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Posté: 11/06/2005
Catégorie: Jobwatch
Si tu as eu le temps de détourner les yeux de tes syllabus ce mois-ci, tu n'as certainement pas pu passer à côté de ces affiches: l'armée belge est à la recherche d'universitaires qui veulent devenir militaires. 'Recrutement sur diplôme': il y a plus de quarante postes à pourvoir pour, entre autres, des ingénieurs industriels, des licenciés en informatique, des dentistes, des pharmaciens et des docteurs.
Sur les affiches annonçant la campagne de recrutement de la Défense, on peut voir deux jeunes diplômés sortir gaiement de leur école, un diplôme à la main. Et ce ne sont pas des mannequins engagés pour l'occasion, mais bien des universitaires qui ont été engagés auprès de l'armée. La fille de l'affiche s'appelle Anne Cantineau, et nous sommes partis à sa rencontre au Quartier Reine Elisabeth, un énorme complexe militaire situé à côté des bâtiments de l'OTAN à Evere. Suivre des formations et grimper les échelons Anne a étudié l'architecture ÃSaint-Luc à Bruxelles et s'est ensuite installée en tant qu'architecte indépendante. Trois ans après, elle est tombée sur une offre d'emploi de l'armée. "J'ai tout simplement considéré cette offre comme une autre," nous raconte Anne. "Que ce soit à l'armée ne m'a pas dérangé outre mesure. Le contenu du job me plaisait, ainsi que les conditions de travail. J'ai ici beaucoup de possibilités de suivre des formations, d'aller à des congrès d'architecture, de grimper les échelons… Je trouve que le salaire et le règlement des vacances sont ici très favorables, et nous avons également une excellente infrastructure sportive à disposition. Et si plus tard viennent les enfants, ils ont aussi prévu les règlements et les possibilités de garde nécessaires." Que le 'vrai' militaire se lève! Un universitaire recruté sur diplôme par la Défense devient officier de fonction et reçoit à partir de son premier jour le salaire d'un sous-lieutenant, ce qui correspond à ce que quelqu'un du même niveau gagnerait dans la fonction publique. Après un cours accéléré sur les habitudes militaires, le nouveau militaire se met au boulot. Quelle différence y a-t-il alors entre un diplômé de l'Ecole Royale Militaire et quelqu'un qui est directement bombardé officier de fonction? Anne: "En théorie, il n'y a aucune différence, mais on sent bien qu'il y a ici trois sortes d'employés différents. En premier lieu, nous avons les 'vrais' militaires qui ont suivi dès le début une formation militaire. Deuxièmement, les personnes comme moi, qui sont aussi officiers, mais qui ont été recrutées après leurs études dans l'enseignement supérieur normal. Je ne suis pas en train de dire que les 'vrais' militaires nous regardent de haut, mais parfois l'un d'entre eux nous considère comme des poules mouillées parce que nous n'avons suivi que trois mois de formation militaires. ( rires) Je ne me soucie pas de telles remarques. Ces trois mois furent assez longs, il n'était pas question de devenir tireur d'élite ou une autre fonction du genre! En plus, il n'est pas possible d'étudier l'architecture à l'Ecole Royale Militaire, il est donc logique que l'armée doive alors recruter ailleurs. Enfin, il y a une troisième catégorie, et ce sont les citoyens qui travaillent ici." Première Compagnie Pour nous, pauvres citoyens, beaucoup de clichés nous viennent à l'esprit lorsque l'on pense aux militaires. On pense alors à la discipline de Première Compagnie ou encore à une machine bureaucratique dans laquelle les militaires ne sont que d'infimes rouages. Anne a-t-elle remarqué un tel fonctionnement quand elle a fait connaissance avec la manière militaire de travailler? "Comme dans toutes les grandes organisations, il y a dans l'armée des employés qui comptent leurs heures chaque jour, même chez les jeunes," nous avoue-t-elle. "Je ne comprends pas très bien ce genre de comportement, c'est sûrement parce que je suis restée indépendante pendant trois ans, ce qui m'obligeait à avoir de longues journées. Ce qui me frappe aussi, c'est que les collègues qui ont étudié à l'école militaire sont très concentrés sur leur carrière et veulent tous grimper dans la hiérarchie de l'armée. Les recrutés sur base du diplôme ont également la possibilité de devenir colonel ou major, mais ce n'est pas ce qui m'intéresse en premier lieu. Pour moi, c'est le contenu du job qui prime. Je veux dessiner, concevoir des bâtiments, assister à des réunions de chantier, c'est ce qui m'a passionné depuis le début de mes études." Les femmes dans l'armée Les femmes dans l'armée ne sont plus aussi rares que dans le passé. 8% des militaires belges sont des femmes, et ce pourcentage augmente au fur et à mesure que l'on grimpe dans la hiérarchie. Le service de recrutement ressent cela surtout lors ce genre de campagne de recrutement: 23% des postulants possédant un haut diplôme sont des femmes. Les salaires à la Défense sont aussi identiques pour les hommes et les femmes, ce qui ne semble toujours pas être le cas dans le secteur privé. Tout cela est très joli, mais l'armée n'est-elle cependant pas encore et toujours dominée par les hommes? Un léger sourire transparaît sur le visage de Anne à l'annonce de cette question. "Mouais, encore un peu. Lors des réunions, je me sens encore parfois comme une 'petite fille' et j'ai l'impression que les avis des officiers masculins plus âgés sont plus pris en compte que les miens. Et naturellement, de temps à autre, une blague fuse, c'est inévitable. Surtout si tu ne te laisses pas faire par les hommes." ( rires) Se construire une carrière Après trois ans à la Défense, Anne sait maintenant très bien à quoi ressemble une carrière militaire. Se voit-elle passer le reste de sa carrière à l'armée? "J'ai été nommée," nous confie-t-elle, "je peux donc travailler ici jusqu'à ma pension si j'en ai envie. Ce sera peut-être le cas, je ne le sais pas encore. Il y a de toute façon assez de variété. Si je regarde en arrière, je suis très fière de toutes les choses que j'ai pu concrétiser, comme la construction et le réaménagement du Bloc 13, ici dans le Quartier. Cependant, suite à des économies budgétaires, il y a aussi un certain nombre de projets auxquels j'ai collaboré qui sont tombés à l'eau, et cela est évidemment frustrant. Un architecte travaille en premier lieu pour voir ses idées concrétisées. Si ceci est possible dans le futur, je me vois alors construire une belle carrière à l'armée." (HDP) Plus d'infos: www.mil.be/jobs ou 0800/14936 (avant le 27 juin!) Les étudiants en dernière année qui ont une seconde session peuvent également se proposer
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Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN
12/12/2011
Sarah Glidden a toujours voulu devenir dessinatrice. Dans un studio de Brooklyn, New York, elle a cherché avec d'autres jeunes dessinateurs son propre style. Elle avait alors 25 ans et produisait des mini comics sur sa vie quotidienne. Jusqu'à ce qu'elle décide de partir en Israël, à la recherche d'inspiration pour une sorte de journal de bord en forme de BD. Une idée en or. Son récit de voyage est le graphic novel de l'année et sa traduction en français (Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)) semble suivre le même chemin.
Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus
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ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins
29/11/2011
Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.
GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur?
Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel
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Le nouveau Jean-Claude Van Damme?
18/10/2011
Passionné par les sports de combat depuis sa plus tendre enfance, Alan Delabie vient de tourner son premier film en tant que réalisateur, 8 Hours, un thriller psychologique dont il tient également le rôle principal. Alors, y a-t-il de la place pour deux Jean-Claude Van Damme dans notre pays? Réponse avec l'intéressé.
GUIDO: A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser aux arts martiaux? Alan Delabie: Dès l'âge de six ans, j'ai découvert les sports de combat, via mon grand frère qui avait des tas de posters de Bruce Lee dans sa chambre. D'abord impressionné par ces images violentes, ensuite intrigué, je suis enfin entré dans l'univers des arts martiaux. J'ai été immédiatement passionné. Pour moi, le karaté a directement été lié à l'artistique et non au combat. D'où
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Ice-Watch: La success-story
19/09/2011
Les montres Ice-Watch sont partout, autant dans les cours d'école du Sud du pays, sur les campus belges et étrangers que dans les clips de David Guetta ou au poignet de Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas. Comment Jean-Pierre Lutgen a-t-il réussi à envahir le monde de ses montres colorées? Entre deux déplacements à Hong Kong et à Miami, nous l'avons rencontré dans sa ville de cœur, Bastogne, pour en savoir plus.
Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
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Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND
06/06/2011
Le curriculum vitae du français Yann Arthus-Bertrand, qui expose jusqu'au 19 juin ses incroyables vidéos à Tour Taxis à Bruxelles (6 milliards d'Autres), se lit comme un roman d'aventures. Comment arrive-t-on à promener son appareil-photo dans les plus beaux paysages de la planète à bord de montgolfières ou d'hélicoptères et d'en faire son gagne-pain? Tentative de réponse ci-dessous.
Dès ses 23 ans, Yann Arthus-Bertrand s'est vu confier la direction d'une réserve naturelle du centre de la France, mais après quelques années son ambition de protéger la nature semblait trop importante pour se restreindre à la seule Europe. Il a ainsi déménagé pour le Kenya, où il a photographié pendant trois ans une famille de lions de la célèbre réserve sauvage Masai Mara. Pour gagner sa croute, il dirigeait un ballon, ce qui lui a permis pour la première fois de sa vie d'admirer la planè
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Le CV très chargé d'Adrien Devyver
05/06/2011
On l'avait affublé du quali de 'Haute Tension' chez les Scouts. Un titre qui colle parfaitement au personnage qu'est devenu aujourd'hui le volubile Adrien Devyver quand on regarde plus attentivement son parcours. Retour sur dix dates-clés qui ont façonné l'animateur de Sans chichis.
1999 - 2003: Quatre années d'études paramédicales
«J'ai débuté mon cursus universitaire par un an d'infirmier à l'ISEI de Woluwe avec l'envie de devenir urgentiste. Etant moi-même hyperactif, je recherchais l'adrénaline de ce métier. Bien que j'aie réussi ma première année, les horaires difficiles et le manque de reconnaissance de ce métier m'ont décidé à abandonner ces études pour des candidatures en kiné que j'ai faites en trois
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Son métier: préparer les cadavres!
21/03/2011
Quand Bernard Caelen a contacté le Guido Magazine pour parler de son métier, on en est resté circonspect pendant quelques minutes. Il est en effet prosecteur à la Faculté de Médecine de l'UCL (Woluwe). En d'autres mots, il prépare les cadavres pour les étudiants en médecine. Un métier qui en dégoûterait plus d'un, mais que Bernard exerce avec une passion certaine.
GUIDO: Avant d'arriver à l'unité d'Anatomie humaine, vous aviez plutôt un job de bureau.
Bernard Caelen: J'ai un très long parcours professionnel. Je m'étais d'abord destiné aux sciences économiques avant de passer par tous les cas de figures possibles et imaginables: CDD, délocalisation, faillite, restructuration du personnel, … J'ai ainsi exercé mille et un métiers. Je travaillais dans un service de facturation avant de tomber sur une offre d'emploi pour un prosecteur. C'est
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Interview de Pierre Hamblenne - Créateur de vêtements
22/02/2011
En 2007, alors qu'il n'a que 19 ans à l'époque, Pierre Hamblenne décide de lancer sa propre société de vêtements. C'est ainsi que la marque JJOY a vu le jour et commence petit à petit à se faire un nom dans le microcosme de la mode belge. Rencontre avec un créateur passionné.
GUIDO: Tu as suivi des études à HEC-Liège. Pierre Hamblenne:C'est exact, mais je me suis arrêté au graduat. En effet, j'ai lancé la marque JJOY alors que j'étais toujours aux études et cela a tellement pris d'ampleur que j'ai été obligé de saisir la vague au bon moment. Soit je continuais à faire les deux choses à moitié, soit je m'investissais totalement dans mon projet.<
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Les confessions d'un ancien détective privé
17/11/2010
Qui n'a jamais été fasciné par la mystérieuse profession de détective privé? Ils foisonnent en effet dans la fiction, dans les romans comme au cinéma. Pourtant, près de chez nous, ils sont des centaines à œuvrer dans la plus grande discrétion. Nous avons rencontré l'un d'entre eux fraîchement reconverti en médiateur afin d'en savoir plus sur ce métier insolite.
Après des études en psychologie à Louvain, Philippe Dylewski a entamé sa carrière professionnelle par une année en tant qu'éducateur pour les jeunes délinquants. N'ayant pas accroché avec cette profession, il décide d'acheter un registre de commerce en activité complémentaire et se tourne vers le recrutement pendant quinze ans. Jusqu'à ce qu'il décide de devenir détective privé…
«Il n'y a jamais de dénouement heureux»
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Nancy Vermeulen: Scientifique, pilote et exploratrice sur Mars
15/09/2010
En février dernier, une équipe de six Belges se sont rendus pour la première fois dans la Mars Desert Research Station dans le désert de l'Utah. Pendant deux semaines, ils ont ainsi pu simuler un séjour sur la planète rouge. Leur commandant se nomme Nancy Vermeulen, scientifique de l'IRM (Institut Royal Météorologique) à Uccle qui rêve de parcourir l'espace.
Nancy Vermeulen: Il y a deux manières différentes de toucher la conquête spatiale: une carrière scientifique ou une carrière opérationnelle en tant que pilote. Ou les deux, c'est encore mieux. A 18 ans, j'ai choisi d'étudier la physique (option astronomie) après avoir pratiquement passé toute ma jeunesse dans l'observatoire Urania à Hove. Après mes quatre années d'études, j'ai suivi une formation de pilote de ligne. Mon ambition était de combiner le vol avec les sciences. C'es
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