Image
23/11/2020

VIANNEY: «Je suis sorti complètement épuisé de l'enregistrement de cet album»

Qui aurait pu imaginer que l’auteur de Pas là deviendrait un jour un poids lourd de l’industrie discographique en France? Six ans après ce tube surprise, et alors qu’il sort son troisième album, notre gaillard peut se targuer d’avoir enchaîné les hits, écrit pour les plus grands, fait ses premiers pas au cinéma… et il s’apprête même à occuper l’un des sièges rouges pour la prochaine saison de The Voice en France!   


GUIDO: L’accouchement de ce nouvel album a apparemment été assez douloureux?
Vianney: 
Obsédant. Énergivore. Compliqué et sinueux, mais pas douloureux. Je t’avoue être sorti complètement épuisé de cet enregistrement. Mais ce que je retiens, c’est le sentiment d’avoir énormément appris et progressé. La composition et l’enregistrement d’un disque, c’est un travail singulièrement solitaire. J’ai toujours travaillé très lentement en studio, de manière très artisanale. Et comme je suis lent, je travaille souvent très tard. J’ai eu l’impression de devoir souvent puiser dans mes ressources pour trouver des solutions. En même temps, c’est dans l’adversité que j’ai le sentiment d’être vivant. Ce travail est bien sûr éreintant mais c’est également et surtout énormément de bonheur lorsqu’on est musicien. J’ai l’impression d’avoir fait des pas de géant grâce à cet album.

«Je suis un boulimique de découvertes»

GUIDO: Quatre ans se sont écoulés depuis ton disque précédent. Mais ce n'est pas pour autant que tu as disparu des radars!
Vianney: 
Il y a eu pas mal de collaborations. Pas mal de duos, également. Je suis un boulimique de découvertes. J’ai l’obsession quotidienne de progresser. C’est ce qui me hante, ce qui me nourrit. Du coup, me confronter avec d’autres univers, c’est quelque chose que je recherche. J’ai besoin d’être bousculé, challengé. C’est vraiment pour cela que j’ai été si actif à ce niveau. Il n’y a pas d’autre raison, je n’ai jamais rien forcé.

GUIDO: Musicalement, Kendji Girac, Gims, Boulevard des Airs, Alice on the roof ou Erza Muqoli n’ont pas grand-chose en commun…
Vianney: 
C’est ça qui est intéressant. Je m’intéresse vraiment à tous les types de musiques. J’aime me frotter à des univers qui ne sont pas les miens. Cela répond juste à mes envies.

GUIDO: Comment naissent ces collaborations?
Vianney: 
Ce n’est jamais la même histoire. Mais ce sont des gens que je connais chaque fois à la base, ou que j’ai croisés. Boulevard des Airs ou Alice, ce sont vraiment des amis. Gims, on s’est juste croisés mais cela avait bien accroché. Patrick Bruel est vraiment devenu un ami. Une collaboration, cela démarre souvent de manière très simple. Une soirée sympa ou une discussion et on se dit que l’on va prolonger cela.

GUIDO: Vianney, c’est un peu le Mister Good Guy de l’industrie musicale?
Vianney: 
J’ai pas mal d’amis dans l’industrie musicale, c’est vrai. Ce qui est sympa dans ce métier, c’est qu’il exige un haut degré de passion. Moi, je sais que je suis un fou de chansons depuis que je suis tout petit. Il y a une sorte d’alchimie que se crée avec des gens parce qu’ils aiment les mêmes choses. C’est comme un club. Les chansons, c’est ma vie. Alors bien sûr, je ne m’entends pas avec tout le monde. Il y a des gens qui ont plus viré métier que passion. C’est sûr que je suis moins proche de ces gens-là. Mais globalement, j’ai la chance de travailler dans un milieu où il y a beaucoup de passionnés.

GUIDO: Tu vas occuper l’un des quatre fauteuils de coachs lors de la prochaine saison de The Voice
Vianney: 
Cela fait des années que je vais régulièrement chanter avec des candidats là-bas. Et cela fait également des années qu’ils me proposent de devenir coach. Jusqu’à présent, je ne me sentais pas prêt, je trouvais que c’était trop tôt et ils ont toujours bien pris mes refus. Cette fois, je pense que le timing est le bon. Je me sens enfin prêt. Je pense que j’ai des choses à dire à des gens qui viennent avec leur univers. Je voulais au moins avoir quelques années de métier avant de prétendre à l’un des fauteuils rouges.

«Écrire, c'est plus qu'un plaisir, c'est un besoin»

GUIDO: À quoi devons-nous nous attendre lors de la tournée qui est annoncée?
Vianney: 
Il y aura une partie acoustique, bien évidemment. C’est ce que je fais depuis que je suis tout petit et que je fais encore tous les jours dans ma chambre. Et j’adore ça. Mais il y aura également une partie où je serai entouré par des musiciens. J’adore me produire seul à la guitare, mais j’ai peur de lasser. Et puis, j’ai besoin de me remettre en question.

GUIDO: Tu as fait tes premiers pas au cinéma il y a deux ans dans le film Ma mère est folle. Le cinéma, c’était un rêve de gosse?
Vianney: 
La présence de Fanny Ardant m’a tout de suite convaincu à accepter de me lancer dans ce projet. Notre entente a été magnifique. Le cinéma m’a toujours fait rêver. Et puis, c’était surtout m’intéresser à un univers que je ne connaissais pas. Le toucher du doigt, voir comment se passe un tournage.

GUIDO: Tu adores toucher à tout!
Vianney: 
Tout ce qui est de l’ordre de la musique et de l’image, ce sont des choses qui me passionnent. Lorsque j’ai l’occasion de découvrir de nouvelles choses ou de comprendre un peu mieux, j’y vais. Je viens de réaliser un clip pour la première fois (Beau-Papa) et c’était complètement nouveau pour moi. J’ai pris énormément de plaisir à le faire.

GUIDO: Comment on s'improvise réalisateur de clip?
Vianney: 
Il faut bien entendu être entouré par une bonne équipe. Un bon chef opérateur tout d’abord. C’est lui qui va caler l’image. En tant que réalisateur, j’explique ce que je veux que l’on voie. Dans ce clip en question, il y a une narration, le choix de décors, de lumière, de stylisme. De météo. Tout cela, ce sont des choses que je devais organiser. Ensuite, je devais être présent au montage. Et après, il y a l’étalonnage. Bref, c’est pas mal de boulot mais c’est passionnant. J’ai la chance d’avoir une équipe assez formidable qui a su prendre sur elle à certains moments. Cette chanson me tient énormément à cœur. Elle est dédiée à la fille de ma compagne. Cette énergie et cet amour, j’ai essayé de les insuffler au projet, à toute l’équipe.

GUIDO: Ta vie ressemble à quoi aujourd’hui?
Vianney: 
Chaque jour, je chante et je joue de la musique. C’est quelque chose qui ne change pas et qui m’épanouit. Ma vie a évidemment pas mal changé en six ans. Il y a des gens qui montent dans le train de nos vies, et d’autres qui en descendent… Mais j’ai les mêmes amis depuis que j’ai 12 ans. Mon groupe de potes n’a jamais changé. Ce qui change, c’est que j’ai une vie très intense, très dense. Mais j’aime avoir plein de trucs à faire. Il faut être vif et organisé, mais j’aime cela. Écrire, c'est plus qu'un plaisir, c’est un besoin. Faire de la musique, c’est quelque chose qui accompagne ma vie depuis toujours. J’ai le sentiment d’être touché, bouleversé et surpris chaque jour. J’ai la chance de ne jamais avoir été en panne d’inspiration. Je suis conscient que je suis un privilégié. Faire de la chanson française aujourd’hui n’est plus vraiment porteur. Il n’y en a que pour la musique urbaine… J’ai la chance de faire partie d’un cercle très restreint d’artistes qui arrive à vivre de sa passion. À l’heure actuelle – et en particulier pour le moment avec la crise sanitaire que nous traversons – c’est une chance énorme.

Vianney: N’attendons pas (Tôt ou Tard/PIAS)

Le 13/04/21 à l'Ancienne Belgique (sold-out)
Le 03/03/22 à Forest National
 

Photo: © Julien Mignot


Sortie BD: Les Aigles de Rome (Livre 1)

L’an 743 urbe condita sonne la guerre des peuples suite à l’expansion de l’Empire [...]

Sortie DVD: Le cas Richard Jewell

Agent de sécurité pendant les Jeux Olympiques d'Atlanta, Richard Jewell réussit [...]

SOCIAL

Jobs in the picture






 


 

 

 

GUIDO SA est l'entreprise média de niche numéro 1 en Belgique vers le groupe-cible des jeunes (les étudiants en particulier), les écoliers et les young starters.

Bruiloftstraat 127, 9050 Gentbrugge
Tel.: +32 (0) 9 210 74 84