L'étonnant parcours de CÉLESTIN DE WERGIFOSSE

29/03/2016 // Categorie: Starters




Chef d'entreprise dès son plus jeune âge, Célestin de Wergifosse s'est rapidement fait un nom grâce à des inventions primées dans les concours les plus prestigieux. Alors qu'il vient d'entamer ses études universitaires, nous revenons en sa compagnie sur son étonnant parcours.


Il n'a pas fallu longtemps avant que Célestin de Wergifosse (19 ans aujourd'hui) ne développe une certaine fibre de l'invention. Dès l'âge de dix ans, cet habitant de Feluy conçoit déjà un vélo-ski de ses propres mains! «J'avais avant tout la passion de créer, de fabriquer et d'un peu toucher à tout. Comme quelqu'un pourrait être passionné par le sport, par la musique, ma passion à moi était de créer des bricolages.»

 

L'invention qui va tout changer

 

Cette passion du bricolage est restée et s'est développée, notamment avec un autre vélo conçu à douze ans avec un moteur de tronçonneuse, avant l'invention qui va changer sa vie deux ans plus tard: un groupe électrogène autonome. «C'est un voyage au Niger à l'âge de dix ans qui m'a fortement marqué. C'est un pays où le tourisme n'existe pas, on ne peut pas faire autrement que d'être confronté à la réalité de ce pays. Tout naïvement, je me suis rendu compte que tout le monde n'avait pas accès à l'électricité dans le monde.»

À quatorze ans, il crée donc un bricolage en relation avec ce voyage qui l'a tant marqué. L'idée était de fabriquer quelque chose qui pourrait apporter de l'électricité dans des régions défavorisées comme le Niger. Célestin nous explique sa démarche: «J'ai commencé avec des matériaux de récupération. La première étape a été de rassembler des panneaux solaires et des remorques et de les mettre ensemble, les relier avec des batteries. C'est ainsi que ça a débuté. En m'aidant d'Internet, notamment, ou de mon voisin électricien.» Le matériel (industriel) coûtant assez cher et sa fierté lui intimant de ne pas demander de l'argent à ses parents, les subsides sont donc venus de sponsors: «Mon âge était en même temps un avantage et un inconvénient. Une partie des sponsors ne me prenait pas vraiment au sérieux tandis que d'autres se sont rendus compte que ce projet était justement atypique parce qu'il était porté par quelqu'un de quatorze ans.»

 

Une énorme visibilité

 

Grâce au financement d'une grande entreprise, il peut ensuite déposer un brevet, participer à des concours d'inventions, acheter du matériel un peu plus conséquent. Et ainsi passer d'un petit bricolage à une véritable invention au potentiel plus étendu. Au concours Lépine junior, il ne s'attend pas à gagner mais termine pourtant premier. Ce qui lui permet de donner une nouvelle ampleur à son projet et de retourner voir d'autres investisseurs en Belgique. C'est là que le projet s'est vraiment emballé, grâce notamment à une énorme visibilité dans les médias belges et français. «Ça m'a permis de créer une entreprise, de lever des fonds à une échelle entrepreneuriale, de trouver un coach (ndlr: Bruno Wattenbergh).» À son retour du concours Lépine, il a du mal à se retrouver sur les bancs de l'école. «Pendant un an, ça a été vraiment difficile de concilier les deux. L'école me demandait du temps, et mon projet encore plus de temps.» À la fin de sa quatrième secondaire, il arrête donc l'école et passe son jury central de manière totalement indépendante, un diplôme qui lui permettrait une entrée à l'université à l'avenir.

 

Après être parti quelques mois travailler sur le Google Campus de Londres et avoir boosté son anglais à Boston pendant cinq mois, il revient en Belgique pour travailler dans une boîte de consultance avant d'entamer des études de bio-ingénieur à l'Université Catholique de Louvain. «Je suis arrivé à l'université (dans des études difficiles) avec un niveau de quatrième secondaire, ça a donc été extrêmement difficile pour moi au début. Après un premier quadrimestre catastrophique, je me suis accroché et j'ai relevé la barre par la suite.» Entre la start-up et les études, Célestin arrive-t-il toujours à faire les bons choix? «Pour le moment, j'essaie de me focaliser un maximum sur mes études, avec quelques créneaux alloués à mes projets, comme un étudiant le ferait pour les scouts, le sport ou la musique.» Les autres étudiants sont-ils au courant du parcours du plus jeune inventeur de Belgique? «Tout le monde le sait, par la force des choses. Ils trouvent ça sympa, la plupart du temps. Il y a parfois un décalage entre nous, parce que nous n'avons pas toujours les mêmes centres d'intérêt. Par exemple, je ne sors jamais. Aller expliquer à un étudiant de Louvain-la-Neuve que je ne bois jamais d'alcool, c'est déjà un challenge!»

 

Les jeunes, acteurs du changement

 

Pour beaucoup de personnes, c'est pendant les études que se situe le moment idéal pour se lancer en tant que jeune entrepreneur. Célestin est-il de cet avis? «Évidemment, même si malheureusement l'université ne pousse pas les étudiants à se lancer. On cultive en effet cette peur du risque, de l'échec. Les études sont en effet le moment idéal pour se lancer; c'est un laboratoire de vie. En tant qu'étudiant, on n'a pas tous les devoirs de la vie professionnelle et familiale, nos responsabilités sont minimes. C'est le meilleur moment pour tester des choses, pour se lancer dans de nouveaux domaines. Tout le monde peut entreprendre, être entrepreneur, lever des fonds, ça c'est autre chose. Il y a des gens qui ne sont pas à l'aise avec ça. Je suis donc persuadé que tout le monde peut entreprendre dans son domaine respectif, que ce soit les médias, la musique, le monde de l'entreprise, …»

 

En parallèle de ses études et de ses différents projets, Célestin de Wergifosse a également développé Young Change Maker, un projet, initié en compagnie de Nathan Soret (animateur radio sur Radio Contact), qui tend à pousser les jeunes à entreprendre via des conférences ponctuelles dans divers lieux en Belgique. «On est parti d'un premier constat: aujourd'hui, notre génération est confrontée à un énorme panel de problèmes (social, politique, environnement, …). Face à ce constat, on part du principe que ce ne sont pas les grandes entreprises ou les gouvernements qui vont apporter des solutions innovantes, mais les jeunes de manière individuelle. Chaque jeune, dans son domaine, peut apporter un changement.» Ces jeunes qui apportent des solutions dans leurs domaines respectifs, Nathan et Célestin leur donnent la parole lors des conférences organisées dans le cadre de Young Change Maker. Ils fourmillent en effet d'exemples de successful stories, comme celles de Junbox, un danseur révélé dans Belgium's Got Talent, Abdel en vrai, un humoriste aux centaines de milliers de vues sur YouTube ou Michaël Labro, encore aux études et déjà  un million de chiffre d'affaires pour son entreprises de macarons. «On veut vraiment mettre en avant ces jeunes-là afin de montrer aux autres jeunes qu'on peut devenir acteur de changement même si cette idée ne leur avait jamais traversé l'esprit.»

 

Plus d'infos sur www.youngchangemaker.eu

 



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