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10/10/2023

ORLANE: «J’ai fait mes années de médecine tout en développant mon projet musical»

Certains parcours de vie sont étonnants… Alors qu’elle vient de décrocher son diplôme de docteur en médecine et qu’elle devait entamer son assistanat, Orlane a préféré poursuivre sa carrière dans le monde de la musique. Son univers électro-pop assez mélancolique ne devrait pas manquer de séduire un public en recherche d’émotions. Rencontre!


GUIDO: Le grand public t’a découverte grâce à The Voice Belgique. Pourrais-tu nous décrire ton parcours?
Orlane
:
J’ai 24 ans, je suis originaire de Philippeville. J'ai commencé le piano quand j'avais huit ans. On a eu une petite présentation à l'école d'une école de musique. Plein d'enfants jouaient des instruments et cela m’a donné super envie de commencer le piano. C’est ainsi que j’ai commencé à suivre une formation classique à l'Académie jusqu'à mes douze, treize ans. Ensuite, j'en ai eu marre de déchiffrer des partitions tout le temps. Donc, j'ai arrêté. Mais j’adorais chanter. Et comme je voyais souvent des gens jouer de la guitare et chanter, je me suis dit qu’il fallait que je commence la guitare.

GUIDO: Tu as donc commencé la guitare expressément pour t’accompagner…
Orlane
:
Exactement. C’est plus tard que je me suis rendu compte que je pouvais jouer du piano et chanter en même temps. Lorsque j’ai commencé le piano, on m’avait juste appris à déchiffrer les partitions. Je ne savais pas faire les accords majeurs, les accords mineurs. J’ai appris cela toute seule. J’ai également appris à composer toute seule, à l’oreille. Je testais des petites notes, un peu de jazz. Je testais sur mon piano, ça m'allait bien et j'ai commencé à composer ainsi.

GUIDO: Tu as récemment commencé à jouer du saxophone?
Orlane
:
Oui, et je commence à me débrouiller de manière tout-à-fait honorable. Le but, c'est vraiment que j'incorpore ça dans mon projet. Il n’y a pas beaucoup de filles qui font de la pop française et qui amènent un saxophone sur scène. J'ai commencé l'année passée. Mon copain, mon père et quelques amis se sont cotisés pour m’acheter un beau saxophone d’occasion. Il a vraiment une valeur sentimentale pour moi. Mon objectif, au départ, c’était d’un jour pouvoir faire un solo sur scène et j’y suis arrivé.

GUIDO: Quand as-tu commencé à composer?
Orlane
:
Avant mes 18 ans et le début de mes études de médecine, je ne faisais que des covers. Quelques amis m’ont inscrite à un concours organisé sur une radio, mais j’avais besoin d'une instru. Le souci, c’est que je n’avais aucun matos et aucune aptitude pour créer cette instru. J’ai demandé à un ami de me donner un coup de main et j’ai remporté le concours. Comme cela marchait plutôt bien, on a commencé à faire de la musique ensemble. C’est ainsi que j’ai commencé à composer sur ses prods en anglais. Et aussi que j’ai commencé à m’essayer à l’écriture. J’étais un peu pudique. Écrire avec mes mots dans ma langue maternelle me faisait peur, j’avais l’impression de me mettre à nu. Je me suis donc cachée derrière les mots en anglais. Mon père essayait souvent de me convaincre de chanter en français, mais je ne voulais rien entendre.

GUIDO: Pendant ces dernières années, ce sont cependant tes études en médecine qui ont été ta priorité!
Orlane
:
J’ai fait mes années de médecine tout en développant ce petit projet musical de manière parallèle. Mais ce projet musical a pris de plus en plus d’importance au fil du temps. J’ai énormément étudié pendant mes premières années d’étude, et la musique a ensuite commencé à prendre plus de place, vraiment plus…

GUIDO: Et puis, il y a eu The Voice qui a été un formidable accélérateur!
Orlane
:
The Voice m’a contactée suite aux petites covers que j’ai postées sur Instagram. J’ai considéré cela comme un signe du destin, je n’avais rien à perdre. De là, je me suis un peu découverte en français également.

GUIDO: C’était la première fois que tu chantais en français?
Orlane
:
J’avais déjà chanté dans ma chambre pour tester des choses, bien sûr. J’écoutais souvent des artistes tels que Barbara, Charles Aznavour… Mon papa m’a poussée à reprendre Barbara et c’est clair qu’il avait raison, cela m’allait super bien. J’écoute pas mal de rap en français également. J’ai d’ailleurs fait une reprise de Lomepal à The Voice.

GUIDO: Tu as continué la collaboration avec ton ami après l’expérience The Voice en 2021?
Orlane
:
Mon ami avec qui je collaborais musicalement voulait continuer dans son style trap - électro, et j’avais envie d’aller vers une musique plus pop, avec quelques couleurs jazzy. On a arrêté de collaborer. De là, j'ai commencé à composer en français et tout s’est ensuite accéléré…

GUIDO: Concrètement, tu composes seule, mais ensuite?
Orlane
:
J’ai fait toutes mes maquettes toute seule, et je vais ensuite en studio. Je sais les sonorités que je cherche, mais suis ouverte à d’autres idées. En studio, j’ai bossé avec pas mal de monde. J’ai travaillé avec Leo Nocta avec qui j’ai fait beaucoup de tracks acoustiques. Avec RO qui a un univers beaucoup plus urbain, plus dark. Avec Augustin Charnet et Sam Mansart également. J’ai découvert ces producteurs grâce à mon manager, que j’ai rencontré à The Voice.

GUIDO: The Voice t’a donc ouvert pas mal de portes?
Orlane
:
Participer à The Voice m’a permis de me faire pas mal de contacts et d'ensuite aller voir les gens avec qui cela pouvait potentiellement marcher. Je n’ai pas gagné The Voice, mais je pense que c’est probablement une bonne chose pour moi. Je suis super libre et contente parce que j'ai pu choisir l’équipe qui m’entoure. Mes managers ont pu aller frapper aux portes des labels avec plusieurs titres quasi finis, et c’est ainsi que j’ai finalement pu signer chez PIAS France.

GUIDO: Ton premier EP qui vient de sortir nous offre plusieurs facettes de toi…
Orlane
:
Chaque titre de Prisme représente une phase de la vie. Je suis très sensible aux couleurs... Chaque chanson de l'EP a une tonalité, une couleur différente. Le premier single, À quoi tu penses?, qui est plutôt électro-pop et urbain avec des couleurs mauve-vert, Adieu qui est une ballade romantique, avec des couleurs pastel…

GUIDO: Tu as décidé de te concentrer à 100% dans la musique?
Orlane
:
Je ne veux pas vivre de regrets… Je suis allée jusqu’au bout de mes études, et rien ne m’empêche plus tard de devenir médecin. J’aurais pu commencer mon assistanat, mais c’était parti pour trois années assez intenses. J’ai une équipe qui m’entoure, un label… Le timing était bon pour me lancer à fond dans la musique. J’ai décidé de suivre ma passion et mon instinct.

GUIDO: Des artistes tels que Barbara ou Aznavour t’ont visiblement influencée?
Orlane
:
Tu vas rire, mais la chanteuse qui m’a le plus marquée durant mon enfance, c’est Miley Cyrus. Je la trouvais incroyable lorsque j’étais petite. La double vie que menait Hannah Montana, elle n’est pas si éloignée de ce que j’ai vécu pendant tout un temps, entre mes études de médecine et les plateaux télé (rires). Plus tard, j’ai beaucoup écouté Axelle Red ou Amy Macdonald, et son tube This Is The Life. Aujourd’hui, j’écoute vraiment de tout. J’adore Arlo Parks par exemple…

GUIDO: Comment vois-tu l’année 2024?
Orlane
:
Dans la musique, il faut apprendre la patience… J’aimerais pouvoir sortir un album d’ici un an, mais je n’ai pas envie de me mettre une pression de dingue. 2024 sera donc rythmée par les concerts et l’écriture de nouveaux morceaux, mais je sais que je devrai également continuer à faire des petits boulots pour m’en sortir financièrement.

Photo: © Matias Batallé


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