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21/04/2021

NOÉ PRESZOW: «Tout mon imaginaire est lié à la musique»

Si le déluge covidien nous a apporté son lot de chansons consensuelles assez pénibles – on peut accorder la palme à Renaud pour sa fameuse Corona Song - le titre À Nous de Noé Preszow est devenu contre toute attente la bande-son d’une drôle d'époque où le repli sur soi est encouragé par nos décisionnaires politiques au détriment de la solidarité. Rencontre avec son auteur, jeune Bruxellois un peu gauche, à l’heure de présenter un premier opus. Un disque hautement recommandable hésitant habillement entre coups de poing et coups de cœur.


Noé Preszow: J’ai démarré le violon vers 4 ans et j’ai commencé à écouter de la chanson française alors que j’étais tout petit. Brassens, Brel, Barbara. Je les ai énormément écoutés dans la voiture de mes grands-parents. La découverte de Renaud deux ou trois années plus tard a été un déclencheur. Ses chansons m’ont tout de suite remué. La sortie de Boucan d’enfer a été une étape importante dans ma vie. C’est Renaud qui m’a donné l’envie de prendre la plume. J’ai toujours admiré son courage, son engagement, son refus de faire des compromis. Je suis bien sûr allé le voir en concert durant cette tournée, une révélation!

GUIDO: C'était ton premier concert?
Noé Preszow:
En fait, non. Mon tout premier concert, c’était Pierre Perret à la Place Roupe en 1999. Le premier d’une très longue série. Ma mémoire est strictement liée à la musique. Tout mon imaginaire est lié à cela.

GUIDO: Cela fait une bonne dizaine d’années que tu enregistres des chansons. Et pourtant, tu es encore jeune!
Noé Preszow:
Je me suis mis à la guitare après sept ans de violon et j’ai alors commencé à composer et à enregistrer. De manière quasi compulsive, viscérale… Mes premières chansons, je les ai chantées au collège. Petit à petit, je me suis amélioré. Vers 14 ans, j’ai commencé à compiler mes chansons sur des CD  pour les distribuer à des potes dans la cour de récré. Et j’ai envoyé mes premiers enregistrements à des maisons de disques. Je ne me posais pas de questions, j’étais déterminé. J’ai toujours su ce que je voulais.

GUIDO: Quels étaient tes héros?
Noé Preszow:
Je n’ai jamais été du style 'fan'. J’ai été à des centaines de concerts et j’ai très souvent laissé un CD aux artistes que j’admire afin d’avoir un avis mais je n’ai jamais tenté de m’incruster pour discuter avec eux. Je ne vais pas citer tous les artistes que j’admire. J’ai passé des heures à la Médiathèque au Passage 44. J’y ai emprunté des centaines d’albums. La Médiathèque, c’était un peu mon refuge. Cela a façonné toute ma culture musicale. J’ai des parents qui ne sont pas du tout consensuels. Leur ouverture d’esprit m’a beaucoup aidé à me construire en tant qu’artiste.

GUIDO: Comment choisissais-tu les disques que tu allais emprunter?
Noé Preszow:
Très souvent, c’était une pochette qui me plaisait. Je piochais des albums dans tous les styles. De la chanson française évidemment – Manset, Murat, Higelin, Miossec, mais également Johnny ou Ferré - mais aussi du rock, du folk ou même du rap. Mon frère écoute beaucoup de rap. Il m’a fait découvrir MC Solaar par exemple.

GUIDO: Il y a dix ans, venir de Bruxelles et chanter en français, c’était clairement un double handicap!
Noé Preszow:
Absolument. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout embarrassant de proposer des textes personnels. Et les Belges sont devenus super tendance en France.  

GUIDO: C’est vrai que tes chansons ne sont pas anodines. Tes textes sont graves, souvent engagés…
Noé Preszow:
J’ai énormément de colère en moi. C’est clair. La musique et l’écriture m’aident énormément à ce niveau. Même si je suis très nerveux de nature, et même si je ne suis pas à l’aise avec les choses de la vie, j’ai la chance de pouvoir m’exprimer au travers de la chanson. La musique, c’est ma vie. Mes textes sont souvent durs – une dureté et un côté très direct que j’adore chez Dylan par exemple – mais je tiens à ce que mes chansons restent accessibles, qu’elles puissent passer en radio.

GUIDO: Comment te vois-tu dans quelques années?
Noé Preszow:
Mon ambition, c’est de jouer dans des salles mythiques comme Le Cirque Royal ou Forest National. Forest, c’est ma salle préférée. Je sais que le son est très loin d’être parfait, mais j’ai envie de le dompter, comme un animal. La musique et l’écriture, c’est ma vie. Je ne peux de toute manière pas imaginer un instant ne pas m’y consacrer corps et âme.

Noé Preszow: À nous (Tôt ou Tard/PIAS)

Noé Preszow sera en concert le 2 décembre au Botanique à Bruxelles 


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