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09/12/2019

SKIP THE USE: Un retour en mode fusée

Trois ans se sont écoulés depuis la dissolution de Skip The Use. Trois années seulement… Pourtant, tout ou presque a changé sur la scène musicale en France et en Belgique. Et si aujourd’hui Yan et Mat ont décidé de remettre le couvert, ce n’est certainement pas pour faire de la figuration, mais pour emmener Skip The Use beaucoup plus loin, en mode fusée. Rencontre!


Yan: Trois ans, c’est beaucoup et peu à la fois. Quand tu vois ce qui a bougé au niveau de la scène, trois ans… c’est énorme. Le paysage musical a complètement changé en très peu de temps. En 2014, on n’aurait jamais pu imaginer des artistes comme Roméo Elvis, Angèle ou encore Therapie Taxi… Des gens qui chantent en français et parviennent à toucher un public absolument énorme. Avec une approche différente, une autre manière de communiquer également.
Mat: Quand on fait des festivals, on sent clairement ce changement. On est plus vieux, mais cela ne veut pas dire que ce que l’on fait n’est pas actuel. Au contraire. Le public ne nous voit pas du tout comme un groupe vintage, mais nous par contre, il faut reconnaître que l’on ne connaît plus grand monde. Du coup, on rencontre également plein de gens, et ça, c’est cool.

GUIDO: En concert, Skip The Use est un rouleau compresseur… Personne ne s’ennuie lorsque vous jouez en festival!
Mat
: C’est à double tranchant. C’est super, on a de très bons retours sur nos prestations en festivals. Par contre, pour avoir des gens qui te suivent entre autres sur les réseaux sociaux, ce n’est pas évident. Les gens se disent probablement que ce n’est pas si important s’ils n’ont pas écouté le dernier album avant de venir car ils passeront de toute façon un super moment lors du concert. Ensuite, on a malheureusement du mal à aller les chercher, les garder. Franchement, c’est un fameux défi.
Yan: Aujourd’hui, avec les histoires de communauté sur les réseaux sociaux, la donne a complètement changé. On a joué en tête d’affiche d’un festival en été, une ambiance de dingue. Et tous les groupes qui jouaient avant nous avaient tous une communauté importante de gens qui les suivaient sur Instagram ou sur Facebook. Certains avaient plus de 250.000 personnes qui les suivaient sur les réseaux sociaux, alors que nous n’en avions que 10.000.

«Nous avions besoin de respirer et d'apprendre de nouvelles choses»

GUIDO: Parce que vous êtes nuls sur les réseaux sociaux? Trop vieux?
Yan
: (rires) Oui et non. Il y a toute une communauté qu’il faut entretenir sur les réseaux sociaux et c’est quelque chose que nous n’avons jamais fait. On a fait des concerts, beaucoup de concerts… Aujourd’hui, on essaie de travailler le reste aussi, car c’est important.
Mat: Skip The Use, cela a toujours été Yan et moi. Nous avons toujours tout géré à deux. La musique et les textes bien sûr, mais également tout le reste. Les concerts, la promo, notre image. On a bossé comme des dingues pendant près de dix ans. Pour ne rien te cacher, nous avions besoin de respirer et d’apprendre de nouvelles choses. C’est cela qui nous a poussés à faire un break de trois ans. Nous ne sommes pas restés inactifs, mais nous avions tous les deux besoin de prendre un peu de recul par rapport à Skip The Use.
Yan: Impossible pour nous de rester à ne rien faire, ce n’est pas dans notre caractère. Durant ces trois ans, Mat a enregistré un album solo, a bossé un peu dans le cinéma (ndlr: il a doublé la voix d’un squelette dans le film d’animation Zombillénium) et réalisé plusieurs albums pour d’autres artistes. J’ai monté The Noface avec d’autres membres de Skip The Use et je m’y suis également pas mal investi.
Mat: En redémarrant, on s’est dit qu’on allait s’investir autant dans l’image que dans la musique. Pendant des années, on n’en avait rien à foutre de l’image. On était sur la musique et uniquement la musique. Skip The Use, c’est un projet qui demande une énergie de malade. On fait du punk, du rock, du funk… Il faut énormément d’énergie et de travail pour que le résultat soit bon. Du coup, les pochettes par exemple, c’est quelque chose qui est passé au second plan jusqu’à présent. Les réseaux sociaux, n’en parlons pas… Nous sommes bien conscients que nous pouvons faire mieux à ce niveau. Et on a bien l’intention de rattraper notre retard.

GUIDO: L’image, c’est quelque chose que Shaka Ponk, par exemple, a beaucoup plus développé…
Mat
: C’est le moins que l’on puisse dire. Ils sont excellents, c’est clair. Aujourd’hui, on a bien l’intention de tout améliorer à ce niveau. Je ne dis pas que l’on va développer cela autant qu’eux, mais les gens vont constater une fameuse évolution.

«L'objectif est de surprendre le public»

GUIDO: On peut donc parler de Skip The Use 2.0…
Mat
: Oui oui, c’est bien cela. S’il y a bien un truc qu’on n’a pas voulu changer, ce sont les fondations. Mais pour le reste, on a voulu aller beaucoup, vraiment beaucoup plus loin. On a pris le temps de nous former dans la production, dans la réalisation. On a produit et réalisé d’autres musiques que la nôtre, et nous avons utilisé cette expérience pour pouvoir aller jusqu’au bout de nos idées avec l’enregistrement de ce nouvel album. Dans le passé, nous avions des idées mais n’arrivions pas toujours à les développer. Nous devions alors souvent nous faire aider. On a bossé avec des gens très compétents, mais ce n’était plus nous. Souvent, nous étions un peu frustrés après la sortie du disque. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Yan: Pour ce nouvel album, il était hors de question de revivre cela. On s’est retrouvé en famille, avec notre ami Bertrand Charlier derrière les manettes notamment, pour aller jusqu’au bout de nos idées. Cela nous a pris plus de temps pour faire l’album car nous voulions tirer le meilleur de chaque chanson.

GUIDO: Vous avez fait plusieurs concerts ces derniers mois, notamment des festivals. Avec également pour objectif de tester les nouveaux morceaux sur scène?
Yan
: On n’a pas vraiment essayé de tester nos morceaux sur scène, à part Marine et Damn CoolMarine a eu son petit succès et cela n’a pas plu aux gens du FN. Un paquet de dates ont déjà été annoncées et on compte bien être à la hauteur. Donc, on bosse dur!
Mat: On a toujours été assez incisifs sur scène. Et l’objectif est bien entendu de surprendre le public. Il y a un travail sur la lumière. Les morceaux, on ne les joue jamais tels quels. Parfois on les étire, on les modifie. Sur une tournée, les morceaux évoluent.

GUIDO: Il y a deux nouveaux membres au sein du groupe…
Yan
: On a toujours composé à deux et fait le choix d’avoir des potes avec nous sur la route. Ce qui est nouveau pour nous, c’est que c’est la première fois qu’on enregistre un album en groupe, donc avec Enzo et Nelson. Ensuite, pour la conception, c’est uniquement Mat et moi qui avons maquetté les chansons et les avons mises en forme dans un studio près de Lille.

Skip The Use: Past & Future (Universal)

Photo: © OJOZ


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