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19/09/2011

Ice-Watch: La success-story

Les montres Ice-Watch sont partout, autant dans les cours d'école du Sud du pays, sur les campus belges et étrangers que dans les clips de David Guetta ou au poignet de Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas. Comment Jean-Pierre Lutgen a-t-il réussi à envahir le monde de ses montres colorées? Entre deux déplacements à Hong Kong et à Miami, nous l'avons rencontré dans sa ville de cœur, Bastogne, pour en savoir plus.


Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
 
Avant de lancer Ice-Watch en 2006: «C'était un vieux rêve que j'avais, de lancer ma propre marque de montres. La dessiner, la produire, cela ne représentait pas un gros problème pour moi. Par contre, la lancer sur le marché représentait un défi important.» Et, aussi étonnant que cela puisse paraître, il était sûr et certain de son coup! «ça peut paraître présomptueux, mais j'ai toujours été sûr de réussir. J'avais une foi complète en mon produit! J'y ai toujours cru, même si c'est arrivé un peu plus vite que prévu.» Et à présent, la marque (commercialisée depuis 2007) peut se targuer d'être numéro un en montres fashion en Angleterre, d'être présente dans plus de 6000 points de vente dans 90 pays et d'être la montre la plus vendue dans les duty-free d'Air France.
 
Une montre pour chaque occasion
 
Reconnaissables entre mille par leur design unique et leur palette de couleurs, les Ice-Watch recueillent un franc succès parmi toutes les franges de la population («c'est une marque internationale, interculturelle et intergénérationnelle»). Grâce un concept imparable et novateur imaginé par notre homme d'affaires: «Le concept de l'Ice-Watch est basé sur deux piliers: une forte identité et une valeur sociale très répandue aujourd'hui, qui est le changement, ce qui est également possible avec nos montres. Pour trois raisons: le prix, une gamme chromatique très élevée et la possibilité de changer de montre selon l'activité pratiquée pendant la journée.» Grâce aux différentes boîtes dans lesquelles sont proposées les montres Ice-Watch, les clients entreprennent de véritables collections de ces bijoux du troisième millénaire.
 
Le succès de l'Ice-Watch a littéralement explosé après un clip de David Guetta dans lequel le célèbre DJ français portait l'une des montres de la collection de Jean-Pierre Lutgen. Un coup marketing ou un heureux hasard? «Cela faisait évidemment l'objet d'un contrat de collaboration au financement du clip. Ce sont des sociétés spécialisées en placement de produits qui nous ont contactés, aussi bien pour David Guetta que pour les Black Eyed Peas. On accepte seulement s'il existe une synergie de valeurs entre le partenaire et nous-mêmes.» Des partenaires bien choisis. Philippe Gilbert, qui porte une Ice-Watch, gagne quatre courses cyclistes d'affilée, le Borussia Dortmund partenaire de la marque termine premier du championnat de foot allemand, comment rêver meilleure promotion de la marque? A croire que ces montres ont un effet dopant: «à chaque fois qu'un club ou un athlète porte une Ice-Watch, il sort premier de sa catégorie!»
 
Fier de ses racines
 
Même s'il voyage à travers le monde pour signer des contrats et rencontrer ses fournisseurs, Jean-Pierre Lutgen a tenu à garder les bureaux de sa société à Bastogne, la ville de ses racines. Un choix du cœur, et non stratégique. «Le principal avantage de cette situation est de rester proche de ses racines et de conserver un tissu social que l'on connaît bien. C'est donc plus facile de travailler en confiance avec toute une série de personnes.» Sans oublier les techniques actuelles, comme Internet et Skype, qui facilitent grandement les contacts, ce qui n'handicape pas particulièrement la communication d'Ice-Watch avec ses clients du bout du monde. Cela n'exclut pourtant pas des déplacements incessants qu'il essaie de combiner au mieux avec sa vie de famille.
 
Ce succès, on a d'ailleurs pu le constater de nos propres yeux lors de notre visite à Bastogne où nous avons croisé pas mal de passants arborant fièrement une Ice-Watch à leur poignet. Tout comme la fierté dans les yeux de Jean-Pierre Lutgen d'admirer ses bébés déambuler dans les rues de la ville de son enfance. C'est évidemment en Belgique que les Ice-Watch recueillent le plus grand succès, suivie de près par des pays aussi différents que l'Angleterre, la Colombie ou le Liban. «Je suis la preuve vivante qu'il est possible, à partir d'une petite ville comme Bastogne, de mettre au point un produit qui peut être très vite présent dans le monde entier.»
 
Repousser ses limites
 
A la tête d'une équipe d'une quinzaine de personnes dans les bureaux de Bastogne (ils sont cinq à Bruxelles et dix à Hong Kong), Jean-Pierre Lutgen essaie de faire passer quelques valeurs à ses employés, comme la loyauté, l'esprit d'anticipation, une certaine forme de proximité ou le dépassement de soi. «On ne se met les limites qu'on ne veut bien se mettre. Il faut donc savoir repousser ses limites si on veut arriver à quelque chose de probant. Je suis également partisan de la célèbre phrase: faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.»
 
En plein boom depuis 2009, la tendance Ice-Watch ne risque-t-elle pas, comme toutes les modes, de s'essouffler? Face à cette interrogation, le manager préfère se renouveler plutôt que de se reposer sur ses lauriers. Il a ainsi fait appel aux talents de Pierre Leclercq, jeune designer de Bastogne (évidemment!) qui a notamment travaillé sur les BMW X5 et X6, pour une nouvelle collection de montres tout en pensant à se diversifier dans le futur. Mais, pour cela, il lui faut trouver du temps… Tout un paradoxe pour un pro de l'horlogerie: «Même si on vend des montres, on ne gagne pas de temps pour autant; si je pouvais gagner une seconde par montre vendue, je serais le plus heureux des hommes!»
 
Plus d'infos sur www.ice-watch.com
 
Ses conseils aux futurs jeunes entrepreneurs
 
«Beaucoup de jeunes possèdent l'esprit d'entreprendre en eux sans vraiment le savoir. Comme en chimie, il faut attendre qu'un révélateur entre en jeu. Dès que le révélateur entre en contact avec le produit, on obtient une réaction.»
 
«L'état d'esprit actuel incite beaucoup plus les jeunes à entreprendre leur chemin professionnel dans de grandes sociétés très structurées. On ne les encourage pas assez à prendre des initiatives. Même si on rencontre des difficultés à lancer son entreprise, on obtient ensuite un tel accomplissement de soi et épanouissement personnel, impossible à trouver dans une grande institution, que je ne peux que le conseiller aux jeunes qui sont motivés.»
 
«Si j'avais dû écouter les juristes ou les banquiers avant de mettre au point mon projet, je ne l'aurais jamais fait. Il ne faut donc pas trop écouter les autres, mais surtout s'écouter soi-même. Trop de conseils peut éteindre la flamme.»

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