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Interview de Pierre Hamblenne - Créateur de vêtements
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Interview de Pierre Hamblenne - Créateur de vêtements


Posté: 22/02/2011
Catégorie: Jobwatch


En 2007, alors qu'il n'a que 19 ans à l'époque, Pierre Hamblenne décide de lancer sa propre société de vêtements. C'est ainsi que la marque J&JOY a vu le jour et commence petit à petit à se faire un nom dans le microcosme de la mode belge. Rencontre avec un créateur passionné.


GUIDO: Tu as suivi des études à HEC-Liège.
Pierre Hamblenne:C'est exact, mais je me suis arrêté au graduat. En effet, j'ai lancé la marque J&JOY alors que j'étais toujours aux études et cela a tellement pris d'ampleur que j'ai été obligé de saisir la vague au bon moment. Soit je continuais à faire les deux choses à moitié, soit je m'investissais totalement dans mon projet.
GUIDO: Cela a-t-il toujours fait partie de tes rêves de créer ta propre entreprise?
Pierre Hamblenne:Oui, c'est une sorte de tradition familiale. Mon père était entrepreneur et je ne me suis jamais posé la question de ce que j'allais devenir, tout s'est fait naturellement. J'ai d'ailleurs choisi de faire mes études à HEC assez instinctivement.
GUIDO: Ces études t'ont-elles aidé lors du lancement de ton entreprise?
Pierre Hamblenne:Il y a une partie des choses qui viennent naturellement; l'esprit d'entrepreneur, tu l'as ou tu ne l'as pas. Il peut venir de la tradition familiale ou d'expériences passées. Il ne faut pas pour autant négliger les bases (en marketing par exemple) que l'on t'apprend à l'université. Il est impossible de réussir sans ces bases très importantes.
 
Plutôt entrepreneur que designer
 
GUIDO: D'où t'est venue l'idée de te lancer dans les vêtements? Es-tu également designer ou seulement entrepreneur?
Pierre Hamblenne:A la base, j'avais l'idée de lancer une marque de vêtements. Une idée assez floue au départ. Ce n'est pas le genre de projet commun comme ouvrir un magasin ou une société de consultance. Au début, je n'avais pas d'équipe autour de moi, je m'y suis donc pris tout seul, y compris pour le design. Petit à petit, la structure a évolué si bien qu'aujourd'hui je me considère plutôt comme entrepreneur que designer.
GUIDO: Quelles ont été les principales démarches que tu as eu à entreprendre lors des premières semaines d'activité de ta société?
Pierre Hamblenne:Je me suis fait encadrer durant les premiers jours, je n'ai pas arrêté de demander des conseils à gauche et à droite. Avoir une idée et être motivé, c'est une chose, mais savoir si elle sera viable en est une autre. D'où l'intérêt de faire valider son business plan. Ensuite, la chasse aux financements peut commencer, via des subsides, via des économies ou via ses parents. De fil en aiguille et de contact en contact, tout s'est passé relativement bien pour moi.
GUIDO: Au début, J&JOY, ce n'était que des polos déclinés en plusieurs couleurs, et maintenant?
Pierre Hamblenne:On a vite décliné la collection et on propose maintenant des modèles uniques, une collection enfant, des vestes, des sweats à capuches, des T-shirts, … Petit à petit, la collection s'agrandit. On en est déjà à notre septième collection et on a constaté une nette évolution par rapport à notre première collection.
GUIDO: Quelle est la philosophie de la marque et pourquoi ce nom, J&JOY?
Pierre Hamblenne:J'ai trouvé le nom de la marque sur un vol en revenant d'Asie. Je voulais un produit positif et coloré, c'est ainsi que je suis arrivé au mot anglais enjoy. Mélangé à une autre expression anglaise (to be in: être à la mode), on en est arrivé Ãin-joy. Pour le logo, j'ai lancé un concours dans une école de graphisme à Namur et j'ai immédiatement flashé pour un logo bien spécifique. Mais les personnes qui ne connaissaient pas la marque ont commencé à mal la prononcer vis-à-vis de ce logo (voir photo): c'est ainsi que la marque est devenue J&JOY. C'est donc un concours de circonstances. Je tiens également à préciser que nos vêtements se veulent éthiques et sont donc fabriqués sous le label Made in Dignity. Pour chaque produit vendu, une partie de l'argent aide également une fondation pour des enfants en Inde.
 
Enfoncer le clou
 
GUIDO: Comment s'articule une semaine de travail pour toi? Hamblenne:Dans mon secteur d'activités, ça fonctionne plutôt par partie d'année. Le mois de janvier est, par exemple, une grosse saison pour nous. Durant ce mois-là, je travaille de 9 à 19 heures avant de rentrer chez moi pour mieux revenir ensuite ici et travailler jusqu'à trois heures du matin! Alors qu'à d'autres époques, c'est nettement plus calme. C'est ça, être indépendant, on n'a jamais le même montant qui tombe à la fin de chaque mois, c'est assez fluctuant.
GUIDO: Ta marque est présente actuellement dans plus de 100 magasins, comment en es-tu arrivé à cette notoriété?
Pierre Hamblenne:Je n'avais aucune expérience dans le prêt-à-porter ou le textile. Même si j'avais une vague idée du fonctionnement de ce secteur, j'ai appris beaucoup sur le terrain. Lors du lancement de ma première collection, j'ai fait le tour des magasins de Wallonie où j'ai reçu un relativement bon accueil. Ils trouvaient ça en effet chouette que ce soit un jeune Wallon qui lance sa marque de vêtements. Petit à petit, j'ai commencé à me faire voir ou me faire entendre via des buzz marketing.
GUIDO: Comment t'expliques-tu le succès rencontré par ta marque?
Pierre Hamblenne:Je vois ma marque comme un clou que l'on essaie d'enfoncer petit à petit sur une planche en bois. C'est notamment grâce à une image bien communiquée, à de beaux catalogues et campagnes de publicités ou à des associations avec de bonnes personnes (comme des joueurs de foot du Standard par exemple) que le clou est progressivement rentré.
GUIDO: On suppose que ta principale envie maintenant est d'être exporté à l'étranger…
Pierre Hamblenne:Evidemment, la Belgique est un petit marché. Maintenant qu'on a réussi à se faire une place en Wallonie, le but est maintenant de se faire connaître en Flandre et dans les pays limitrophes.
GUIDO: Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui rêvent de monter leur propre société?
Pierre Hamblenne:Il faut avoir une idée en tête et être convaincu par celle-ci, y croire à fond et être ultra motivé. C'est la moindre des choses. Il ne faut aussi surtout pas s'imaginer gagner des dizaines de milliers d'euros dès le début. ça prend en effet du temps avant de pouvoir sortir quelque chose de la société. Il ne faut donc pas faire ça dans le seul but de gagner de l'argent. Enfin, il ne faut pas avoir peur de ne pas compter ses heures, car lancer une entreprise représente un investissement réel dans la vie de l'entrepreneur, cela n'a strictement rien à voir avec le métier d'employé.
 
 


Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage! Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage!
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Depuis le début de cette année, Onoz, un village du Namurois, compte un habitant de plus. Cet homme s'appelle Spyrou et est un homme de Néandertal. Une équipe de scientifiques belges et d'artistes hollandais ont en effet élaboré une reconstruction hyperréaliste à taille réelle de ce à quoi l'homme de Spy - car il s'agit bien de ce jeune Wallon âgé de 40.000 ans - aurait dû ressembler. Alors que Spyrou, en route vers sa nouvelle maison dans l'Espace de l'Homme de Spy dans la province de Namur, était mis à l'honneur au Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles, nous en avons profité pour tailler une bavette avec ses créateurs.


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Squelette virtuel

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Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.


GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur? Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel



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Passionné par les sports de combat depuis sa plus tendre enfance, Alan Delabie vient de tourner son premier film en tant que réalisateur, 8 Hours, un thriller psychologique dont il tient également le rôle principal. Alors, y a-t-il de la place pour deux Jean-Claude Van Damme dans notre pays? Réponse avec l'intéressé.


GUIDO: A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser aux arts martiaux? Alan Delabie: Dès l'âge de six ans, j'ai découvert les sports de combat, via mon grand frère qui avait des tas de posters de Bruce Lee dans sa chambre. D'abord impressionné par ces images violentes, ensuite intrigué, je suis enfin entré dans l'univers des arts martiaux. J'ai été immédiatement passionné. Pour moi, le karaté a directement été lié à l'artistique et non au combat. D'où



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Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
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Qui n'a jamais été fasciné par la mystérieuse profession de détective privé? Ils foisonnent en effet dans la fiction, dans les romans comme au cinéma. Pourtant, près de chez nous, ils sont des centaines à œuvrer dans la plus grande discrétion. Nous avons rencontré l'un d'entre eux fraîchement reconverti en médiateur afin d'en savoir plus sur ce métier insolite.

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