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Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN
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Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN


Posté: 12/12/2011
Catégorie: Jobwatch


Sarah Glidden a toujours voulu devenir dessinatrice. Dans un studio de Brooklyn, New York, elle a cherché avec d'autres jeunes dessinateurs son propre style. Elle avait alors 25 ans et produisait des mini comics sur sa vie quotidienne. Jusqu'à ce qu'elle décide de partir en Israël, à la recherche d'inspiration pour une sorte de journal de bord en forme de BD. Une idée en or. Son récit de voyage est le graphic novel de l'année et sa traduction en français (Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)) semble suivre le même chemin.


 
Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus influencée par la Ligne Claire que par les comics américains.»
 
Voyage gratuit grâce à Birthright Israël
 
GUIDO: Vous avez voyagé vers Israël avec Birthright. Expliquez à nos lecteurs non juifs en quoi cela consiste?
Sarah: C'est une compagnie qui propose un vol gratuit vers Israël aux jeunes juifs de 18 à 26 ans qui n'habitent pas en Israël et n'y sont jamais allés. Birthright a été créée en Amérique, mais c'est une compagnie internationale. On a également rencontré des groupes Birthright russes, par exemple. Quand on y participe, il ne faut pas s'attendre à des vacances gratuites où tout est permis. C'est un voyage accompagné avec un certain nombre d'arrêts obligatoires.
GUIDO: Birthright n'est donc pas une initiative émanant de l'état d'Israël?
Sarah: Non, mais Israël règle un tiers des coûts, bien qu'ils aient été récalcitrants au départ.
GUIDO: Vous vous êtes inscrite, tout en étant relativement sceptique sur la démarche.
Sarah: J'étais en effet sceptique, mais j'avais une autre mission. Je venais de commencer à faire des bandes dessinées. Une sorte de carnet de bord autobiographique, qui commençait petit à petit à m'ennuyer. Je voulais mettre en route un projet plus important, tout en ne sachant pas quelle en serait son essence. Un jour, alors que je discutais avec ma mère d'Israël et de tout ce qui s'y passe, elle m'a conseillé - à juste titre - de m'y rendre pour constater la situation de mes propres yeux avant d'émettre un jugement. En plus, j'étais encore assez jeune pour participer à un voyage de Birthright. Je n'avais jamais eu envie d'y prendre part, car j'assimilais cela à de la propagande, mais j'ai pensé: ah ah, il y a peut-être de la matière à faire un bouquin.
GUIDO: Les gens de Birthright étaient-ils au courant que vous partiez dans le but d'écrire une BD?
Sarah: Oui, j'ai toujours été honnête là-dessus. Je pouvais difficilement le cacher, car j'étais tout le temps en train de griffonner dans mon bloc-notes. J'étais cette fille étrange qui écrivait une bande dessinée sur le voyage, mais après deux jours personne n'y prêtait plus attention. Je pense même qu'ils ne me croyaient pas vraiment. (rires) A ce moment-là, je n'avais pas encore fait mes preuves en tant qu'auteur de BD.
 
Un rêve qui se réalise
 
GUIDO: Qu'est-ce que vous griffonniez dans ce carnet? Une première version du scénario? Des esquisses?
Sarah: Quelques esquisses, mais le plus souvent de simples notes. J'écrivais ce que les gens autour de moi me racontaient tout en essayant de mettre mes propres pensées sur papier afin de pouvoir évoquer plus tard mon état d'esprit du moment. J'ai également pris beaucoup de photos, qui m'ont servi de base pour les décors.
GUIDO: Vos préjugés ont-ils été confirmés sur place?
Sarah: Non, ce fut un trip surprenant. Le guide se révéla être plutôt de gauche, il a en effet parlé de la question de la Palestine dès le premier jour. Il n'y avait pas de sujets tabous, bien qu'ils insistaient sur le fait qu'ils ne pouvaient raconter l'histoire que du point de vue israélien. C'était Birthright Israël, et pas Birthright Palestina. J'ai beaucoup de respect pour cette ouverture. Je ne m'étais pas attendu à ça.
GUIDO: Comment comprendre Israël en 60 jours est devenu un livre de deux-cents pages, bien que vous ayez commencé par rédiger de petits chapitres que vous imprimiez et distribuiez vous-même.
Sarah: Eh bien, je n'aurais jamais imaginé qu'un éditeur soit intéressé. Je fabriquais moi-même mes mini comics, avec des agrafes, qui étaient distribués aux States par les magasins de BD et les salons indépendants. C'est de cette façon que j'ai publié mes deux premiers chapitres et ai été remarquée par un rédacteur de DC Vertigo lors d'un salon à New York. Deux jours plus tard, je recevais un mail m'apprenant qu'ils désiraient en faire un graphic novel. Une super nouvelle naturellement. Et que mon livre soit publié et traduit dans le monde entier, c'est naturellement un rêve qui se réalise pour une jeune dessinatrice comme moi.
GUIDO: Les carnets de voyage en format BD sont-ils votre truc? Sarah Glidden est-elle un sorte de reporter globe-trotter?
Sarah: Je ne pense pas. Je veux encore faire beaucoup d'autres choses. Cela m'importe peu que les gens veuillent me mettre dans une case. 'Reporter globe-trotter'… (rires) Je veux simplement écrire des bandes dessinées à propose de mon quotidien. On verra de quoi il sera fait à l'avenir.
GUIDO: Vous travaillez avec d'autres auteurs de BD dans un atelier de Brooklyn. Pensez-vous vous influencer entre vous? Sarah: C'est inévitable. Et cela ne vaut pas seulement pour un atelier de BD, c'est également le cas pour tous les lieux où des artistes créent au même endroit. On ne pique pas le travail des autres consciemment, mais on s'échange inévitablement des idées ou des techniques. Dans notre studio, on dénombre des styles totalement différents, mais c'est très rafraîchissant et inspirant de discuter de nos idées entre nous.
GUIDO: Vous êtes critiques entre vous?
Sarah: Je suis folle du travail de tous les membres de notre atelier, ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas ouverte aux critiques constructives. Quand on n'est pas sûr de soi, on peut immédiatement demander l'avis d'un collègue. On s'aide beaucoup entre nous.
 
La bande dessinée belge
 
GUIDO: Vous lisiez des bandes dessinées belges pendant votre enfance à New York?
Sarah: Et comment! Il y a beaucoup d'Américains qui ont grandi avec Tintin.
GUIDO: Ah bon? Je suis surpris, car je pensais que les Américains n'avaient aucune idée de qui était Tintin avant que Spielberg n'en fasse une adaptation cinématographique.
Sarah: Tous les jeunes dessinateurs de BD américains que je connais sont fans de Tintin. Et pas seulement d'un point de vue professionnel, mais depuis leur plus tendre enfance. Et c'est la même chose avec les Schtroumpfs. Les BD de Peyo sont savoureuses. C'est une honte que la plupart des Américains ne sachent pas que les Schtroumpfs ont été créés en Belgique.
GUIDO: Ne m'en parlez pas, il y a aussi beaucoup de Français qui pensent que Tintin vient de France, alors que c'est un véritable ket bruxellois.
Sarah: (rires)
  


Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage! Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage!
23/02/2012
Depuis le début de cette année, Onoz, un village du Namurois, compte un habitant de plus. Cet homme s'appelle Spyrou et est un homme de Néandertal. Une équipe de scientifiques belges et d'artistes hollandais ont en effet élaboré une reconstruction hyperréaliste à taille réelle de ce à quoi l'homme de Spy - car il s'agit bien de ce jeune Wallon âgé de 40.000 ans - aurait dû ressembler. Alors que Spyrou, en route vers sa nouvelle maison dans l'Espace de l'Homme de Spy dans la province de Namur, était mis à l'honneur au Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles, nous en avons profité pour tailler une bavette avec ses créateurs.


En 1886, Maximin Lohest et Marcel De Puydt découvraient dans la grotte de Spy quelques restes d'hommes préhistoriques. Après analyse, il est apparu que cette sorte différait radicalement de l'homme moderne. L''Homme de Spy' était un Néandertal.

Squelette virtuel

Les os furent datés: les Hommes de Néandertal de Spy étaient âgés d'environ 40.000 ans. Quand les héritiers de Lohest ont offert l



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ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins
29/11/2011
Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.


GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur? Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel



Le nouveau Jean-Claude Van Damme? Le nouveau Jean-Claude Van Damme?
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Passionné par les sports de combat depuis sa plus tendre enfance, Alan Delabie vient de tourner son premier film en tant que réalisateur, 8 Hours, un thriller psychologique dont il tient également le rôle principal. Alors, y a-t-il de la place pour deux Jean-Claude Van Damme dans notre pays? Réponse avec l'intéressé.


GUIDO: A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser aux arts martiaux? Alan Delabie: Dès l'âge de six ans, j'ai découvert les sports de combat, via mon grand frère qui avait des tas de posters de Bruce Lee dans sa chambre. D'abord impressionné par ces images violentes, ensuite intrigué, je suis enfin entré dans l'univers des arts martiaux. J'ai été immédiatement passionné. Pour moi, le karaté a directement été lié à l'artistique et non au combat. D'où



Ice-Watch: La success-story Ice-Watch: La success-story
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Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
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Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND
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Dès ses 23 ans, Yann Arthus-Bertrand s'est vu confier la direction d'une réserve naturelle du centre de la France, mais après quelques années son ambition de protéger la nature semblait trop importante pour se restreindre à la seule Europe. Il a ainsi déménagé pour le Kenya, où il a photographié pendant trois ans une famille de lions de la célèbre réserve sauvage Masai Mara. Pour gagner sa croute, il dirigeait un ballon, ce qui lui a permis pour la première fois de sa vie d'admirer la planè



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On l'avait affublé du quali de 'Haute Tension' chez les Scouts. Un titre qui colle parfaitement au personnage qu'est devenu aujourd'hui le volubile Adrien Devyver quand on regarde plus attentivement son parcours. Retour sur dix dates-clés qui ont façonné l'animateur de Sans chichis.


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Quand Bernard Caelen a contacté le Guido Magazine pour parler de son métier, on en est resté circonspect pendant quelques minutes. Il est en effet prosecteur à la Faculté de Médecine de l'UCL (Woluwe). En d'autres mots, il prépare les cadavres pour les étudiants en médecine. Un métier qui en dégoûterait plus d'un, mais que Bernard exerce avec une passion certaine.

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En 2007, alors qu'il n'a que 19 ans à l'époque, Pierre Hamblenne décide de lancer sa propre société de vêtements. C'est ainsi que la marque JJOY a vu le jour et commence petit à petit à se faire un nom dans le microcosme de la mode belge. Rencontre avec un créateur passionné.

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Qui n'a jamais été fasciné par la mystérieuse profession de détective privé? Ils foisonnent en effet dans la fiction, dans les romans comme au cinéma. Pourtant, près de chez nous, ils sont des centaines à œuvrer dans la plus grande discrétion. Nous avons rencontré l'un d'entre eux fraîchement reconverti en médiateur afin d'en savoir plus sur ce métier insolite.

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