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Posté: 15/05/2005
Catégorie: Jobwatch
Fraîchement promu directeur de Max Havelaar Belgique, Miguel de Clerck n’est pas un néophyte en matière de développement durable ou de commerce équitable. En effet, après des études d’ingénieur commercial et une solide expérience au sein de Médecins sans Frontières, voici qu’un nouveau défi s’impose à lui: faire du commerce équitable une valeur sûre et inévitable au cours des années à venir.
Avant de se découvrir une passion pour le travail au sein des ONG, Miguel de Clerck a d’abord commencé par des études d’ingénieur commercial (à l'ICHEC et à l' IAG). C’est surtout la multidisciplinarité qui a motivé ce choix: 'Les études d'ingénieur commercial nous plongent en effet dans plusieurs logiques distinctes. Autant celle d'un juriste que celle d'un mathématicien, un physicien, un économiste ou un gestionnaire des Ressources Humaines. Elles reflètent toutes une approche et un mode de pensée dont il faut à chaque fois faire une synthèse adéquate.' Douze ans à MSF Les voyages, la découverte d'autres cultures ont toujours été une passion pour Miguel de Clerck. Après quelques voyages à l'étranger pendant et après ses études et vu qu'il cultive depuis toujours une passion pour le développement, voilà qu'il s'embarque dans la grande aventure de Médecins sans Frontières ( MSF), qui à l'époque n'était pas encore aussi importante qu'aujourd'hui. 'Durant mes années à MSF, j'ai connu une ouverture vers tous les aspects éthiques des choses. Il n'y a pas de solution miracle dans l'éthique, il faut toujours trancher entre plusieurs solutions qui se posent à nous. La méthodologie de travail de MSF est encore celle que je continue à appliquer. Après une bonne planification, on lance le projet et on garde un suivi rapproché ainsi qu'une grande capacité de flexibilité par rapport au programme initial.' Douze ans passés chez MSF et un parcours varié et riche en expériences: il débute comme économiste de la santé ('qui essaie d'avoir une médecine de qualité, mais à des frais plus réduits') pour ensuite devenir chef de mission où il apprend concrètement la gestion des Ressources Humaines en passant par des petits boulots techniques dans plusieurs départements. Cela s'inscrit toujours dans son envie de rester le plus multidisciplinaire possible. Un label équitable Toujours très avide de nouveaux défis, Miguel de Clerck se retrouve à la tête de Max Havelaar Belgique en août 2004. Et on peut dire qu'il a trouvé son bonheur, vu qu'il cherchait 'une ONG et non une asbl, une plus petite structure, bilingue, avec un aspect de pérennité dans ce que l'on fait'. Pour ceux qui ne sauraient pas exactement de quoi s'occupe Max Havelaar, voici comment il décrit ses activités: 'L'idée de base est de rapprocher le producteur du Sud à un consommateur au Nord qui soit sensibilisé à sa cause. On ne demande pas au consommateur d'être solidaire, mais d'accepter de payer un prix juste ayant un impact positif pour les producteurs.' Max Havelaar a donc développé un label (et non une marque, il n'existe pas à proprement parler de café Max Havelaar) pour rapprocher les producteurs du Sud et les consommateurs du Nord, une garantie qui dit clairement à l'acheteur que les critères de commerce équitable ont été respectés. 'En achetant nos produits, vous n'achetez pas seulement du sucre ou une banane, mais un produit de qualité ainsi qu'une plus-value sociétaire puisque vous participez au paiement juste des producteurs du Sud.' Quels sont les critères d'obtention d'un tel label? 'Ces critères sont basés sur le trépied du développement durable: le pilier social (respecter les conventions du BIT et donner aux paysans la capacité de rentrer dans une relation de pouvoir où tous les intérêts sont pris en compte), économique (le producteur du Sud doit fournir des améliorations et le consommateur du Nord doit participer au financement de ces améliorations) et environnemental (ne pas utiliser de produits chimiques extrêmement nocifs).' Avec une grande priorité accordée au pilier économique. 'Il est en effet possible d'obtenir un développement durable dans le Sud en surfant sur des systèmes commerciaux traditionnels: en dégageant des marges bénéficiaires tout en participant à un développement durable dans le Sud.' Telle est la grande philosophie de Max Havelaar. Sortir de sa marginalité Malgré toutes les informations qui circulent sur le commerce équitable, celui-ci reste néanmoins un phénomène encore marginal. Selon Miguel de Clerck, 'on peut promouvoir le commerce équitable à travers les entreprises, à travers l'offre de produits labellisés Max Havelaar en jouant l'entremetteur auprès de détenteurs de marques comme auprès des grandes chaînes de distribution. Chez les producteurs, on doit essayer de vendre des produits labellisés de la gamme, mais aussi élargir la gamme. On est donc en permanence en train de développer des nouveaux standards.' Max Havelaar est une ONG qui possède un département commercial tâchant de promouvoir l'offre des produits labellisés. Bien qu'il y aie de plus en plus de personnes motivées par le commerce équitable, rares sont ceux qui passent à l'acte. L'achat de produits labellisés reste donc quelque chose que l'on ne fait que de temps en temps et non systématiquement. 'Beaucoup de gens perçoivent le commerce équitable comme quelque chose d'alternatif, de différent, auquel ils n'ont pas accès. Notre grand défi est donc de leur expliquer ce qu'est le commerce équitable sans blâmer les réfractaires ou donner une médaille aux partisans.' De nouveaux défis A l'avenir, le premier défi de Max Havelaar est d'augmenter la part de marché du produit labellisé. 'Si d'ici 7 ans, on parvient à arriver à 15% de parts de marché, je serai plus que satisfait.' Les parts de croissance des produits estampillés Max Havelaar sont très encourageants, ce qui lui permet d'espérer et d'être encore plus ambitieux. On assiste également à une émergence de nouveaux labels en tout genre ('des bons comme des moins bons'), ce qui nécessitera des efforts en communication de la part de Max Havelaar vis-à-vis du consommateur. 'La communication deviendra de plus en plus importante vu l'interférence de tous ces labels. C'est également la rançon d'un certain succès, ce qui est un point plutôt positif.' Max Havelaar est donc toujours à la recherche de partenaires commerciaux et de consommateurs sensibilisés. A vous aussi donc de vous intéresser au commerce équitable. (SD) Le Commerce Equitable, kézako? 'Les consommateurs peuvent intervenir dans l'influence de la vie de l'autre à travers leur achat. On peut voter en achetant. Il est très possible de ne pas voter ou de voter contre, mais chacun a la possibilité de voter pour en achetant les produits labellisés .' 'Quand on change ses habitudes de consommation, on note un impact sur le développement. Ainsi, on offre la possibilité aux gens du Sud de définir leur avenir comme ils l'entendent. Cela n'est ni interventionniste ni paternaliste. En fait, on demande aux consommateurs de devenir consommacteurs.' 'Il ne faut pas être nécessairement riche pour participer au commerce équitable, il faut faire des choix en consommant. La banane Max Havelaar n'est pas plus chère qu'une autre. En fait, le consommateur achète plus que ce qu'il paie.'
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Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN
12/12/2011
Sarah Glidden a toujours voulu devenir dessinatrice. Dans un studio de Brooklyn, New York, elle a cherché avec d'autres jeunes dessinateurs son propre style. Elle avait alors 25 ans et produisait des mini comics sur sa vie quotidienne. Jusqu'à ce qu'elle décide de partir en Israël, à la recherche d'inspiration pour une sorte de journal de bord en forme de BD. Une idée en or. Son récit de voyage est le graphic novel de l'année et sa traduction en français (Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)) semble suivre le même chemin.
Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus
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ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins
29/11/2011
Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.
GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur?
Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel
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Le nouveau Jean-Claude Van Damme?
18/10/2011
Passionné par les sports de combat depuis sa plus tendre enfance, Alan Delabie vient de tourner son premier film en tant que réalisateur, 8 Hours, un thriller psychologique dont il tient également le rôle principal. Alors, y a-t-il de la place pour deux Jean-Claude Van Damme dans notre pays? Réponse avec l'intéressé.
GUIDO: A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser aux arts martiaux? Alan Delabie: Dès l'âge de six ans, j'ai découvert les sports de combat, via mon grand frère qui avait des tas de posters de Bruce Lee dans sa chambre. D'abord impressionné par ces images violentes, ensuite intrigué, je suis enfin entré dans l'univers des arts martiaux. J'ai été immédiatement passionné. Pour moi, le karaté a directement été lié à l'artistique et non au combat. D'où
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Ice-Watch: La success-story
19/09/2011
Les montres Ice-Watch sont partout, autant dans les cours d'école du Sud du pays, sur les campus belges et étrangers que dans les clips de David Guetta ou au poignet de Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas. Comment Jean-Pierre Lutgen a-t-il réussi à envahir le monde de ses montres colorées? Entre deux déplacements à Hong Kong et à Miami, nous l'avons rencontré dans sa ville de cœur, Bastogne, pour en savoir plus.
Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
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Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND
06/06/2011
Le curriculum vitae du français Yann Arthus-Bertrand, qui expose jusqu'au 19 juin ses incroyables vidéos à Tour Taxis à Bruxelles (6 milliards d'Autres), se lit comme un roman d'aventures. Comment arrive-t-on à promener son appareil-photo dans les plus beaux paysages de la planète à bord de montgolfières ou d'hélicoptères et d'en faire son gagne-pain? Tentative de réponse ci-dessous.
Dès ses 23 ans, Yann Arthus-Bertrand s'est vu confier la direction d'une réserve naturelle du centre de la France, mais après quelques années son ambition de protéger la nature semblait trop importante pour se restreindre à la seule Europe. Il a ainsi déménagé pour le Kenya, où il a photographié pendant trois ans une famille de lions de la célèbre réserve sauvage Masai Mara. Pour gagner sa croute, il dirigeait un ballon, ce qui lui a permis pour la première fois de sa vie d'admirer la planè
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Le CV très chargé d'Adrien Devyver
05/06/2011
On l'avait affublé du quali de 'Haute Tension' chez les Scouts. Un titre qui colle parfaitement au personnage qu'est devenu aujourd'hui le volubile Adrien Devyver quand on regarde plus attentivement son parcours. Retour sur dix dates-clés qui ont façonné l'animateur de Sans chichis.
1999 - 2003: Quatre années d'études paramédicales
«J'ai débuté mon cursus universitaire par un an d'infirmier à l'ISEI de Woluwe avec l'envie de devenir urgentiste. Etant moi-même hyperactif, je recherchais l'adrénaline de ce métier. Bien que j'aie réussi ma première année, les horaires difficiles et le manque de reconnaissance de ce métier m'ont décidé à abandonner ces études pour des candidatures en kiné que j'ai faites en trois
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Son métier: préparer les cadavres!
21/03/2011
Quand Bernard Caelen a contacté le Guido Magazine pour parler de son métier, on en est resté circonspect pendant quelques minutes. Il est en effet prosecteur à la Faculté de Médecine de l'UCL (Woluwe). En d'autres mots, il prépare les cadavres pour les étudiants en médecine. Un métier qui en dégoûterait plus d'un, mais que Bernard exerce avec une passion certaine.
GUIDO: Avant d'arriver à l'unité d'Anatomie humaine, vous aviez plutôt un job de bureau.
Bernard Caelen: J'ai un très long parcours professionnel. Je m'étais d'abord destiné aux sciences économiques avant de passer par tous les cas de figures possibles et imaginables: CDD, délocalisation, faillite, restructuration du personnel, … J'ai ainsi exercé mille et un métiers. Je travaillais dans un service de facturation avant de tomber sur une offre d'emploi pour un prosecteur. C'est
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Interview de Pierre Hamblenne - Créateur de vêtements
22/02/2011
En 2007, alors qu'il n'a que 19 ans à l'époque, Pierre Hamblenne décide de lancer sa propre société de vêtements. C'est ainsi que la marque JJOY a vu le jour et commence petit à petit à se faire un nom dans le microcosme de la mode belge. Rencontre avec un créateur passionné.
GUIDO: Tu as suivi des études à HEC-Liège. Pierre Hamblenne:C'est exact, mais je me suis arrêté au graduat. En effet, j'ai lancé la marque JJOY alors que j'étais toujours aux études et cela a tellement pris d'ampleur que j'ai été obligé de saisir la vague au bon moment. Soit je continuais à faire les deux choses à moitié, soit je m'investissais totalement dans mon projet.<
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Les confessions d'un ancien détective privé
17/11/2010
Qui n'a jamais été fasciné par la mystérieuse profession de détective privé? Ils foisonnent en effet dans la fiction, dans les romans comme au cinéma. Pourtant, près de chez nous, ils sont des centaines à œuvrer dans la plus grande discrétion. Nous avons rencontré l'un d'entre eux fraîchement reconverti en médiateur afin d'en savoir plus sur ce métier insolite.
Après des études en psychologie à Louvain, Philippe Dylewski a entamé sa carrière professionnelle par une année en tant qu'éducateur pour les jeunes délinquants. N'ayant pas accroché avec cette profession, il décide d'acheter un registre de commerce en activité complémentaire et se tourne vers le recrutement pendant quinze ans. Jusqu'à ce qu'il décide de devenir détective privé…
«Il n'y a jamais de dénouement heureux»
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Nancy Vermeulen: Scientifique, pilote et exploratrice sur Mars
15/09/2010
En février dernier, une équipe de six Belges se sont rendus pour la première fois dans la Mars Desert Research Station dans le désert de l'Utah. Pendant deux semaines, ils ont ainsi pu simuler un séjour sur la planète rouge. Leur commandant se nomme Nancy Vermeulen, scientifique de l'IRM (Institut Royal Météorologique) à Uccle qui rêve de parcourir l'espace.
Nancy Vermeulen: Il y a deux manières différentes de toucher la conquête spatiale: une carrière scientifique ou une carrière opérationnelle en tant que pilote. Ou les deux, c'est encore mieux. A 18 ans, j'ai choisi d'étudier la physique (option astronomie) après avoir pratiquement passé toute ma jeunesse dans l'observatoire Urania à Hove. Après mes quatre années d'études, j'ai suivi une formation de pilote de ligne. Mon ambition était de combiner le vol avec les sciences. C'es
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