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Posté: 24/06/2006
Catégorie: Jobwatch
Bertrand Piccard, le suisse descendant d'une légendaire famille d'aventuriers, fut le premier à faire le tour du monde en ballon. Tandis qu'il parcourait la stratosphère, il a décidé de construire un avion capable de faire le tour du monde grâce à l'énergie solaire.
Ce projet a pris peu à peu forme sous le nom de SolarImpulse . Le mois passé, une équipe d'ingénieurs a atterri à Bruxelles afin d'effectuer un vol d'essai du SolarImpulse à l'Institut Royal Météorologique (IRM) de Belgique. Et GUIDO's Jobwatch était aussi présent pour cet événement. Quelle famille, ces Piccard. Le grand-père, Auguste, à l'origine du personnage du Professeur Tournesol dans Tintin, fut le premier à parcourir la stratosphère. Son fils Jacques plongea à dix kilomètres de profondeur dans la Fosse des Mariannes. Et maintenant, Bertrand, le petit-fils de Auguste, veut parcourir le monde à bord de son avion expérimental, le SolarImpulse , en n'utilisant que l'énergie solaire. La première grande aventure de Piccard du 21 ème siècle est dans les starting-blocks. Son prix? 40 millions d'euros! De l'énergie solaire même la nuit A l'IRM, nous avons rencontré trois figures-clé de l'équipe de SolarImpulse . André Borschberg est le CEO du projet et embarquera à bord de l'avion en compagnie de Bertrand Piccard. Christian Le Liepvre est le directeur des opérations chez Altran , une entreprise de consultance européenne qui assiste le projet SolarImpulse sur le plan des innovations technologiques. Et enfin, Luc Trullemans, monsieur météo de RTL mais aussi router à l'IRM, qui suivra les simulations et le vol réel sur le plan météorologique. "En 2010 ou 2011, nous espérons faire le tour du monde à bord du SolarImpulse ," nous explique le pilote André Borschberg . "Ce n'est pas une simple cascade, mais plutôt un symbole. On veut montrer que la technologie peut être adaptée en fonction de l'environnement. SolarImpulse fonctionnera à 100% à l'énergie solaire, et le plus dur, c'est que nous devrons aussi voler la nuit." Est-ce là une première? Borschberg: "En quelque sorte oui, bien que SolarImpulse ne soit pas le premier avion fonctionnant à l'énergie solaire. Déjà en 1981, des tests ont été effectués sur des engins avec ou sans équipage, mais ceux-ci ne pouvaient voler qu'en journée, entre 10 et 16 heures, quand le soleil était à son apogée. Seul le Helios , en 2001, a pu voler la nuit (sans équipage) mais il a échoué en plein vol à cause des turbulences. Nous voulons voler toute la nuit. Pour ce faire, nous monterons un maximum en journée et nous chargerons l'énergie des panneaux solaires dans des batteries afin de les utiliser la nuit et descendre quelque peu afin d'économiser de l'énergie acquise." SolarImpulse est un énorme avion, mais qui ne pèse que relativement peu. "C'est vrai," répond Borschberg. "Nous devons prendre beaucoup de facteurs en compte lors de la construction, mais le poids est peut-être le point le plus important. SolarImpulse a une envergure de 80 mètres, tout comme un Airbus 380 , mais il ne pèse que 2 tonnes, contre 560 tonnes pour l' Airbus . Nous utilisons des panneaux solaire qui donnent un rendement de 20%. Il en existe avec un meilleur rendement, mais ceux-ci pèsent trop lourd, nous avons donc du faire un compromis, justement afin de limiter ce poids. C'est pourquoi aussi il n'y a de place que pour une personne, et dans la cabine la pression atmosphérique est maintenue à niveau par un minuscule moteur qui ne pèse que quelques centaines de grammes. La puissance moyenne de l'avion n'est pas plus de 12 PK. Ce qui est aussi peu que lors du viol pionnier des frères Wright en 1903. A titre de comparaison: un avion privé pour 4 personnes possède une puissance de 250 PK. L'engin n'est-il pas alors trop lent? "En effet. Nous allons voler en étapes, car un tour du monde non-stop à l'énergie solaire est pour l'instant impossible sur le plan technologique. Nous avons prévu cinq étapes, chacune de trois jours en l'air, pilotée en rotation par Bertrand Piccard et moi-même. Quinze jours de vol au total, et si l'on prend en considération le temps à terre, l'expédition prendra environ un mois à être réalisée. Nous ne pourrons pas voler à plus 120 à 130 km à l'heure. Et cela dépend aussi des conditions météorologiques." Des semences d'innovation Les conditions météorologiques! C'est le boulot du météorologue Luc Trullemans de l'IRM. Quelques semaines avant notre rencontre, il a assisté le premier vol virtuel du SolarImpulse au sein de l'Observatoire. Une simulation virtuelle par ordinateur d'un vol de Dubai aux Emirats Arabes Unis à Shenzhen en Chine, mais en tenant compte des conditions météorologiques réelles à ce moment précis. "Il faisait un temps parfait pour décoller," déclare Luc Trullemans. "Pourtant, nous avons eu quelques sueurs froides quand des nuages de mauvais temps ont commencé à se former, mais cela n'a pas été un problème pour finir. Nous volions d'Ouest en Est, et le but était de trouver le 'couloir' le plus adapté, avec un bon vent et beaucoup de soleil. On devait également éviter les moussons et – surtout – le cyclone Chanchu qui avait fait tant de dégâts aux Philippines et qui ravageait la côte Sud de la Chine juste après notre décollage." L'IRM n'est pas le seul partenaire de SolarImpulse . La plus grande partie du budget vient des sponsors principaux: Solvay et Omega . L'Université de Lausanne ( EPFL ) dispense un avis scientifique, l'Agence Spatiale Européenne ESA met sa technologie à disposition et le constructeur d'avions Dassault apporte son savoir-faire lors de la construction. Mais le vrai génie et les nouvelles technologies radicales viennent du groupe Altran , le engineering partner de SolarImpulse qui emploie 16.000 ingénieurs dans 19 pays européens. L'ingénieur Christian Le Liepvre est le leader de la collaboration entre Altran et SolarImpulse . "Lorsque Bertrand Piccard a présenté son projet de tour du monde à bord d'un avion solaire, nous n'avons pas dû y réfléchir à deux fois: on voulait à tout prix y collaborer. Pourtant, il est apparu très vite que ce projet ne serait pas des plus faciles: il y a énormément de paramètres à prendre en compte. Nous avons quand même tenu à le mener à terme, car c'est vraiment un projet pour le 21 ème siècle. Nous sommes en train aujourd'hui de planter des semences d'innovation, et qui sait quelles applications pratiques en découleront dans le futur." Une des plus grandes responsabilités de l'équipe technologique est la sécurité du pilote. Christian Le Liepvre en est plus que conscient: "Notre job n'est pas de prendre des risques, mais de lancer de nouvelles technologies. SolarImpulse doit voler, mais doit aussi être sans risque pour les pilotes. C'est pour cette raison que nous devons investir autant de temps et d'efforts que possible dans les tests et des simulations comme ici à l'IRM. C'est le boulot de nos ingénieurs de mettre tout et tout le monde sur le bon chemin, d'obtenir une collaboration optimale entre toutes les disciplines différentes, et ce malgré la difficulté de cette tâche." Pour conclure, encore un mot sur la sécurité. Quand Lindbergh a traversé pour la première fois l'océan, il n'avait pas de parachute sur lui car cela représentait un poids supplémentaire. Qu'en est-il du SolarImpulse ? "Oui, nous allons emporter un parachute," sourit Borschberg. "Le pilote et son matériel représentent 150 kg. C'est pour cela que nous avons besoin de cette envergure énorme de 80 mètres. Sans pilote, on aurait très bien pu la réduire à 15 mètres, mais alors il n'y a plus vraiment d'aventure…" (HDP) www.solarimpulse.com www.altran.com/be www.kmi.be
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Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage!
23/02/2012
Depuis le début de cette année, Onoz, un village du Namurois, compte un habitant de plus. Cet homme s'appelle Spyrou et est un homme de Néandertal. Une équipe de scientifiques belges et d'artistes hollandais ont en effet élaboré une reconstruction hyperréaliste à taille réelle de ce à quoi l'homme de Spy - car il s'agit bien de ce jeune Wallon âgé de 40.000 ans - aurait dû ressembler. Alors que Spyrou, en route vers sa nouvelle maison dans l'Espace de l'Homme de Spy dans la province de Namur, était mis à l'honneur au Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles, nous en avons profité pour tailler une bavette avec ses créateurs.
En 1886, Maximin Lohest et Marcel De Puydt découvraient dans la grotte de Spy quelques restes d'hommes préhistoriques. Après analyse, il est apparu que cette sorte différait radicalement de l'homme moderne. L''Homme de Spy' était un Néandertal.
Squelette virtuel
Les os furent datés: les Hommes de Néandertal de Spy étaient âgés d'environ 40.000 ans. Quand les héritiers de Lohest ont offert l
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Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN
12/12/2011
Sarah Glidden a toujours voulu devenir dessinatrice. Dans un studio de Brooklyn, New York, elle a cherché avec d'autres jeunes dessinateurs son propre style. Elle avait alors 25 ans et produisait des mini comics sur sa vie quotidienne. Jusqu'à ce qu'elle décide de partir en Israël, à la recherche d'inspiration pour une sorte de journal de bord en forme de BD. Une idée en or. Son récit de voyage est le graphic novel de l'année et sa traduction en français (Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)) semble suivre le même chemin.
Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus
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ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins
29/11/2011
Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.
GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur?
Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel
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Le nouveau Jean-Claude Van Damme?
18/10/2011
Passionné par les sports de combat depuis sa plus tendre enfance, Alan Delabie vient de tourner son premier film en tant que réalisateur, 8 Hours, un thriller psychologique dont il tient également le rôle principal. Alors, y a-t-il de la place pour deux Jean-Claude Van Damme dans notre pays? Réponse avec l'intéressé.
GUIDO: A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser aux arts martiaux? Alan Delabie: Dès l'âge de six ans, j'ai découvert les sports de combat, via mon grand frère qui avait des tas de posters de Bruce Lee dans sa chambre. D'abord impressionné par ces images violentes, ensuite intrigué, je suis enfin entré dans l'univers des arts martiaux. J'ai été immédiatement passionné. Pour moi, le karaté a directement été lié à l'artistique et non au combat. D'où
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Ice-Watch: La success-story
19/09/2011
Les montres Ice-Watch sont partout, autant dans les cours d'école du Sud du pays, sur les campus belges et étrangers que dans les clips de David Guetta ou au poignet de Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas. Comment Jean-Pierre Lutgen a-t-il réussi à envahir le monde de ses montres colorées? Entre deux déplacements à Hong Kong et à Miami, nous l'avons rencontré dans sa ville de cœur, Bastogne, pour en savoir plus.
Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
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Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND
06/06/2011
Le curriculum vitae du français Yann Arthus-Bertrand, qui expose jusqu'au 19 juin ses incroyables vidéos à Tour Taxis à Bruxelles (6 milliards d'Autres), se lit comme un roman d'aventures. Comment arrive-t-on à promener son appareil-photo dans les plus beaux paysages de la planète à bord de montgolfières ou d'hélicoptères et d'en faire son gagne-pain? Tentative de réponse ci-dessous.
Dès ses 23 ans, Yann Arthus-Bertrand s'est vu confier la direction d'une réserve naturelle du centre de la France, mais après quelques années son ambition de protéger la nature semblait trop importante pour se restreindre à la seule Europe. Il a ainsi déménagé pour le Kenya, où il a photographié pendant trois ans une famille de lions de la célèbre réserve sauvage Masai Mara. Pour gagner sa croute, il dirigeait un ballon, ce qui lui a permis pour la première fois de sa vie d'admirer la planè
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Le CV très chargé d'Adrien Devyver
05/06/2011
On l'avait affublé du quali de 'Haute Tension' chez les Scouts. Un titre qui colle parfaitement au personnage qu'est devenu aujourd'hui le volubile Adrien Devyver quand on regarde plus attentivement son parcours. Retour sur dix dates-clés qui ont façonné l'animateur de Sans chichis.
1999 - 2003: Quatre années d'études paramédicales
«J'ai débuté mon cursus universitaire par un an d'infirmier à l'ISEI de Woluwe avec l'envie de devenir urgentiste. Etant moi-même hyperactif, je recherchais l'adrénaline de ce métier. Bien que j'aie réussi ma première année, les horaires difficiles et le manque de reconnaissance de ce métier m'ont décidé à abandonner ces études pour des candidatures en kiné que j'ai faites en trois
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Son métier: préparer les cadavres!
21/03/2011
Quand Bernard Caelen a contacté le Guido Magazine pour parler de son métier, on en est resté circonspect pendant quelques minutes. Il est en effet prosecteur à la Faculté de Médecine de l'UCL (Woluwe). En d'autres mots, il prépare les cadavres pour les étudiants en médecine. Un métier qui en dégoûterait plus d'un, mais que Bernard exerce avec une passion certaine.
GUIDO: Avant d'arriver à l'unité d'Anatomie humaine, vous aviez plutôt un job de bureau.
Bernard Caelen: J'ai un très long parcours professionnel. Je m'étais d'abord destiné aux sciences économiques avant de passer par tous les cas de figures possibles et imaginables: CDD, délocalisation, faillite, restructuration du personnel, … J'ai ainsi exercé mille et un métiers. Je travaillais dans un service de facturation avant de tomber sur une offre d'emploi pour un prosecteur. C'est
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Interview de Pierre Hamblenne - Créateur de vêtements
22/02/2011
En 2007, alors qu'il n'a que 19 ans à l'époque, Pierre Hamblenne décide de lancer sa propre société de vêtements. C'est ainsi que la marque JJOY a vu le jour et commence petit à petit à se faire un nom dans le microcosme de la mode belge. Rencontre avec un créateur passionné.
GUIDO: Tu as suivi des études à HEC-Liège. Pierre Hamblenne:C'est exact, mais je me suis arrêté au graduat. En effet, j'ai lancé la marque JJOY alors que j'étais toujours aux études et cela a tellement pris d'ampleur que j'ai été obligé de saisir la vague au bon moment. Soit je continuais à faire les deux choses à moitié, soit je m'investissais totalement dans mon projet.<
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Les confessions d'un ancien détective privé
17/11/2010
Qui n'a jamais été fasciné par la mystérieuse profession de détective privé? Ils foisonnent en effet dans la fiction, dans les romans comme au cinéma. Pourtant, près de chez nous, ils sont des centaines à œuvrer dans la plus grande discrétion. Nous avons rencontré l'un d'entre eux fraîchement reconverti en médiateur afin d'en savoir plus sur ce métier insolite.
Après des études en psychologie à Louvain, Philippe Dylewski a entamé sa carrière professionnelle par une année en tant qu'éducateur pour les jeunes délinquants. N'ayant pas accroché avec cette profession, il décide d'acheter un registre de commerce en activité complémentaire et se tourne vers le recrutement pendant quinze ans. Jusqu'à ce qu'il décide de devenir détective privé…
«Il n'y a jamais de dénouement heureux»
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