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24/09/2020

SUAREZ: «J'en avais marre de mon image»

Après trois années de silence radio, Marc Pinilla est de retour avec sa bande pour un nouvel opus qui ne devrait pas manquer de surprendre les fans de la première heure. Car si le gaillard est toujours aussi sympa et affable, un vent de changement souffle aujourd’hui sur le groupe.


Marc: Quand j’ai commencé à écrire ce disque il y a deux ans, je me suis vite rendu compte que j’avais tendance à m’auto-plagier. À force de tourner en rond, j’ai décidé d’appeler à l’aide. J’ai rencontré Emmanuel Da Silva via nos éditeurs respectifs. Cette rencontre a été déterminante. Il m’a ouvert les yeux sur la nécessité de faire les choses autrement. De là est né le titre Dix ans que j’ai coécrit avec lui...
 

«Il était temps qu’il y ait une forme de rupture au sein du groupe, et on l’a créée musicalement»


GUIDO: Vous avez finalement travaillé ensemble sur quatre morceaux!
Marc
: Tout s’est passé très vite. Je l’ai appelé, nous nous sommes envoyés des démos, des textes et avons fait connaissance aux Studios ICP à Bruxelles. Da Silva y passe plus de 200 jours par an. Ce gars n’arrête pas. Il a enregistré quelques albums solo, il compose pas mal de musiques de films et écrit pour de plus en plus d’artistes (Jenifer, Julie Zenatti, Soprano…). C’est dans sa chambre à côté du studio ICP que sont nés les titres Bienvenue et Cavale. Da Silva est un gars assez étonnant, terriblement créatif. Il n’a aucune limite, ne se met aucune barrière lorsqu’il se lance dans quelque chose. Il démarre chaque projet avec une page blanche, comme un peintre…

GUIDO: Dix ans est un titre qui fait référence à ton histoire personnelle?
Marc
: Oui et non… Je n’ai pas vécu de rupture ni au niveau personnel, ni au niveau du groupe. Mais cela fait dix ans que l’on fait les mêmes choses au sein de Suarez, que l’on se supporte. Il était temps qu’il y ait une forme de rupture, et on l’a créée musicalement. On a osé faire quelque chose à la fois plus urbain et plus rock, un morceau qui est moins édulcoré à la Suarez. Plus adulte, plus masculin. Ce titre a ouvert la voie aux autres titres de l’album, il n’y avait plus de limites. Nous sommes partis dans un délire très années 80 avec Cavale par exemple. Nous avons voulu éviter de faire un album où toutes les chansons se ressemblent, ont une même couleur musicale ou un même son de guitare. 

GUIDO: L’album est du coup moins homogène que les précédents.
Marc
: À l’heure actuelle, les gens consomment chanson par chanson. Je n’ai pas eu peur de sortir de l’homogénéité. Je vois plus les chansons comme des entités différentes, comme des voyages. Nous avons d’ailleurs commencé le développement de l’album il y a un an. Vivant n’est pas un concept album où il y a une couleur unique pour tous les titres. C’est un disque vivant, qui devient ainsi une sorte de best-of des singles qui sont sortis auparavant.
 

«J’attends avec impatience de pouvoir à nouveau remonter sur scène»


GUIDO: Pour la première fois, tu apparais seul sur la pochette de l’album?
Marc
: C’est le fruit d’une longue réflexion. Avec la Covid, nous avons tous été coincés à la maison. J’avais envie de prendre les rênes de ce projet. Depuis que j’ai été coach à The Voice, on m’appelle Suarez ou Marc de Suarez. Cela fait pas mal de temps que je fais les interviews et les dédicaces tout seul. Finalement, j’ai voulu assumer les choses telles qu’elles sont devenues avec le temps. Mes comparses aiment la discrétion. Ils étaient contents de ne pas devoir subir des séances photos!

GUIDO: Tu as fait le buzz avec les clips de Dix ans et Cavale!
Marc
: J’en avais marre de mon image, de cette mèche… L'idée était d'illustrer ce titre qui est très dur au niveau des paroles. Je voulais jouer sur l’idée de nouveau départ, d’envie de fuite. Le fait de raser le crâne, je trouvais cela hyper percutant au niveau de l’image. Pour le clip de Cavale, j’avais envie d’une imagerie très années 80. On a beaucoup cherché au niveau du stylisme ou des accessoires. L’image, quand tu l’utilises dans le cadre d’une vraie recherche artistique, c’est super intéressant. Du coup, j’ai pris l’image comme un jeu.

Comment as-tu vécu ces derniers mois avec ton groupe?
Marc
: On a perdu une saison complète, voire une année complète. Normalement, nous aurions joué tout l’été. On sort l’album mais je ne sais même pas si nous pourrons organiser des séances de dédicaces. Du coup, il faut être super créatif. Je me suis lancé dans le e-commerce et j’ai créé un petit site de vente en ligne afin que l’album puisse être précommandé avec dédicace. C’est pas mal de boulot, la gestion de tous ces envois. Heureusement, mon fils m’aide à coller les timbres! (rires) Ces précommandes, cela fait évidemment plaisir, mais ce n’est pas cela qui va nous faire vivre. Les autres membres du groupe sont sous statut d'artiste. Sur Facebook, pas mal d’artistes ont organisé des sessions live, mais je t’avoue que j’ai trouvé cela absolument déprimant. J’attends avec impatience que l’on puisse à nouveau se produire sur scène.

Suarez: Vivant (PIAS)

Photo: © Cédric Brion


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