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Génération Erasmus
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Génération Erasmus


Posté: 14/03/2005
Catégorie: Dossier


Partir, voyager, repousser les frontières de la langue et de sa timidité, découvrir d’autres cultures… Les jeunes d’aujourd’hui n’ont plus que cette idée en tête, entre tour du monde, stage à l’étranger ou missions humanitaires sans oublier le fameux programme Erasmus, tout est bon pour prendre le large de notre Plat Pays aux cieux si bas, loin des formules 'farniente, plage et soleil' de leurs chers parents.


Tour d’horizon des formules pour voyager utile.


Sauver le monde

Fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par des ambulanciers américains ayant servi sur le front, persuadés que les échanges culturels internationaux étaient le meilleur moyen de préserver la paix entre les peuple, AFS (American Field Service), est aujourd’hui une organisation d’envergure mondiale implantée dans 53 pays, dont la Belgique.

Elle propose notamment au jeune de 18 à 28 ans des programmes d’initiation au développement. D’une durée de 5 à 6 mois, ce programme propose de participer à une action locale de développement dans des domaines tels que les soins de santé, l'éducation populaire, l'environnement, l'alphabétisation, le travail avec les enfants des rues, etc.

Etienne Burgeon et son équipe de bénévoles testent le profil du jeune, afin de vérifier si celui-ci est prêt à partir. "On teste sa maturité, ses réactions face à telle ou telle situation, afin de s’assurer d’une garantie de succès de cet échange. Les plus de 18 ans qui partent pour un projet culturel ou humanitaire rendent un dossier où ils décrivent leurs motivations à partir. Le jeune y décrit le projet qu’il veut développer une fois sur place. Si par exemple un jeune veut partir en Asie du Sud-Est, il est clair que son projet sera en droite ligne de l’actualité tragique du moment. Mais on essaie que le jeune ne parte pas dans l’idée de sauver l’humanité avec son bâton de pèlerin avec plein d’idéaux… Les formations que l’on dispense avant le départ servent un peu à ça. Il ne faut pas être trop idéaliste, au contraire, une bonne dose de réalisme est indispensable pour réaliser ce genre de projet. Beaucoup de jeunes partent pour une année sabbatique avant d’entreprendre des études universitaires ou avant de se lancer dans la vie active. Cela correspond souvent à des années de transition. On est indécis devant le choix des études, on n'a pas envie de chercher du boulot tout de suite. On se cherche un peu, on a envie de compléter son bagage. Ca peut aussi servir à couper les ponts avec les parents."

Même si AFS est composé presque exclusivement de bénévoles, partir a un certain coût: "Les programmes sont tous payants sauf le SVE (Service Volontaire Européen), sur lequel on travaille en partenariat avec le Bureau International de la Jeunesse (BIJ), qui est entièrement financé par la Commission Européenne. Pour les autres programmes, ça dépend de la durée et de la destination, entre 3000€ et 4000€. Ce prix inclut le billet d’avion, les frais de transports, les éventuels cours de langue, l’hébergement et l’alimentation. En fonction des conditions financières du jeune, l’octroi d’une bourse est possible parce qu’on estime que l’argent ne doit pas être un obstacle pour partir. On essaye d’ouvrir au maximum les possibilités pour que ce ne soit pas toujours les jeunes qui en ont les moyens qui partent. La langue non plus ne doit pas être un obstacle à l’échange et à la découverte, nous fournissons des cours de langue et on arrive toujours à se comprendre. C’est aussi l’occasion de rencontrer sur place des jeunes issus de tous horizons et de toutes nationalités.'

L’Auberge espagnole

Depuis son inauguration en 1987, le programme d’échanges Erasmus a permis à plus d’1,2 millions d’étudiants de passer une partie d’année dans un autre pays européen. Chaque année, pas moins de 125.000 étudiants 'Erasmus' vivent, plus ou moins fidèlement, les (boires et) déboires du héros du film que Cédric Klapisch a consacré à ce qui est devenu un véritable phénomène de société.

Les galères, les fêtes et les rencontres, c’est ce qu’a vécu Stéphanie, étudiante en droit à l’ULB, partie 6 mois à Oviedo en Espagne: "Partir en Erasmus, ça dépend d’abord de la bonne volonté du coordinateur du programme Erasmus. A l’UCL, il y avait UNE coordinatrice pour toute la fac de droit et on était 65 personnes, ce qui fait quand même beaucoup de personnes sollicitant des informations, des démarches et un investissement en temps. Pour le logement, on n'avait aucune information pour savoir où se loger sur place, qui aller voir…, donc on devait vraiment se débrouiller tout seul. Je suis arrivée à Oviedo par bus Eurolines avec mon sac à dos, complètement paumée, après 22 heures de voyage."

"Une fois sur place, pour m’inscrire à l’unif d’Oviedo, je ne savais même pas comment dire nom et prénom en espagnol… Un autre Erasmus que j'ai rencontré dans le bus m’a donc emmenée à l’auberge de jeunesse la plus proche. Enfin, par chance, j’avais pris contact avec une fille de philo romane qui partait aussi là-bas et qui arrivait deux jours après moi. Quand on s’est retrouvées, on a cherché un appart ensemble et tout est devenu un peu plus facile. On est tombé sur un Suisse, une Italienne, une Hollandaise et on a décidé de prendre un appart tous ensemble. On s’est donc tous retrouvés là dedans sans se connaître de nulle part, n’ayant en commun que nos galères de pauvres Erasmus. On est vite devenu les 'Erasmus de la Calle de la Lila', on avait un grand appart sur deux étages, on y faisait tout le temps des soirées, on s’est super bien marrés. Au début, on parlait anglais histoire que tout le monde se comprenne, mais comme on était tous très motivés, on est très vite passé à l’espagnol. On avait des niveaux complètements différents, et moi, j’étais carrément à la traîne. Le premier mois, je comprenais rien de rien, mais comme t’as des examens à passer dans la langue en fin d’année, y a pas mieux pour te stimuler à faire des progrès. A Oviedo, ce qui était bien fait, c’est qu’on avait tous un 'mentor' espagnol, une espèce de guide. La Coordinatrice de la fac d’Oviedo, qui était nettement plus dégourdie que celle de l’UCL, avait attribué un étudiant espagnol motivé à chaque Erasmus. Et ça pour l’intégration, ça a très bien marché. Comme les mentors se connaissaient entre eux, ils organisaient des soirées et de fil en aiguille, on a formé un groupe Espagnols-Erasmus très soudé, j’ai même eu une histoire d’amour incroyable avec le mentor d’un de mes colocataires, Fernando, qui a duré encore un an après mon retour en Belgique. Comme on dit, l’oreiller est la meilleure façon d’apprendre une langue... Cet Erasmus m’a donné comme une impulsion, une ouverture, une envie de voyager, de découvrir. Je me sentais vraiment à l’étroit à l’UCL, on peut le comprendre… Tu en viens vraiment à minimiser la différence entre les cultures, les barrières de la langue, les préjugés. J’en avais d’ailleurs plein vis-à-vis de l’Espagne avant de partir, alors que maintenant, je parle l’espagnol dès que je peux, je suis fascinée par cette culture."

Séverine, étudiante en communication, partie en Irlande retire un bilan mitigé de son Erasmus: 'Dublin est très provinciale et les gens ne s'y intéressent pas à grand chose. Bières, pub, bowling, cinoche: ils correspondent un peu à ma vision de l'américain.... Elle n’a pas non plus vécu d’histoire torride avec un buveur de Guinness: 'On fréquentait très peu les Irlandais, mais c'est toujours comme cela... Les Erasmus reste avec les Erasmus, parce que ça se met comme ça. L'Erasmus est dépendant des autres Erasmus; il est seul, la semaine, le soir et le week-end. Il ne connaît personne et doit s'occuper. L'Irlandais (le local) a ses amis, sa routine, sa famille, il n'a donc pas ce besoin de se faire des amis supplémentaires. A l’inverse, les Erasmus sont une grande famille: c'est un moment en-dehors du temps qui n'a rien à voir avec la routine normale à l'université, on vit ensemble le moment présent et le temps file. Mais j’ai retiré beaucoup d’ouverture d’esprit de mon expérience Erasmus : on est tous différents et pareils en même temps. On n'a peut-être pas les mêmes racines, mais les mêmes rêves."

Vive la débrouille!

Suivant jusqu’à Madrid un étudiant Erasmus espagnol qu’elle avait rencontré à Bruxelles, Florence, étudiante en Relations Publiques, a mis à profit sa connaissance de l’espagnol, appris, comme Stéphanie de fort agréable manière, pour dénicher un stage et en profiter pour faire des recherches sur son mémoire dédié au cinéma ibérique.

Sans encadrement, elle n’a pu compter que sur ses ressources et sa détermination pour trouver sa voie: 'En premier lieu, il faut une excellente maîtrise de la langue pour que le stage soit profitable au stagiaire et à l’entreprise. Ça été extrêmement galère à trouver. Les Espagnols sont très protectionnistes et il y a énormément de stagiaires espagnols en Espagne. Donc moi évidement, petite belge, avec mon accent, il voulaient me prendre uniquement comme préposée à la photocopieuse. Un jour, j'ai organisé un dîner de presse avec des journalistes espagnols et j’ai été une véritable bête curieuse. J'étais belge, je parlais très bien espagnol et je travaillais dans la communication en Espagne. C'était une conférence de presse locale et ils n’avaient pas l'habitude de voir débarquer une blondasse qui s'intéresse à leur travail et à promouvoir une société dans leur région. Ça a donc a aidé à me faire accepter."

Florence ne retire que du positif de cette expérience: "Dans ce genre d’expérience, on apprend beaucoup sur soi: on apprend à être plus tolérant et débrouillard. Mais ce qui m'a frappé, c'est que je n'ai jamais autant clamé ma belgitude qu'en Espagne. Depuis que je suis partie là-bas, je me sens plus belge, fière de notre culture et de nos différences. J’aime profondément l'Espagne mais je me suis rendu compte que j'étais profondément belge. On est plus simples, on a plus d'humour, moins de barrières, et beaucoup d'autodérision, ce qu'ils ne connaissent pas. Par contre on se ressemble vraiment pour savoir faire la fête."

Tous les chemins mènent à Rome et beaucoup plus encore mènent ailleurs. Il existe beaucoup de formules encadrées institutionnalisées pour partir à l’étranger, le plus souvent soutenues par l’Europe tels les programmes de stages Eurodyssée ou Leonardo ou le Service Volontaire Européen (SVE), mais aucune bonne fée ne vous prendra par la main pour vous emmener à destination d’un coup de baguette magique. Dans ce domaine, seul le courage, l’obstination et l’ingéniosité et peuvent vous mener à bon port. Internet se révèle en tout cas une mine d’information inestimable, qu’il faut souvent démêler et recouper…

(AG)

Quelques sites utiles pour les candidats au voyage

Le site de l’Union européenne sur Erasmus
http://europa.eu.int/comm/education/index_fr.html

AFS
www.afsbelgique.be

SCI, volontariat et chantiers internationaux
www.scibelgium.be

Le Bureau International de la Jeunesse
www.cfwb.be/bij

Eurodyssée
www.eurodyssee.net



NOS BONS PLANS POUR LUTTER CONTRE LA CRISE NOS BONS PLANS POUR LUTTER CONTRE LA CRISE
07/05/2012
Il t’arrive de terminer le mois avec pas un balle en poche? Guido te file des astuces, combines et bons plans pour dépenser moins, réaliser de petites économies ou même te faire un peu plus d’argent de poche.


Nid cosy

Pour meubler ton kot avec goût sans pour autant te mettre ton banquier à dos, sache qu’il existe pas mal d’endroits où dénicher du mobilier et des objets de déco tels que Troc international (www.troc.com), Les Petits Riens (www.petitsriens.be), Ebay (www.ebay.be), 2ememain (www.2ememain.be), les brocantes ou les garage sales.



Le Tour de Flandre étudiant: 5. BRUGES Le Tour de Flandre étudiant: 5. BRUGES
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Jour 1 Tout est possible J’ai en quelque sorte toujours été une rebelle fuyant le train-train quotidien. Je n’aime pas la routine et, de temps à autre, je suis prise par une envie soudaine d’aventure et d’anticonformisme. Dans ces cas-là, je prends des décisions impulsives qui ne s’encombrent d’aucune logique ou de bon sens. Cela faisait justement un petit moment que l’aventurière en moi était au repos. Quand on m'a demandé si je voulais passer mon permis d



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Baba cool, rock, classique, décontracté, fashion ou vintage: sur les campus estudiantins, on croise les looks les plus divers. Rencontre avec quelques étudiants bien dans leurs fringues…

Marine, 19 ans, étudiante en histoire Classique et confortable

GUIDO: Comment définirais-tu ton stylevestimentaire? Marine: Assez classique: jean, baskets et pull à capuche. J’aime porter des vêtements confortables, me sentir bien dedans. Il m’arrive de temps en temps de porter une pièce un peu plus originale comme une robe baby-doll à imprimés par exemple mais je reviens toujours à mon duo favori: jean-baskets.



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Sur la Grand Place de Courtrai, demande à un vieil habitant de te raconter sa ville et prépare-toi à être abreuvé d'anecdotes sur la bataille des éperons d'or, le royaume du damas et les laborieux cultivateurs du lin. Par contre, si tu abordes plutôt un jeune étudiant, tu risques d'avoir droit à une toute autre histoire, car Courtrai est le berceau d'une fantastique scène musicale (Goose et Ozark Henry n'en sont que quelques exemples) et le paradis des skaters de tous le pays qui rejoignent le Skatebowl, le plus grand skatepark du Benelux, créé par des spécialistes américains. Sans oublier que Courtrai est la plus grande ville étudiante de Flandre Occidentale.


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La majorité des campus des Hautes Ecoles et de la Kulak, la filiale occidentale de la Katholieke Universiteit Leuven, se trouvent dans le Haut-Coutrai, un quartier plutôt rural que l'on atteint en prenant la chaussée de Tournai vers le Sud jusqu'à la E17. Cette promenade pas vraiment intéressante peut être effectuée à bord du bus étudiant numéro 13 qui rallie ce quartier depuis l



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À la genèse de ce dossier, une question aussi simple que futile: avec l’émergence des réseaux sociaux, les sites de rencontres sur Internet ont-ils une quelconque chance de survie? Facebook, Twitter ou Netlog ne se suffisent-ils pas à eux-mêmes pour permettre aux âmes en peine et autres timides de faire des rencontres qui pourraient déboucher sur le grand amour. À en croire les quelques étudiants et étudiantes rencontrés sur les différents campus du pays, la réponse à cette dernière question est clairement ‘non’. Ce qui n’empêche pas lesdits étudiants de répondre un peu embarrassés à la question de leurs amours virtuelles. Ils y sont, ils y ont déjà goûté, mais s’il y avait moyen que leurs potes ne soient pas trop au courant, cela les arrangerait. Comme quoi, malgré l’hégémonie d’Internet et de la communication online, l’amour reste un sujet que l’on préfère préserver dans une sphère somme toute privée et pas sur un disque dur.

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Rencontrer l’amour sur Internet? Que celui qui n’y a pas pensé un jour nous lance la première souris. Pourtant, on en parle difficilement, et ce, d’autant plus qu’on est jeune. Comme si c’était faire aveu de faiblesse que de dire que l’on a rencontré untel ou untel sur un site de rencontres. Coup d’œil sur un phénomène qui se développe… dans



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Mais cette quasi hégémonie de Google impose que l’on se pose certaines questions. Les techniques de référencement, maîtrisées par quelques gourous des mots-clés, ne risquent-elles pas de formater un mode à penser? Lorsque Google est utilisé dans le cadre d’études, à tous les niveaux de l’enseignement, des humanités au supérieur, ne risque-t-on pas de lisser les modèles, de standardiser la pensée? Et que penser alors des nombreux outils mis en place par la société de Moutain Vie



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Peu de Wallons la connaissent, pourtant cette petite ville étudiante du cœur du Limbourg vaut la peine d'être visitée. Hasselt n'est pas une grande ville, mais c'est justement grâce à sa taille réduite et ses habitants accueillants qu'elle mérite le détour.

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Que nenni! Il suffit de se rendre sur un campus – pourtant connu et reconnu pour une certaine liberté d’esprit – pour se rendre compte que l’homosexualité reste plus un sujet de railleries qu’une pratique sexuelle comprise et assimilée par le plus grand nombre. Entre celles et ceux qui revendiquent ouvertement, les autres qui rechignent à faire leur coming-out et les hétéros, le fossé est bien plus profond qu’on ne se plaît à l’imaginer. Certes, il n’est plu



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Réagis



misscamping39@hotmail.com dit:
04/03/2005 - 04:03:38

A 19 ans, pour fuir un mec et une relation foireuse, j'ai décidé de partir 15 semaines en stage à l'étranger! Je suis partie dans le sud de la France, à Alès pour travailler dans un festival de cinéma. Cette expérience m'a énormément apporté, à tous les niveaux. Je suis rentrée en Belgique il y a trois mois et je n'ai qu'une envie, c'est de repartir au plus vite. J'entre en première licence en septembre et j'espère pouvoir profiter du programme Erasmus. Mais, cette fois, je partirai vers une destination plus lointaine et non francophone...

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