Lancer son entreprise, un vrai one-man-show!

18/10/2016 // Categorie: Starters




Après plusieurs essais vers l'entrepreneuriat et quelques déconvenues, Davy Courteaux (27 ans) s'est réveillé un matin avec une idée aussi farfelue qu'inédite: lancer un one-man-show sur le thème de 'lancer son entreprise'. Peut-on rire de tout, même de l'entrepreneuriat? Réponse avec le principal intéressé.


GUIDO: Faire un spectacle sur un sujet comme 'lancer son entreprise' est un pari risqué, qu'est-ce qui t'a donné envie de franchir le pas?

Davy Courteaux: Suite à un problème d’associé et l’envie de faire autre chose, je me suis retrouvé du jour au lendemain sans projet, sans équipe, sans argent. Je me suis alors posé trois questions: Qu’est-ce que je sais bien faire?, Qu’est ce qui me passionne? et Dans ce qui me passionne, y a-t-il un problème que je peux résoudre? M’est venue alors l’idée de monter sur scène pour populariser l’entrepreneuriat! D’abord parce que j’ai toujours eu des facilités à communiquer, à jouer l’animateur et ensuite parce que le 'spectacle' est pour moi le format idéal pour partager un message fort et toucher un public plus jeune pour qui le mot conférence n’évoque pas spécialement des choses super positives. L’avenir est à l’entrepreneuriat, j’en suis convaincu. Le soutien du Ministre Gosuin et de partenaires comme Securex et Hello Bank m’a également énormément motivé. Sans eux, je n’aurais pas pu me lancer dans ce projet fou. Je suis également en discussion avec l’AEI (Agence pour l’Entreprise et l’Innovation) pour venir motiver les étudiants wallons.

«Pour vous rassurer, on parlera de tout sauf de business plan!»

GUIDO: Explique-nous en quelques mots de quoi il en retourne?

Davy Courteaux: Aujourd’hui, créer sa boîte, c’est devenu 'tendance'. Mais, pas encore spécialement accessible à tout le monde. Ça reste un milieu très élitiste. On a le sentiment qu’il faut avoir fait l’université pour pouvoir se lancer. J’ai envie de prouver le contraire. J’ai envie de faire sauter un maximum de barrières à l’entrée pour qu’un maximum de personnes puisse goûter à cette magnifique aventure humaine qu’est l’entrepreneuriat.

GUIDO: Rire/passionner sur un sujet apparemment sérieux et pas vraiment 'sexy', un défi facile à réaliser?

Davy Courteaux: C’est vrai que pour beaucoup créer sa boîte est synonyme de plan financier, d’étude de marché, etc. Effectivement, rien de très sexy! Mais, créer sa boîte, c’est surtout enchaîner des rencontres incroyables et vivre des expériences folles. Après cinq ans d’aventure, j’ai donc vraiment pas mal de matière première pour faire un spectacle inspirant, intéressant … et surtout divertissant.

GUIDO: Que contiendra concrètement cette showférence?

Davy Courteaux: J’ai vraiment envie de faire un Late Show sur scène. Je suis un animateur, plus qu’un artiste. Je raconterai mon histoire et je partagerai celles d’autres à travers des sketches, des parodies, des critiques, des interviews… et même des chansons. L’objectif est vraiment de partager un maximum d’énergie et de contenu pour tous ceux qui ont des rêves et qui veulent les réaliser. Et pour vous rassurer, on parlera de tout sauf de business plan.

GUIDO: Tu vas évidemment te baser sur ta propre expérience?

Davy Courteaux: Ma première source d’inspiration reste mon expérience personnelle. Je parlerai notamment de ce qui m’a donné la force de tout quitter, du jour où j’ai annoncé à mon père que je voulais me lancer, de ma relation avec ma copine, de comment j’ai fait pour trouver de l’argent et me faire connaître. Mais, je partagerai également d’autres histoires d’entrepreneurs à succès connus et moins connus. Pour reprendre une phrase d’un autre artiste, l’objectif est de partir du personnel pour aller vers l’universel.

GUIDO: Tu as testé beaucoup de choses et eu certaines déconvenues, qu'est-ce qui t'a permis de toujours y croire et d'avancer?

Davy Courteaux: J’avais un rêve: 'devenir riche'. Pour moi, l’entrepreneuriat était le meilleur moyen légal d’y arriver. Très vite, j’ai déchanté. Pour finir, je suis devenu plus fauché que les mecs fauchés de mon quartier. Mais, cette aventure m’a permis de découvrir quelque chose de bien plus puissant que l’argent: la liberté. Et pour rien au monde, je la perdrais. Je veux pouvoir continuer à vivre de ma passion et travailler avec qui je veux, quand je veux, où je veux. C’est vrai que je suis passé par plusieurs moments de doute comme le jour où j’ai reçu une lettre d’expulsion ou l’annonce de mon fichage à la Banque Nationale. Mais, j’ai toujours cru en moi et des portes qui m’invitaient à continuer se sont toujours ouvertes. Puis, à force de ramasser des claques, tu finis par les supporter plus facilement. Aujourd’hui, relativiser et positiver sont devenus des réflexes.

«À chaque ticket vendu, la pression monte»

GUIDO: Tu as envie via ce spectacle de populariser l'entrepreneuriat, mais est-ce donné à tout le monde de lancer sa propre boîte?

Davy Courteaux: La grande question! Dans l’écosystème, il y a les partisans du oui et du non. Moi, j’ai envie de dire 'Oui, mais'. J’ai une vision simple de l’entrepreneuriat qui consiste à dire que pour entreprendre, il faut avoir de l’énergie, une idée, une équipe, de l’argent et de la visibilité. Cinq besoins qu’on peut tous avoir et développer! Après, ce qu’il faut éviter c’est de dire que ça va être facile dans le meilleur des mondes. Il faut partager les réalités du métier, les positives comme les négatives. Et il n’y a que ceux qui ont vraiment vécu l’aventure qui peuvent le faire. Attention donc aux faux gourous de l’entrepreneuriat qui n’ont jamais rien créé, qui ne jurent que par les start-ups et qui prennent un malin plaisir à complexifier les choses. 

GUIDO: Comment convaincrais-tu encore les indécis?
Davy Courteaux
: Ceux qui hésitent à se lancer ou à venir au spectacle, je leur dirais qu’ils n’ont vraiment pas grand-chose à perdre et beaucoup à gagner. Et même si leur rêve n’est pas de créer leur entreprise, le spectacle les aidera également dans les autres grands projets de leur vie car créer sa boîte, se lancer dans un tour du monde ou demander sa femme en mariage, c’est finalement 'presque' la même chose.

GUIDO: Ce sera la première fois que tu monteras sur scène, as-tu demandé des conseils auprès d'autres personnes?

Davy Courteaux: En tant qu’entrepreneur et animateur sur NRJ, j’ai eu l’occasion de faire de nombreuses scènes. Mais, effectivement jamais pour proposer un vrai show. Un vrai défi donc. Pour y arriver, je me suis entouré d’une équipe de choc qui chaque jour me partage leurs conseils et leur expérience: James Deano (rappeur & humoriste), Hugues Hamelynck (champion d’impro) & Valérie Cornélis (attachée de presse et artiste). J’ai également tenté l’aventure de la Kings Of Comedy Academy, deux semaines intensives de cours avec des profs tels que Pablo Andres, Joffrey Verbruggen ou Freddy Tougaux.

GUIDO: Tu es également en charge de NRJ Startup…

Davy Courteaux: C’est l’événement médiatique start-up de la rentrée. L’occasion pour les entrepreneurs de gagner du cash, de la visibilité, des contacts et des feedbacks. Pas mal de surprises cette année. Notamment, la cérémonie de clôture qui devient les NRJ Startup Awards et les Facebook Live avec des VIP qui partageront leur passion et leurs bons plans. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 14 octobre sur www.nrj.be.

GUIDO: Tu es maintenant à quelques semaines des premières représentations, dans quel état es-tu?

Davy Courteaux: À chaque ticket vendu, la pression monte. Le temps passe très vite. Mais, j'ai vraiment hâte d’être sur scène et de partager mon énergie et ma courte mais riche expérience.

Plus d'infos sur www.cdavy.com



Retour à l'aperçu

Comments

Autres articles Guido intéressants

Suis-nous aussi sur les médias sociaux ci-dessous

Ce site participe à l’Etude CIM Internet. Les sites qui reprennent le logo rassemblent des données sur le nombre de visiteurs et de pages visitées à l’aide de cookies. Un cookie est un petit fichier texte qui est placé par un serveur sur le disque dur de votre ordinateur. Aucun logiciel supplémentaire n’est installé. Un cookie n’endommage en rien votre matériel ou les programmes que vous utilisez.

Les données qui sont récoltées dans le cadre de cette étude sont tout à fait anonymes. Elles servent uniquement à la comparaison du nombre de visiteurs sur les sites participants. Vous trouverez de plus amples informations sur l’étude et sur les résultats de la mesure sur  le site du CIM. .

© GUIDO NV - Tous les droits sont réservés