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Posté: 24/10/2004
Catégorie: Jobwatch
C'est un fait unique: la branche européenne de Procter & Gamble (qui ont dans leur portefeuille des produits comme Pampers, Tampax ou Pringles) envoie chaque année une quinzaine d'employés fraîchement engagés dans un pays en voie de développement. Cette année, un de nos concitoyens fait partie de l'aventure
Kim De Geyter (à peine 24 ans) s'apprête donc à échanger sa penne (du VTK, le cercle des Ingénieurs de Gand) contre un casque colonial typiquement ougandais.
Ne nous méprenons pas: P&G n'envoie pas ses nouvelles forces dans des contrées lointaines pour y faire la promotion de leurs nouveaux Pampers anti-fuites. "Non," insiste Kim De Geyter, "P&G veut collaborer à l'amélioration de la société grâce ÃGG&G." Kim a complètement assimilé le jargon des abréviations marketing: GG&G signifie Go, Give & Grow, une programme européen de P&G qui collabore à un projet humanitaire d'un pays en voie de développement depuis déjà quatre ans. Cette année, cela se déroule en Ouganda où Kim travaillera durant 10 mois sur un projet de l'Organisation Mondiale de la Santé consistant à combattre la cécité des rivières. Combattre la cécité des rivières C'est tout de même bizarre qu'un ingénieur fraîchement diplômé collabore à un projet médical. "En réalité, ma tâche n'est pas à proprement parler médicale, mais consistera à aider les autres à développer des stratégies de communication. Ainsi, nous informerons la population locale de la façon de combattre et de prévenir la maladie parasitaire de la cécité des rivières. Cela se fera via des sites web et des banques de données gouvernementales…" Hm, cela ressemble à un boulot de spécialiste de la communication. Kim: "Les ingénieurs sont très polyvalents. Nous nous adaptons!" OK, cela, nous le savions aussi. Une année 'gaspillée'? Kim a déjà un contrat avec P&G, mais cette entreprise l'envoie d'abord 10 mois en Ouganda, après quoi il pourra commencer sa carrière chez P&G en Belgique. "Beaucoup de personnes de mon entourage ont eu quelques craintes à mon égard," avoue Kim. "Ils ne comprennent pas pourquoi je veux 'gaspiller' une année de ma vie. Je ne le vois bien sûr pas du tout sous cet angle. Ce ne sera pas une année gaspillée, mais l'année durant laquelle je passerai de la vie protégée des étudiants vers la société tout en faisant quelque chose d'utile. Et entre-temps, heureusement pour moi, celle-ci sera bien utile afin de mieux comprendre le monde complexe qui nous entoure." 1600 dollars Eh oui, 'gaspillée' est naturellement un bien grand mot: P&G paie le voyage et le séjour de Kim, et lors de son retour, un job l'attend bien au chaud. De plus, il reçoit durant les 10 mois Go, Give & Grow un salaire calculé 'en fonction des normes locales'. Très bien. Nous avons recherché sur Internet le revenu annuel d'un Ougandais moyen: glurp… 1600 dollars?! "Non, c'est une mauvaise façon de voir les choses," dit Kim. "Je recevrai le salaire d'un assistant social. Je n'habiterai pas là -bas dans une hutte!" "Ma copine est aussi ainsi" Comment Kim s'est-il préparé à cette expérience? Car 10 mois en Ouganda, ce n'est pas une sinécure. "Je me suis dit: c'est maintenant ou jamais. Je n'ai pour l'instant aucune obligation qui pourrait m'empêcher de me lancer dans l'aventure." Pas de petite amie qui reste sur le carreau? "Oui, la femme de ma vie même, mais elle est aussi ainsi!" Aussi ainsi?! Kim éclate de rire. "Oui, elle part en Pologne! Bref, une fois sélectionné pour GG&G, j'ai du suivre une sorte de formation. Celle-ci est tombée en plein milieu de mes examens! C'est une sorte de préparation globale qu'ils donnent aux personnes qui partent à l'étranger pour travailler, sur les coutumes locales, comment s'adapter à leur vie… Et j'ai aussi pu parler avec d'autres employés européens de P&G qui étaient partis à l'étranger." Marketing et pilote de ligne Nous nous sommes demandés si Kim avait du promettre ÃP&G de rester à son poste pendant quelques années après son retour en mai 2005. Kim: "Cette opportunité m'a été accordée en totale confiance. Il n'existe donc aucun ultimatum sur papier ou autre, j'ai tout simplement un contrat à durée indéterminée comme la plupart des employés chez P&G. Je me sens bien avec ces gens, il y a tout de suite eu un déclic, donc je ne pense pas qu'ils ont peur que j'abuse de leur confiance." Très bien, Kim se sent déjà comme chez lui dans sa nouvelle entreprise avant même d'y avoir presté son premier jour de travail. Quel travail en fait? "Dès mon retour, je travaillerai dans le marketing." Kim reste un ingénieur rempli de surprises. Marketing?! "Oui, travailler autour d'une marque bien définie. Ecoute, ce n'est pas parce que j'ai étudié cinq années d'ingénieur (surtout ce qui concerne la technique) que je vais m'y accrocher pendant toute ma vie. Je suis trop curieux pour ça, je veux apprendre le plus de facettes possible de la société. J'ai même un jour voulu devenir pilote de ligne. Heureusement, je n'ai pas persévéré car Sabena est ensuite tombé en faillite et ça aurait entraîné des tas de misères." Jammer avec les Ougandais Kim est un garçon très polyvalent et consacre ses temps libres au jazz. "Je ne prendrai pas d'instruments avec moi là -bas, mais j'ai tout de même l'intention de me plonger dans la musique locale." Aha, on retrouvera donc peut-être Kim en train de jammer avec les Ougandais pour un expérimental fusion-jazz meets afro? "Le jazz provient de la musique roots africaine. Donc oui, je pense que ça donnera quelques étincelles!" Take it away, Kim!
(HDP) www.pgcareers.com/ggg
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Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage!
23/02/2012
Depuis le début de cette année, Onoz, un village du Namurois, compte un habitant de plus. Cet homme s'appelle Spyrou et est un homme de Néandertal. Une équipe de scientifiques belges et d'artistes hollandais ont en effet élaboré une reconstruction hyperréaliste à taille réelle de ce à quoi l'homme de Spy - car il s'agit bien de ce jeune Wallon âgé de 40.000 ans - aurait dû ressembler. Alors que Spyrou, en route vers sa nouvelle maison dans l'Espace de l'Homme de Spy dans la province de Namur, était mis à l'honneur au Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles, nous en avons profité pour tailler une bavette avec ses créateurs.
En 1886, Maximin Lohest et Marcel De Puydt découvraient dans la grotte de Spy quelques restes d'hommes préhistoriques. Après analyse, il est apparu que cette sorte différait radicalement de l'homme moderne. L''Homme de Spy' était un Néandertal.
Squelette virtuel
Les os furent datés: les Hommes de Néandertal de Spy étaient âgés d'environ 40.000 ans. Quand les héritiers de Lohest ont offert l
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Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN
12/12/2011
Sarah Glidden a toujours voulu devenir dessinatrice. Dans un studio de Brooklyn, New York, elle a cherché avec d'autres jeunes dessinateurs son propre style. Elle avait alors 25 ans et produisait des mini comics sur sa vie quotidienne. Jusqu'à ce qu'elle décide de partir en Israël, à la recherche d'inspiration pour une sorte de journal de bord en forme de BD. Une idée en or. Son récit de voyage est le graphic novel de l'année et sa traduction en français (Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)) semble suivre le même chemin.
Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus
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ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins
29/11/2011
Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.
GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur?
Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel
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Le nouveau Jean-Claude Van Damme?
18/10/2011
Passionné par les sports de combat depuis sa plus tendre enfance, Alan Delabie vient de tourner son premier film en tant que réalisateur, 8 Hours, un thriller psychologique dont il tient également le rôle principal. Alors, y a-t-il de la place pour deux Jean-Claude Van Damme dans notre pays? Réponse avec l'intéressé.
GUIDO: A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser aux arts martiaux? Alan Delabie: Dès l'âge de six ans, j'ai découvert les sports de combat, via mon grand frère qui avait des tas de posters de Bruce Lee dans sa chambre. D'abord impressionné par ces images violentes, ensuite intrigué, je suis enfin entré dans l'univers des arts martiaux. J'ai été immédiatement passionné. Pour moi, le karaté a directement été lié à l'artistique et non au combat. D'où
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Ice-Watch: La success-story
19/09/2011
Les montres Ice-Watch sont partout, autant dans les cours d'école du Sud du pays, sur les campus belges et étrangers que dans les clips de David Guetta ou au poignet de Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas. Comment Jean-Pierre Lutgen a-t-il réussi à envahir le monde de ses montres colorées? Entre deux déplacements à Hong Kong et à Miami, nous l'avons rencontré dans sa ville de cœur, Bastogne, pour en savoir plus.
Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
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Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND
06/06/2011
Le curriculum vitae du français Yann Arthus-Bertrand, qui expose jusqu'au 19 juin ses incroyables vidéos à Tour Taxis à Bruxelles (6 milliards d'Autres), se lit comme un roman d'aventures. Comment arrive-t-on à promener son appareil-photo dans les plus beaux paysages de la planète à bord de montgolfières ou d'hélicoptères et d'en faire son gagne-pain? Tentative de réponse ci-dessous.
Dès ses 23 ans, Yann Arthus-Bertrand s'est vu confier la direction d'une réserve naturelle du centre de la France, mais après quelques années son ambition de protéger la nature semblait trop importante pour se restreindre à la seule Europe. Il a ainsi déménagé pour le Kenya, où il a photographié pendant trois ans une famille de lions de la célèbre réserve sauvage Masai Mara. Pour gagner sa croute, il dirigeait un ballon, ce qui lui a permis pour la première fois de sa vie d'admirer la planè
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Le CV très chargé d'Adrien Devyver
05/06/2011
On l'avait affublé du quali de 'Haute Tension' chez les Scouts. Un titre qui colle parfaitement au personnage qu'est devenu aujourd'hui le volubile Adrien Devyver quand on regarde plus attentivement son parcours. Retour sur dix dates-clés qui ont façonné l'animateur de Sans chichis.
1999 - 2003: Quatre années d'études paramédicales
«J'ai débuté mon cursus universitaire par un an d'infirmier à l'ISEI de Woluwe avec l'envie de devenir urgentiste. Etant moi-même hyperactif, je recherchais l'adrénaline de ce métier. Bien que j'aie réussi ma première année, les horaires difficiles et le manque de reconnaissance de ce métier m'ont décidé à abandonner ces études pour des candidatures en kiné que j'ai faites en trois
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Son métier: préparer les cadavres!
21/03/2011
Quand Bernard Caelen a contacté le Guido Magazine pour parler de son métier, on en est resté circonspect pendant quelques minutes. Il est en effet prosecteur à la Faculté de Médecine de l'UCL (Woluwe). En d'autres mots, il prépare les cadavres pour les étudiants en médecine. Un métier qui en dégoûterait plus d'un, mais que Bernard exerce avec une passion certaine.
GUIDO: Avant d'arriver à l'unité d'Anatomie humaine, vous aviez plutôt un job de bureau.
Bernard Caelen: J'ai un très long parcours professionnel. Je m'étais d'abord destiné aux sciences économiques avant de passer par tous les cas de figures possibles et imaginables: CDD, délocalisation, faillite, restructuration du personnel, … J'ai ainsi exercé mille et un métiers. Je travaillais dans un service de facturation avant de tomber sur une offre d'emploi pour un prosecteur. C'est
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Interview de Pierre Hamblenne - Créateur de vêtements
22/02/2011
En 2007, alors qu'il n'a que 19 ans à l'époque, Pierre Hamblenne décide de lancer sa propre société de vêtements. C'est ainsi que la marque JJOY a vu le jour et commence petit à petit à se faire un nom dans le microcosme de la mode belge. Rencontre avec un créateur passionné.
GUIDO: Tu as suivi des études à HEC-Liège. Pierre Hamblenne:C'est exact, mais je me suis arrêté au graduat. En effet, j'ai lancé la marque JJOY alors que j'étais toujours aux études et cela a tellement pris d'ampleur que j'ai été obligé de saisir la vague au bon moment. Soit je continuais à faire les deux choses à moitié, soit je m'investissais totalement dans mon projet.<
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Les confessions d'un ancien détective privé
17/11/2010
Qui n'a jamais été fasciné par la mystérieuse profession de détective privé? Ils foisonnent en effet dans la fiction, dans les romans comme au cinéma. Pourtant, près de chez nous, ils sont des centaines à œuvrer dans la plus grande discrétion. Nous avons rencontré l'un d'entre eux fraîchement reconverti en médiateur afin d'en savoir plus sur ce métier insolite.
Après des études en psychologie à Louvain, Philippe Dylewski a entamé sa carrière professionnelle par une année en tant qu'éducateur pour les jeunes délinquants. N'ayant pas accroché avec cette profession, il décide d'acheter un registre de commerce en activité complémentaire et se tourne vers le recrutement pendant quinze ans. Jusqu'à ce qu'il décide de devenir détective privé…
«Il n'y a jamais de dénouement heureux»
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