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07/06/2021

CHARLES: «Les études? On verra plus tard!»

Des mélodies entêtantes, une voix qui touche au plus profond, des sonorités modernes qui hésitent entre rock et folk… Falling While Rising, le premier EP de Charlotte Foret – qui se cache aujourd’hui sous le pseudonyme de Charles – est une réussite éclatante. Deux ans après avoir remporté The Voice Belgique, Charles ne devrait pas manquer de devenir l’une des grandes révélations artistiques de cette drôle d’année!


GUIDO: Tu as choisi Charles comme nom de scène, un choix plutôt étonnant!

Charles: C’était le prénom de mon grand-père que j’ai perdu il y a trois ans. Si j’ai choisi le pseudo de Charles, c’est juste pour lui rendre hommage. J’étais très proche de lui, il m’a toujours énormément soutenue. Lorsque j’ai expliqué à Gilbert (ndlr: Lederman, big boss de Universal), que j’avais choisi Charles comme nom de scène, il était évidemment perplexe, mais il n’a en aucun cas tenté de me faire changer d’avis.

GUIDO: Pour les blinds de The Voice Belgique, tu as choisi un titre de Muse, une évidence?

Charles: Muse est mon groupe préféré. Leurs morceaux ont marqué toutes les étapes importantes de ma vie. Chaque fois que je les vois en concert, je pleure d’émotion. C’est dingue, car je ne pleure quasi jamais en écoutant de la musique. C’est en allant les voir sur scène que je me suis dit que j’avais envie de faire vibrer les gens. Faire de ma musique mon métier.

GUIDO: Tu avais suivi des cours de chant ou de piano avant l'émission?

Charles: Non, aucun. J’ai commencé le piano à 14 ans. J’ai appris seule, en mettant des petits Post-its sur les touches pour savoir où placer mes petits doigts (rires). Je commence les cours de chant la semaine prochaine, principalement pour placer ma respiration, cela reste mon point faible.

GUIDO: Pourquoi as-tu décidé de participer à cette aventure?

Charles: Ma meilleure amie me poussait depuis longtemps à m’inscrire au casting et j’avoue que je ne le sentais pas trop. J’avais l’impression que ce n’était pas quelque chose qui pouvait me convenir, qu’il fallait surjouer sur scène pour les caméras. Finalement, lorsque j’ai envoyé ma candidature, j’ai préféré n’en parler à personne. J’avais trop peur de devoir l'annoncer à tout le monde si je me faisais recaler. Je l'ai surtout fait pour avoir une approbation car je voyais beaucoup de gens qui chantaient sur les réseaux sociaux et qui recevaient plein de commentaires positifs, alors que j’étais très loin d’être convaincue. J’avais besoin de savoir ce que je valais réellement. À l’époque, j’avais 18 ans et zéro confiance en moi. Je faisais des covers sur Instagram et je faisais partie d’un petit groupe de rock qui tournait parfois dans les cafés dans la région de Nivelles. Mais rien de bien sérieux. 

GUIDO: Comment s’est déroulé le casting?

Charles: J’ai envoyé une vidéo d’une reprise de Karma Police de Radiohead au piano. Au début, ils prennent bien 1000 personnes pour les castings, et ils en gardent finalement plus ou moins 120. Être sélectionnée dans ces 120, c’était déjà un truc de dingue pour moi. Lors des blinds, j’étais à fond dedans. Tellement à fond que je ne m’étais absolument pas rendu compte que les 4 coaches s’étaient retournés. En fait, on n’entend absolument pas les buzzs lorsque les coaches se retournent, c’est rajouté au montage. 

GUIDO: Comment as-tu vécu la suite de l’aventure?

Charles: Je garde énormément de très bons souvenirs. À partir des lives, cela devient très prenant, franchement intense et j’ai adoré. Lorsque je suis retournée ensuite à l’école, les cours me semblaient terriblement ennuyeux. Les deux derniers mois, c’était l’horreur. Je ne me voyais pas démarrer des études universitaires.

GUIDO: Avant de participer à The Voice Belgique, tu avais envie de faire quel type d’études?

Charles: J’hésitais à aller au Jazz Studio, où Tamino et Angèle sont passés. J’ai plein de potes qui y sont. Ou alors faire architecture d’intérieur, décoratrice d’intérieur, quelque chose qui touche un peu à l’art, quelque chose de créatif. Mais honnêtement, je ne sais pas du tout si cela m’aurait plu…

GUIDO: Tes parents t’ont soutenue lorsque tu as décidé de ne pas démarrer de formation après ta rhéto?

Charles: Ils m’ont toujours soutenue, même si le rock, ce n’est pas du tout leur truc. Ils m’ont toujours acheté du matériel quand j'en avais besoin. Ils sont toujours venus à mes concerts, même dans des cafés minables quand j’avais quinze ans! Ils étaient toujours au premier rang. J’ai la chance d’avoir des parents formidables. J’ai gagné The Voice alors que j’étais en rhéto. Le timing était trop bien car je n’ai pas dû envisager de mettre des études entre parenthèses. De toute façon, les études, on peut les reprendre à n’importe quel âge maintenant. On verra donc plus tard…

GUIDO: Comment sont nées les compos de ce premier EP?

Chalotte: J’ai travaillé avec Nina Sampermans qui m’a aidée dans l’écriture, et Wouter Hardy qui s’est occupé de la production. À trois, on a vraiment façonné cet EP. J’ai toujours plein d’idées mais je suis nulle pour retranscrire cela en sons. Wouter arrive à comprendre les sonorités que j’ai dans la tête et que je veux faire passer. Quant à Nina, qui écrit beaucoup pour Hooverphonic, elle arrive incroyablement bien à placer des phrases pour en faire quelque chose de joli et poétique. J’ai appris à composer avec eux. Tout vient de ma tête, mais leur apport à été énorme.

GUIDO: Chanter en anglais a toujours été une évidence pour toi?

Charles: Oui, j’ai toujours chanté en anglais et la variété française ne m’a jamais vraiment intéressée. Ma culture musicale, ce sont des artistes comme Nirvana, Lana Del Rey, Green Day… Comme j’ai fait une partie de mes études en immersion anglaise, les mots me viennent également assez facilement.

GUIDO: Ce premier EP est plutôt mélancolique…

Charles: Je suis très loin d’être une personne morose. Les thèmes que j’aborde dans mes compos sont assez difficiles – le deuil, les violences conjugales… - et abordent des moments difficiles que j’ai traversés. Mais je m’en suis à chaque fois relevée, et je me sens forte aujourd’hui. Forte et optimiste.

GUIDO: Tu as eu l’occasion de collaborer avec Hooverphonic. Il est comment, Alex Callier?

Charles: Alex, il est trop comique. Ce mec est une pépite, il est adorable. Mon manager lui avait fait écouter Wasted Time et il avait apparemment beaucoup aimé. En fait, Alex est dans la musique depuis près de 25 ans et est en demande pour collaborer avec de jeunes artistes. Il est donc super ouvert. On a passé deux jours en studio ensemble et nous avons écrit deux chansons. Quand il m’a demandé s’il pouvait les garder pour le nouvel album d’Hooverphonic, j’étais évidemment aux anges… C’est ensuite qu’ils m’ont annoncé qu’ils avaient choisi The Wrong Place pour l’Eurovision.

GUIDO: Tu as encore régulièrement des nouvelles de Matthew (ndlr: de Puggy, son coach à The Voice Belgique)?

Charles: On s’appelle régulièrement. On a un peu travaillé ensemble après l'émission. Mais Matthew et moi, ce n’est pas un bon match pour bosser ensemble. On s’entend super bien, mais travailler ensemble, cela ne marche tout simplement pas. Peut-être plus tard, on verra.

Photo: © Julia Dubois Rosca


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