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28/02/2020

RENAN LUCE: «Bizarrement, notre séparation m'a un peu libéré au niveau créatif»

Il est loin le troubadour insouciant qui nous chantait les déboires du Petit Nicolas ou qui se rinçait l’œil en observant discrètement ses voisines depuis son appartement cosy. Près d’une décennie s’est écoulée depuis ces tubes en acier inoxydable… Dix années marquées par quelques moments de bonheur intense – la rencontre et le mariage avec Lolita Séchan, fille de Renaud, et la naissance de leur fille, Héloïse – mais malheureusement aussi une fameuse chute de popularité. Et si les ventes de disques de Renan ont connu une chute vertigineuse, que dire de son couple… qui a commencé à battre de l’aile jusqu’à la séparation. 


Contre toutes attentes, et alors que le dernier album de l’ami Renan ne nous avait pas vraiment passionnés, son dernier-né sorti en catimini durant les mois d’été se révèle à la fois étonnant, bouleversant, et extrêmement élégant. Un album intime et forcément difficile, né dans la douleur – cinq longues années se sont écoulées depuis le précédent - mais néanmoins traversé par des moments de lumière, et parfois même de grâce. «La tournée s’est étalée sur 18 mois, et le spectacle Bobines que j’ai monté avec mon frère Damien m’a également bien accaparé. Il m’a surtout fallu un peu de temps afin de trouver une manière d’appréhender cet album. Je ne savais plus très bien vers où aller. Dès que j’ai commencé à me connecter à moi-même, que j’ai commencé à mettre des mots sur ce que je ressentais, j’ai retrouvé l’énergie et l’envie d’aller vers l’avant. Assez bizarrement, la séparation avec Lolita m’a un peu libéré au niveau créatif.»

Un gars trop gentil

Il est vrai qu’après le succès inattendu de son premier album en 2006 (Repenti), Renan n’a jamais vraiment réussi à confirmer. Le Clan des Miros a connu un succès correct trois ans plus tard, mais D’une tonne à un tout petit poids s’est quant à lui complètement vautré… «Avec le recul, le succès que j’ai connu avec La lettre ou Les voisines m’a mis une pression que j’ai eu du mal à gérer. J’avais 25 ans et j’étais déjà condamné à décevoir. Honnêtement, ce n’est pas évident. Je suis un gars doux, gentil. Trop gentil même sans doute…»

Mélancolie, douleur, espoir et nostalgie

Alors qu’il arpente actuellement les routes de France accompagné par un orchestre de musiciens classiques, Renan nous prouve cependant qu’il a grandi en tant qu'homme et artiste. Marqué au fer rouge par la séparation d'avec son épouse, ce quatrième album éponyme marie habilement intimité et ampleur, tristesse et espoir. «C’est un album que j’ai écrit dans une période d’introspection, mais j’avais envie de le présenter de manière un peu virevoltante, que l’orchestre apporte un peu de lumière. Je ne voulais pas que ce soit un album entièrement sombre – ce n’est pas mon tempérament – même si la tristesse y est souvent présente. Lors de l’écriture, j’ai été obsédé par la notion de vérité, d’honnêteté. Le vent fou est le premier morceau que j’ai écrit. Cette chanson a donné le ton pour le reste de l’album, entre mélancolie, douceur, espoir et nostalgie. Les mots ont bien sûr leur signification, mais la musique peut aussi y apporter des nuances lorsque la langue française se révèle trop étriquée.»

Avec du recul

Si la mélancolie domine en effet logiquement les morceaux de l’album, Renan s’y dévoile cependant avec beaucoup de pudeur, laissant entrevoir des moments d’émotion et de douce mélancolie. «Lolita a découvert l’album avec beaucoup d’émotion. Ce n’est pas un journal intime que j’écris, ce sont des chansons. Je passe par un prisme qui est celui de la poésie, ce qui est déjà un premier pas de côté. Ces chansons n’ont pas non plus été forcément écrites au moment pile où je ressentais l’émotion, mais déjà avec un peu plus de recul. Ce sont des chansons, ce n’est pas un cri. Il était important pour moi que Lolita s’y retrouve également. Qu’Héloïse puisse également s’y retrouver plus tard. C’était important pour moi de terminer cette belle histoire d’amour avec Lolita sur quelque chose de joli et de vrai.» Terriblement humain, touchant et vrai, ce nouvel album éponyme hors du temps et des modes – on pense à Brel et Bécaud, pas vraiment des artistes d’aujourd’hui… – ne permettra pas à son auteur de cartonner sur les ondes, mais touche jusqu’à la moelle et marquera durablement les curieux qui auront pris le temps d’y consacrer l’attention qu’il mérite.

Photo: © Loïc Cousin


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