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Nancy Vermeulen: Scientifique, pilote et exploratrice sur Mars
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Nancy Vermeulen: Scientifique, pilote et exploratrice sur Mars


Posté: 15/09/2010
Catégorie: Jobwatch


En février dernier, une équipe de six Belges se sont rendus pour la première fois dans la Mars Desert Research Station dans le désert de l'Utah. Pendant deux semaines, ils ont ainsi pu simuler un séjour sur la planète rouge. Leur commandant se nomme Nancy Vermeulen, scientifique de l'IRM (Institut Royal Météorologique) à Uccle qui rêve de parcourir l'espace.


Nancy Vermeulen: Il y a deux manières différentes de toucher la conquête spatiale: une carrière scientifique ou une carrière opérationnelle en tant que pilote. Ou les deux, c'est encore mieux. A 18 ans, j'ai choisi d'étudier la physique (option astronomie) après avoir pratiquement passé toute ma jeunesse dans l'observatoire Urania à Hove. Après mes quatre années d'études, j'ai suivi une formation de pilote de ligne. Mon ambition était de combiner le vol avec les sciences. C'est alors que la Sabena a fait faillite. Afin de pouvoir continuer à payer mon prêt d'études, j'ai choisi de voler pour DHL, entre autres vers l'Afrique et le Moyen-Orient. Ce fut une période fantastique, mais l'insécurité ne faisait que grandir alors que je voulais construire une vie assez stable. Ce qui m'a conduit à me tourner vers les sciences. J'ai d'abord travaillé à un projet pour l'Université Technique de Delft avant de postuler auprès de l'IRM pour un emploi de collaborateur scientifique. Un poste que je combine avec celui d'instructeur de vol à Anvers. J'ai donc bien réalisé mes deux ambitions.
 
GUIDO: Nancy, vous êtes une workaholic!
Nancy Vermeulen: (rires) Je ne peux pas le nier, c'est vrai!
 
Les aventures du Crew 90
 
GUIDO: Dites-nous en plus sur cette mission Mars. Quelque part dans l'Utah se trouve une base permanente où différentes équipes se succèdent…
Nancy Vermeulen: Je ne l'appellerais pas base. C'est plutôt une field station. Elle existe depuis 1992 et mesure huit mètres de diamètre. Au rez-de-chaussée se trouvent le labo, une petite salle de bains et une sorte de toilette et au premier étage, la cuisine, l'espace de travail et les chambres à coucher. C'est ici qu'une équipe de six personnes peut simuler un séjour sur la planète Mars pendant quatorze jours.
 
GUIDO: Comment tout cela a-t-il commencé?
Nancy Vermeulen: C'était mon idée, au sein de la Mars Society Belgium. Il y a deux ans, j'ai organisé à Anvers la huitième Conférence Européenne sur Mars, avec des scientifiques du monde entier. Ce fut un tel succès que la Mars Society Belgium a été enthousiasmée et que j'ai pris les rênes de l'association pour en faire une ASBL. Pour la mettre en lumière, j'ai entrepris d'envoyer six Belges dans la Mars Desert Research Station: trois Wallons et trois Flamands. Je voulais une équipe hétéroclite et donc pas seulement des scientifiques. Il y avait donc entre autres une étudiante de 17 ans et une enseignante de 52 ans dans notre équipe.
 
GUIDO: En quoi cela consiste-t-il?
Nancy Vermeulen: C'est une combinaison d'expériences scientifiques et de public outreach. Pendant notre séjour, nous avons noué un contact direct avec 25 écoles et associations. C'était justement mon but: propager l'enthousiasme autour de la navigation spatiale auprès des jeunes. Je suis donc très heureuse que le projet perdure chez les étudiants. Pendant les vacances de Pâques, un groupe d'étudiants de l'UCL se sont rendus dans la Mars Desert Research Station. On était le crew 90, ils sont le crew 94. J'aimerais instaurer une tradition annuelle: envoyer un groupe d'étudiants belges sur 'Mars'. Une chouette initiative, non?
 
Se croire sur Mars
 
GUIDO: A quel point avez-vous pris cette simulation au sérieux? Vous étiez en effet en plein milieu d'un parc naturel américain et non réellement sur Mars.
Nancy Vermeulen: Nous l'avons prise au sérieux. L'environnement était si désolé et lointain qu'on pouvait concrètement s'imaginer déambuler sur Mars. Avec les bourdonnements des ventilateurs du casque, aucun signe de vie à l'horizon, on s'y croyait vraiment. Dans le module, on pouvait bouger librement, mais les promenades dans l'espace étaient strictement réglementées: impossible de sortir sans sa combinaison spatiale à travers la double porte hermétique, vu que la pression sur Mars est plus faible que sur Terre. Le reste du temps était consacré à la survie car les systèmes doivent continuer à fonctionner. Chaque jour, de l'eau devait être pompée, on fixait des heures pour une utilisation économique de la douche et des toilettes, le système de recyclage était pris en considération, … On s'y habitue très vite. L'adrénaline de la simulation fait vite oublier le manque de confort. Pourtant, quand on est retourné dans le "vrai monde", inutile de vous expliquer à quel point on est devenu fou devant le premier restaurant qu'on a croisé! (rires)
 
GUIDO: Avez-vous un exemple à nous donner d'une expérience concrète?
Nancy Vermeulen: Pendant les explorations de l'espace, nous avons pris des échantillons de sol dans lesquels nous avons fait pousser des semences de plantes: des radis, des tomates, etc. Nous avons étudié la différence de croissance entre les semences normales et des semences qui sont restées pendant six mois dans l'espace. Ces dernières nous ont été procurées par la NASA. Elles semblaient influencées par leur séjour dans l'espace, car les plantes ont grandi plus rapidement et sont devenues plus grandes. Il est possible qu'elles aient été transformées génétiquement par le rayonnement cosmique. Une expérience importante, car si on devait aller un jour sur Mars et on arrive avec des semences manipulées génétiquement qui ne font pas ce qu'on attend d'elles, on est alors confronté à un grave problème.
 
GUIDO: Vous travaillez pour l'IRM. Quel est le rapport entre la météorologie et la conquête spatiale?
Nancy Vermeulen: La Terre a un système météorologique très développé. Si on peut l'expliquer, il est alors possible de comprendre le temps sur Mars, car le climat est là plus facile à étudier. Le contraire est également vrai: si on étudie les extrêmes climatiques, par exemple sur Mars ou Vénus, on en apprend alors plus sur le système météorologique sur Terre. Pendant ma mission sur Mars, j'ai réalisé une expérience de l'IRM afin de mesurer les poussières présentes dans l'atmosphère.
 
GUIDO: Pensez-vous un jour avoir la chance d'aller réellement dans l'espace?
Nancy Vermeulen: Il y a deux ans, j'ai participé aux épreuves de sélection pour les astronautes de l'ESA. J'ai passé les premières épreuves, mais politiquement c'est difficile avec Frank De Winne et le fait qu'il ne puisse y avoir qu'un seul astronaute belge à l'ESA en même temps. Peut-être que je tenterai ma chance autre part plus tard. Je pense que la navigation spatiale commerciale va rapidement se développer. Je suis d'ailleurs très contente de l'approche d'Obama qui aspire à ce que la navigation spatiale ne soit plus dans le domaine public. Cela élargirait le marché, permettrait aux investisseurs privés de prendre davantage d'initiatives et de donner un maximum de subsides. Voilà le futur de la navigation spatiale pour moi, ce qui est un plus pour l'économie.
 
GUIDO: Accepteriez-vous de partir pour Mars même si cela représentait une expédition dangereuse de plusieurs années?
Nancy Vermeulen: (ferme) Evidemment. Sans aucun doute.
 


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Squelette virtuel

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Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus



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Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.


GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur? Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel



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