Image
22/09/2016

On a testé la réalité virtuelle en compagnie du décathlonien THOMAS VAN DER PLAETSEN

Avant de partir aux JO, Thomas Van der Plaetsen nous a accordé quelques minutes de son temps pour plonger en sa compagnie dans la réalité virtuelle. Thomas a en effet étudié l'informatique et est fasciné par tout ce qui a trait à l'IT et la technologie.


S'entraîner en réalité virtuelle

 

Thomas Van der Plaetsen est sponsorisé par l'entreprise taïwanaise HTC qui, avec Vive, a lancé sur le marché un casque de réalité virtuelle. Nous voyons Thomas mettre l'objet - une sorte de casque de vélo stylé avec un écran 3D - devant ses yeux et nous pouvons suivre sur un ordinateur portable ce qu'il voit dans le monde virtuel. Avec une manette dans chaque main, il se déplace dans une ville moyenâgeuse et supprime à l'aide d'un arc à flèches les ennemis qui se mettent en travers de son chemin. Un peu plus tard, on observe Thomas se pencher en avant, explorer le sol avec une lampe de poche imaginaire et se retourner d'un coup quand un affreux zombie apparaît derrière lui.

 

GUIDO: Un jeu vidéo en réalité virtuelle, c'est chouette, mais de telles applications pratiques sont-elles envisageables pour les sportifs professionnels?

Thomas: Je pense que les sportifs professionnels devraient pouvoir utiliser la réalité virtuelle dans le futur lors de leur entraînement. Que tu fasses du saut à la perche ou des courses de haies, tout se déroule à une vitesse élevée et pourtant tu dois en même temps te focaliser à 100% sur ta coordination. Cela peut s'entretenir grâce à la réalité virtuelle: créer une situation dans laquelle la vitesse est simulée et rester concentré au maximum sur ta tâche. Dans la vraie vie, c'est difficile à réaliser, contrairement à la réalité virtuelle. Ça n'existe pas encore, mais je pense que c'est possible à développer. Pour les pilotes de courses, une telle application serait bien utile.

GUIDO: En tant qu'informaticien, tu comprends la technique de fonctionnement de la réalité virtuelle. Cela rend-il l'expérience moins intense?

Thomas: Au contraire. La force de la réalité virtuelle, c'est de te propulser dans un autre monde. À ce moment, tu te plonges complètement dans l'expérience et tu ne commences pas à penser aux années de programmation nécessaires aux IT pour réaliser cela. Le fait que je me rende compte, en tant qu'informaticien, de la difficulté rend l'expérience encore plus intense.

 

Beaucoup de nerds et peu de filles

 

C'est ensuite à notre tour de tester le HTC Vive. Après avoir installé le casque sur notre tête et les écouteurs dans les oreilles, nous sommes immédiatement déconnectés de la réalité. Nous sommes sous l'eau sur le pont d'une épave échouée. Des raies manta nagent tranquillement au-dessus de nous. On se dirige vers le bastingage et on admire les profondeurs. L'effet est vertigineux. C'est alors que survient l'apothéose: une gigantesque baleine s'approche et nous observe de son œil aussi grand qu'une balle de basket. Extraordinaire! Quand la baleine s'en va, on se recule instinctivement pour éviter son énorme nageoire caudale.

 

GUIDO: Pour quelle raison as-tu décidé d'étudier l'informatique? Thomas: J'ai toujours été intéressé par les ordinateurs, et naturellement aussi par le sport. Mais je ne voulais pas étudier le sport, car ma vie se serait alors uniquement résumée au sport. C'était plutôt logique que je choisisse mon autre intérêt en tant qu'étudiant. J'ai ainsi trouvé l'équilibre parfait: me bouger en tant que sportif et me reposer derrière mon ordinateur.

GUIDO: N'y a-t-il pas beaucoup de nerds et peu de filles dans le domaine de l'informatique?

Thomas: (rires) Il y a évidemment des nerds, mais c'est un cliché. Je connais aussi des IT qui font du bodybuilding et du powerlifting, ou qui ont une autre passion. En ce qui concerne les filles, ce cliché est malheureusement exact. Dans mon orientation, il n'y avait qu'un pourcent de filles, ce qui est très peu. Mais je ne regrette en aucun cas d'avoir choisi ces études. Et je suis toujours actif sur ce plan. Avec des amis d'Afrique du Sud - où je suis resté pratiquement six mois pour m'entraîner - je suis même actif dans une start-up qui espère développer une plateforme de carpooling.

 

Back on Track

 

Notre test de réalité virtuelle suivant est un programme de dessin. Autour de notre main gauche apparaît un menu pratique avec couleurs, lignes et motifs. Grâce à la manette de droite, nous pouvons sélectionner et dessiner. Nous commençons par dessiner un bonhomme, mais on comprend très vite que les possibilités sont bien plus nombreuses. Dessiner en 3D est spectaculaire. On peint une grande spirale et on peut se balader tout autour de celle-ci et même y introduire notre tête. Nous remplissons le ciel au-dessus de nous d'une centaine d'étoiles scintillantes et dessinons des flammes on ne peut plus réalistes. De nouveau un test concluant, même si nous n'avons pas trouvé la fonction 'effacer', ce qui charge tellement notre entourage qu'on n'a pratiquement plus de place pour se déplacer à la longue.

 

GUIDO: Tout le monde sait que tu effectues aujourd'hui un come-back sportif après avoir été traité d'un cancer des testicules. Après cette expérience, tu as créé la Back on Track FoundationQue fait précisément cette fondation?

Thomas: Durant ma maladie, j'ai été soigné à Maria Middelares (ndlr: un hôpital de Gand). Je voulais faire quelque chose en retour pour ces gens. Grâce à mon histoire, j'ai souvent été approché par les médias au cours de l'année passée et on me demandait constamment de participer à des projets autour de la lutte contre le cancer. Je n'en avais pas trop envie. Je voulais bien participer, mais je ne savais pas exactement où se retrouvait l'argent et je ne me sentais pas à l'aise avec ça. J'ai alors décidé de créer ma propre fondation et de travailler au niveau local. De cette façon, je peux supporter l'hôpital qui m'a aidé. C'est cela, Back on Track. Je veux utiliser mon image d'athlète qui persévère dans l'adversité et reste fort mentalement afin d'apporter un soutien aux personnes qui sont également confrontées au cancer. Nous réalisons des petits projets concrets, et tout l'argent collecté est versé directement au département d'oncologie de Maria Middelares.

GUIDO: Respect!

 

Photo: (c) Belga

 


GUIDO A TESTÉ: Un escape game sur smartphone entre potes

Même si le confinement strict est derrière nous et qu'on peut voir de plus en plus de [...]

Focus Série: True Detective (saison 3)

Après une saison 2 fortement décriée, la série True Detective revient à [...]

  • Slider
  • Slider
  • Slider
  • Slider
  • Slider

SOCIAL

Topmovies

Jobs in the picture






 

 

Un burger d'aubergines grillées?

Après ses garnitures végétariennes et ses tartinades végan, Aoste poursuit [...]

18/03/2020

KOT À L'HONNEUR: L'Oenokot

Dans chaque numéro du Guido Magazine, nous mettons un kot-à-projet à l'honneur. [...]

16/03/2020

Sortie Série: Big Little Lies (saison 2)

Retour à Monterey où on retrouve nos cinq héroïnes là où on les [...]

14/03/2020

GUIDO SA est l'entreprise média de niche numéro 1 en Belgique vers le groupe-cible des jeunes (les étudiants en particulier), les écoliers et les young starters.

Bruiloftstraat 127, 9050 Gentbrugge
Tel.: +32 (0) 9 210 74 84