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ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins
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ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins


Posté: 29/11/2011
Catégorie: Jobwatch


Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.


 
GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur?
Eric Boschman
: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quelque sorte.
 
GUIDO: Apparemment, vous êtes sorti de ces études avec une certitude: que vous ne vouliez pas faire l'œnologie, ce qui est assez paradoxal quand on connaît la suite de votre carrière!
Eric Boschman
: Ce n'est pas tout-à-fait vrai! Je suis effectivement sorti en ne sachant pas ce que je voulais faire. Je savais seulement que je ne serais jamais cuisinier. Je m'imagine souvent comme une boule de flipper; il y a un jour quelqu'un qui a tiré l'élastique (mes parents), ça m'a propulsé et j'ai depuis beaucoup rebondi (essentiellement de femme en femme). Ce sont surtout les femmes qui m'ont formé. Donc, petit à petit, je me suis intéressé au vin.
 
«Mon job, c'est de dire aux gens: éclatez-vous!»
 
GUIDO: Vous avez travaillé ensuite dans de prestigieuses maisons, comme Romeyer ou Bruneau, alors triplement étoilés au Michelin.
Eric Boschman
: A cette époque-là, on était encore fier de rentrer quelque part pour bosser. Mes parents étaient tout fous! Comme si j'avais été consultant chez McKinsey dans une famille d'ingénieurs. Dès le départ, une sorte de consécration. J'ai commencé chez Romeyer comme commis, je me suis ensuite retrouvé chef de rang pour finalement aider le sommelier. Ensuite est venu Bruneau, l'année où j'ai été sacré Meilleur Sommelier de Belgique.
 
GUIDO: Vous avez beaucoup bougé au cours de votre carrière…
Eric Boschman
: Le travail du sommelier est assez routinier. Etant donné que j'ai toujours eu un problème avec la routine, j'ai beaucoup changé d'établissement au cours de ma carrière. J'ai en effet toujours fait des choix de plaisir avant de faire des choix économiques, donc quand je n'en pouvais plus, je partais. A L'Oasis (ndlr: qui est maintenant le Parc Savoy) par exemple, un client m'a regardé de travers quand je lui ai proposé un vin espagnol, ce qui était plutôt rare à l'époque. Je suis alors directement voir le directeur pour lui dire que si je ne partais pas immédiatement, je risquais de tuer un des clients! Je voulais bien faire la une des journaux, mais pas pour meurtre!
 
GUIDO: Vous êtes ensuite passé par La Manufacture, une brasserie de luxe.
Eric Boschman
: On m'a donné la possibilité de m'exprimer pleinement ÃLa Manufacture. Ils m'ont en effet accordé un budget d'un million de francs belges pour me constituer une cave. En un an, on est arrivé à un stock de deux millions et demi en cave. Ils m'ont alors gentiment demandé d'arrêter les frais! On travaillait là-bas à deux sommeliers, ce qui est unique en Belgique et on a conçu une carte à 50% française et 50% étrangère.
 
GUIDO: Deux ans plus tard, vous ouvrez votre propre établissement, le Pain et le Vin. Une nouvelle aventure?
Eric Boschman
: J'ai fondé cette adresse avec Alain Coumont, l'homme derrière Le Pain Quotidien. Cela a de nouveau suscité une certaine fierté chez mes parents. Pratiquement chaque membre de ma famille possède en effet son restaurant. J'y suis resté jusqu'à un grave accident de la route en 1999 qui m'a obligé à rester immobilisé pendant quatre mois. Quand je suis revenu au restaurant, les choses avaient tellement changé que je suis parti.
 
GUIDO: C'est alors que vous avez créé la Food and Wine Academy. Quel en est le concept?
Eric Boschman
: La Food and Wine Academy propose des cours d'alcoolisme, des cours d'obésité, de faire le clown pour les entreprises… Pour être plus sérieux, le but de cette académie est de donner de l'information en la sucrant, en la faisant un peu plus rigolote. Je crois en effet beaucoup au concept d'infotainment. Mon job est de dire aux gens: «Eclatez-vous, faites-vous plaisir, arrêtez de penser qu'il faut boire avec modération. Ce qui est important, c'est l'ivresse». A condition de ne pas conduire après, évidemment, il ne faut pas être idiot.
 
«Le pinard, ce n'est pas juste une bouteille, mais aussi tout ce qui va derrière»
 
GUIDO: Vous apparaissez beaucoup à la télé, notamment dans Sans chichis. Est-ce là quelque chose qui vous amuse particulièrement?
Eric Boschman
: Je pense être une véritable bête de médias. J'adore ça. Même si je n'aime pas me voir ou m'écouter. Que ce soit à la télé, en radio ou dans l'écriture, j'ai essayé de trouver mon système, qui consiste à être le plus spontané possible. Je suis donc un très mauvais comédien, incapable de jouer la comédie, même si je mens très bien à mes femmes!
 
GUIDO: Et la notoriété est-elle facile à gérer?
Eric Boschman
: Celui qui ose dire que la notoriété le dérange est un gros menteur. ça me fait même plutôt plaisir qu'on m'aborde dans la rue. Hier, alors que j'étais en train de boire un verre avec ma petite amie, un homme m'a apostrophé pour me dire qu'il adorait ce que je faisais et qu'il avait acheté une bouteille que j'avais conseillée en télé. Je trouve cela génial, c'est pour ce genre de choses que je fais mon métier. La notoriété est utile quand on peut la mettre au service de quelque chose.
 
GUIDO: Imaginons qu'un étudiant vous dise qu'il n'aime pas le vin, qu'auriez-vous envie de lui répondre?
Eric Boschman
: Premièrement, je lui dirais: «ce n'est pas grave», on ne peut en effet pas tout aimer. Mais je lui dirais aussi que s'il n'aime pas le vin, c'est qu'il n'a pas encore goûté celui qui lui convenait. Il suffit d'un déclic, ça a été la même chose pour moi. J'essaierais sans doute de lui expliquer que c'est un monde à part entière, que ce n'est pas juste la boisson qui est intéressante, mais c'est la culture qui va avec. Par exemple, un étudiant qui fait de la compta, il est tellement dans son domaine que si on lui dit 1515, il ne pense pas à Marignan, mais au taux de TVA d'un pays lambda! Ce qui démontre qu'on a perdu cette notion de culture universelle. Justement, dans le monde du vin, on est dans la notion d'universalité et de connaissance globale. Je m'explique: pour connaître le vin, il est utile d'avoir des notions de géologie, de géographie, de biologie, de chimie, de législation, d'histoire, de sociologie, … Tout ça se mêle; le pinard, ce n'est pas juste une bouteille, mais aussi tout ce qui va derrière. Voilà en quoi consiste mon boulot.
 
GUIDO: Pour un amateur, acheter une bouteille de vin dans un grand magasin relève du parcours du combattant…
Eric Boschman
: La majorité des gens choisit son vin en fonction des étiquettes et du prix. Justement, on essaie d'y remédier grâce à une nouvelle séquence dans Sans chichis. On a en effet lancé une première mondiale: une dégustation virtuelle. On demande donc aux spectateurs d'acheter une bouteille bien spécifique avant la séquence et le jour venu, on la déguste tous ensemble, par écrans interposés, et on leur demande de réagir par Internet.
 
GUIDO: Y a-t-il une façon idéale de déguster un verre de vin?
Eric Boschman
: Une bouteille de vin, c'est quelque chose qui se partage, entre amis. Si on boit sa bouteille tout seul, ça fait tout de suite fonctionnaire à la Communauté Française! Entre amis, on a souvent les mêmes goûts, on peut donc partager plus facilement. Je parle bien de vin, pas des filles, ça c'est plus difficile à partager!
 


Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage! Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage!
23/02/2012
Depuis le début de cette année, Onoz, un village du Namurois, compte un habitant de plus. Cet homme s'appelle Spyrou et est un homme de Néandertal. Une équipe de scientifiques belges et d'artistes hollandais ont en effet élaboré une reconstruction hyperréaliste à taille réelle de ce à quoi l'homme de Spy - car il s'agit bien de ce jeune Wallon âgé de 40.000 ans - aurait dû ressembler. Alors que Spyrou, en route vers sa nouvelle maison dans l'Espace de l'Homme de Spy dans la province de Namur, était mis à l'honneur au Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles, nous en avons profité pour tailler une bavette avec ses créateurs.


En 1886, Maximin Lohest et Marcel De Puydt découvraient dans la grotte de Spy quelques restes d'hommes préhistoriques. Après analyse, il est apparu que cette sorte différait radicalement de l'homme moderne. L''Homme de Spy' était un Néandertal.

Squelette virtuel

Les os furent datés: les Hommes de Néandertal de Spy étaient âgés d'environ 40.000 ans. Quand les héritiers de Lohest ont offert l



Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN
12/12/2011
Sarah Glidden a toujours voulu devenir dessinatrice. Dans un studio de Brooklyn, New York, elle a cherché avec d'autres jeunes dessinateurs son propre style. Elle avait alors 25 ans et produisait des mini comics sur sa vie quotidienne. Jusqu'à ce qu'elle décide de partir en Israël, à la recherche d'inspiration pour une sorte de journal de bord en forme de BD. Une idée en or. Son récit de voyage est le graphic novel de l'année et sa traduction en français (Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)) semble suivre le même chemin.


Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus



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Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.


GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur? Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel



Le nouveau Jean-Claude Van Damme? Le nouveau Jean-Claude Van Damme?
18/10/2011
Passionné par les sports de combat depuis sa plus tendre enfance, Alan Delabie vient de tourner son premier film en tant que réalisateur, 8 Hours, un thriller psychologique dont il tient également le rôle principal. Alors, y a-t-il de la place pour deux Jean-Claude Van Damme dans notre pays? Réponse avec l'intéressé.


GUIDO: A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser aux arts martiaux? Alan Delabie: Dès l'âge de six ans, j'ai découvert les sports de combat, via mon grand frère qui avait des tas de posters de Bruce Lee dans sa chambre. D'abord impressionné par ces images violentes, ensuite intrigué, je suis enfin entré dans l'univers des arts martiaux. J'ai été immédiatement passionné. Pour moi, le karaté a directement été lié à l'artistique et non au combat. D'où



Ice-Watch: La success-story Ice-Watch: La success-story
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Les montres Ice-Watch sont partout, autant dans les cours d'école du Sud du pays, sur les campus belges et étrangers que dans les clips de David Guetta ou au poignet de Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas. Comment Jean-Pierre Lutgen a-t-il réussi à envahir le monde de ses montres colorées? Entre deux déplacements à Hong Kong et à Miami, nous l'avons rencontré dans sa ville de cœur, Bastogne, pour en savoir plus.

Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
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Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND
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Le curriculum vitae du français Yann Arthus-Bertrand, qui expose jusqu'au 19 juin ses incroyables vidéos à Tour Taxis à Bruxelles (6 milliards d'Autres), se lit comme un roman d'aventures. Comment arrive-t-on à promener son appareil-photo dans les plus beaux paysages de la planète à bord de montgolfières ou d'hélicoptères et d'en faire son gagne-pain? Tentative de réponse ci-dessous.

Dès ses 23 ans, Yann Arthus-Bertrand s'est vu confier la direction d'une réserve naturelle du centre de la France, mais après quelques années son ambition de protéger la nature semblait trop importante pour se restreindre à la seule Europe. Il a ainsi déménagé pour le Kenya, où il a photographié pendant trois ans une famille de lions de la célèbre réserve sauvage Masai Mara. Pour gagner sa croute, il dirigeait un ballon, ce qui lui a permis pour la première fois de sa vie d'admirer la planè



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On l'avait affublé du quali de 'Haute Tension' chez les Scouts. Un titre qui colle parfaitement au personnage qu'est devenu aujourd'hui le volubile Adrien Devyver quand on regarde plus attentivement son parcours. Retour sur dix dates-clés qui ont façonné l'animateur de Sans chichis.


1999 - 2003: Quatre années d'études paramédicales

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Quand Bernard Caelen a contacté le Guido Magazine pour parler de son métier, on en est resté circonspect pendant quelques minutes. Il est en effet prosecteur à la Faculté de Médecine de l'UCL (Woluwe). En d'autres mots, il prépare les cadavres pour les étudiants en médecine. Un métier qui en dégoûterait plus d'un, mais que Bernard exerce avec une passion certaine.

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En 2007, alors qu'il n'a que 19 ans à l'époque, Pierre Hamblenne décide de lancer sa propre société de vêtements. C'est ainsi que la marque JJOY a vu le jour et commence petit à petit à se faire un nom dans le microcosme de la mode belge. Rencontre avec un créateur passionné.

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Qui n'a jamais été fasciné par la mystérieuse profession de détective privé? Ils foisonnent en effet dans la fiction, dans les romans comme au cinéma. Pourtant, près de chez nous, ils sont des centaines à œuvrer dans la plus grande discrétion. Nous avons rencontré l'un d'entre eux fraîchement reconverti en médiateur afin d'en savoir plus sur ce métier insolite.

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