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Cuisinier le jour, Escort boy la nuit
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Cuisinier le jour, Escort boy la nuit


Posté: 27/05/2009
Catégorie: Jobwatch


Alors qu'il est aux fourneaux pendant la journée, Nicoo prend une tout autre identité le soir venu. Il vend ses charmes et accompagne les femmes en mal de compagnie. C'est ce qu'on appelle un escort boy. Si pour beaucoup le métier s'apparente à de la prostitution, il reste encore tabou dans notre société d'en parler librement. C'est pour cette raison que nous avons donné la parole à Nicoo afin d'en savoir plus sur cette 'profession' inédite.


GUIDO: Comment êtes-vous entré en contact avec le milieu de l'escorte?
Nicoo: Etant libertin de nature, j’ai toujours eu une forte attirance pour le plaisir sexuel. J’ai décidé un jour de créer un site de référencement d’escort girls. Par la suite, un client d’une escorte recherchait un couple et on m'a donc contacté pour savoir si je pouvais me faire passer pour son homme. C'est ainsi que s'est déroulé mon premier rendez-vous, il y a plus de 10 ans à présent.
 
GUIDO: Aviez-vous des préjugés sur cette 'profession' avant de l'exercer?
Nicoo: J’ai toujours pensé que l’escorte proprement dit était un peu la gastronomie de la prostitution, même si je ne me considère pas comme prostitué.
 
«Je vois surtout des femmes qui veulent avoir une relation extraconjugale sans avoir à en subir les inconvénients»
 
GUIDO: En quoi consiste exactement le métier d'escorte?
Nicoo: Un accompagnement de tout genre, que ce soit pour un resto, un ciné, un concert ou tout genre de situation. Je ne vous cacherai pas que 95% de mes rendez-vous sont des femmes qui veulent vivre sexuellement une relation extraconjugale, sans avoir à subir les inconvénients du lendemain. La contribution financière que je demande met une barrière entres les moments que l’on vit et leur vie privée.
 
GUIDO: A-t-il été facile d'annoncer cette décision aux membres de sa famille ou à son entourage?
Nicoo: Dire que l’on offre une prestation d’escort à qui que ce soit est souvent mal perçu dans la société actuelle, car une grande majorité de gens comparent cela à de la prostitution et c’est très mal perçu. Pour ce qui est d’annoncer cela à sa proche famille, je pense que c’est une question d’éducation. En ce qui me concerne, mes proches l’ont bien pris et en ont même rigolé. «Pourquoi pas», m’a-t-on dit, «trouve-toi une petite vielle qui t’entretient!».
 
GUIDO: Vous êtes également cuisinier, est-ce facile de combiner les deux métiers?
Nicoo: J’ai un horaire assez flexible, je travaille dans un quartier ministériel du lundi au vendredi de 7 à 15 heures, ce qui me laisse mes soirées et week-ends libres pour exercer mon activité d’escort.
 
GUIDO: Vos collègues sont-ils au courant de votre activité annexe?
Nicoo: Mon métier de cuisinier est une chose, le métier d’escort en est une autre, je ne mélange pas les deux.
 
«Ce sont le plus souvent des femmes d'entreprise à responsabilités»
 
GUIDO: Comment se passent les rencontres faites dans le cadre de votre métier d'escorte?
Nicoo: Généralement, le premier contact se fait par e-mail, vient ensuite un premier contact téléphonique. La femme est plus méfiante et n’ose pas trop passer le cap par rapport a l’homme. Dans le cas d’une escort girl, le client prend un contact téléphonique et la rencontre le jour-même. Pour un escort boy, la cliente prévoit son rendez-vous trois à quatre jours a l’avance et cherche un échange de dialogue au départ. Si l'entente est bonne, elle confirme son rendez-vous. L'homme, par contre, fonce tête baissée et ne rencontre généralement l’escort girl que pour le sexe.
 
GUIDO: Y a-t-il des restrictions spécifiques sur les clientes?
Nicoo: Il y en a plusieurs. Le respect est la première; une personne demandant mes services doit être respectueuse envers ma personne si elle veut que je la respecte en retour. Je mets également un point d'honneur à mettre un préservatif lors de tout rapport, même s'il arrive que certaines clientes veuillent un rapport non protégé. Le lendemain, certaines clientes tombent amoureuse, ce que je ne désire pas. Le but est pour moi de faire passer un bon moment a la personne, quelle que soit la situation.
 
GUIDO: Quel est le profil le plus courant de vos clientes?
Nicoo: Généralement des femmes d’entreprise à responsabilités, qui se donnent entièrement à leur vie professionnelle, mais qui de temps à autre ont besoin d’une épaule pour parler ou quelques moments érotiques. Egalement un peu Madame Tout-le-monde qui a envie de voir l’espace d’un moment autre chose que leur quotidien traditionnel.
 
GUIDO: Arrivez-vous à nouer des contacts à long terme avec celles-ci?
Nicoo: Oui bien sûr, je vois des clientes régulières trois à quatre fois par mois. Ce sont des femmes qui savent ce que j’offre comme service et qui s’en tiennent là. Maintenant, j’avoue qu’il y a des affinités avec certaines clientes qu’il n’y a pas avec d’autres.
 
«Même si parfois j’ai envie de faire un bout de chemin avec une cliente, je me le refuse»
 
GUIDO: Comment se déroule la plupart du temps vos contrats?
Nicoo: Cela se passe généralement à l’hôtel, sur Paris, Bruxelles et Liège. Un premier contact se noue devant un verre, nous partageons diverses opinions, nous refaisons un peu le monde à notre manière le temps d’un instant. Au cours de l’entrevue, un rapprochement se fait généralement et la relation suit alors son cours.
 
GUIDO: Quel est l'avantage principal de ce métier?
Nicoo: J'ai l’avantage de rencontrer toutes classes sociales de personnes, partager diverses opinions et également constater que le comportement et l’envie d’une femme n’est pas nécessairement le même qu’une autre.
 
GUIDO: Un inconvénient?
Nicoo: On rentre tout le temps seul de son coté après le rendez-vous. Même si parfois j’ai envie de faire un bout de chemin avec une cliente, je me le refuse car je doute qu’aucune femme ne pourrait accepter mon activité d’escort boy si on commence à vivre une histoire d'amour.
 
GUIDO: Qu'auriez-vous envie de répondre à quelqu'un qui critique le métier d'escort boy?
Nicoo: Les gens qui critiquent cette activité sont généralement des personnes qui fonctionnent à la jalousie ou qui ne conçoivent pas qu’un homme se fasse payer pour l'accompagnement d’une dame. Le cas contraire ne choque pas pourtant: qu’une femme se fasse payer pour accompagner un homme.
 
GUIDO: Pensez-vous encore continuer longtemps à être escorte?
Nicoo: A 31 ans actuellement, je vis cela pleinement. Qui sait de quoi demain sera fait. Peut-être vais-je rencontrer une femme qui me fera arrêter mon activité, mais ce n’est nullement dans mes projets pour le moment.
 
Plus d'infos sur www.nicoo.be
 


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Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus



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