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30/03/2020

Sofiane Pamart: Du classique au rap

D’une petite commune lilloise à La Havane en passant par Chicago, Le Caire ou Nagasaki, Sofiane Pamart voyage autour de sa Planet. Profitant de son passage à Bruxelles où il a posé sa valise et son piano pour quelques jours, l’occasion nous a été offerte de rencontrer un musicien rebelle et un jeune entrepreneur qui vient de lancer sa start-up.


GUIDO: Comment un médaillé d’or du Conservatoire de Lille devient le pianiste que tout le rap français s’arrache?
Sofiane Pamart
: C’est vrai que j’ai derrière moi de nombreuses années de Conservatoire et de piano puisque j’y suis entré à l’âge de sept ans. Mais, il y de nombreuses stars du rock qui sont passées par le classique. En ce qui me concerne, je suis pianiste néo-classique mais j’écoute du rap, j’aime le rap et j’ai fait partie d’un groupe de musique urbaine. Je voulais faire ce job et j’ai pris tous les contacts possibles pour y arriver. J’ai ramé mais j’y suis arrivé. C’est donc tout-à-fait normalement que j’ai fait des habillages, d’abord dans le Nord pour des rappeurs locaux et puis sur Paris avec Psy4 de la Rime, Médine, Gaël Faye. Mais j’ai aussi travaillé avec Selah Sue et Grand Corps Malade, donc je ne suis pas uniquement rivé au rap.

GUIDO: Et avec Scylla…
Sofiane Pamart
: Oui, on a fait un album ensemble (Pleine Lune) et quelques concerts dont l’AB à Bruxelles ou le Trianon à Paris. Et on fait l’Olympia ensemble le 15 avril. C’est une belle expérience à la fois humaine et professionnelle. 

«Les créateurs de mode s’inspirent de la rue»

GUIDO: En plus d’habiller les textes des rappeurs, tu accompagnes les défilés de haute couture. Pas très proche de la rue et du citoyen lambda tout cela!
Sofiane Pamart
: Je ne suis pas vraiment d’accord. Les créateurs de mode s’inspirent de la rue et veulent être proches de la culture populaire. Ils rêvent de voir leurs créations adoptées par le plus grand nombre. Par contre, c’est au niveau des prix que le décalage se passe.

GUIDO: Dans l’ordre des choses, te voilà maintenant amené à présenter et défendre Planet, ton premier album solo. Composé et enregistré aux quatre coins de la planète et qui est sorti fin de l’an dernier.
Sofiane Pamart
: J’ai souhaité que l’album soit avant tout un grand voyage. J’ai choisi douze lieux, douze escales, des endroits sélectionnés pour leur beauté ou leur puissance évocatrice. Par exemple, La Havane évoque pour moi l’ambiance du Buena Vista Social Club et ses rythmes latinos. J’ai donné à Alaska une ambiance très froide, presque glaciale. Séoul renferme un côté asiatique, une sorte de fourmilière. Bora Bora a un côté cocktail que l’on déguste dans un sofa en cuir au fond d’un bar très cosy. Les autres sentiments latinos, ceux de la fierté et de la rébellion, j’ai essayé de les transmettre dans Medellin. On peut retrouver la désolation de Nagasaki ou encore la métropole qui vit au cœur de Paris.

GUIDO: Et quelques clips de bonne facture aussi…
Sofiane Pamart
: C’est un passage obligé et logique. D’abord, parce que la notoriété se gagne par les réseaux et les clips, car rien n’est plus vivant pour évoquer un lieu, une ville, une région que de la montrer et faire vivre les images par la musique qui colle à son atmosphère. 

«Et pourquoi pas faire la musique d'un jeu vidéo?»

GUIDO: Tu vas défendre cet album sur scène?
Sofiane Pamart
: Oui oui, mais je ne vais pas entrer dans les détails pour le moment. Je peux déjà te dire que je ne serai pas seul sur scène, des sortes de concerts parallèles. Je donne rendez-vous au public vers le printemps. Il y a déjà l’Olympia avec Scylla.

GUIDO: Et après la composition et l’accompagnement des rappeurs, l’habillage sonore des grands défilés de haute couture, la composition, l’enregistrement et les concerts solo, n’envisagerais-tu pas quelques collaborations cinématographiques?
Sofiane Pamart
: (un léger sourire aux lèvres) Mais oui, pourquoi pas. J’adore les films d’animation et je ne te cacherai pas que j’ai quelques scénarios qui me sont parvenus et que j’ai promis d’étudier. Je pense que c’est une étape que je vais franchir prochainement. Le tout est d’avoir un projet intéressant. Ce qui ne me laisserait pas indifférent, c’est un projet de musique de jeu vidéo. Je crois qu’il y a moyen d’apporter une plus-value réelle à de tels projets. Mais il faut se rendre compte qu’il n’y a que 24 heures dans une journée et que les miennes sont déjà pas mal occupées…


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