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09/12/2013

Les souvenirs ihecsiens de DANIELA PREPELIUC

Depuis peu, elle fait la pluie et le beau temps sur RTL-TVI. Mais d'où vient Daniela Prepeliuc? C'est ce que nous vous proposons de découvrir en feuilletant avec elle son album de souvenirs ihecsiens.


GUIDO: Tu as toujours rêvé de devenir journaliste…
Daniela Prepeliuc
: Le journalisme s'est immédiatement imposé à moi, moi qui suis née en Roumanie et qui ai assisté à la chute du communisme. Je me voyais donc dénoncer des choses, faire du journalisme d'investigation, … Pour moi, c'était une évidence de devenir journaliste.

GUIDO: C'est pour cette raison que tu t'es inscrite à l'IHECS à Bruxelles?
Daniela Prepeliuc: Ce qui m'a particulièrement attirée à l'IHECS, c'est ce côté pratique qui existe moins à l'unif. Et ces études m'ont particulièrement bien convenu, moi qui étais plutôt réticente aux grands auditoires comme il en existe à l'ULB ou à l'UCL. En plus, une école dans le centre de Bruxelles, à deux pas de la Grand-Place, c'était parfait! J'en garde d'ailleurs un excellent souvenir. Lors de certains cours, je buvais littéralement les paroles du prof; pour rien au monde je n'aurais raté ces cours-là. Alors que j'étais plutôt du genre à profiter du moindre rayon de soleil en terrasse!

GUIDO: Tu étais donc une étudiante brosseuse plutôt que sérieuse?
Daniela Prepeliuc
: Un peu des deux en fait. J'ai un tempérament latin, donc j'ai besoin de sortir dès qu'il y a du soleil; je n'étais donc pas la dernière à convaincre mes potes de brosser pour aller boire un verre en terrasse! Je faisais donc mes cours un peu à la carte.

«Chaque vendredi soir, on faisait la tournée des bars»

GUIDO: Quels sont tes meilleurs souvenirs entre les murs de l'IHECS?
Daniela Prepeliuc
: Tous les vendredis, on se faisait des soirées cheese & wine à la buvette de l'école. La gérante acceptait qu'on lui loue une partie de la buvette parce qu'elle savait qu'il y en avait toujours quelques-uns qui restaient sobres pour faire en sorte que le lieu soit en bon état! (rires) Et qu'on puisse revenir le vendredi suivant. À minuit, on partait pour entamer notre tournée des bars de la capitale. Ce qui est drôle, c'est qu'on finissait toujours au même endroit, au Celtica, où on se retrouvait à chaque fois à cinq heures du matin. Aujourd'hui, il ne me viendrait plus à l'idée de retourner dans ce café alors qu'on y a passé tellement de bons moments pendant nos études!

GUIDO: Vous guindailliez donc beaucoup entre vous?
Daniela Prepeliuc
: Même les profs restaient parfois à refaire le monde avec nous jusqu'à minuit. Il n'y avait alors plus cette barrière prof-étudiant, cette ambiance familiale de l'école était assez géniale.

GUIDO: Quels étaient tes endroits-fétiches à Bruxelles?
Daniela Prepeliuc
: La Place Fontainas sans hésiter, à deux pas de l'école, avec notre Kriek et notre fromage. Parfois, on se disait «Mon Dieu, si le prof passe par là après les cours»… On allait aussi parfois pique-niquer sur la Grand-Place en cas de beau temps.

GUIDO: Sortir, c'est bien, mais les études dans tout ça?
Daniela Prepeliuc
: Pendant les deux mois de blocus, on ne me voyait plus! Je retournais chez mes parents pour bien prendre le temps d'étudier. Faire la fête, c'est bien, mais encore faut-il réussir ses examens. Je n'ai d'ailleurs jamais eu de seconde sess' alors que j'ai énormément profité de ma vie d'étudiante. Comme quoi, il y a moyen de concilier les deux.

GUIDO: Malgré tout, le blocus est rarement la période préférée des étudiants…
Daniela Prepeliuc
: En effet, je me souviens particulièrement de celui de ma troisième année. J'étais face à la pile de syllabus, persuadée que je n'arriverais jamais au bout. Il faut savoir que je ne peux pas étudier la moitié d'un cours ou même passer un chapitre. Il arrivait donc parfois que je me couche à cinq heures du matin et que je me réveille une heure plus tard pour aller à mon examen. Un matin, hyper crevée, voilà que je me réveille à l'heure de l'examen! Panique à bord, hurlements dans la maison, … Heureusement, le prof a été compréhensif et m'a permis de passer l'examen un peu plus tard. Mon père a même insisté pour me conduire et éviter que je prenne le volant dans mon état! Quant à ma troisième année de Master, c'est au mélange café-Red Bull que j'ai pu tenir le coup au finish!

«J'ai toujours réussi tout en faisant la fête»

GUIDO: Penses-tu avoir assez profité de tes années d'études?
Daniela Prepeliuc
: Oui, je pense. J'ai toujours réussi tout en faisant la fête. Je me rendais déjà compte que ces années allaient être les plus belles de ma vie, parce que mes parents ne cessaient de me répéter la même chose: «Daniela, tu n'as aucune responsabilité, profites-en un maximum, ton seul job, c'est de réussir tes examens».

GUIDO: Après tes études, tu as commencé par faire l'info-trafic sur Bel RTL.
Daniela Prepeliuc
: En effet, j'ai passé un casting en mai et j'ai immédiatement été sur antenne, avant la fin de mes études. Je n'ai donc jamais fait une seule journée de chômage depuis la fin de mes études.

GUIDO: Depuis janvier, tu es un des nouveaux visages de la météo sur RTL-TVI. Le passage de la radio à la télé a-t-il été facile?
Daniela Prepeliuc
: En fait, je me suis entraînée en conditions réelles devant la caméra pendant une semaine avant mon premier passage télé. Je n'avais donc qu'une seule envie, c'était de faire enfin cette première météo "en vrai"! Je n'en pouvais plus d'attendre.

GUIDO: Comment se sent-on à quelques minutes de ce premier exercice en direct?
Daniela Prepeliuc
: Stressée, évidemment, mais c'est un stress positif. Tout comme à l'IHECS, c'est quand il faut travailler à l'arrache que je me sens le mieux. Je suis d'ailleurs meilleure en direct qu'en enregistré, selon moi. Je me mets une pression triple qui m'oblige à me surpasser.

GUIDO: La télé est évidemment très différente de la radio…
Daniela Prepeliuc
: En effet. Ce qui est chouette en radio, c'est qu'on n'a pas besoin de grand-chose pour faire son métier tandis qu'en télé, cela demande un important travail de préparation et un dispositif adapté.

GUIDO: Maintenant que tu es de l'autre côté de la barrière, que penses-tu de tes études? T'ont-elles suffisamment formée ou as-tu davantage appris sur le "terrain"?
Daniela Prepeliuc
: Les études m'ont évidemment formée au journalisme sur le terrain. Moins à la présentation, ce que je fais aujourd'hui. Je pense d'ailleurs qu'ils ont mis cet aspect plus en avant dans leur cursus depuis quelques années. L'IHECS est donc une école que je conseille à tous, sa qualité n'est d'ailleurs plus à démontrer.

GUIDO: Tu parlais de journalisme d'investigation au début de cette interview… Tu espères toujours te diriger plus tard vers cette voie?
Daniela Prepeliuc
: J'ai en effet pas mal de rêves dans un petit coin de ma tête, mais je ne suis pas du genre à me projeter. Je suis plutôt du genre à prendre les choses comme elles viennent. Pour le moment, la direction me fait confiance et la vie me sourit, je croise donc les doigts pour que ça continue…

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