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Interview de Zdeněk Štybar, champion du monde de cyclo-cross
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Interview de Zdeněk Štybar, champion du monde de cyclo-cross


Posté: 26/11/2010
Catégorie: Sport


Le champion de cyclo-cross tchèque, Zdeněk Štybar (24 ans) n'en a pas vraiment cru ses yeux quand il est devenu cette année le champion du monde de sa discipline. Cette nuit-là, il s'est plongé sous les draps non seulement avec sa copine mais aussi avec un maillot arc-en-ciel mérité. Depuis, la nouvelle saison de cyclo-cross a redémarré sur les chapeaux de roues. Comment Stybie s'est-il préparé? Fait-il facilement face à la pression? Les relations avec Nys & co sont-elles cordiales ou aussi glaciales que les températures sur le parcours? A trois heures de l'après-midi, deux fans de sports se rencontrent pour une discussion animée.


GUIDO: Tu étais à domicile lors du championnat du monde qui s'est déroulé à Tabor, en Tchéquie. Cela t'a-t-il aidé?
Štybar:L'avantage, c'est que le championnat de Tchéquie s'y est également déroulé. Les conditions climatiques étaient différentes, mais je connaissais donc déjà le parcours. Je sentais quand même une certaine pression sur mes épaules car beaucoup de gens me donnaient favori de la course, mais j'en ai bien profité quand même. Et le public aussi. Décrocher un tel titre devant son public, il n'y a rien de plus beau.
GUIDO: Que se passe-t-il dans la tête quand on passe en premier la ligne d'arrivée?
Štybar:Quelques mètres avant, il y a encore des images de la course qui me traversent l'esprit, mais une fois passé la ligne d'arrivée, je n'y pense plus. Je dois immédiatement répondre aux questions des journalistes. Il m'a donc fallu longtemps avant de me rendre compte que j'étais champion du monde. J'ai même dormi avec mon maillot arc-en-ciel la première nuit pour ne pas me réveiller le lendemain en pensant que j'avais rêvé! (rires)
GUIDO: Quand t'es-tu rendu compte que le cyclo-cross était fait pour toi?
Štybar:Aucune idée, car j'ai dû faire face à des hauts et des bas. A certains moments, tu arrives à suivre le rythme alors qu'à d'autres moments, tu n'en peux plus. J'ai essayé la route et même la piste, également les montagnes avec un VTT. Quand Telenet-Fideateam m'a proposé un contrat, j'ai décidé de me consacrer entièrement au cyclo-cross.
GUIDO: Quelle est la plus grande difficulté du cyclo-cross?
Štybar:Je pense à la préparation, car pendant la saison de mi-septembre à fin juin, chaque semaine ça recommence. Il y a trois classements pour lesquels nous essayons de faire de bons résultats. En plus, on participe aussi à des courses isolées. Ce qui signifie que l'on ne peut pas uniquement se donner durant un cross bien défini, ce qui est par exemple possible dans le cyclisme. Les cyclos doivent rester au top pendant toute la saison et faire de bons résultats coup sur coup. Il faut également beaucoup prendre sur soi pour se concentrer sur son sport. Il est donc important que l'entourage nous encourage - surtout en début de carrière - au risque de ne pas réussir à faire son trou. Pourtant, ai-je l'impression de manquer quelque chose? Non. Je l'ai choisi et choisir, c'est un peu renoncer. Enfin, je vis de chouettes moments, que les autres ne vivront certainement jamais.
GUIDO: A quelle heure vas-tu dormir à la veille d'une compétition? Štybar:ça dépend. Il n'y a pas de règle prédéfinie, j'écoute simplement mon corps et je sais alors quand il est temps d'aller au lit. Parfois, je vais me coucher vers dix heures, parfois je reste affalé dans le fauteuil jusqu'à une heure du matin. Parfois, je me force même à rester éveillé même si je suis mort de fatigue, car mes jambes sont souvent fatiguées après une longue nuit de sommeil.
GUIDO: Tu es superstitieux?
Štybar:Je démarre toujours de la même manière et je serre la main à tout le monde avant le signal de départ, mais ce n'est pas pour autant que je porte un slip rose porte-bonheur!
 
En discothèque
 
GUIDO: Possèdes-tu un diplôme?
Štybar:En Tchéquie, le système d'enseignement est différent. Les enfants vont à l'école primaire jusqu'à leurs quinze ans. J'ai suivi une formation préparatoire aux études de droit, mais ensuite j'ai décidé de laisser tomber pour me concentrer à 100% sur le cyclo-cross.
GUIDO: Tu es beaucoup sorti pendant tes études?
Štybar:Non, ce n'était pas possible car je vivais alors en Suisse et en Italie et je suivais un auto-apprentissage, ce qui demandait pas mal de temps. Je voyageais également beaucoup, en auto, pour trouver les meilleures conditions climatiques pour m'entraîner. Je ne revenais à la maison que pour les examens. Mes amis habitaient tous en Tchéquie. Donc, rouler des milliers de kilomètres pour sortir le soir, ça aurait été un peu exagéré! (rires)
GUIDO: As-tu encore une vie sociale actuellement?
Štybar:C'est difficile, mais j'essaie de m'octroyer des plages libres. Pour aller au restaurant ou boire un verre. Et quelques fois par an, on va en discothèque entre hommes.
GUIDO: Entre hommes?
Štybar:Oui, les autres coureurs. On se rencontre souvent, on se connaît bien et on considère notre groupe comme une véritable petite famille.
GUIDO: Te reconnaît-on dans la rue en Belgique?
Štybar:Juste après le championnat du monde, j'ai été beaucoup plus apostrophé qu'avant. C'est souvent très sympathique, mais si j'ai envie d'être tranquille, ça peut également déranger parfois. Quand ils viennent me demander un autographe ou une photo lorsque je suis avec mes potes au restaurant. Mais, j'essaie de rester toujours courtois.
GUIDO: Quelle a été ta plus grande déception jusqu'à présent?
Štybar:C'est naturellement toujours frustrant d'attendre une course spéciale et de ne pas avoir les jambes au moment donné. Pourtant, le moment le plus douloureux auquel j'ai dû faire face jusqu'à présent n'a rien à voir avec ma carrière sportive. Quand la famille chez qui je vivais depuis un an et demi a décidé de me mettre à la rue sans prévenir. Ce fut une surprise totale et je ne savais pas vers qui me tourner.
 
Des conditions difficiles
 
GUIDO: Tu gagnes bien ta vie avec le cyclo-cross?
Štybar:Il est possible de bien gagner sa vie, mais seulement si tu fais partie du top mondial.
GUIDO: Personnellement, je serais d'avis de vous donner une augmentation car les champions de cyclo-cross pataugent souvent dans la boue et doivent faire face à des conditions météo terribles quelques fois. Alors que nous restons bien au chaud à la maison devant la télé!
Štybar:C'est vrai, c'est souvent difficile. Tu es donc la bienvenue pour venir laver nos tenues après une course! (rires)
GUIDO: Tu n'en as jamais marre?
Štybar:Parfois, il m'arrive de ne plus avoir envie de monter de cinq à six heures sur mon vélo, mais c'est mon boulot. Mais de tels jours n'arrivent pas trop souvent, sinon j'arrêterais tout. Quoiqu'il en soit, quand tu vas travailler, ce n'est pas toujours avec le sourire, non? J'espère continuer à faire ce sport jusqu'à 35 ou 36 ans. Ensuite, je ne sais pas encore ce que je ferai. Passer dans la catégorie senior peut-être? (rires)
GUIDO: Quelle est la première chose que tu fais après un entraînement ou une compétition?
Štybar:Je m'installe dans mon fauteuil et bois une tasse de thé bien chaud. Ou dans le jardin avec une chope bien fraîche.
GUIDO: Quelle est ta bière préférée?
Štybar:Duvel est sans aucun doute la meilleure des bières.
GUIDO: Ce n'est pas la plus légère.
Štybar:Je sais, mais je préfère boire une Duvel plutôt que deux pils. (rires)
 


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GUIDO: Ton histoire me fait penser au film Rasta Rockett. Tu le connais?
Korneel: Oui, c'est l'histoire vraie d'une équipe jamaïcaine de bobsleigh qui essaie de participer aux Jeux Olympiques d'hiver. Je suis également un intrus dans le milieu du skeleton, vu qu'il est difficile de pratiquer ce sport en Belgique. Je me suis donc entraîné à Salt Lake City, dans l'Utah américain. J'ai suivi une formation intensive de sept jours et ens


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GUIDO: Pour enfoncer immédiatement la porte, quelle a été ta cascade la plus spectaculaire jusqu'à présent?
Jimmy: Eh bien, en Serbie, alors que je devais effectuer un truck pull, ils ont décidé de remplacer ce camion par un Boeing, un avion qui pèse 32 tonnes. Le but était de le tirer le plus loin possible en un minimum de temps. J'ai obtenu la troisième place et j'en suis encore très fier. Ce n'est pas quelque chose qu'on fait to


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GUIDO: Comment es-tu tombé amoureux de la mer?
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GUIDO: As-tu toujours été passionnée par l'athlétisme ou t'es-tu essayée en premier lieu à d'autres sports?
Svetlana: J'ai fait du patinage artistique et de la danse, et même de la gymnastique quand j'étais petite, mais tout le monde ne cessait de me répéter que j'étais faite pour l'athlétisme. A l'âge de dix ans, un entraineur d'une école sportive de haut niveau m'a repérée pendant un cours et m'a invitée pour un try-out. Cela s'est telle


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GUIDO: Quel est pour le moment l'invasion de terrain qui t'a le plus marqué?
Jimmy Jump: C'est très difficile de n'en retenir qu'une, je vais donc te donner directement mon top 4. Avoir réussi à lancer le drapeau du FC Barça à Luis Figo lors de la finale du Championnat Européen de football, ça mérite tout de même une médaille, non? (rires) La finale de Roland Garros 2009 fut également un moment mémorable, quand j'ai posé un chapeau


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GUIDO: Comment as-tu attrapé le virus du tir à l'arc? En regardant Robin Hood.
Ivan:Non, plutôt grâce à un ami qui faisait du tir à l'arc. Un jour, il m'a proposé d'essayer et, étant donné que je n'en avais jamais réellement entendu parler, j'ai tenté ma chance. Cela m'a tellement plu que je n'ai plus arrêté jusqu'à aujourd'hui.


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GUIDO: Quand es-tu monté sur un ring pour la première fois?
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Il y a dix ans, Willem Tack, un étudiant de 22 ans, a troqué sa balle de foot pour une corde à sauter. Ce qui ne fut pas une mauvaise idée car, avec ses coéquipiers Wouter Tack, Stijn Geiregat et Jonas Vermeulen, il vient de devenir champion du monde de la discipline.
GUIDO: Willem, dis-le nous une bonne fois pour toutes: le saut à la corde est-il un sport de filles?
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GUIDO: Tu as toujours été passionné par la natation?
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GUIDO: A quelle époque


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