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Jean-Paul Lambert: «Notre petite taille joue sur un certain nombre d'avantages»
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Jean-Paul Lambert: «Notre petite taille joue sur un certain nombre d'avantages»


Posté: 8/06/2009
Catégorie: Big Shots


Recteur des Facultés Universitaires Saint-Louis depuis 2003, Jean-Paul Lambert a rempilé depuis l'année passée pour cinq nouvelles années de mandat à la tête de l'université située au centre de Bruxelles. Nous l'avons rencontré afin d'en savoir plus sur son quotidien de recteur.

 

GUIDO: Vous avez été réélu à la tête de l'université avec plus de 90% des voix en 2008…
Jean-Paul Lambert
: Effectivement. En interne, les gens me font confiance, ils ont pu remarquer que l'université avait été correctement gérée et s'était bien développée au cours de mon premier mandat. Je connais aussi beaucoup de personnalités politiques de divers partis qui s'occupent un tant soit peu de l'enseignement supérieur, cela a également dû peser dans la balance lors de ma réélection.
 
Un recteur accessible
 
GUIDO: Avez-vous encore l'occasion de donner cours en parallèle à vos fonctions de recteur?
Jean-Paul Lambert
: Maintenant plus. Durant ma première année de rectorat, les négociations commençaient autour de la question de Bologne. Etant donné que Françoise Dupuis (la Ministre de l'Enseignement Supérieur de l'époque) convoquaient fréquemment l'ensemble des recteurs pour le lendemain ou le surlendemain, cela m'obligeait à chaque fois à déplacer des cours, ce qui est devenu impossible au bout d'un certain temps. Je me suis donc vu dans l'obligation de laisser tomber mes cours; cela devenait ingérable et pas très correct envers les étudiants.
 
GUIDO: Ce rapport privilégié avec les étudiants ne vous manque-t-il pas trop?
Jean-Paul Lambert
: Je garde encore des contacts avec les étudiants, notamment grâce à l'association étudiante de notre université qui vient me trouver pour toute demande originale. La taille restreinte de l'institution, si on la compare à l'ULB ou à l'UCL, entraîne un contact facile avec le recteur: n'importe qui peut venir me rencontrer, il n'y a pas cinq filtres entre les étudiants et moi-même. J'entretiens également de très bons rapports avec la FEF.
 
GUIDO: Comment un recteur occupe-t-il le plus souvent ses journées?
Jean-Paul Lambert
: Depuis deux ans, je suis beaucoup absorbé par la mise en place d'une université nouvelle par fusion des quatre universités catholiques francophones de Belgique, l'Académie Louvain. Ceci mis à part, je dois assister à beaucoup de réunions de toutes sortes. Je pense par exemple aux étudiants de Saint-Louis qui sont venus récemment réclamer un soutien financier pour le 4L Trophy. Le vrai défi est de gérer le développement des Facultés sur le long terme. Le lobbying politique est également très important, notamment dans le cadre de Bologne ou des fusions actuelles.
 
GUIDO: Quelles sont les qualités requises pour être un bon recteur?
Jean-Paul Lambert
: En premier lieu, il faut avoir une réelle capacité de travail. Ce n'est en effet pas le travail qui manque! Il faut aussi être à l'écoute de ses interlocuteurs et des besoins de sa Faculté. Etre juste dans la répartition des moyens. Avoir un minimum de goût et de sens politique pour prendre les bonnes décisions. Il est aussi utile de faire preuve de caractère pour négocier fermement et accepter les deals proposés.
 
Pas une lourde bureaucratie
 
GUIDO: Quelle est selon vous la spécificité des Facultés de Saint-Louis par rapport aux autres universités belges?
Jean-Paul Lambert
: Implicitement, notre petite taille joue sur un certain nombre d'avantages. Tout le monde nous reconnaît une bonne qualité d'encadrement et des contacts faciles entre les étudiants et les différents membres du staff, aussi bien les professeurs que le personnel administratif. On n'est pas dans une lourde bureaucratie. On a également fait le pari de s'ouvrir vers d'autres cultures en créant des programmes bilingues ou trilingues en partenariat avec la KUB, ce qui n'existe nulle part ailleurs.
 
GUIDO: N'avez-vous pas peur de perdre cette spécificité en rejoignant les trois autres universités (UCL, FUNDP, FUCaM) au sein de l'Académie Louvain?
Jean-Paul Lambert
: Nous ne voulons pas perdre cette spécificité qui fait notre succès. Nous n'entendions pas nous fondre dans un moule, on n'aurait d'ailleurs jamais accepté une fusion qui nous aurait obligés à nous intégrer à l'UCL par exemple. C'est surtout au niveau de la visibilité internationale que cette fusion se révèlera avantageuse. On regroupera nos destinations Erasmus, ce qui sera tout bénéfice pour nos futurs étudiants. Je pense que tout le monde s'y retrouvera dans ce principe de constitution d'une université nouvelle.
 
GUIDO: La réforme de Bologne est maintenant bien enclenchée. Quel est votre avis sur ce bouleversement des études universitaires?
Jean-Paul Lambert
: Je pense que cette réforme est une chose intéressante pour les étudiants car cela leur permet désormais de faire un deuxième cycle à l'étranger. Ce qui était plus difficile auparavant quand tout était organisé sans concertation. La mobilité étudiante est maintenant beaucoup plus encouragée. Un deuxième élément de Bologne est le calcul en ECTS, ce qui donne une plus grande modularisation des études, un degré de flexibilité plus important. ça offre la possibilité aux étudiants de mieux répartir leurs cours sur leurs années d'université.
 
GUIDO: Il y a quelques semaines, la FEF a lancé la plate-forme ResPACT visant à réduire le coût des études (www.resPACT.be). Vous avez été l'un des premiers à signer cette charte…
Jean-Paul Lambert
: Effectivement. J'ai toujours été très soucieux de l'accès démocratique à l'enseignement supérieur. Je me suis d'ailleurs souvent prononcé à ce sujet, parfois même en prenant le contre-pied de ce que certains recteurs pensaient. Cela fait des mois que j'ai déjà signé la plate-forme ResPACT. Et les choses évoluent dans le bon sens: on note un dialogue entre le conseil des recteurs et les organisations étudiantes, FEF et Unécof.
 
GUIDO: Vous avez donc rédigé en commun avec la FEF un mémorandum sur le coût des études, en vue des élections.
Jean-Paul Lambert
: On leur a demandé de rédiger un projet afin de nous le soumettre. Pour l'essentiel, nous étions d'accord, notamment sur la demande de moyens supplémentaires à donner aux budgets sociaux des universités, pour les logements étudiants, … La FEF voulait exiger qu'il n'y ait plus d'augmentation du minerval, ce que les recteurs ont également signé. C'est un élément neuf; il y a trois ans, je n'aurais jamais imaginé le CREF (le Conseil des Recteurs des Universités Francophones de Belgique) soutenir les étudiants. Ce pacte pour la réduction du coût des études était très bien présenté et a donc recueilli l'approbation des recteurs.
 
GUIDO: Quels seront les principaux défis de votre prochaine année de rectorat?
Jean-Paul Lambert
: On a presque doublé en dix ans, cela devient donc ingérable d'accueillir nos équipes de chercheurs ainsi que les étudiants. Nous avons donc le projet de nous agrandir en construisant un nouveau bâtiment avec de nouveaux auditoires, des bureaux pour nos chercheurs et un Institut des Etudes Européennes. Bien entendu, le grand défi de cette année à venir sera aussi de bien réussir et préparer la fusion de l'université nouvelle afin qu'elle puisse être correctement mise sur pied en septembre 2010. C'est une première mondiale de voir quatre universités fusionner, ce n'est donc pas une mince affaire, cela demande beaucoup de temps et d'investissement.
 
(SD)


Pacifique FIASSE: Le prochain Président de l'Unécof? Pacifique FIASSE: Le prochain Président de l'Unécof?
18/04/2012
Pacifique est le premier candidat déclaré à la présidence de l'Unécof. Passionné par la représentation étudiante, il s'investit dans le Conseil Etudiant de son école depuis deux ans.Après un an de rodage, il est devenu Président du Conseil l'année dernière. L'année prochaine,il veut donner une autre envergure à son combat. D'un niveau local, il veut passerau niveau communautaire. Il a donc décidé d'êtrecandidat à la Présidence de l'Union des Etudiants de la Communauté Française (Unécof).


GUIDO: Quel est votre bilan au sein de la Haute Ecole de la Province de Liège?
Pacifique: Le bilan est très positif. On a eu l'occasion de mener plusieurs actions très intéressantes. La plus médiatisée fut celle des syllabi. Nous n'avions toujours pas nos syllabi à un mois des examens. On a organisé une Assemblée Générale de tous les étudiants de la HEPL pour décider de façon très démocratique de la suite des protestations. Une manifestation a ét



Les 12 travaux de l'Unécof Les 12 travaux de l'Unécof
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L'Unécof (Union des Etudiants de la Communauté Française) s'est offert cette année une double présidence formée de Jean-François Vanwelde (étudiant en journalisme à l'IHECS, dit JF) et Nicolas Adans (en dernière année de master à l'HENam, dit Nico). Avec eux, nous survolons quelques-unes de leurs priorités pour cette année académique.

1. La défense des étudiants
Nico: Nous sommes dans la défense des intérêts des étudiants. Et cette thématique a besoin de se renouveler, d'évoluer. Cette dynamique m'intéressait énormément, c'est donc pour cette raison que je me suis investi au niveau communautaire. Je pense donc que je peux apporter beaucoup aux étudiants, notamment au niveau de l'Unécof, grâce à mes trois années d'expérience au niveau local. On a en quelque sorte appris à marcher avant de courir!



Calogero Conti (UMons): «On ne décide pas un beau jour de devenir Recteur!» Calogero Conti (UMons): «On ne décide pas un beau jour de devenir Recteur!»
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Au préalable doyen de la Faculté Polytechnique de Mons (FPMs), Calogero Conti est ensuite devenu le Recteur de l'UMons qui regroupe dorénavant cette faculté et l'Université de Mons-Hainaut (UMH). Quel est le quotidien d'un homme à la tête d'une université «à taille humaine»? Réponse ci-dessous.

GUIDO: Comment devient-on le Recteur d'une université comme celle de Mons? Calogero Conti: C'est évidemment un processus très progressif. En effet, on ne décide pas un beau jour de devenir Recteur! J'ai évolué vers des fonctions de gestion de façon assez progressive, agissant toujours selon le même principe: rien ne sert de se lamenter dans un couloir, il faut discuter des problèmes et essayer d'y apporter des solutions. Réussissant à dégager un consensus de



Brigitte Chanoine, la seule femme Recteur de Belgique! Brigitte Chanoine, la seule femme Recteur de Belgique!
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Actuellement la seule femme à ce poste dans toute la Belgique, Brigitte Chanoine occupe la fonction de Recteur de l'ICHEC depuis plus d'un an et demi. Entre elle et la Haute Ecole, c'est une grande histoire d'amour qui a commencé dès ses années d'études dans le même bâtiment…
GUIDO: Quel sentiment global retenez-vous des vos études à l'ICHEC? Brigitte Chanoine: Si on devient Recteur de l'ICHEC par la suite, c'est qu'on a adoré ses études ici. Je me suis fortement épanouie dans cette ambiance familiale et sympathique. Pourtant, quand j'ai terminé mes études, je ne pensais pas que j'allais y revenir par la suite. C'est en rentrant d'un séjour de deux ans aux Etats-Unis que l'on m'a proposé une place ici. Je me suis d'abord occupée des étudiants qui par



Interview de Bruno Delvaux, RECTEUR DE L'UCL Interview de Bruno Delvaux, RECTEUR DE L'UCL
22/03/2010
Ingénieur agronome de formation, Bruno Delvaux est depuis le 1er septembre 2009 le nouveau recteur de l'Université Catholique de Louvain. Aprèsquelques mois de fonction, nous tirons (déjà!) le bilan de ses nouvelles responsabilités.

GUIDO: Vous avez d'abord été le doyen de la Faculté d’ingénierie biologique, agronomique et environnementale… Bruno Delvaux: En effet, cette expérience m'a permis de connaître l'université de manière plus globale. On se voit beaucoup entre doyens, ce qui amène une diversité intéressante au cœur de l'université.

La fonction suprême

GUIDO: Comment vous êtes-vous ensuite décidé à vous présenter



Interview de Jean-Claude Marcourt Interview de Jean-Claude Marcourt
14/12/2009
Depuis juillet, il est le nouveau Ministre de l'Enseignement Supérieur de la Communauté Française. Après l'avoir laissé se familiariser avec cette nouvelle fonction, GUIDO a décidé de rencontrer Jean-Claude Marcourt (PS) afin de récolter ses premières impressions sur sa nouvelle mission.

GUIDO: L'enseignement supérieur était-il un domaine de compétences qui vous attirait personnellement? Jean-Claude Marcourt: On n'imagine jamais vraiment être Ministre d'une compétence particulière. Cependant, j'ai toujours été intéressé par l'enseignement supérieur. Et depuis le 16 juillet, date de ma nomination, j'y ai encore pris plus d'intérêt.

GUIDO: Ce poste est souvent contesté par les étudiants… Jean-Claude



Romain Gaudron, PRÉSIDENT DE LA FEF: «Il n'y a pas une forte tendance à la mobilisation étudiante en Belgique» Romain Gaudron, PRÉSIDENT DE LA FEF: «Il n'y a pas une forte tendance à la mobilisation étudiante en Belgique»
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La Fédération des Etudiants Francophones (FEF) représente et défend les intérêts individuels de plus de 120.000 étudiants en Communauté Française. Pour mieux cerner les tenants et les aboutissants de cette organisation, nous avons rencontré son président, Romain Gaudron.

GUIDO: A quelle époque as-tu fait la connaissance des actions de la FEF? Romain Gaudron: Je suis arrivé dans l'enseignement supérieur en 2004. Et c'est à ce moment-là que la FEF a organisé des manifs pour le refinancement de la Communauté Française. Je m'y suis donc intéressé et j'ai rejoint le mouvement peu à peu. En étant d'abord conseiller fédéral, en faisant partie du Bureau et enfin maintenant en tant que président. Le mouvement étudiant m'a toujours parlé, c'es



Interview de Gaëtan Desneux, PRÉSIDENT DE L'UNÉCOF Interview de Gaëtan Desneux, PRÉSIDENT DE L'UNÉCOF
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Depuis quatre ans, chaque année académique voit l'apparition d'un nouveau président de l'Unécof. L'occasion pour nous de revenir avec lui sur les missions et objectifs de cette Union des Etudiants de la Communauté Française, chargée de représenter les étudiants au niveau communautaire et de les tenir informés de ce qui se fait au niveau de l'enseignement supérieur.

GUIDO: Comment as-tu attrapé le virus de la représentation étudiante? Gaëtan Desneux: Je suis étudiant en architecture, à l'Institut Victor Horta à Bruxelles. En première année, j'ai très vite intégré le Bureau des Etudiants. Je me suis directement senti impliqué, j'avais envie de changer par mal de choses qui ne fonctionnaient pas très bien au sein de l'école. J'ai vraiment pris ça à cœur, cela m'intéressait beaucoup.



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Interview de Michel Scheuer, Recteur des FUNDP Interview de Michel Scheuer, Recteur des FUNDP
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Nous avons rencontré le Recteur de l'Université de Namur afin d'en savoir plus sur son parcours, son quotidien de Recteur et son regard sur les étudiants d'aujourd'hui. De la crimino au rectorat en passant par la prêtrise, autant dire que son parcours est pour le moins inédit…

GUIDO: Vous avez suivi des études de criminologie à Louvain… Michel Scheuer: Oui, à Louvain et non à Namur, personne n'est parfait! C'est surtout l'aspect pluridisciplinaire (juridique, psychologique, médical, …) de ces études qui m'a intéressé. Avec pour ambition de travailler ensuite dans le secteur de la protection de la jeunesse qui me passionnait déjà à l'époque.

GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de cette période? Mic



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