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19/04/2021

En tête-à-tête avec TANAË

Par une belle journée ensoleillée de mars, nous avons eu la chance de papoter pendant une demi-heure avec Shana Seminara alias Tanaë. Si la chanteuse a explosé en 2019 en arpentant les scènes de tous les festivals du pays, elle sort aujourd'hui d'une année entière privée de concerts. Mais cela n'empêche pas la jeune chanteuse de travailler à de nouveaux morceaux en vue d'un digne successeur à son premier album Talking To Myself.

 

«Le confinement, ce n'est pas quelque chose de très inspirant»

GUIDO: Cela fait maintenant plus d'un an que le coronavirus est apparu en Belgique, avec les conséquences que l'on connaît dans le domaine de la culture, et plus précisément de la musique. Dans quel état d'esprit es-tu actuellement?
Tanaë: Je suis un peu dégoutée, à vrai dire, parce qu'il n'y a pas grand-chose qui est fait pour nous. J'ai vraiment l'impression que le secteur culturel est quelque peu délaissé. Après, je suis plutôt optimiste de nature, donc je continue à travailler sur mon projet, à écrire des sons, à essayer de produire des choses… De ce côté-là, ça va plutôt bien pour moi, j'arrive à continuer à avancer.

GUIDO: Le confinement a permis à certains artistes de se recentrer sur eux-mêmes pour créer de nouvelles œuvres. Ce fut également ton cas?
Tanaë: Ah non, pas du tout! Selon moi, un artiste a besoin de vivre des choses pour créer, faire des nouvelles expériences, rencontrer des gens. C'est plutôt ça qui m'inspire dans mon quotidien. Le fait d'être enfermée, toujours au même endroit, n'était pas très inspirant pour moi. Après, j'ai eu la chance d'avoir déjà travaillé sur des compositions quand le confinement a commencé, j'ai donc pu travailler sur quelque chose qui existait déjà. Ça aurait été plus compliqué si j'avais dû repartir de zéro.

GUIDO: En parallèle à la musique, tu es encore étudiante…
Tanaë: Je suis étudiante à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, en graphisme. Et je tiens vraiment à finir ces études. J'ai beaucoup changé d'orientation, je ne savais pas trop quoi faire. Et j'ai enfin trouvé des études dans un milieu créatif et artistique, ce qui me correspond beaucoup mieux. Ces études me sont également utiles au sein de mon projet Tanaë, elles m'aident par exemple à produire mes propres visuels.

«Si je fais tout à la dernière minute en tant qu'étudiante, je suis plus sérieuse quand cela concerne la musique»

GUIDO: L'étudiante Shana étudiante est-elle différente de la chanteuse Tanaë?
Tanaë: Je suis une seule et même personne, même si je suis différente en tant qu'étudiante par rapport à la chanteuse sur scène, évidemment. Je suis par exemple beaucoup plus posée et sérieuse quand je travaille sur des compositions alors que je suis plus 'je-m'en-foutiste' dans la vie de tous les jours. En tant qu'étudiante, j'ai plus tendance à faire tout à la dernière minute. J'ai besoin de cette pression pour faire quelque chose, sinon je n'y mets pas du tout.

GUIDO: Tu viens de sortir un nouveau single Good As Gold dont le clip est fortement ancré dans les années 70. Qu'est-ce que ces années représentent pour une fille de 25 ans?
Tanaë: Les années 70, ce sont les meilleures années! Elles représentent pour moi la liberté, le rassemblement, la solidarité. J'aime aussi beaucoup les films ou les chansons qui sont sortis dans ces années-là. Visuellement aussi, les années 70, c'est quelque chose de très parlant et de très reconnaissable.

GUIDO: Le thème de la chanson est le retour aux choses simples. En quoi ce sujet t'a-t-il interpelée?
Tanaë: On oublie beaucoup cela actuellement. Dans la vie, on veut toujours ce qu'on n'a pas, on envie souvent les autres. Et ça rejoint aussi ce que l'on vit tous actuellement. Si j'avais eu l'idée de cette thématique avant, cela rejoint ce qui se passe dans l'actualité en ce moment.

GUIDO: Si tu t'investis dans les paroles et la musique, c'est aussi le cas dans les visuels?
Tanaë: J'ai tellement envie que ça me ressemble. Si c'est quelqu'un d'autre qui s'en charge, j'ai l'impression que ça ne me ressemblera pas à 100%. Pour Good As Gold, c'est moi qui ai eu l'idée du clip. Et Arnaud Perrier a réussi à mettre en images toutes les idées que je lui ai soumises. Au niveau visuel, j'avais clairement une idée en tête et j'avais très envie que ça me ressemble.

GUIDO: Sais-tu déjà de quelle couleur musicale sera ton prochain album?
Tanaë: Listen était un titre très R'n'B, néo-soul. Avec Good As Gold, je me suis plus rapprochée de la pop, toujours avec une touche de R'n'B. Pour l'album qui sortira prochainement, je cherche vraiment des sons qui me sont propres. C'est pour cette raison que je sors quelques singles, pour vraiment travailler sur l'album le temps qu'il faut.

«J'ai fait la couverture de magazines en Turquie!»

GUIDO: À quoi ressemble la playlist idéale de Tanaë?
Tanaë: J'aime beaucoup écouter des titres plus anciens. Ma maman m'a donné le goût de la musique, donc j'écoute beaucoup Portishead, Lauryn Hill, les Fugees, Amy Winehouse, Aretha Franklin, Nina Simone… Dans un registre plus actuel, j'aime beaucoup Dua Lipa ou Doja Cat.

GUIDO: Que des femmes, en fait!
Tanaë: Ah oui! Je suis en effet plus attirée par des voix féminines parce que je m'identifie inconsciemment à elles, peut-être.

GUIDO: Quel regard portes-tu maintenant sur le succès soudain de Tanaë?
Tanaë: Je ne m'attendais pas à un tel succès. Après la sortie de mon premier album en 2019, j'ai par exemple eu la chance de faire pratiquement tous les festivals de Belgique! Ce fut une expérience très enrichissante.

GUIDO: Et ta première fois aux Ardentes, tu t'en souviens encore?
Tanaë: C'était un moment très impressionnant. Ça te met une pression supplémentaire parce que c'est chez toi, en quelque sorte. Les Ardentes, j'avais l'habitude d'y aller en tant que festivalière, c'était un endroit que je connaissais très bien. Et se retrouver de l'autre côté, c'est assez galvanisant.

GUIDO: Apparemment, tu as beaucoup de fans en Turquie!
Tanaë: Je reçois beaucoup de messages sur Instagram provenant de Turquie parce que je suis beaucoup écoutée là-bas, grâce à Spotify. Normalement, j'aurais dû partir faire une tournée promo à Istanbul en avril dernier, mais elle a été annulée à cause du coronavirus. C'est assez fou, j'ai même fait la couverture de magazines en Turquie!

GUIDO: Comment gères-tu cette célébrité au jour le jour?
Tanaë: C'est assez troublant. J'ai parfois du mal à réaliser et je me demande pourquoi les gens ont envie de prendre une photo avec moi! Mais bon, ça n'arrive pas tous les jours non plus!

Et si…
Nous avons soumis trois questions-flash à Tanaë pour conclure cette interview. Voici ses réponses du tac-au-tac à nos trois scénarios fictifs:

Devenir coach à The Voice Belgique?
«Je pourrais dire 'oui'. Après, j'ai quand même du mal à m'imaginer moi en train de juger d'autres gens qui chantent. Je ne sais pas si je me sentirais légitime de le faire. Effectivement, c'est une expérience qui a l'air super cool, je regarde d'ailleurs beaucoup l'émission.»

Représenter la Belgique à l'Eurovision?
«J'y réfléchirais beaucoup, je pense. Cela doit être une sacrée expérience. Avec cette pandémie, j'ai l'impression que je dirais 'oui' à tout pour vivre de nouvelles expériences!»

Son duo de rêve?
«Cela n'a rien à voir avec mon style mais je suis archi-fan des Black Keys. C'est du rock et si j'avais vraiment le choix, c'est eux que je choisirais pour faire mon duo de rêve.»

Photo: © Arnaud Perrier


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