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05/07/2021

DELTA: «On nous appelle souvent les fonctionnaires de la musique»

Sans avoir l’air d’y toucher, le duo Delta est en train se faire une belle place au soleil. Quelques mois avant la sortie de leur second album, Julien et Benoît ont pris le temps de faire le point avec nous.


 


GUIDO: Comment a démarré votre projet? La première personne à m’avoir parlé de Delta, c’était Jali…

Julien: Je suis arrivé en tant que musicien dans une structure qui s’appelait A.R.E Music et dans laquelle travaillait Jali. C’était juste au moment où il finalisait l’enregistrement de son premier album. Dans la structure, j’ai bien évidemment parlé du projet dans lequel j’étais actif à l’époque, qui s’appelait Meridians. Déjà avec Benoît. Très vite, les gens actifs au sein de A.R.E Music nous ont convaincus de faire écouter quelques maquettes à des firmes de disques. Le label BMG avec qui nous travaillons toujours aujourd’hui nous a suggéré d’enregistrer un ou deux textes en français. C’est de là que tout est parti pour Delta. On a commencé à écrire une salve de morceaux avec Jali comme En visant la lune ou Héréditaire. On a essayé de développer notre son et Ben a complètement intégré la structure.

GUIDO: Le passage de l’anglais au français vous a plutôt bien réussi…

Benoît: On a fait le switch avant que chanter en français ne revienne à la mode. À l’époque, je me souviens que les gens ne comprenaient pas trop pourquoi nous avions décidé d’abandonner l’anglais. Parmi ces mêmes groupes qui nous critiquaient à l’époque, certains se sont d’ailleurs également mis à écrire en français. Est-ce que l’on peut parler d’effet de mode? Il y a bien sûr les quotas de radio, mais je pense qu’il n’y a pas que cela. Le public est clairement en demande.

GUIDO: Parallèlement à Delta, vous écrivez régulièrement pour des artistes français

Julien: Nous sommes signés en édition en France et sommes ainsi souvent appelés à répondre à des briefs. C’est comme des offres d’emploi en fait. On a décidé de tenter le coup et nous avons ainsi envoyé une chanson en anglais à Amir. Cela a visiblement beaucoup plu car nous avons finalement travaillé avec lui sur deux chansons. On a ensuite écrit pour Florent Pagny qui a pris une chanson que nous avions écrite avec un gars qui s’appelle Thomas Laroche (Je ne connais personne). Par la suite, on a également écrit trois chansons pour Yannick Noah sur son dernier album, pour Léa Paci…

GUIDO: Vous rencontrez les artistes pour lesquels vous composez?

Julien: Cela dépend. Nous n’avons pas rencontré Florent Pagny et Yannick Noah par exemple. Par contre, nous avons rencontré le directeur artistique de Yannick Noah, qui nous a super bien guidés. On a écrit pour Léa Paci et on a pu travailler en studio avec elle. C’est tout de suite plus simple, bien évidemment. Ce n’est pas toujours facile de travailler à distance, de comprendre ce que la personne veut, et ajuster pour coller parfaitement à ce qu’elle souhaite. Dès qu’il y a rencontre, Ben et moi avons remarqué que cela marche toujours. 

GUIDO: Que préférez-vous? Écrire pour Delta ou pour d’autres artistes?

Benoît: On aime les deux. On compose tous les jours. Nous sommes tous les deux boulimiques de chansons. Certaines compos ne collent pas très bien avec l’univers de Delta et elles pourront alors être utilisées pour d’autres projets. C’est la même façon de procéder, que ce soit pour Delta ou pour d’autres artistes. En tant que compositeurs, on peut parfois également explorer des univers que nous n’aurions pas explorés pour nous-mêmes. On peut écrire pour Arcadian ou Yannick Noah, qui sont plus festifs. Ou des titres beaucoup plus rock pour Mustii. Thomas voulait faire un album très rock et c’est cool. On vient de là. Cela nous a plongés dans un autre univers. Son nouveau titre, Alien, on l’a écrit avec lui.
Julien: Globalement, c’est beaucoup de travail, d’abnégation et de sérieux. On travaille constamment ensemble, tous les jours. Mais c’est génial ! Si tu m’avais dit il y a une dizaine d’années qu’on écrirait un jour pour Yannick Noah, on ne l’aurait pas cru…

GUIDO: Concrètement, comment naît une chanson de Delta?

Julien: Il n’y a pas vraiment de recette. Cela part d’une idée de mélodie ou de texte. On discute beaucoup évidemment. Pendant le confinement, on a bien évidemment été contraints de travailler à distance. C’est un exercice différent. En temps normal, nous travaillons de manière très régulière, nous avons quasi des horaires de bureau. On nous appelle souvent les fonctionnaires de la musique (rires).
Benoît: Sauf que les gens qui nous qualifient de fonctionnaires et bossent la nuit envient notre autodiscipline. Quand on bosse, on bosse!

GUIDO: Ça doit être difficile d'être tenu loin de la scène?

Benoît: La scène nous manque, c’est sûr. Durant cette période assez particulière, nous n’avons jamais autant composé, tu t’en doutes. Mais nous sommes impatients de retrouver le public.

Photo: © Guillaume Landry


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