trouve ça débile, et dangereux. En vieillissant, tu prends de la distance et tu envoies bouler les mecs trop lourds'. 'C’est vrai, confie Sophie, que le principal danger c’est l’alcool. Il faut veiller à ce que le bleu ne boive pas trop.' Comment faire, au milieu d’une bande de jeunes surexcités, pris par une ambiance toujours plus excessive face à un bleu conditionné à faire ce qu’on lui demande sans trop se poser de question pour que le jeu reste un jeu et ne dégénère pas dans le gore ou dans l’humiliation dégradante? 'Chez nous, les assistants ne peuvent pas boire, assure Sophie. Ils sont là pour assurer l’encadrement et que tout ce déroule bien. Les comitards, un peu plus âgés, supervisent. De toute façon chez nous, il n’y pas d’épreuves sexuelles, c’est uniquement de la nourriture et de l’alcool.' 'Chez nous, c’est un peu coquin, mais vraiment pas méchant, et puis c’est uniquement entre bleus et bleuettes' assure Arnaud. 'Moi si j’avais eu une épreuve du type manger une rondelle d’ananas autour du sexe d’un mec, je serais partie tout de suite. Le sexe dégradant comme ça dans le baptême, merci mais c’est sans moi', s’insurge Isabelle.

Le baptême, c'est une blague

Le fait de ceindre son chef de la penne étoilée (les étoiles grises, contrairement aux dorées, sont signes d’années ratées, et donc logiquement peu sujette à vantardise…) fait tellement enfler la tête de certains qu’il est probable qu’un jour il la porte en bandoulière. De roi de la guindaille, ils se sentent roi tout court et perdent complètement le sens de la mesure et d’un jeu qui doit rester potache et bon enfant. Une guindaille est avant tout une fête, pas une parade militaire. Les cercles sont aussi l’occasion pour certains individus de donner libre cours à leurs pulsions: Arnaud n’a pas hésité à virer un assistant 'parce qu’il avait essayé de toucher une bleuette'. Isabelle s’est fâchée contre deux parrains qui faisaient boire leur bleuette tous les soirs parce qu’ils travaillaient dans un bar. 'Une bleusaille, c’est pas tous les jours toute la semaine.' 'Il y a des mecs qui prennent les bleus pour leur jouet. Ça les fait marrer de promener leur bleu en laisse et de le faire boire dans une gamelle. Ce sont des trous du cul. Ce sont des mecs qui ne sont même plus étudiants, qui s’incrustent et se font passer pour des anciens' assure Sébastien. 'Nous aussi, on est des anciens, mais on achète des bleus (ndlr, un bleu s’achète en verres de bière payés au comité organisateur au cours d’une soirée parrainage où les candidats parrains se disputent un bleu en faisant monter les enchères, sans oublier qu’ils doivent ensuite boire leurs bières…), mais dans notre comité, bien chers pour le faire vivre.

'Avec mon bleu, je ne suis plus togée, je suis sa marraine et je suis là pour l’aider, les autres le font déjà assez souffrir comme ça' assure Sophie. Un parrain est en effet là pour aider son bleu à traverser les épreuves du baptême, une complicité et une amitié doivent idéalement s’établir entre le parrain et son bleu. Les bleusailles sont aussi l’occasion de bons souvenirs entre saute-mouton géant en plein boulevard et chansons braillées à tue tête. 'Les assistants essayaient toujours de me mettre mal à l’aise par des gages humiliants mais comme j’étais un peu saoul et complètement désinhibé, ce sont eux qui étaient plus gênés que moi' rigole Sébastien. Isabelle se souvient 'd’une soirée pyjama où on était cinq bleuettes, nos parrains et des anciens, on a fait des jeux, des petits gages, c’était très drôle.'

'Moi je me souviens de l’après parcours du baptême, j’étais au bar avec les autres baptisés complètement euphoriques sur un nuage d’avoir enfin fini, de l’avoir fait. Je me sentais trop bien. Maintenant, je suis le premier à féliciter les baptisés et je les attends avec une bière dès la sortie de leur parcours. Ils n’en ont pas toujours envie, vu ce qu’ils ont du avaler avant' se rappelle Arnaud.

Aucun des baptisés n’exprime de regret d’avoir fait leur baptême, tous disent avoir vécu une «expérience», une «aventure» où ils en ont beaucoup appris sur eux-mêmes, en plus de la découverte des autres. 'C’est clair que le baptême m’a vraiment ouvert l’esprit, j’ai depuis appris à relativiser, à ne pas tout prendre au premier degré' dit Sophie. Ils retirent cette satisfaction d’avoir passé une épreuve sans flancher. Tous, ils peuvent dire «je l’ai fait». Pas pour une penne ou un tablier, ni pour pouvoir se sentir quelqu’un, ni pour impressionner les autres. Simplement pour eux-mêmes. Il est frappant de constater que leurs motivations sont souvent assez proches de celles des candidats de la télé réalité tendance sado maso, de Fear Factor à Koh Lanta en passant par Fort Boyard où bien plus qu’un éventuel gros lot en fin de course, c’est l’expérience en elle-même, le «je l’ai fait» qui importe. A cette différence que dans le baptême, on n’élimine personne, c’est le candidat qui sort du jeu s’il le souhaite.

On dit que le baptême est en déclin, signe visible: les parcs à bleus se vident. Tout le monde est bien d’accord là-dessus, sans bleu, pas de baptême, pas de comité et pas de folklore. ' Il n’y a pas si longtemps, il y avait 120 bleus à HEC, maintenant il n’y en a plus que 40, sur 600 étudiants en 1ère candi' regrette Sophie. Alors que la déconne, le trash et le gore «pour de vrai» s’expose et explose par voie cathodique de Jackass à Fear Factor, il semble avoir quelque peu déserté nos facs… Le folklore du baptême, souvent qualifié de réac et de ringard par ses détracteurs, pour survivre au 21ème siècle va devoir s’adapter à la nouvelle donne. Il y aura bien sur toujours des guindailles et des TD et des Saints où tous les étudiants, baptisés ou non, pourront continuer à se démonter la tête en pleine confraternité, mais sans les cercles et les comités pour les organiser, la fête aura perdu beaucoup de son éclat, de son entrain et de sa démesure.

(AG)



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Réagis



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

En ce qui me concerne, au départ, je ne voulais absolument pas faire mon baptème. J'avais entendu dire qu'en entrant à la FPMs (Faculté Polytechnique de Mons), si je voulais réussir mes études, je devais me tenir éloigné de ce (je cite) "moyen d'entrer dans l'alcoolisme à travers des rituels dégoûtants". Lorsque les togés de ma promotion ont donné les différentes raisons et conséquences d'existence du baptème et m'ont montré les nombreux systèmes de sécurités mis en place, j'ai tout de suite remis en question ce que j'avais pu entendre à l'extérieur. J'ai donc été baptisé et depuis, je continue à découvrir encore des conséquences à cela. Non, la plupart des baptèmes ne sont pas ceux dont parlent les "frustrés" qui ont pas eu le courage de tenir le coup quelques semaines. Non, on ne vous laisse pas crever dans un coin si vous êtes mal : bien au contraire, le but n'est pas de rendre plus faible mais bien le contraire. A ce propos, durant ma bleusaille, je n'ai jamais été autant en cours que par la suite, tellement nous étions épaulés. De plus, même lorsque je disais que je pouvais rentrer seul car je n'habitais pas loin, il y avait toujours quelqu'un pour m'accompagner. Non, nous ne faisons pas que boire : Durant la Bleusaille, par exemple, nous avons eu l'occasion de récolter des fonds pour les Restos du Coeurs. Par la suite, une fois baptisé, j'ai participé à beaucoup de choses, dont l'organisation d'une pièce de théâtre à très grande echelle (cfr. La Revue des Mines). Savoir que ceux que l'on cotoie ont subi les mêmes choses que vous, et ne s'y sont pas arrêté, permet de prendre en considération qu'il s'agit de personnes qui en veulent et sur qui on peut compter. Maintenant, libre à chacun de se baptiser ou non : Je ne critique pas ceux qui ne vont pas jusqu'au bout. En revanche, je critique ceux qui n'essayent pas et encore beaucoup plus ceux qui osent colporter des mensonges gros comme leur maison...



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

La Saint Torè vient de se terminer. Les ultimes guindailles der des der avant les examens vont encore se prolonger jusqu'en mai. La polémique sur les baptêmes continuera à faire rage comme chaque année en septembre. Si je peux apporter ma pierre à l'édifice, je suis moi aussi baptisée depuis 2001. A ceux qui hésitent pour l'année prochaine, je dirais comme tous les autres: tente le coup. SI ça ne te convient pas il sera encore temps d'arrêter. Si non, tu verras, tu ne le regretteras pas. C'est effectivement une expérience de vie où on découvre la solidarité, des tas de gens et surtout soi-même. Malgré son côté dégradant, c'est une façon "safe" de s'amuser. En sortant de rhéto, certains ne connaissent pas leur limites en consommation d'alcool. Apprendre à gérer avec un parrain qui connait les signes et qui t'empêche d'aller vraiment trop loin, c'est bien. et comme il est responsable de toi en tant que parrain, tu irais même un peu trop loin, il est là pour te raccompagner et te ramener. Des chutes? comme dans le commentaire plus bas? Ce serait arrivé dans d'autres circonstances, le résultat aurait été le même. Ce n'est pas la faute du baptème. Tout le monde s'est déjà retrouvé plus que joyeux au cours d'une fête, avec les risques que cela comporte. Mais dans ce cas on ne boit pas, on reste chez soi parce qu'il se pourrait qu'un crash aérien survienne et que la carcasse de l'avion nous tombe dessus. On est à l'abris de rien nulle part. Pour dédramatiser ce qu'on entend, non pas de sexe. Du moins, pas plus que dans une population estudiantine normale. De la bouffe dégueu? Des mélanges dégueu, oui, mais avant de le faire gouter au bleu, celui qui l'a préparé doit en consommer lui-même. La bouffe pour chien? elle a exactement le même gout et la même texture que les saucisses zwan (à bon entendeur, salut!). Et humanité par rapport aux poissons rouges? Ils ont exactement 4 secondes de mémoire! Donc en résumé, c'est excellent comme expérience et ça n'empêche absolument pas de réussir (g réussi chaque année d'étude avec une dis) puisque le baptème a lieu au plus tard début décembre, ce qui laisse un mois pour étudier à fond les examens de janvier. Un non baptisé ne se met pas plus tôt à étudier non plus. 



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

je suis en premiere année, j'avais peur de rater la premiere si je me faisais baptiser. j'avais egalement peur en voyant certaines photos qu'on m'a montré des baptémes (il avait pas le droit de les montrer a ce qu'il parait) je ne suis donc pas un bleu. j'ai pourtant longement esité, dans ma region je suis tres guindailleur, et je pensais aussi que je guindaillais dejas assez comme ca . par contre je peux dire que si j'ai la chance de continuer l'année prochaine, il se peut fortement que je passe le cap :)



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

je suis en premiere année, j'avais peur de rater la premiere si je me faisais baptiser. j'avais egalement peur en voyant certaines photos qu'on m'a montré des baptémes (il avait pas le droit de les montrer a ce qu'il parait) je ne suis donc pas un bleu. j'ai pourtant longement esité, dans ma region je suis tres guindailleur, et je pensais aussi que je guindaillais dejas assez comme ca . par contre je peux dire que si j'ai la chance de continuer l'année prochaine, il se peut fortement que je passe le cap :)



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

Demain je passe mon bateme... Voila un mois que je trime entre les geul en terre et les " ta geul bleu" pour arriver a ce beau jour ou je pourrais enfin regarder mes comitard dans les yeux. Mais certainnes réaction m'ont paru asser étrenges! Je passe mon bapteme a l'ucl, au Cesec pour etre precis (le 2e cercle + grand cercle) réputé pour etre les moins facils du site. Certains disent que les bleus restent sobre... Je n'ai jamais autant bu pour ma part... Dans notre carnet nous avons meme une page reserver aux afond a faire ! 170 cases a completer (j'en suis qu'a 76...)L'alcool coule a flot pendant les soirées aussi... Mais ! Pendant les activités et aux heures de midi, le bleu doit rester sobre! Nous ne sommes pas sencer etre bouré, et des que les comitard voient un bleu bouré, ils prient leur parain de le racompagner chez lui (mais il n'est pas exclu du bapteme) Le Bapteme reste une tres bonne experience, parfois tres dure sur le moment, mais ca fait de bon souvenir une fois le moment passé. Et sans bleu, plus d'avenir de cercle... Plus de cercle, plus de folklore estudiantin !!!



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

Je suis baptisé en 2000 à Seraing et je n'ai jamais regretté non plus mon baptème. Je ne l'ai pas fait parce qu'un tel ou un tel me l'avait dit ou pour rencontrer des gens car j'en connaissais deja un bon paquet, mais bien parce que j'en avais envie. C'est l'année ou je me suis le mieux amusé. Bien sur il a eu des choses qui nous ont rendu ridicules au possible mais c'est le jeu et perso le ridicule ne tue pas et faut pas forcement prendre la chose au 1er degré. Pour ce qui est de l'alcool, en théorie PENDANT la bleusaille, le bleu ne peux etre saoul et ne peux pas boire(d'ailleurs nous pouvons interdire a un bleu de faire son bapteme s'il arrive saoul). Le comité (actif, pas anciens etc) est sobre également jusqu'a la fin de la bleusaille. C'est une fois que celle-ci est terminée que les A-Fonds commencent réellement. A partir de là chaqu'un est responsable de soi, on est qd meme tous adulte et rien ne nous oblige a boire. Qd on me dit : "on peut pas refuser un a-fond (comme certains non-baptisés ont fait la remarque)" moi je réponds : "on peut pas obliger qqu'un a boire" et généralement on me fou la paix. C'est vrai aussi que le baptème se perd, mais pire je dirais que c'est le Folklore entier qui se perd. qd on voit des Néo devenir capé, togé voir meme président, on comprend pourquoi le comité meurt ou fait n'importe quoi. Dernière chose, comme dans tout métier ou toutes activités, il y a des gens qui exagèrent et qui ne savent absolument ce qu'est la guindaille. Ils nous font du tord mais y sont min par rapport a la masse de baptisés que nous sommes. Il font mal leur role de parrain et le bleu subit, mais c'est au comité de virer le parrain comme cela a déja été fait et de s'en occuper (bleu du comité). Mais faut vraiment arrêter avec tous ses préjugés et comme je dis souvent qd on ne sais pas on se tait !!!!!!!



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

Personnellement, je suis baptisée depuis 96! J'ai fait 5 ans de toge et il m'arrive encore de guindailler (surtout des cantus). J'ai commencé puis abandonné mon baptême (après 3 activités) en 95 pcq j'avais peur de rater. Conclusion, j'ai regretté d'avaoir abandonné, j'ai raté ma 1è candi et j'ai fait mon baptême l'année suivante (que j'ai réussie). Pour ce qui est de la quantité d'alcool: je n'ai jamais eu aussi soif que quand j'étais bleuette! On n'avait que très rarement à boire pendant les activités, même au roi des bleus, on ne pouvait pas garder 1 quantité de chopes aussi importante dans l'estomac (pas besoin de faire 1 dessin). Je garde de très bons souvenirs de mon baptême même si à l'époque (pendant les activités), c'était pas nécessairement facile. Je n'ai qu'un souhait: Que vive le folklore!



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

Je suis une baptisée de l'ULB et j'ai fait parti pendant 2 ans du comité de baptème. Ce qu'il faut toujours garder en tête c'est que chaque personne susceptible de faire son baptème est assez adulte et responsable pour gérer lui même sa consommation d'alcool, de crasses ou autre. Il y a toujours des moutons noirs dans un troupeau, des comitards qui en abusent ou qui s'en foutent, ou des bleus qui croient que les autres vont réfléchir pour eux. En tout cas un bleu n'est jamais seul.  J'ai fait mon baptème alors que j'étais déjà bien établi à l'unif et tout, j'avais entendu toutes ces rumeurs qui circulaient, j'avais vu pendant 2 ans des gens crades en tenu de bleu se faire engueulé et commandé par des personnes en général encore plus crades. C'est par curiosité que je me suis lancée là dedans et je ne l'ai jamais regretté. Apprendre à se connaître soi-même à se surpasser m'a pas mal aidé jusqu'à présent. Je peux juste dire: Il ne faut pas croire tout ce que les autres disent , même si c vos meilleurs amis, votre frère ou votre soeur. Faites vous une opinion vous même, rien ne vous empêche de commencer et d'arrêter si jamais vous ne supportez pas.



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

Waouw!! On en entend des choses sur le baptème, surtout par des gens qui n'y connaissent rien. Ils se sentent sans doute frustrer de ne pas être arrivé au bout. J'ai fait mon baptème a la polytech de mons et je peux affirmer qu'il n'y avait pas de sexe et on ne te fait rien manger ni boire d'alcoolisé. pendant toute la bleusaille (sauf si te le souhaite vraiment, et on ne te fait pas affoner un litre d'eau à la place comme j'ai pu le lire). On apprend à se connaitre soi-même, et les autres qui sont dans la même galère, à s'intégrer dans un groupe, à se soutenir les autres. On apprend un folklore, avec ses chants, ses valeurs, ses traditions. On ressent vraiment quelque chose de fort quand on chante tous ensemble, c'est presque jouissif ( sisi je vous assure) . Bien sur, c'est difficile, on est épuisés, on en a marre. Il faut se bouger, montrer qu'on en veut vraiment, se dépasser. C'est ce qui doit etre difficile pour certains, d'être chamboulés dans leurs petites habitudes. Enfin, c'est juste pour dire que c'est n'est pas que de l'humiliation, on apprend beaucoup. Voilà, bonne année à tous!!



dit:
30/09/2004 - 03:07:33

Quelqu'un pourrait me donner quelques petites infos sur le baptême de droit à l'ULg...?  
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