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Posté: 19/09/2005
Catégorie: Interview
Jean-Pierre et Luc Dardenne ont réécrit l'histoire au mois de mai de cette année. Six ans après Rosetta, les frères liégeois remportent pour la deuxième fois la Palme d'Or au festival de Cannes avec leur nouveau film L'Enfant qui est à l'affiche des salles belges pour le moment.
L'Enfant raconte l'histoire de Bruno et Sonia, 20 et 18 ans, qui se retrouvent confrontés à la naissance de leur premier enfant. Bruno (un rôle en or pour Jérémie Renier, qu'on avait pu découvrir en 1996 à peine âgé de 14 ans dans La Promesse, le film qui marqua la percée des frères Dardenne) veut toujours se faire de l'argent facile et décide donc de vendre son nouveau-né à une bande de trafiquants d'êtres humains. Luc: C'est un garçon qui vit de petites choses,de vols, de petits trafics, il mendie à gauche et à droite… Il reste en effet toujours dans l'immédiateté. Il prend ce qu'il trouve: si il s'emmerde quelque part, il change d'endroit. Il n'est en fait attaché à rien au point que quand l'enfant arrive dans sa vie, il ne ressent absolument rien pour lui. Cet enfant ne représente pour lui qu'un objet qu'il pourra vendre au plus offrant. GUIDO: Pourtant, son caractère je-m'en-foutiste le rend quelque peu sympathique durant les quinze premières minutes du film. Jean-Pierre: Il est en effet plus intéressant d'avoir un personnage qui, dès le premier coup d'oeil, ne peut être catalogué comme sympathique ou pas. Il reste en effet un être humain dans toute sa complexité et malgré ce qu'il fait, on a essayé de donner au spectateur cette envie de s'attacher à lui, ce qui est nettement plus intéressant. GUIDO: C'est alors qu'il décide de vendre son fils. Et il n'a pas l'air de se rendre compte de l'horreur de cette action. Luc: Non, en effet, Bruno ne réalise pas ce qu'il fait. Il se dit même que Sonia pourrait encore l'aimer alors qu'il a vendu leur bébé, il pense juste: "Ah, ce n'est pas grave, elle est juste fâchée, ça va passer". Il ne se rend donc pas compte de la gravité de son acte. GUIDO: Vous avez eu l'idée de ce film en voyant passer dans la rue une jeune mère avec son landau… Jean-Pierre: En effet, nous avons ensuite imaginé cette histoire à partir de la personne absente, le père. Nous avons beaucoup parlé de l'identité du père, qui il pouvait bien être et comment il aurait pu réagir face à la naissance de cet enfant. C'est ainsi que pendant des mois, nous avons mis des tas d'idées par écrit. Ensuite, mon frère a écrit une première mouture du scénario que j'ai lue et à laquelle j'ai ajouté mes remarques. Après neuf ou dix versions, nous avions le script définitif. Mais le travail d'écriture, c'est le travail de Luc. Le spectateur a toujours raison GUIDO: Vous êtes connus pour ne montrer aucune compassion pour vos acteurs, comme lors de la scène très réaliste durant laquelle Bruno et son jeune acolyte sont à deux doigts de se noyer dans la rivière. On sent une réelle panique de la part du jeune acteur à ce moment très précis. Luc: Dans une eau froide et dégueulasse, en plus! Il y a avait quand même deux hommes-grenouilles dans le fond de l'eau, un qui lui tenait la jambe pour qu'il coule et l'autre qui était relié à une corde. Grâce à cette corde, il savait s'il se passait quelque chose, vu qu'on n'y voyait rien dans cette eau. Les acteurs étaient donc en sécurité et portaient des combinaisons qui les réchauffaient. (rires) Vous pensiez qu'ils paniquaient vraiment? Cela prouve que nous travaillons avec de très bons acteurs! GUIDO: Une fois qu'ils ont réussi à sortir de l'eau, Bruno essaie de réchauffer le gamin. Est-ce là le moment où il s'aperçoit qu'il peut lui aussi avoir la fibre paternelle? Jean-Pierre: On pourrait le penser, en effet… Luc: Mouais… Pour nous, il n'y a pas un moment où on peut se dire "C'est maintenant qu'il réalise". Jean-Pierre: Mais ce moment très précis peut être repris comme un moment-clé, sans aucun doute. Luc: Si vous trouvez que ce moment est le tournant du film, OK, mais j'aurais aussi bien compris que vous m'indiquiez une toute autre scène. Si vous pensez plutôt que ce n'est qu'à la fin que Bruno a compris, je suis aussi d'accord. Ce qui est important pour nous, c'est que cette trajectoire morale et intérieure de Bruno soit invisible. On ne sait pas filmer ce qu'il y a à l'intérieur, c'est au spectateur de s'imaginer ce qui se passe dans sa tête. GUIDO: Donc, un spectateur a toujours raison? Jean-Pierre: En effet! Des mobylettes et des fauteuils en cuir GUIDO: A un certain moment, on découvre Jérémie Renier sur sa mobylette. Est-ce là un clin d'Å“il à la scène d'ouverture de La Promesse? Luc: Oui, c'est clair que c'en est un, mais ce n'est pas la raison pour laquelle on l'a fait. Les mobylettes sont le seul moyen de se déplacer dans le milieu de Bruno. Ils n'ont pas de voitures et les mobylettes sont utiles pour voler des sacs, par exemple. Mais, je peux comprendre que cela vous ait fait penser ÃLa Promesse. On s'en doutait en le faisant. On a même tourné la scène de la poursuite au même carrefour, à Seraing. GUIDO: Etes-vous en quelque sorte des héros à Seraing ou les gens estiment-ils que vous faites de la mauvaise pub pour leur région? Luc: On est devenus citoyens d'honneur de la ville de Seraing… Jean-Pierre: Ce qui veut dire qu'ils nous aiment bien! Luc: Sauf peut-être les grands commerces. A Seraing, vous avez des énormes magasins qui vendent des fauteuils en cuir ou des caravanes. Ils se disent donc peut-être: "les Dardenne vont de nouveau salir l'image de Seraing dans leur nouveau film". C'est fort probable, même s'ils ne nous l'ont jamais vraiment dit en face. Jean-Pierre: Cependant, nos films ne sont pas axés sur la vie à Seraing, ce sont en effet plutôt des portraits d'un certain milieu social. Nos personnages auraient très bien pu habiter à La Louvière ou à Anvers, cela n'aurait fait aucune différence. Nos histoires ne sont pas propres à une région précise. Pas de cinéma belge GUIDO: On a l'impression que le cinéma wallon devient de plus en plus intéressant. Quel est votre avis là -dessus? Jean-Pierre: (hausse les épaules) Il n'existe pas de business cinématographique en Belgique. Le cinéma belge n'existe pas en soi. Il y a des choses tellement différentes, chacun fait son chemin, tous ces projets individuels sont différents les uns des autres. Luc: Il y a une certaine politique du gouvernement qui suit les auteurs et qui fait moins attention à l'aspect commercial. Quelqu'un qui a fait un mauvais film, qui n'a pas eu beaucoup de succès, aura une seconde chance. Nous en sommes le meilleur exemple: notre film Je Pense à vous de 1992 n'était pas un bon film. Pourtant, on nous a encouragé à continuer parce qu'ils pensaient qu'on avait quelque chose à dire. GUIDO: Cette seconde Palme d'Or était-elle plus prédictible que la première pour vous? Jean-Pierre: C'est étonnant à chaque fois. La première fois, on ne s'y attendait pas du tout. Cette fois-ci, on nous a dit de revenir au gala sans les comédiens. Et normalement, quand on reçoit la Palme d'Or, on nous demande de venir avec toute l'équipe à la cérémonie de remise des prix. On s'attendait donc à un prix mais pas à la Palme puisqu'on nous avait demandé de revenir sans les comédiens. C'était donc la surprise totale, mais une belle surprise! On avait donc mal interprété la lettre d'invitation! (rires) Luc: Oui, et au moins maintenant, nous avons chacun notre propre Palme d'Or sur notre bureau! (rires) (HDP)
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Les adresses bruxelloises de Miss Belgique 2012
04/05/2012
Laura Beyne, Miss Belgique 2012, nous donne ses cinq endroits favoris de Bruxelles.
BOIRE
«Il m'arrive souvent d'aller boire un verre entre copines au People sur l'Avenue de la Toison d'Or. Il y a de la bonne musique, toujours beaucoup de monde, une bonne ambiance et je m'y sens bien. C'est surtout en été, avec sa terrasse sur l'Avenue, que ce café prend toute son âme. Je conseille leurs cocktails à tous vos lecteurs!»
People Avenue de la Toison d'Or, 11 1050 Ixelles
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Docteur STÉPHANE & Mister PAUWELS
20/02/2012
N'en déplaise à ses détracteurs, Stéphane Pauwels enchaine les succès depuis son passage sur la chaine privée. Il en a même profité pour délaisser quelque temps son costume de sniper et se glisser dans un rôle de confident pour sa nouvelle émission, Les orages de la vie. Nous dressons en sa compagnie un premier bilan de son aventure sur RTL-TVI.
«Le bilan est évidemment positif. Je continue bien entendu à couvrir le foot sur la partie Champions League. J'y ai été bien intégré dans une équipe déjà existante. Le vrai challenge était surtout de faire ma propre émission comme je la souhaitais, et cela a été possible avec Les orages de la vie qui correspond vraiment à ce que voulais faire. Et apparemment, ça ne se passe pas trop mal! (ndlr: l'émission bat des records d'audience à chaq
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MAUREEN LOUYS donne de la voix!
05/12/2011
C'est l'événement de cette fin d'année sur la RTBF. The Voice, après un méga casting sur Internet, débarque enfin sur la chaîne publique. Ce télé-crochet d'un autre genre (les membres du jury tournent le dos aux candidats dans un premier temps pour ne pas être influencé par leur physique) sera mené de main de maître par la pétillante Maureen Louys. A quelques jours de son baptême du feu, nous avons papoté avec l'animatrice la plus cool du PAB (paysage audiovisuel belge).
GUIDO: La dernière fois qu'on t'avait interviewée, c'était dans le cadre de l'émission Tu passes quand tu veux dans laquelle tu as fait tes premiers pas d'animatrice. De l'eau a coulé sous les ponts depuis!
Maureen Louys: C'est vrai que l'air de rien, ça fait maintenant un bail. J'ai d'ailleurs calculé récemment; je suis dans ma neuvième année à la RTBF. Presque une décennie! C'est cool car je m'amuse toujours autant et j'ai eu la chance qu'on me confie des tas de choue
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Thomas Van Hamme: PREMIER BILAN APRÈS TRANSFERT
07/11/2011
L'annonce de son transfert avait fait grand bruit dans les colonnes de nos quotidiens au cours de cet été. Quelques mois après, comment se porte l'animateur préféré des Belges, maintenant employé à part entière de RTL-TVI? C'est ce que nous avons demandé à Thomas Van Hamme qui nous reçoit avec son éternel sourire sur la terrasse de l'immeuble de la chaîne privée.
GUIDO: Cela fait maintenant deux mois que votre transfert a été officialisé. Quel est votre premier bilan de ces premières semaines passées dans votre "nouvelle maison"?
Thomas Van Hamme: Je suis un homme heureux parce que je cherchais justement du changement, un autre univers, d'autres horizons. Même si on fait le même métier ici, j'ai découvert une autre façon de travailler, un autre esprit, ce qui est très réjouissant et rafraîchissant. En plus, j
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Interview sur le grill d'Alexandre Dionisio
25/04/2011
Alors que la deuxième saison de Top Chef vient de s'achever sur la victoire de Stéphanie, nous sommes partis vers la Rue du Midi où Alexandre Dionisio, le candidat belge de l'année dernière, a lancé il y a moins d'un an son restaurant, Alexandre.Non content de voir les clients se bousculer pour réserver l'une des tables de son restaurant, le chef s'est en plus déjà vu attribuer une étoile au Michelin. On essaie de percer en sa compagnie la recette de son succès.
GUIDO: Votre restaurant a ouvert le 4 mai 2010. Quel bilan tirez-vous de cette première année?
Alexandre Dionisio: Tout se passe plutôt bien, on est très contents de ce qui nous arrive. On a subi une belle évolution, notre clientèle est fournie et de bonne qualité, avec pas mal d'habitués, … La machine est lancée, si je peux m'exprimer ainsi.
GUIDO: L'ouverture d'un restaurant ne se fait évidemment pas sans une certai
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Sophie Pendeville: «Je suis une véritable pile électrique!»
21/02/2011
La jolie blonde a rejoint les rangs des speakerines de RTL depuis quelques mois maintenant. Mais d'où vient Sophie Pendeville? Que faisait-elle avant de se lancer dans l'audiovisuel? Comment gère-t-elle cette nouvelle vie? Nous l'avons rencontrée afin d'en savoir plus sur son parcours hors du commun. Récit en dix étapes-clés qui nous révèlent les multiples facettes de la présentatrice.
1. Faux départ
«J'ai commencé mon parcours universitaire par des études d'ingénieur commercial à Warocqué (Mons). Ayant un papa ingénieur et adorant les maths, je me suis dit: «pourquoi pas moi?». Je me voyais bien working girl se baladant partout dans le monde avec son attaché-case! Pourtant, vu mon tempérament, je me suis vite rendu compte que je n'allais pas pouvoi
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Michaël Dufour: De la psychologie au Juste Prix
08/11/2010
Alors qu'il squatte les planches de Belgique et de France avec son spectacle Faites l'amour avec un belge depuis quelques mois, Michaël Dufour ne s'en est pas arrêté là et ajoute une corde à son arc avec l'animation du Juste Prix sur RTL-TVI. Comment en est-il arrivé là ? Retour sur un parcours sans faute.
«J'avais du mal à rester sur les bancs de l'auditoire»
GUIDO: Tu as étudié la psychologie. Pourquoi ce choix?
Michaël Dufour:Alors que je terminais ma rhéto, je n'avais encore jamais réfléchi aux études que j'avais envie de faire. J'étais impatient de découvrir le monde universitaire, j'ai donc été m'inscrire en psycho à Mon
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Jamel Debbouze: «Avec Hors-la-loi, j'ai vraiment le sentiment de défendre les couleurs de la France»
27/09/2010
Après le formidable Indigènes qui racontait l'histoire de soldats originaires des colonies engagés dans la deuxième guerre mondiale au sein des forces armées françaises, Rachid Bouchareb remet le couvert et s'intéresse cette fois au destin de trois frères chassés de leur terre algérienne dans Hors-la-loi. Dans le rôle de l'un d'eux, Jamel Debbouze, enfant chéri du cinéma français à qui tout réussit depuis quelques années. A l'occasion de son passage à Bruxelles, l'acteur revient sur ce film qui a fait sensation au dernier Festival de Cannes.
A l'exception de Samy Naceri, empêtré depuis quelques années dans des ennuis judiciaires, le réalisateur a fait appel, pour ce nouveau film, au même casting que celui qu'il avait constitué pour Indigènes. Ce sont donc de nouveau Roschdy Zem et Sami Bouajila qui entourent un Jamel Debbouze «fou de joie» de les retrouver et forment un trio de frères plus vrai que nature. «Quand Rachid Bouchareb m’appelle, j’ai l’impression que c’est Raymond Domenech qui téléphone à ses joueur
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QUENTIN MOSIMANN s'exhibe
26/04/2010
Le moins que l'on puisse écrire, c'est que le gagnant de la septième édition de la Star Academy n'a pas mis longtemps avant de trouver son style. Après avoir hésité entre l'électro et le jazz sur sa première galette, il a définitivement choisi la première option et revient dans les bacs avec l'album Exhibition qui regorge de tubes dancefloor en puissance. Entre un set de DJ et une autre interview, nous avons réussi à coincer le sympathique chanteur pour lui poser ces quelques questions, l'occasion pour lui de se révéler un peu plus…
GUIDO: Après un double album de reprises, tu sors maintenant un CD avec onze compositions originales. Dans quel état d'esprit étais-tu face à ce nouveau défi?
Quentin Mosimann: Evidemment, j'y allais avec une appréhension certaine. C'est en effet la première fois que je me mets à nu, ce n'est pas pour rien d'ailleurs que l'album s'appelle Exhibition, la première fois que je présente mes propres chanson au public, qu'il va pouvoir savourer le travail de toute une année.
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AIRGUS, champion de Belgique d'Air Guitar
02/03/2010
Alors que la discipline connaît un sacré boom depuis quelques années dans le monde entier, il aura fallu attendre 2009 pour que la Belgique organise son premier championnat national d'Air Guitar. Cette discipline, aussi simple qu'elle puisse paraître (jouer de la guitare sans l'instrument dans les mains), exige pourtant de la maestria, une bonne dose d'autodérision et un sérieux penchant pour la déconne de ses participants. Toutes des qualités que possède Airgus, l'alter-ego de Corentin Fermont, étudiant de 23 ans sacré champion de Belgique en 2009 et qui compte bien remettre son titre en jeu cette année.
GUIDO: A quelle occasion as-tu fait la connaissance de l'Air Guitar?
Airgus: J'en avais déjà entendu parler quelques années auparavant et vu quelques vidéos sur Internet, sans plus. Comme tout le monde, j'en avais déjà fait sans le savoir, dans ma salle de bains! Quand j'ai pris connaissance de la tenue d'un concours d'Air Guitar en mars 2009, j'ai décidé de me présenter, sans trop réfléchir aux conséquences. Je me suis inscrit le mardi pour un concours ayant lieu le jeudi! J'
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