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Interview de Bruno Delvaux, RECTEUR DE L'UCL
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Interview de Bruno Delvaux, RECTEUR DE L'UCL


Posté: 22/03/2010
Catégorie: Big Shots


Ingénieur agronome de formation, Bruno Delvaux est depuis le 1er septembre 2009 le nouveau recteur de l'Université Catholique de Louvain. Après quelques mois de fonction, nous tirons (déjà!) le bilan de ses nouvelles responsabilités.


GUIDO: Vous avez d'abord été le doyen de la Faculté d’ingénierie biologique, agronomique et environnementale
Bruno Delvaux
: En effet, cette expérience m'a permis de connaître l'université de manière plus globale. On se voit beaucoup entre doyens, ce qui amène une diversité intéressante au cœur de l'université.
 
La fonction suprême
 
GUIDO: Comment vous êtes-vous ensuite décidé à vous présenter aux élections pour devenir le recteur de l'université?
Bruno Delvaux
: Avec mon équipe, j'ai publié une réflexion sur l'université en 2007, qui a été un catalyseur et a amené certains de mes collègues (de facultés différentes) à me solliciter pour la fonction suprême! Je leur ai alors expliqué que j'étais venu à l'université par passion de l'enseignement et de la recherche et que je ne me destinais pas à devenir recteur. Ils ont compris mon point de vue et m'ont donc laissé tranquille.
 
GUIDO: Pourtant, on a recommencé à vous solliciter quelques mois plus tard.
Bruno Delvaux
: Oui, cette fois avec d'autres collègues! Je me suis alors posé la question suivante: ces collègues sont des sages et ont une bonne vision de l'institution, ils ne peuvent donc pas se tromper… Je me suis ensuite demandé comment on devenait candidat recteur et tout s'est enclenché rapidement. Bien que je ne sache pas vraiment vers où j'allais.
 
GUIDO: Vous avez donc remporté les élections du 23 mars et êtes depuis septembre 2009 le nouveau recteur de l'UCL. Quelles ont été les premières surprises, bonnes ou mauvaises, auxquelles vous avez été confrontés au début de votre mandat?
Bruno Delvaux
: Une bonne surprise, c'est le travail en équipe. La qualité de cette équipe et le respect mutuel entre nous tous. Notre atmosphère de travail facilite et génère les chocs créatifs. On exprime tous nos avis et idées. Même si on a des avis parfois divergents, on construit alors sur les points de convergence. Ce qui est très enrichissant. On est constamment en recherche permanente de la qualité.
Autre bonne surprise: je pense qu'on a ramené de la sérénité dans l'institution après les réformes internes, les conséquences de Bologne et la problématique de la fusion qui ont fort chahuté l'université ces derniers temps.
 
GUIDO: Quelles sont les qualités qu'un recteur doit développer afin de réaliser un travail de qualité?
Bruno Delvaux
: Au risque de me répéter, je dirais qu'il est essentiel pour un recteur d'être un homme d'équipe, mais aussi un homme de projets. Avec une vision de l'université qui n'est pas individuelle, monolithique, mais partagée. Cela exige un certain nombre de qualités, qu'on n'a pas forcément au départ mais que l'on peut essayer de cultiver avec le temps. Ecoute, dialogue, respect, capacité de décision: voilà des qualités essentielles pour un recteur d'université. Quand il faut trancher sur une décision, il est essentiel d'être guidé par l'intérêt commun, qui n'est jamais la somme des intérêts particuliers.
 
Un projet d'université commun
 
GUIDO: Vous parliez de votre passion pour l'enseignement et la recherche. Des tâches que vous avez dû maintenant laisser de côté. Ce contact avec les étudiants ne vous manque-t-il pas?
Bruno Delvaux: J'ai toujours des contacts avec les étudiants, mais ils sont différents. Je me souviens de ce jour où j'ai quitté mes anciennes attributions pour devenir recteur. Il y a quand même eu une sorte de déchirement. Cependant, il m'arrive maintenant de travailler avec des étudiants, autrement. Ces contacts sont différentes, mais tout aussi enrichissants. Je ne me sens donc pas en déficit de ce côté-là. Pas pour l'instant.
 
GUIDO: Quels sont les grands projets que vous souhaitez mettre en œuvre au cours de ces cinq années de rectorat?
Bruno Delvaux
: L'objectif prioritaire, c'est bien entendu la fusion. Dans cet objectif, il faut, selon moi, que les partenaires s'accordent sur une vision et un projet d'université communs. Ce qui me frappe jusqu'ici, c'est qu'on réfléchit beaucoup à l'ingénierie (partage de logiciels, finances, procédures, …) et à la gouvernance mais que certaines questions de base sur le projet commun n'ont pas encore été réglées.
 
GUIDO: Selon vous, qu'est ce que cette fusion peut apporter de positif pour les étudiants autant que pour son personnel?
Bruno Delvaux
: La création d'un espace universitaire à très haut potentiel grâce à la complémentarité et les richesses que l'on peut partager. Notre colonne vertébrale, ce sont les valeurs que ces universités ont en commun. A partir de cela, il faut se développer pour créer du neuf, avec les mêmes moyens. Plus l'espace est grand, plus les possibilités de développement sont importantes. On disposera ainsi de quatre facultés de sciences économiques, trois facultés de droit, deux facultés des sciences, … Cela va à coup sûr créer des opportunités. Les chercheurs, notamment, auront des accès facilités à de plus grands équipements: des chercheurs de Louvain pourront ainsi faire des manipulations à Namur, par exemple. C'est une opportunité majeure d'enrichissement mutuel. De plus, il est important de développer un projet commun où chacun s'y retrouve et où chacun se développe vers un plus et vers un mieux.
 
Une mobilité favorisée
 
GUIDO: Quelle est la mission première de l'UCL pour ces années à venir?
Bruno Delvaux
: La mission de l'université dans la société est de former des jeunes pour les préparer aux défis du futur. Il faut pour cela assurer à nos étudiants des formations de base de la meilleure qualité possible, de niveau européen, et également des formations avancées. Que nos étudiants puissent, grâce à cette formation, exploiter au maximum la mobilité qui leur est proposée. A mon époque, on avait des possibilités très limitées d'être mobile en tant qu'étudiant. J'ai néanmoins pu en profiter dans ma carrière et je n'en retire que du positif; travailler dans d'autres contextes, d'autres cultures, d'autres milieux sociaux, cela procure un enrichissement collectif. C'est une expérience dont nos étudiants doivent absolument profiter.
 
GUIDO: La mobilité internationale des étudiants est donc primordiale pour vous…
Bruno Delvaux
: L'UCL est très bien positionnée en termes de mobilité internationale auprès de ses étudiants. Il faut poursuivre cet effort et encore l'accentuer. Tout en veillant aussi à ce que cela ne se produise pas en sens unique: il faut aider nos étudiants à être mobiles dans le contexte européen, mais il faut aussi favoriser une politique d'accueil proactive pour l'accueil des étudiants étrangers.
 
GUIDO: Pour terminer, quel message souhaiteriez-vous adresser à vos étudiants?
Bruno Delvaux
: Profitez de votre tranche de vie universitaire pour assurer votre formation académique et pour vous enrichir grâce à différentes expériences offertes par l'université, comme les kots-à-projets, les activités culturelles, … Participez activement à l'enrichissement collectif: on reçoit, mais on donne également. Cette période de la vie est bénie, il ne faut pas hésiter à en profiter.
 


Pacifique FIASSE: Le prochain Président de l'Unécof? Pacifique FIASSE: Le prochain Président de l'Unécof?
18/04/2012
Pacifique est le premier candidat déclaré à la présidence de l'Unécof. Passionné par la représentation étudiante, il s'investit dans le Conseil Etudiant de son école depuis deux ans.Après un an de rodage, il est devenu Président du Conseil l'année dernière. L'année prochaine,il veut donner une autre envergure à son combat. D'un niveau local, il veut passerau niveau communautaire. Il a donc décidé d'êtrecandidat à la Présidence de l'Union des Etudiants de la Communauté Française (Unécof).


GUIDO: Quel est votre bilan au sein de la Haute Ecole de la Province de Liège?
Pacifique: Le bilan est très positif. On a eu l'occasion de mener plusieurs actions très intéressantes. La plus médiatisée fut celle des syllabi. Nous n'avions toujours pas nos syllabi à un mois des examens. On a organisé une Assemblée Générale de tous les étudiants de la HEPL pour décider de façon très démocratique de la suite des protestations. Une manifestation a ét



Les 12 travaux de l'Unécof Les 12 travaux de l'Unécof
13/12/2010
L'Unécof (Union des Etudiants de la Communauté Française) s'est offert cette année une double présidence formée de Jean-François Vanwelde (étudiant en journalisme à l'IHECS, dit JF) et Nicolas Adans (en dernière année de master à l'HENam, dit Nico). Avec eux, nous survolons quelques-unes de leurs priorités pour cette année académique.

1. La défense des étudiants
Nico: Nous sommes dans la défense des intérêts des étudiants. Et cette thématique a besoin de se renouveler, d'évoluer. Cette dynamique m'intéressait énormément, c'est donc pour cette raison que je me suis investi au niveau communautaire. Je pense donc que je peux apporter beaucoup aux étudiants, notamment au niveau de l'Unécof, grâce à mes trois années d'expérience au niveau local. On a en quelque sorte appris à marcher avant de courir!



Calogero Conti (UMons): «On ne décide pas un beau jour de devenir Recteur!» Calogero Conti (UMons): «On ne décide pas un beau jour de devenir Recteur!»
06/09/2010
Au préalable doyen de la Faculté Polytechnique de Mons (FPMs), Calogero Conti est ensuite devenu le Recteur de l'UMons qui regroupe dorénavant cette faculté et l'Université de Mons-Hainaut (UMH). Quel est le quotidien d'un homme à la tête d'une université «à taille humaine»? Réponse ci-dessous.

GUIDO: Comment devient-on le Recteur d'une université comme celle de Mons? Calogero Conti: C'est évidemment un processus très progressif. En effet, on ne décide pas un beau jour de devenir Recteur! J'ai évolué vers des fonctions de gestion de façon assez progressive, agissant toujours selon le même principe: rien ne sert de se lamenter dans un couloir, il faut discuter des problèmes et essayer d'y apporter des solutions. Réussissant à dégager un consensus de



Brigitte Chanoine, la seule femme Recteur de Belgique! Brigitte Chanoine, la seule femme Recteur de Belgique!
19/05/2010
Actuellement la seule femme à ce poste dans toute la Belgique, Brigitte Chanoine occupe la fonction de Recteur de l'ICHEC depuis plus d'un an et demi. Entre elle et la Haute Ecole, c'est une grande histoire d'amour qui a commencé dès ses années d'études dans le même bâtiment…
GUIDO: Quel sentiment global retenez-vous des vos études à l'ICHEC? Brigitte Chanoine: Si on devient Recteur de l'ICHEC par la suite, c'est qu'on a adoré ses études ici. Je me suis fortement épanouie dans cette ambiance familiale et sympathique. Pourtant, quand j'ai terminé mes études, je ne pensais pas que j'allais y revenir par la suite. C'est en rentrant d'un séjour de deux ans aux Etats-Unis que l'on m'a proposé une place ici. Je me suis d'abord occupée des étudiants qui par



Interview de Bruno Delvaux, RECTEUR DE L'UCL Interview de Bruno Delvaux, RECTEUR DE L'UCL
22/03/2010
Ingénieur agronome de formation, Bruno Delvaux est depuis le 1er septembre 2009 le nouveau recteur de l'Université Catholique de Louvain. Aprèsquelques mois de fonction, nous tirons (déjà!) le bilan de ses nouvelles responsabilités.

GUIDO: Vous avez d'abord été le doyen de la Faculté d’ingénierie biologique, agronomique et environnementale… Bruno Delvaux: En effet, cette expérience m'a permis de connaître l'université de manière plus globale. On se voit beaucoup entre doyens, ce qui amène une diversité intéressante au cœur de l'université.

La fonction suprême

GUIDO: Comment vous êtes-vous ensuite décidé à vous présenter



Interview de Jean-Claude Marcourt Interview de Jean-Claude Marcourt
14/12/2009
Depuis juillet, il est le nouveau Ministre de l'Enseignement Supérieur de la Communauté Française. Après l'avoir laissé se familiariser avec cette nouvelle fonction, GUIDO a décidé de rencontrer Jean-Claude Marcourt (PS) afin de récolter ses premières impressions sur sa nouvelle mission.

GUIDO: L'enseignement supérieur était-il un domaine de compétences qui vous attirait personnellement? Jean-Claude Marcourt: On n'imagine jamais vraiment être Ministre d'une compétence particulière. Cependant, j'ai toujours été intéressé par l'enseignement supérieur. Et depuis le 16 juillet, date de ma nomination, j'y ai encore pris plus d'intérêt.

GUIDO: Ce poste est souvent contesté par les étudiants… Jean-Claude



Romain Gaudron, PRÉSIDENT DE LA FEF: «Il n'y a pas une forte tendance à la mobilisation étudiante en Belgique» Romain Gaudron, PRÉSIDENT DE LA FEF: «Il n'y a pas une forte tendance à la mobilisation étudiante en Belgique»
23/11/2009
La Fédération des Etudiants Francophones (FEF) représente et défend les intérêts individuels de plus de 120.000 étudiants en Communauté Française. Pour mieux cerner les tenants et les aboutissants de cette organisation, nous avons rencontré son président, Romain Gaudron.

GUIDO: A quelle époque as-tu fait la connaissance des actions de la FEF? Romain Gaudron: Je suis arrivé dans l'enseignement supérieur en 2004. Et c'est à ce moment-là que la FEF a organisé des manifs pour le refinancement de la Communauté Française. Je m'y suis donc intéressé et j'ai rejoint le mouvement peu à peu. En étant d'abord conseiller fédéral, en faisant partie du Bureau et enfin maintenant en tant que président. Le mouvement étudiant m'a toujours parlé, c'es



Interview de Gaëtan Desneux, PRÉSIDENT DE L'UNÉCOF Interview de Gaëtan Desneux, PRÉSIDENT DE L'UNÉCOF
26/10/2009
Depuis quatre ans, chaque année académique voit l'apparition d'un nouveau président de l'Unécof. L'occasion pour nous de revenir avec lui sur les missions et objectifs de cette Union des Etudiants de la Communauté Française, chargée de représenter les étudiants au niveau communautaire et de les tenir informés de ce qui se fait au niveau de l'enseignement supérieur.

GUIDO: Comment as-tu attrapé le virus de la représentation étudiante? Gaëtan Desneux: Je suis étudiant en architecture, à l'Institut Victor Horta à Bruxelles. En première année, j'ai très vite intégré le Bureau des Etudiants. Je me suis directement senti impliqué, j'avais envie de changer par mal de choses qui ne fonctionnaient pas très bien au sein de l'école. J'ai vraiment pris ça à cœur, cela m'intéressait beaucoup.



Jean-Paul Lambert: «Notre petite taille joue sur un certain nombre d'avantages» Jean-Paul Lambert: «Notre petite taille joue sur un certain nombre d'avantages»
08/06/2009
Recteur des Facultés Universitaires Saint-Louis depuis 2003, Jean-Paul Lambert a rempilé depuis l'année passée pour cinq nouvelles années de mandat à la tête de l'université située au centre de Bruxelles. Nous l'avons rencontré afin d'en savoir plus sur son quotidien de recteur.

GUIDO: Vous avez été réélu à la tête de l'université avec plus de 90% des voix en 2008… Jean-Paul Lambert: Effectivement. En interne, les gens me font confiance, ils ont pu remarquer que l'université avait été correctement gérée et s'était bien développée au cours de mon premier mandat. Je connais aussi beaucoup de personnalités politiques de divers partis qui s'occupent un tant soit peu de l'enseignement supérieur, cela a également dû peser dans la balance lors de m



Interview de Michel Scheuer, Recteur des FUNDP Interview de Michel Scheuer, Recteur des FUNDP
29/04/2009
Nous avons rencontré le Recteur de l'Université de Namur afin d'en savoir plus sur son parcours, son quotidien de Recteur et son regard sur les étudiants d'aujourd'hui. De la crimino au rectorat en passant par la prêtrise, autant dire que son parcours est pour le moins inédit…

GUIDO: Vous avez suivi des études de criminologie à Louvain… Michel Scheuer: Oui, à Louvain et non à Namur, personne n'est parfait! C'est surtout l'aspect pluridisciplinaire (juridique, psychologique, médical, …) de ces études qui m'a intéressé. Avec pour ambition de travailler ensuite dans le secteur de la protection de la jeunesse qui me passionnait déjà à l'époque.

GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de cette période? Mic



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