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Posté: 2/01/2004
Catégorie: Jobwatch
Notre série "Career Start" s'intéresse de plus près à l'entrée des étudiants dans le monde du travail et à la difficile transition entre l'aspect théorique des études et celui plus concret de l'emploi. Dans ce numéro, nous avons porté notre attention sur le métier de médecin sur base du parcours de Nicolas Raevens, 25 ans, assistant en médecine générale.
'J’ai vraiment hésité longtemps avant de choisir la médecine: je ne m’y suis même inscrit que début septembre. J'avais surtout envie d’un métier à la fois concret, avec des relations humaines intenses (du style assistant social ou instituteur) et un certain attrait pour les sciences en général. La médecine générale m’est apparue comme le bon choix... Mais on n’est sûr de cela qu’après y avoir goûté!'
"C'en est fini des clichés simplistes…"
GUIDO: Pourquoi avoir opté pour la médecine générale et pas une autre spécialisation? (ndlr: la médecine générale est depuis peu une spécialisation à part entière : 3 ans d’assistanat en plus des 7 années de base et un concours imminent pour y accéder honorera toutes ses particularités) Nicolas: J’ai choisi la médecine générale pour le mélange du social et du scientifique, et surtout pour la richesse de la médecine de famille! On joue vraiment un rôle de plaque tournante, on synthétise tous les examens pratiqués, on réoriente, on écoute. Pas de place dans ce cadre pour le cliché simpliste du médecin qui n’est là que pour les pharyngites! Et puis, on s’implique dans son métier à la profondeur de ses ambitions: ce n’est pas parce qu’on est «en première ligne» qu’on ne peut pas aller au bout des choses et tout faire: prévention, suivis de pathologies, petite chirurgie, gynécologie, suivi de grossesses, pédiatrie, plâtres, ... Cela va même jusqu’aux conseils juridiques dans les crises familiales (tentative de suicide, séparation, ...). On dirait qu’il y a un maillon qui manque dans notre société pour dégrossir en urgence ces situations... Le médecin de famille est donc aussi là pour ça!
GUIDO: Les études t'ont-elles bien préparé à ta fonction? Nicolas: Globalement oui. Mais il y a encore des aménagements à faire... Par exemple, question pharmacologie et usage concret des médicaments, on n’est pas au top dans nos premiers mois de pratique.
GUIDO: Après tes études, es-tu directement propulsé avec tes patients? Nicolas: Il faut dire qu’avant d’être médecin, on termine par 12 mois de stages (quasi sans vacances!) en hôpital et 6 mois chez des généralistes «mordus» qui se chargent de nous céder de plus en plus de responsabilités de sorte qu’au grand saut, on ne ressent pas tant la différence que ça. Les 3 années d’assistanat permettent aussi, par le biais d’une sorte de tutelle, d’amortir le choc!
"Il n'est jamais question de routine"
GUIDO: Quel est le quotidien d'un médecin généraliste? Nicolas: Comme tout métier indépendant, on gère un peu sa journée comme on veut à partir de sa liste de consultations et de visites à domicile... Je connais des médecins qui se mettent en route assez tard, finissant tous les jours à minuit et d’autres qui commencent leurs consultations à 6 heures du matin, mais qui profitent un peu plus des plaisirs d’une bonne sieste (rires)... Pour ce qui est de mon quotidien d’assistant en médecine générale, je commence le boulot par une répartition du boulot avec mon maître de stage: visites à domicile ou au chevet de patients hospitalisés, et même parfois assistance aux opérations de nos patients. Deux fois par semaine, le midi, je rencontre mon maître de stage et on s’expose les cas un peu plus complexes ; on en discute pour y trouver des solutions: c’est palpitant! A partir de 16 heures, ce sont les consultations (souvent jusque 20 heures), mais comme c’est sur rendez-vous, il y a moyen d’alléger ça un soir ou l’autre si nécessaire...
GUIDO: Quels sont les atouts d'une telle profession? Nicolas: Le formidable monde des sciences auquel on est très concrètement confronté! Avec la remise en question constante qu’obligent les aléas des traitements, de la santé des gens, il n’est jamais question de routine! Et puis, malgré ce qu’en disent les pessimistes et les adeptes du «c’était le bon temps!», la médecine reste un métier assez gratifiant, la reconnaissance des gens et les mercis sont là pour faire tenir le coup aux médecins… et même parfois des oeufs de la ferme par ci, ou une botte de radis par là! (rires)
GUIDO: Des inconvénients? Nicolas: Les horaires évidemment (rires)... Quand on voit nos frères, sœurs ou amis qui ne doivent pas s’embarrasser de gardes et de journées qui finissent parfois à 21 heures, on les envie un peu, aussi passionnant soit notre métier.
"Un brin d'humour est parfois nécessaire"
GUIDO: Selon toi, quelles sont les qualités d'un bon docteur? Nicolas: On doit essayer de cultiver la patience et la diplomatie. La bonne humeur est mise à rude épreuve par les patients qui viennent évidemment surtout parce que «ça ne va pas, docteur»... Un brin d’humour est parfois bien nécessaire. Il faut aussi savoir s’impliquer sans compter. D’abord, on ne fait pas ce métier pour l’argent, au vu de la charge horaire que cela représente (souvent plus de 55h/semaine… sans compter les nuits et les week-ends de garde…). Il faut aussi être disponible, essayer de recevoir la douleur des autres tout en gardant une certaine distance, ce qui n’est pas toujours facile.
GUIDO: Comment vois-tu ton futur? Nicolas: Dans le temps, les médecins de campagne se sentaient bien trop seuls et leur qualité de vie (familiale, hobbies) s’en ressentait. La tendance est de plus en plus à l’association: tisser des liens entre médecins partageant le même idéal, et qui se remplacent les uns les autres en toute confiance, qui peuvent compter les uns sur les autres pour se poser des questions (médicales ou autres), s’entraider... Je me reconnaîtrais plus dans ce style de liens, je pense.
GUIDO: N'est-ce pas trop dur de "s'installer" en tant que docteur? Nicolas: Il est clair qu'il n'est pas facile de « faire son trou ». Mais il ne faut pas non plus être difficile: des tas de zones intéressantes à plus d’un titre manquent de médecins. Elles ne sont malheureusement pas très attrayantes pour diverses raisons: soit elles sont trop isolées, soit elles sont moins sécures, … Par opposition, c’est vrai qu’il y a un surpeuplement en certains endroits du Brabant-Wallon et de Bruxelles. On peut aussi «reprendre» une patientèle (ndlr: chez les médecins, on ne parle pas de clientèle), voire s’expatrier (certaines zones de France pleurent pour avoir des médecins généralistes)…
On a soumis à Nicolas les trois questions suivantes. Alors, que pense-t-il de …
• 'Urgences' Les rares fois où je regarde (on n’a pas trop envie d’entendre parler de médecine à la fin de la journée), ça me fait bien rire... Tout le monde court à longueur d’épisode comme s’il y avait en permanence une menace nucléaire! Ayant fait 2 mois de stage au Québec, je me rappelle qu’Outre-Atlantique, les services d’urgences étaient constamment débordés, j’imagine donc qu’à Chicago ça doit être la même chose! Pour ce qui est du médical, les pathologies qu’on y évoque sont toutes bien réelles (d’ailleurs, je pense que le producteur Michael Crichton est médecin) et c’est assez réaliste. Seulement, on n’y développe que des aspects anecdotiques... C’est souvent bien plus complexe que ce qu’on nous y présente.
• Numerus clausus Je trouve cela ridicule la nouvelle idée de placer un couperet en fin de septième année: sur quoi cela tient-il? Et puis, ces chiffres ne tiennent pas compte des nouvelles exigences de la génération montante de médecins: besoins de santé croissants, féminisation à 75% des dernières promotions, horaires moins contraignants pour une vie de famille plus épanouissante, etc.
• Euthanasie C’est un peu le yéti, ce débat... On en a peur, mais les conditions dans lesquelles on peut l’envisager ne sont pas fréquentes: ce n’est pas de l’ordre de ma pratique de tous les jours en tous cas… C’est vraiment au cas par cas que l’on peut commencer à y réfléchir, je crois : impossible de généraliser. Cependant, un cadre légal semblait bien nécessaire pour éviter les possibles dérives…
(SD)
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Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage!
23/02/2012
Depuis le début de cette année, Onoz, un village du Namurois, compte un habitant de plus. Cet homme s'appelle Spyrou et est un homme de Néandertal. Une équipe de scientifiques belges et d'artistes hollandais ont en effet élaboré une reconstruction hyperréaliste à taille réelle de ce à quoi l'homme de Spy - car il s'agit bien de ce jeune Wallon âgé de 40.000 ans - aurait dû ressembler. Alors que Spyrou, en route vers sa nouvelle maison dans l'Espace de l'Homme de Spy dans la province de Namur, était mis à l'honneur au Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles, nous en avons profité pour tailler une bavette avec ses créateurs.
En 1886, Maximin Lohest et Marcel De Puydt découvraient dans la grotte de Spy quelques restes d'hommes préhistoriques. Après analyse, il est apparu que cette sorte différait radicalement de l'homme moderne. L''Homme de Spy' était un Néandertal.
Squelette virtuel
Les os furent datés: les Hommes de Néandertal de Spy étaient âgés d'environ 40.000 ans. Quand les héritiers de Lohest ont offert l
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Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN
12/12/2011
Sarah Glidden a toujours voulu devenir dessinatrice. Dans un studio de Brooklyn, New York, elle a cherché avec d'autres jeunes dessinateurs son propre style. Elle avait alors 25 ans et produisait des mini comics sur sa vie quotidienne. Jusqu'à ce qu'elle décide de partir en Israël, à la recherche d'inspiration pour une sorte de journal de bord en forme de BD. Une idée en or. Son récit de voyage est le graphic novel de l'année et sa traduction en français (Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)) semble suivre le même chemin.
Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus
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ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins
29/11/2011
Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.
GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur?
Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel
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Le nouveau Jean-Claude Van Damme?
18/10/2011
Passionné par les sports de combat depuis sa plus tendre enfance, Alan Delabie vient de tourner son premier film en tant que réalisateur, 8 Hours, un thriller psychologique dont il tient également le rôle principal. Alors, y a-t-il de la place pour deux Jean-Claude Van Damme dans notre pays? Réponse avec l'intéressé.
GUIDO: A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser aux arts martiaux? Alan Delabie: Dès l'âge de six ans, j'ai découvert les sports de combat, via mon grand frère qui avait des tas de posters de Bruce Lee dans sa chambre. D'abord impressionné par ces images violentes, ensuite intrigué, je suis enfin entré dans l'univers des arts martiaux. J'ai été immédiatement passionné. Pour moi, le karaté a directement été lié à l'artistique et non au combat. D'où
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Ice-Watch: La success-story
19/09/2011
Les montres Ice-Watch sont partout, autant dans les cours d'école du Sud du pays, sur les campus belges et étrangers que dans les clips de David Guetta ou au poignet de Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas. Comment Jean-Pierre Lutgen a-t-il réussi à envahir le monde de ses montres colorées? Entre deux déplacements à Hong Kong et à Miami, nous l'avons rencontré dans sa ville de cœur, Bastogne, pour en savoir plus.
Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
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Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND
06/06/2011
Le curriculum vitae du français Yann Arthus-Bertrand, qui expose jusqu'au 19 juin ses incroyables vidéos à Tour Taxis à Bruxelles (6 milliards d'Autres), se lit comme un roman d'aventures. Comment arrive-t-on à promener son appareil-photo dans les plus beaux paysages de la planète à bord de montgolfières ou d'hélicoptères et d'en faire son gagne-pain? Tentative de réponse ci-dessous.
Dès ses 23 ans, Yann Arthus-Bertrand s'est vu confier la direction d'une réserve naturelle du centre de la France, mais après quelques années son ambition de protéger la nature semblait trop importante pour se restreindre à la seule Europe. Il a ainsi déménagé pour le Kenya, où il a photographié pendant trois ans une famille de lions de la célèbre réserve sauvage Masai Mara. Pour gagner sa croute, il dirigeait un ballon, ce qui lui a permis pour la première fois de sa vie d'admirer la planè
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Le CV très chargé d'Adrien Devyver
05/06/2011
On l'avait affublé du quali de 'Haute Tension' chez les Scouts. Un titre qui colle parfaitement au personnage qu'est devenu aujourd'hui le volubile Adrien Devyver quand on regarde plus attentivement son parcours. Retour sur dix dates-clés qui ont façonné l'animateur de Sans chichis.
1999 - 2003: Quatre années d'études paramédicales
«J'ai débuté mon cursus universitaire par un an d'infirmier à l'ISEI de Woluwe avec l'envie de devenir urgentiste. Etant moi-même hyperactif, je recherchais l'adrénaline de ce métier. Bien que j'aie réussi ma première année, les horaires difficiles et le manque de reconnaissance de ce métier m'ont décidé à abandonner ces études pour des candidatures en kiné que j'ai faites en trois
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Son métier: préparer les cadavres!
21/03/2011
Quand Bernard Caelen a contacté le Guido Magazine pour parler de son métier, on en est resté circonspect pendant quelques minutes. Il est en effet prosecteur à la Faculté de Médecine de l'UCL (Woluwe). En d'autres mots, il prépare les cadavres pour les étudiants en médecine. Un métier qui en dégoûterait plus d'un, mais que Bernard exerce avec une passion certaine.
GUIDO: Avant d'arriver à l'unité d'Anatomie humaine, vous aviez plutôt un job de bureau.
Bernard Caelen: J'ai un très long parcours professionnel. Je m'étais d'abord destiné aux sciences économiques avant de passer par tous les cas de figures possibles et imaginables: CDD, délocalisation, faillite, restructuration du personnel, … J'ai ainsi exercé mille et un métiers. Je travaillais dans un service de facturation avant de tomber sur une offre d'emploi pour un prosecteur. C'est
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Interview de Pierre Hamblenne - Créateur de vêtements
22/02/2011
En 2007, alors qu'il n'a que 19 ans à l'époque, Pierre Hamblenne décide de lancer sa propre société de vêtements. C'est ainsi que la marque JJOY a vu le jour et commence petit à petit à se faire un nom dans le microcosme de la mode belge. Rencontre avec un créateur passionné.
GUIDO: Tu as suivi des études à HEC-Liège. Pierre Hamblenne:C'est exact, mais je me suis arrêté au graduat. En effet, j'ai lancé la marque JJOY alors que j'étais toujours aux études et cela a tellement pris d'ampleur que j'ai été obligé de saisir la vague au bon moment. Soit je continuais à faire les deux choses à moitié, soit je m'investissais totalement dans mon projet.<
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Les confessions d'un ancien détective privé
17/11/2010
Qui n'a jamais été fasciné par la mystérieuse profession de détective privé? Ils foisonnent en effet dans la fiction, dans les romans comme au cinéma. Pourtant, près de chez nous, ils sont des centaines à œuvrer dans la plus grande discrétion. Nous avons rencontré l'un d'entre eux fraîchement reconverti en médiateur afin d'en savoir plus sur ce métier insolite.
Après des études en psychologie à Louvain, Philippe Dylewski a entamé sa carrière professionnelle par une année en tant qu'éducateur pour les jeunes délinquants. N'ayant pas accroché avec cette profession, il décide d'acheter un registre de commerce en activité complémentaire et se tourne vers le recrutement pendant quinze ans. Jusqu'à ce qu'il décide de devenir détective privé…
«Il n'y a jamais de dénouement heureux»
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