Affiche ta belgitude grâce à BELGE UNE FOIS!

03/01/2017 // Categorie: Starters




'Belge une fois', 'Je suis Belge, don't be jealous' ou 'Bref, je suis Belge'. Tu as certainement dû rencontrer l'un ou l'autre étudiant arborant un T-shirt ou un sweat avec l'un de ces slogans décalés au cours d'une guindaille en Plat Pays. Derrière ces punchlines se cachent Natacha et Arthur, un couple de jeunes Bruxellois qui ont fait de leur marque un fier étendard de notre belgitude ici et à l'étranger. Rencontre avec la moitié féminine du duo dans leur concept-store de la Rue Haute à Bruxelles.


GUIDO: Comment l'aventure Belge une fois a-t-elle démarré?
Natacha
: À l'époque, je réalisais des bijoux que je proposais dans des petits marchés de créateurs. Quand ma belle-mère m'a offert une machine à badges, j'ai commencé à faire des badges concentrés sur des belgicismes tels que 'Baraki' ou autre, que je vendais sur les marchés en plus de mes bijoux. Assez vite, j'ai remarqué que les badges partaient plus rapidement que les bijoux. Du coup, je me suis amusée à faire de nouveaux modèles. Et c'est après une dispute avec mon copain que je me suis enfermée dans ma chambre et que j'ai créé le poster 'Belgicismes une fois'! Qui a ensuite été pris en photo et a réalisé plus de 100.000 partages sur Facebook. C'est comme ça que tout a démarré et qu'on a trouvé le nom Belge une fois, à la fois accrocheur, évocateur et contenant l'autodérision que je souhaitais apporter dans mon projet.

«On est un pays de bons vivants»

GUIDO: Pourquoi avoir axé vos produits sur la belgitude, très en vogue aujourd'hui, mais phénomène assez neuf dans notre pays?
Natacha
: J'ai habité pendant sept ans en France quand j'étais enfant. Là-bas, les gens sont très fiers d'être français. À l'époque, je trouvais qu'il n'y avait pas un tel sentiment d'appartenance en Belgique. Moi, je suis très fière d'être belge. C'est le pays de mon cœur. C'est dans cette optique que nous avons créé une série d'accessoires qui déclinent la belgitude et les belgicismes sur différents supports. Ensuite, on a voulu très vite passer sur du textile (T-shirts, sweats, bodys pour bébés) puisqu'il y avait une demande de la part de nos clients. Mais toujours avec sobriété: on affiche sa belgitude, mais de manière sobre.

GUIDO: Comment t'expliques-tu cette recrudescence de la fierté d'être belge?
Natacha
: Je pense que les gens ont simplement ouvert les yeux. Beaucoup étaient déjà fiers d'être belges et le revendiquaient déjà. On est un pays de bons vivants, peuplés de gens sympathiques. Au niveau artistique, que ce soit un niveau du design, de la musique ou du cinéma, on est vachement forts en Belgique. Il y a tellement de richesses dans un si petit pays que les gens se sont rendus compte de notre valeur aux yeux du reste du monde.

GUIDO: Le concept-store de Belge une fois qui rassemble aussi bien le produits de la marque que des objets de créateurs se situe à la Rue Haute à Bruxelles. Un hasard?
Natacha
: C'est un hasard complet. Si ma tante ne m'avait pas prêté un rez locatif dans le quartier, on n'aurait jamais atterri dans les Marolles. La Rue Haute est un des seuls quartiers de Bruxelles où il n'y a aucune grande enseigne. Ce sont uniquement des petits commerces indépendants. C'est un quartier atypique, très différent des autres. C'est le seul quartier qui est ouvert tous les dimanches de l'année. Les Marolles, c'est pour moi le plus beau quartier de Bruxelles. On va d'ailleurs ouvrir un deuxième magasin côté Grand-Place. On passe plus de temps au travail qu'à la maison, on a donc tout intérêt à être dans un quartier qu'on apprécie.

«On dormira à la retraite!»

GUIDO: La parcours d'un jeune entrepreneur n'est pas rose tous les jours. N'y a-t-il pas parfois du découragement devant certains obstacles?
Natacha
: Si, tout le temps. Même encore maintenant. Chaque semaine, chaque mois, on passe par des humeurs différentes. On a même parfois envie de tout laisser tomber. Belge une fois, c'est un peu notre bébé, avec Arthur. C'est compliqué, c'est fatigant, on reçoit aussi bien les compliments que les remarques, on peut donc avoir certains coups durs quelques fois. Notre poster - qui est pourtant déposé - a déjà été plagié, par exemple. Notre marque est aussi présente dans trente magasins, on vit à 100 à l'heure, quoi.

GUIDO: Être en couple avec son associé, est-ce un avantage ou un inconvénient?
Natacha
: Pour moi, c'est un avantage. À part en son compagnon, il y a peu de personnes en qui on peut avoir une totale confiance. Même avec un ami de longue date, ça pourrait dérailler. Notamment financièrement. Certaines personnes me demandent souvent comment on arrive encore à se supporter. Ma réponse est toujours la même: «si vous ne pouvez pas travailler ensemble dans un couple, c'est peut-être là qu'est le réel souci»! On n'a pas de problèmes, parce qu'on dissocie tout. On ne parle à la maison que du côté chouette du boulot.

GUIDO: Devenir indépendant était donc un rêve, malgré les horaires difficiles que cela implique?
Natacha
: On est tous les deux fils et fille d'indépendants, on a donc la fibre des indépendants en nous. Si je finis à 18 heures, je vais dans l'autre magasin jusqu'à minuit et le lendemain, je suis de nouveau ici. On s'en fout parce qu'on prend tellement plaisir à le faire qu'on n'a pratiquement pas le sentiment de travailler. On a aussi un blog (belgeunefoisblog.wordpress.com). Donc, pendant les moments où je ne travaille pas, je me retrouve à y écrire des articles. On ne sait pas s'arrêter, on dormira à la retraite!

GUIDO: Deux magasins à Bruxelles, une marque reconnue, un blog, … Que nous réserve Belge une fois pour la suite?
Natacha
: On a un super gros projet en cours, sur un support qu'on n'a jamais utilisé. Si je peux révéler un indice, ce serait celui-là: Arthur dessine très bien, et moi j'aime bien écrire!

Plus d'infos sur www.belgeunefois.com

 


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