DVKES: «Il n'y a pas de leader au sein de notre groupe»

20/03/2017 // Categorie: Musique




Sans avoir l’air d’y toucher, les DVKES sont en train de se faire une solide réputation sur la scène rock en Belgique. Quelques années après avoir fait sensation lors du célèbre Humo’s Rock Rally, le quatuor belge nous propose un premier opus de haut vol faisant la part belle aux guitares électriques et à des mélodies particulièrement efficaces. Rencontre avec Joos Houwen, le chanteur du groupe.


Joos Houwen: Nous avons créé le groupe alors que nous étions encore à l’école. En fait, nous avons suivi ensemble un bachelor pop-en rockmuziek. Je sais que très peu de personnes savent que ce type d’études existe chez nous. C’était à la Hogeschool PXL à Hasselt et c’est probablement la seule école supérieure dans son genre en Belgique. En fait, nous avons monté notre projet alors que nous étions en deuxième année. Mais avant d’être un groupe de rock, nous sommes d’abord et avant tout une bande de potes. Il n’y a pas vraiment de leader au sein de DVKES. Nous composons ensemble, les décisions sont prises de manière collégiale. Nous avons des goûts et donc des influences différentes mais je pense que c’est une bonne chose car cela nous permet de sortir des sentiers battus et d’avoir un son bien à nous.

Un changement d'orthographe salvateur

GUIDO: DVKES… Pourquoi pas tout simplement Dukes?

Joos Houwen: Au départ, nous avions appelé le groupe The Dukes, mais il existe en France un groupe du même nom. Après un concert au TRIX à Anvers, nous avons eu le plaisir de découvrir une excellente chronique de notre album alors que nous n’avions pas encore enregistré le moindre disque. Tu vois, c’était un peu embarrassant. (rires) Depuis ce changement d’orthographe, on nous trouve également beaucoup plus facilement sur Google.

GUIDO: Cela fait déjà pas mal de temps que ce premier album se fait attendre, non?  

Joos Houwen: C’est vrai… Il y a trois ans, nous avons enregistré un EP qui a eu son petit succès et nous a permis de passer sur Studio Brussel. Pour ce nouvel album, nous avons voulu prendre le temps afin de progresser et d’avoir de bons titres à proposer.

GUIDO: On retrouve Mario Goossens (batteur du groupe Triggerfinger) derrière les manettes de ce premier album.

Joos Houwen: L’apport de Mario a été très important. Nous le connaissions depuis quelque temps puisque certains d’entre nous ont suivi des cours avec lui. C’est un formidable coach et il nous a poussés à nous dépasser. C’est aussi un gars terriblement perfectionniste. Un bosseur. L’enregistrement de l’album a pris pas mal de temps car nous avons souvent multiplié les prises. Et aussi parce que Mario a un emploi du temps très chargé et que l’on a donc étalé les enregistrements sur une période assez longue.

GUIDO: Quels sont les artistes qui t’ont donné l’envie d’un jour monter un groupe?

Joos Houwen: J’ai commencé à jouer de la guitare alors que j’avais une petite dizaine d’années. J’étais super fan de groupes comme Blur, Stone Roses ou Oasis. Il n’y a rien à faire, cette influence reste probablement présente. Sur ce nouvel album, il y a également des influences krautrock. Sinon, je citerais Radiohead ou Tame Impala.

The Teachers

GUIDO: DVKES est un job à temps plein pour vous?

Joos Houwen: Aucun d’entre nous ne peut vivre de la musique. En fait, nous sommes tous les quatre profs de musique. Maxim et Pieter Jan donnent cours d’éducation musicale dans l’enseignement secondaire. Antoni donne également cours et bosse pas mal comme musicien de studio. Il collabore souvent avec Stijn Meuris. En fait, nous aurions pu appeler le groupe The Teachers. (rires) Ce qui est intéressant avec mon job, c’est que je bénéficie de pas mal de flexibilité de mon employeur. Il me permet de gérer mon emploi du temps plus ou moins comme je le veux, ce qui est très pratique.

GUIDO: Ce premier album bénéficie d’une sortie en-dehors de la Belgique?

Joos Houwen: Oui, également aux Pays-Bas et au Luxembourg. Pour le moment, nous jouons surtout en Belgique. Quelques dates sont planifiées aux Pays-Bas, mais on y va petit à petit car si tu n’as pas un bon agent, cela n’a aucun sens de tourner à l’étranger et investir ton temps en pure perte. Si c’est pour jouer devant deux pelés et trois tondus, cela devient vite assez décourageant. Cela nous intéresse de pouvoir tourner aux Pays-Bas, mais ce n’est pas une obsession. Le plus important pour le moment, c’est d’augmenter petit à petit notre notoriété et remplir des salles en Belgique.

GUIDO: L’album est disponible en Mid-price.

Joos Houwen: C’est une idée de notre label. Vu que l’industrie de la musique ne se porte pas très bien, nous voulions que l’album soit vendu à moins de 10 euros. Le but, c’est de permettre à plus de monde de découvrir notre musique et d’ensuite aller voir l’un de nos concerts. De toute manière, nous savons bien que nous n’allons pas en vendre des millions. Donc, je pense que c’était une excellente idée.

Parodie de Jane Fonda

GUIDO: 2016 vient de se terminer. Quel est l’album qui t’a le plus marqué?

Joos Houwen: L’album que j’ai le plus écouté en 2016, c’est celui de Preoccupations, un groupe qui - comme nous - a été contraint de changer de nom, mais pour des raisons complètement différentes. Le groupe s’appelait Viet Cong auparavant!

GUIDO: Vous composez en groupe, mais c’est toi qui écris les paroles des chansons?
Joos Houwen:
 C’est moi qui écris les textes et je pense qu’ils sont souvent difficiles à comprendre ou interpréter. Le thème central de l’album, c’est la liberté. La pochette y fait d’ailleurs référence. Tu peux y voir cet oiseau qui se trouve sur deux poings. Il tient dans son bec une clé que tentent d’attraper des personnes qui escaladent une montagne. C’est un collage et je t’avoue que j’adore. C’est ma copine, Nathalie (Wijnen), qui a conçu l'artwork de l’album.

GUIDO: Vous êtes tous actifs dans d’autres projets musicaux.
Joos Houwen:
 Oui, c’est vrai et c’est parfois compliqué pour la gestion des agendas. Pour le moment, on s’en sort car ces projets sont soit en pause, ou alors l’un des membres du groupe est à l’étranger… Je travaille actuellement avec Antoni sur le futur album de Statue.

GUIDO: J’ai découvert le clip de We Finally Pushed Through un peu par hasard…
Joos Houwen:
 Sympa, non? C’est Maxim qui l’a réalisé et le clip a son petit succès sur les réseaux sociaux. C’est un morceau très krautrock, très dansant. Il a eu l’idée de faire une sorte de parodie des vidéos d’exercices d’aérobic de Jane Fonda et je pense que cela fonctionne plutôt bien!

DVKES: Push Through (Waste My Records)



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