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Posté: 8/03/2010
Catégorie: Musique
Terriblement discret et foncièrement modeste, Renan Luce n’a pu compter que sur ses qualités de compositeur et d’interprète pour pouvoir s’imposer sur la scène musicale française. Alors que son second opus, le très beau Le clan des miros, cartonne dans toute la francophonie, le chanteur à la dégaine d’adolescent demeure fidèle à lui-même et ne semble nullement attraper la grosse tête.
Pour être honnête, il faut bien avouer que l’ami Renan ne se dévoile pas beaucoup lors de ses interviews, laissant souvent l’impression que tout allait de soi et que l’écriture de compositions aussi réussies que La lettre ou La fille de la bande n’était que le fruit d’un hasard… Peu importe, notre gaillard a un talent fou et apporte une bouffée d’air frais dans le paysage musical… «Je n’ai pas vraiment de recette pour l’écriture de chansons. Je pars parfois d’une image… Ou d’une phrase. Ou parfois d’une mélodie. Et ensuite, je me laisse emporter par mon imagination. Il est vrai que j’observe beaucoup. Même si mes chansons partent d’un point de vue imaginaire, mon sens de l’observation pour de simples détails débouche souvent sur des idées de chansons. Mes textes ne sont pas autobiographiques, mais ils sont néanmoins le résultat de rencontres, de lieux où je me suis rendu et qui m’ont marqué...» Le petit Nicolas La touche Renan Luce? Des anecdotes abracadabrantes et ordinaires à la fois, des coups d’œil délirants sur la vie de tous les jours et des personnages résolument hors normes… Si ce sentimental pudique dévoile ses confidences dans des chansons aux ambiances de films qu’on imagine volontiers en noir et blanc, le thème de l’enfance est plus que jamais son terrain de prédilection, à l’image de titres tels que La Rue de l'Oiseau-Lyre ou le tube On n’est pas à une bêtise près… «Je n’ai pas hésité lorsque l’on m’a proposé de composer un titre pour le film. J’ai beaucoup lu Le petit Nicolas lorsque j’étais enfant et je n’ai eu aucune difficulté à trouver l’inspiration pour les textes. Au lieu de relire les bouquins, j’ai réfléchi à mes propres souvenirs d’enfance. J'étais un peu turbulent et très rêveur. Je passais beaucoup de temps dehors avec mon vélo et mes copains. C’est mon enfance insouciante qui m’a servi d’inspiration pour ce titre, certainement l’un de ceux pour lesquels l’écriture a le plus coulé de source.» Ecrites et composées pendant sa tournée, les chansons du nouvel album ne marquent pas un bouleversement majeur quant à sa manière de travailler. «J’ai écrit les chansons les unes après les autres sans penser à tout bouleverser. Je voulais un album plus chaleureux avec un son plus riche. Je me suis donné un peu plus de temps pour le travail en studio, afin de pouvoir atteindre cet objectif. Mais, pour le reste, les musiciens qui jouent sur l’album sont ceux qui m’ont été fidèles durant les trois dernières années. Et, sans surprise, ils m’accompagneront sur scène durant la tournée à venir…» Timide? Non, plutôt discret et un peu solitaire «Même si je dédie une chanson de l’album aux "timides anonymes", je pense ne plus être timide aujourd’hui. C’est vrai que je suis quelqu’un de discret et d’un peu solitaire, mais j’aime rencontrer des gens. Jouer dans des grandes salles ne me cause aucun problème. Et puis, je suis entouré par toute une équipe en qui j’ai une confiance quasi aveugle.» Il faut dire que Renan a derrière lui une solide expérience scénique puisqu’il a commencé à écumer les salles de concert il y a une dizaine d’années et que sa dernière tournée comptait plus de 200 dates étalées sur près de deux ans. Le parcours du combattant avant d’enfin pouvoir goûter à un succès mérité? «Ce serait mentir que de dire que j’en ai bavé avant d’avoir pu enregistrer Repenti, le premier album. J’ai commencé à écrire mes premières chansons lorsque j’avais 17 ans. Mais avant cela, je me suis fait la main sur des titres des Beatles, Brassens, Nougaro, Brel, Louise Attaque ou Noir Désir. Après mes études de commerce que j’ai suivies à Toulouse, j’ai gagné Paris où je me suis produit pendant plusieurs mois dans un petit théâtre tout en travaillant pour un producteur de concerts. C’est ainsi que j’ai été découvert et que tout a commencé.» Renan Luce – Le clan des Miros (Universal) *** Vous avez fredonné La lettre et Les voisinesetaimé Repenti, le premier album de Renan Luce? Alors, vous adorerez Le clan des Miros, déjà le disque de la consécration pour celui qui a reçu la reconnaissance de ses pairs aux Victoires de la Musique de l’année dernière. Si vous fréquentez les salles obscures, vous y découvrirez On n’est pas à une bêtise près qui accompagne le générique du film Le petit Nicolas. Mais, Le clan des miros abrite surtout une douzaine de chansons spontanées aux arrangements dépouillés qui privilégient les instruments traditionnels. Si La fille de la bande passe en boucle sur les ondes, d’autres ne tarderont pas à prendre le relais. Un bel objet! Renan Luce se produira à Forest National le 23 avril. http://renanluce.artiste.universalmusic.fr
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Interview: Malibu Stacy change de cap
19/12/2011
Après l’échec de leur second opus, les Liégeois de Malibu Stacy nous reviennent en pleine forme avec un troisième opus particulièrement inspiré qui s’éloigne du son gonflé des deux albums précédents. Rencontre avec Christophe et Mike quelques minutes avant une séance photo au centre de Bruxelles…
GUIDO: We Are Not From s’éloigne assez fort du son que l’on retrouve sur les deux premiers albums du groupe…
Christophe (bassiste): C’est clair… Notre premier disque, G sorti il y a cinq ans, a plutôt bienmarché et nous a ouvert pas mal de portes. Grâce surtout aux singles Los Angeles et Sh Sh qui sont souvent passés sur les ondes et nous ont permis de toucher un public assez large. De fil en aiguille, nous avons pas mal tourné en Belgique co
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Antoine Hénaut: Du cirque à la chanson
06/12/2011
Fraîchement signé sur le label de Saule, Antoine Hénaut est un drôle d’oiseau... Arrivé sur la scène musicale via le cirque, il a écrit récemment le plus gros tube de Suarez et nous propose un premier mini-album 4 titres plutôt réussi en guise de carte de visite.
Antoine Hénaut: Je viens de la famille du cirque. Mon père a créé une école de cirque à Onnezies et je baigne donc dans ce milieu depuis que je suis tout petit. Au départ, je me suis mis à la guitare pour accompagner des spectacles de cirque. C’est ainsi que j’ai commencé quand j’avais 13-14 ans. J’aime l’écriture depuis toujours. Avant de jouer de la guitare, j’écrivais pas mal: des nouvelles, de petits romans, des textes divers, des pièces de théâtre. Lorsque j’ai été capable de fa
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David Bartholomé: Enfin libre!
14/11/2011
Oubliez Sharko, les délires scéniques de David, ses coiffures bizarre et son humour légendaire. Pour son tout premier album en solitaire, après une dizaine d’années d’activisme au sein de Sharko, David nous propose un disque de toute beauté baignant dans un univers boisé et intimiste. Magnifique de bout en bout, Cosmic Woo Woos’impose d’emblée comme l’un des grands albums de cette année 2011…
David Bartholomé: J’ai beaucoup de mal à parler de cet album. C’est vraiment très difficile, c’est trop proche. Tout ce que je peux dire, c’est que je me suis fait plaisir… J’avais envie de proposer une musique différente, qui ne rentre pas dans les critères, dans les codes de Sharko. Le premier morceau, qui a fait naître le projet, c’est le titre Mars. Je me suis rendu compte à un moment donné que je m’étais fait vraiment plaisir. Que je n’avais pas structu
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Deux Gallagher sinon rien!
08/11/2011
A voir la tournure des événements, on en arriverait même à ne pas regretter d’avoir connu le split d’Oasis. Certes le «plus grand groupe du monde» (dixit Noel Gallagher) nous a livré des pièces pop incontournables qui resteront autant de classiques pour les générations à venir. Wonderwallfédérera encore longtemps et sera à tout jamais le titre emblématique de la brit-pop de la fin du millénaire.
Petit retour dans le rétroviseur: après de multiples prises de bec, concerts annulés, interrompus ou littéralement bâclés, les deux frères ennemis se séparent après une dernière dispute homérique en août 2009. Les mois qui suiventvoient Liam balancer dans la presse les pires insultes et autres saloperies à l’égard de son frère Noel.
Une fin malheureuse pour ce groupe créé sur les cendres de The Rain et qui, pendant quinze ans, a glané tous les suc
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Marc Ysaye: Une petite heure pour passer de 11 à 21!
25/10/2011
Vendredi 26 août, la pluie a épargné les organisateurs du Corb’estival de Corbais. Coincé entre un excellent groupe funky et un nettement moins bon quintet électro, Machiavel a livré un show impeccable devant quelques centaines de fans acquis à la cause de Marc Ysaye. Il faut dire qu’il faisait office de régional de l’épreuve, puisqu’il vit dans ce village situé à quelques jets de pierre de Louvain-la-Neuve. L’occasion était belle pour lui extorquer un peu de temps puisque les choses bougent pas mal du côté de Machiavel et que Classic 21, la radio qu’il dirige depuis quelques années, a la cote, au point de frôler les 10% de part de marché. Il était donc près d’une heure du mat' quand nous sommes entrés dans la loge de Machiavel.
GUIDO: Pas mal de nouvelles chez Machiavel en cette période: un nouveau single que l’on entend en radio et un nouvel album qui s’annonce… Marc Ysaye: Oui, Feel The Sun est le premier single qui annonce la sortie prochaine du nouvel album. Il était prévu pour la fin septembre, mais il aura quelques jours de retard. Je prévois sa disponibilité dans les bacs à partir du 10 octobre. Tu sais, cela fait déjà six ans que nous avons sorti 2005, notre dernier
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VINCENT LIBEN change de cap
10/10/2011
Après dix ans et quatre albums au sein de Mud Flow, Vincent Liben a décidé de larguer les amarres et de se lancer dans une croisière en solitaire. Surprenant et formidable de bout en bout, son premier véritable album solo nous révèle un auteur élégant et terriblement attachant…
GUIDO: Peut-on parler de premier album solo? Tu avais déjà publié un disque il y a deux ans mais on retrouve ici une bonne partie des titres déjà présents sur Tout doit disparaître…
Vincent Liben: En fait, cet album est sorti chez PIAS Belgique sous le nom de Tout doit disparaître il y a deux ans, mais était passé un peu inaperçu à l’époque. J’ai eu de bons articles, mais le public ne m’a malheureusement pas suivi. J’ai alors cherché une porte de sortie vers la F
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SUAREZ en six dates
27/09/2011
Alors que leur premier single n'a émergé qu'en 2008, Suarez a rapidement réussi à s'imposer dans le paysage musical belge grâce à une pop accrocheuse et une bonne humeur communicative. Lors de notre rencontre avec Marc Pinilla, chanteur et leader du groupe, nous en avons profité pour lui soumettre six dates importantes de son parcours sans faute.
Septembre 1998: Début des études aux FUCaM «J'ai fait une licence en sciences éco à Mons. Même si j'étais calme et pas un gros sorteur, je n'allais pas souvent aux cours. Mais, quand il s'agissait d'étudier, je le faisais, j'étais donc studieux à certains moments. Ce qui m'a permis de réussir mes quatre années sans problème. J'étais déjà musicien à l'époque; j'ai joué dans mon cercle d'étudiants et c'est d'ailleurs grâce à la FUCaM que j'ai rencontré me
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Stéphanie Crayencour: «La vie est souvent parsemée de hasards ou de coïncidences»
18/07/2011
Depuis les vacances de Pâques, on n'entend plus qu’elle et plus précisément ce Bye bye qui squatte toutes les longueurs d’ondes. Après deux essais timides il y a deux ans, la ravissante Stéphanie s’est entourée du grand Saule qui en a terminé de pleurer pour lui concocter un album frais comme une brise matinale qui souffle dans nos oreilles. Rencontre avec une petite fille qui deviendra bien vite grande.
GUIDO: Merci d’accorder quelques minutes au Guido. Connais-tu le magazine qui est la bible de l'étudiant belge?
Stéphanie: Oui, mais très mal. Je n’ai pas fait d'études supérieures. Après mes humanités, j’ai fait des études artistiques: théâtre et musique.Alors, tu comprends mieux que je ne connaisse pas vraiment ton magazine.
La particule supprimée, une angoisse d’ado!
GUIDO: Pourquoi
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Nouveau départ pour Hooverphonic
12/07/2011
Orphelin de Geike Arnaert, Hooverphonic demeure cependant plus que jamais l’un des groupes belges les plus passionnants du moment. Alors que l’on craignait qu’Alex et Raymond ne puissent pas se remettre du départ inattendu de leur excellente chanteuse, ils ont trouvé en Noémie une nouvelle voix de très haut vol… et semblent bien partis pour donner un nouveau souffle à la carrière du groupe.
«C’est vrai que nous avons paniqué pendant quelques jours lorsque Geike nous a annoncé son intention de quitter le groupe afin d’entamer une carrière solo… C’était fin 2008. Puis, nous avons très vite pris la décision de placer une petite annonce afin de lui trouver un ou une remplaçante. Au total, nous avons certainement reçu plus d’un millier de candidatures. Du monde entier… Les choses étaient claires dès le départ, nous savions exactement ce que nous cherchions… mais nous étions égaleme
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Des festivals plus verts que verts
27/06/2011
Cette année encore, les organisateurs des festivals mettront tout en œuvre pour réduire leur empreinte écologique…Petit aperçu des quelques initiatives proposées. A Couleur Café
Voilà un festival qui se défend plutôt bien en matière d’écologie. Les déchets laissés sur le site par les festivaliers sont recyclés, les assiettes, couverts et gobelets sont biodégradables, des poubelles de tri sont présentes aux quatre coins du site, le merchandising est issu du commerce équitable, le camping est équipé de toilettes sèches ainsi que d’une zone de tri des déchets tandis que le ticket d’entrée donne un accès gratuit à l’ensemble du réseau de bus
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