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Interview de Stéphanie: vétérinaire
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Interview de Stéphanie: vétérinaire


Posté: 31/01/2012
Catégorie: Starters


Se lancer en tant qu'indépendant n'est pas une mince affaire. Ce mois-ci, nous avons rencontré Stéphanie Franquet, jeune vétérinaire de 25 ans, qui nous en dit un peu plus sur son parcours, les embûches qu'elle a eu à éviter avant de s'installer et son quotidien de vétérinaire.


Stéphanie: Je pratique la médecine générale des petits animaux de compagnie et des chevaux (y compris la dentisterie équine), l’ostéopathie équine et canine ainsi que la physiothérapie équine et canine. Je suis basée dans la Province de Liège et j’exerce dans toute la Belgique.
 
GUIDO: Devenir vétérinaire a-t-il toujours fait partie de tes rêves? Stéphanie: Oui! Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu devenir vétérinaire. J’ai grandi à la campagne, entourée d’animaux et j’ai toujours voulu travailler avec eux. Ensuite, au fil de mes études, j’ai développé un profond intérêt pour tout ce qui touche à la physiothérapie, la rééducation et la médecine sportive. L’ostéopathie s’est aussi imposée naturellement dans un souci d’envisager le patient dans sa globalité.
 
«On ne manipule pas un cheval de 500 kilos comme on le ferait avec un chihuahua!»
 
GUIDO: Pourquoi avoir choisi la spécialité des chevaux?
Stéphanie: Les chevaux me fascinent et en même temps, il est très difficile de travailler avec eux. On ne manipule pas un cheval de 500 kilos comme on le ferait avec un chihuahua! Il faut réussir à se faire accepter et créer un vrai climat de confiance si on veut pouvoir les traiter car par la force, on n’obtient jamais rien d’un cheval. Travailler avec les chevaux demande aussi une extrême vigilance de tous les instants. Il faut toujours garder à l’esprit qu’un cheval est un herbivore et donc une proie (à la différence des chiens et des chats qui sont des prédateurs dans la nature); sa seule défense est la fuite et lorsqu’il panique, il vaut mieux ne pas être dans le chemin! Mais une fois qu’on réussit à entrer dans sa bulle, c’est un animal très sensible et généreux.
 
GUIDO: Ces études n'ont-elles pas trop été exigeantes?
Stéphanie: Les études sont longues et difficiles mais je pense qu’il faut tout simplement savoir ce qu’on veut. Je n’imaginais pas ma vie sans ce métier, je n’y ai même jamais pensé. De ce fait, il était pour moi normal de travailler un maximum pour arriver à mes fins. Et même si les études sont difficiles, cette période reste un des meilleurs moments de la vie et il faut en profiter!
 
GUIDO: La transition entre les études et la vie active a-t-elle été difficile?
Stéphanie: Un peu au début, mais je pense que cela vaut pour tout le monde. C’est normal, on passe d’un statut d’insouciance et d’une vie protégée à l’université pour entrer dans la "vraie" vie avec toutes les responsabilités que cela implique.
 
GUIDO: As-tu rencontré des difficultés à te lancer en tant qu'indépendante?
Stéphanie: Pas particulièrement, mais j’ai la chance d’avoir un papa qui s’occupe d’une grande partie de ma paperasse ce qui est un vrai atout, surtout quand on débute. Le plus difficile a peut-être été de s’y retrouver dans les nombreuses démarches administratives à effectuer.
 
«Il y a beaucoup de concurrence entre les vétérinaires»
 
GUIDO: Le milieu vétérinaire est-il un milieu facile?
Stéphanie: Je pense qu’en règle générale, les relations entre confrères sont bonnes. Mais il y a aussi pas mal de concurrence car le nombre de vétérinaires exerçant en Belgique est hallucinant! Le marché est saturé, on trouve des vétérinaires à tous les coins de rue, d’où une certaine concurrence, logique je pense. La solution est d’aller s’installer en France ou ailleurs où il y a une demande. Pour ma part, je suis trop attachée à mes racines pour l’envisager.
 
GUIDO: Faut-il être davantage passionné que dans un autre métier pour être vétérinaire?
Stéphanie: Oui, définitivement! Je pense que ce métier est trop dur et demande un investissement personnel trop important que pour tenir le coup si on n’est pas passionné. D’ailleurs, il arrive que certains confrères changent de métier après quelques années de pratique.
 
GUIDO: Est-il facile de se faire une clientèle?
Stéphanie: Non, ce n’est évidemment pas facile et je n’en suis encore qu’au début. Il faut s’imaginer qu’une fois diplômé, le plus dur reste à faire. On débarque sur le marché, jeune, inexpérimenté, pas ou peu équipé et on doit rivaliser avec les confrères installés depuis des années, plein d’expérience, dotés d’équipements à la pointe de la technologie. Pas facile mais pas impossible non plus! Je pense que pour s’en sortir, il faut tout d’abord afficher une disponibilité et une motivation sans faille et ensuite, il faut se former pour se différencier des autres vétérinaires (par exemple, en dentisterie équine souvent délaissée par les vétérinaires) et offrir aux clients ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs (par exemple, la physiothérapie, encore peu connue en Belgique). On est alors "armés" pour rivaliser.
 
GUIDO: Tu n'es pas employée, cela comporte-t-il des inconvénients?
Stéphanie: Le plus gros inconvénient est que je n’ai pas de salaire fixe à la fin du mois, donc pas de sécurité financière. Mais les avantages sont nombreux à mes yeux: je suis libre de travailler à ma manière et de prendre le temps que j’estime nécessaire pour faire les choses. J’organise mes journées comme je le veux, je suis libre de choisir mes partenaires de travail et je sais que même si mes journées sont chargées, je travaille pour moi et cela est très satisfaisant.
 
«Ma voiture est en quelque sorte mon bureau!»
 
GUIDO: Comment s'articule une journée-type?
Stéphanie: Je n’ai pas de journée-type et c’est aussi un autre avantage. Je partage mon temps entre différentes cliniques petits animaux dans lesquelles j’assure les consultations de physiothérapie, les manèges et écuries où se trouvent mes patients équins et ma voiture dans laquelle je passe aussi beaucoup de temps. Je n’ai pas de cabinet, donc ma voiture est un peu mon bureau!
 
GUIDO: Quelles sont tes principales satisfactions à être ton propre patron?
Stéphanie: La liberté de vraiment m’organiser comme je le souhaite. Comme je l’ai dit, parfois j’estime qu’il est nécessaire de prendre dix minutes de plus que prévu avec certains patients. Je ne pense pas pouvoir supporter d’avoir quelqu’un derrière moi qui compte mes heures et me demande d’assurer un patient tous les quarts d'heure. Ce n’est pas ma vision du métier.
 
GUIDO: Quelles sont les principales satisfactions que t'apporte ce métier?
Stéphanie: Outre le contact avec les animaux et les joies que cela apporte, ce métier est doté d’une facette particulièrement sociale à laquelle on ne s’attend pas spécialement quand on débute. Ce n’est d’ailleurs pas toujours évident de "gérer" les propriétaires au début mais une fois les premières consultations hésitantes passées, on a souvent la chance de faire de belles rencontres, humainement parlant. Une autre grande satisfaction est le fait de passer beaucoup de temps à l’extérieur, de bouger énormément et de voir de nouvelles têtes tous les jours.
 
GUIDO: Ce n'est pas trop difficile financièrement?
Stéphanie: Il ne faut pas le cacher, les deux premières années sont réputées pour être très difficiles financièrement. Les clients sont rares et les rentrées d’argent servent à payer les charges sociales, les assurances et les frais en tous genres. On me dit souvent que je fais le plus beau métier du monde alors je pense que ça vaut le coup de s’accrocher et que cela va en s’améliorant.
 
Plus d'infos sur www.vetosteo-franquet.be


L'ABC des jeunes entrepreneurs (R à U) L'ABC des jeunes entrepreneurs (R à U)
18/05/2012
Tu rêves d'une carrière d'indépendant, en profession libérale ou de lancer ta propre entreprise? Tous nos conseils se trouvent sur le site www.ctrl-alt-start.be. En complément, pendant les six éditions du Guido Magazine de cette année académique, nous te distillons un abécédaire des termes les plus importants quand il s'agit de monter sa propre entreprise ou de se lancer en tant qu'indépendant.


Reprise d'entreprise

Lors de la reprise d'une entreprise tournant à plein régime, la chance de réussite est plus grande que si tu ne pars de rien. En plus, des études prouvent que des milliers de PME risquent de péricliter à défaut de repreneurs dans les années qui viennent, des possibilités à étudier pour les starters.

Start-Up Café

Un Start-Up Café es



Ils ont choisi la déco Ils ont choisi la déco
05/05/2012
Avec la cuisine, la déco et le design sont les nouvelles tendances à la mode ces dernières années, autant sur le web, à la télé que dans nos appartements. Désormais, on ne se contente plus du simple meuble en kit de la célèbre marque suédoise, mais on essaie de se dégoter la pièce la plus branchée et originale. Deux jeunes entrepreneurs l'ont bien compris en se lançant dans le domaine de la déco, Walid Mhiri et Benoît Rondeux.




Mais qui veut la peau de la Génération Y? Mais qui veut la peau de la Génération Y?
17/04/2012
«Ils sont insolents, individualistes, instables, incultes, …». Les clichés sur la génération Y (les jeunes de 18-30 ans) ne cessent de pleuvoir de toutes parts. C'est donc pour lutter contre ceux-ci que Julia Tissier (27 ans) et Myriam Levain (29 ans) ont décidé de prendre la plume et de rétablir la vérité sur les jeunes. Dans La génération Y par elle-même, elles dressent le portrait de la jeunesse actuelle. Rencontre avec Julia Tissier à l'occasion de la sortie de ce livre.


GUIDO: Quelle motivation principale vous a poussées toutes les deux à écrire un livre sur votre génération? Julia Tissier: On travaille toutes les deux dans un magazine féminin français qui s'adresse aux 18-30 ans. Notre boulot est donc d'observer les phénomènes de société. Et ce que nous lisions sur les jeunes, dans le cadre de nos enquêtes, était souvent en décalage avec ce que l'on pouvait ressentir nous-mêmes. L'idée était donc de lancer un pavé d



Groom-me facilite la vie quotidienne des entreprises et des privés Groom-me facilite la vie quotidienne des entreprises et des privés
10/04/2012
Quand on ambitionne de créer sa propre entreprise, une des choses les plus primordiales est de penser à un concept novateur et fédérateur. Cela, Julien Gratia (28 ans) l'a bien compris et a lancé Groom-me, une société de conciergerie d'entreprise et privée. Il nous en dit plus sur son projet.


GUIDO: Lancer ta propre société a-t-il toujours fait partie de tes rêves?
Julien: Outre être un rêve, créer ma propre entreprise était pour moi avant tout une évidence, depuis plusieurs années l’esprit d’entreprendre à toujours été présent, j’ai travaillé sur de nombreux projets avant de créer Groom-me, certains n’étaient pas réalisables, d’autres nécessitaient trop d’investissements,… J’ai toujours voulu créer quelque chose, travailler po



Une application Facebook pour trouver une colocation Une application Facebook pour trouver une colocation
11/03/2012
A 26 ans, Maxime Havaux a décidé de lancer sur Facebook une application permettant aux étudiants de se dégoter une colocation. Un projet qui a tapé dans l'œil de GUIDO et méritait donc une petite conversation.


Après ses études en relations publiques et communication d'organisation, Maxime décide de prendre le statut d'indépendant complémentaire et de lancer Findaroom, une application permettant aux internautes de proposer ou de rejoindre une colocation existante. Curieux de nature, Maxime ne se voyait pas pour autant automatiquement entrepreneur, c'est plutôt l'opportunité à saisir sur le moment qui l'a décidé à se lancer. Après la fin de ses études en juin 2011, il a pr



Trois sœurs créent leur entreprise de déco pour enfants Trois sœurs créent leur entreprise de déco pour enfants
07/02/2012
Non seulement unies par des liens de sang, les trois sœurs Ilse, Karin et Ann le sont aujourd'hui sur le marché du travail. Elles ont en effet lancé Le Petit Zèbre, leur propre marque de déco pour chambres d'enfants et depuis, leur entreprise a tellement grandi qu'elles ont dû s'adjoindre l'aide de nouvelles collaboratrices. Rencontre avec Ilse, l'aînée de ce trio de choc!


L'aventure du Petit Zèbre a démarré sur le constat posé par les trois sœurs. Alors jeunes mamans, elles étaient à la recherche de chouettes accessoires pour leurs bambins. Mais à ce moment-là, impossible de trouver des articles lifestyle sympas pour les bébés et les enfants en Belgique! «Nous avons finalement trouvé notre bonheur en Hollande où l’offre était beaucoup plus attrayante. De là est née l’idée de lancer une boutique en ligne avec des articles fun, originaux



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SOLAR 4 YOU: Loïc Mahaux s'est lancé dans le business du photovoltaïque SOLAR 4 YOU: Loïc Mahaux s'est lancé dans le business du photovoltaïque
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Ces dernières années, la pose de panneaux photovoltaïques a connu un sérieux boom, non seulement auprès des particuliers mais aussi des professionnels. Surfant sur cette vague écolo et économique, Loïc Mahaux a créé son entreprises, Solar4You, en compagnie de Nicolas Jonet.


Loïc Mahaux (28 ans) a commencé sa carrière en tant que junior export manager aux Etats-Unis pour la société Manufaktura, une société belge active dans les lampes design d’intérieur. Lors de son retour des Etats-Unis, son but était de pouvoir y retourner. «J’ai soumis l’idée de développer les énergies renouvelables aux Etats-Unis à mon associé. Séduit par l’idée, nous avons décidé de travailler dans le domaine des énergies renouvelables pour le compte d’u



Diplômé: et maintenant? Diplômé: et maintenant?
17/11/2011
Obtenir son diplôme t'a demandé de gros efforts? Ne te repose pas sur tes lauriers car une fois ton diplôme en poche, il te reste encore du pain sur la planche avant de te lancer sur le marché du travail. Suis donc notre itinéraire du jeune diplômé afin que tes paperasseries se déroulent sans encombre.


Primo: les paperasseries

Impossible d'y échapper: une fois ton diplôme en poche, une montagne de papiers risque de s'empiler sur ton bureau. Si on compte les files aux guichets, les déplacements et autres, tu peux compter sur une journée entière de travail administratif.

Rends-toi ensuite…

… au FOREM
En premier lieu, tu dois t'inscrire en tant que demande



Green Recruitment: Un cabinet de recrutement écolo! Green Recruitment: Un cabinet de recrutement écolo!
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On nous le serine assez depuis quelques années; l'écologie a le vent en poupe et en plus de faire attention à ne pas laisser couler l'eau lorsque l'on se lave les dents, de plus en plus d'entreprises vertes éclosent çà et là dans notre pays. C'est pour cette raison que Laurent-Philippe Ham a créé Green Recruitment, un cabinet de recrutement spécialisé dans les métiers liés à l’environnement, le développement durable et lesénergies renouvelables.


GUIDO: Lancer ta société a-t-il toujours fait partie de tes rêves?
Laurent-Philippe: Un rêve non, mais une envie de faire la différence, de créer un concept innovant. Et malheureusement, souvent en tant que salarié, la zone de confort dans laquelle on se trouve (stabilité financière, voiture de société, maitrise de ses objectifs, …) nous empêche de prendre les risques nécessaires qui vont développer notre créativité et notre capacité d’innovation



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