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03/12/2012

Joëlle Scoriels: Une femme heureuse!

Il y a sept ans, on interviewait pour la première fois Joëlle Scoriels, alors jeune animatrice au look improbable sur la chaîne musicale belge, MCM. Depuis, de l'eau a passé sous les ponts et la pétillante présentatrice semble enfin avoir trouvé sa voie, autant télévisuelle que capillaire!


«J’ai en effet l’impression que plein de vies se sont passées entre-temps. C’était l’époque où j’avais envie de créer un look différent, décalé. A l’image du ton que j’avais dans l'émission: coiffure asymétrique, gros jeans, grosses baskets… j’aimais bien cette époque. J’en suis nostalgique. Depuis mes 17 ans, je trouve que le temps passe trop vite, j’avais l’impression que tout était plus simple. On travaillait tout aussi dur, mais j’étais plus jeune, avec les épaules plus légères, sans gosse, sans maison à gérer…»

GUIDO: Si tu avais la Joëlle d’alors face à toi, que lui dirais-tu?

Joëlle: Je lui dirais de moins la ramener. J’ai été trop impertinente et froide par moments. Je ne m’en rendais pas compte, mais on me le reprochait souvent. C’était sans doute ma manière de combler mon manque de confiance en moi: être maladroite et distante alors que j’avais envie d’être chouette et cool... A l’époque, avec ce caractère, j’ai surement nuit et causé du tort tant j’étais écervelée.

GUIDO: Lors de cette interview, tu nous expliquais ne pas être une enfant de la télé. Tout s'est donc enchaîné petit à petit…

Joëlle: Je disais toujours au début que je n’avais aucune ambition, mais que je prenais tout ce qui venait parce que c’était quand même là. Mais avec le temps, l’expression "l’appétit vient en mangeant" est devenue de plus en plus vraie pour moi: plus je fais de télévision, plus je m’y attache. Si je devais arrêter prochainement, j’aurais un vrai deuil à faire. Ce métier apporte beaucoup à ma psychologie personnelle.

«Certains étudiants me disent que Sans Chichis est la pause idéale pendant leurs études!»

GUIDO: Comment motiverais-tu les étudiants à regarder Sans Chichis (tous les jours de la semaine à 17h30 sur La Deux)?

Joëlle: A la base liée à l’univers féminin, l’émission s’est finalement ouverte à tout le monde, y compris aux étudiants. Certains viennent même me dire que Sans Chichis est une bonne pause dans leurs études!

GUIDO: Tu es beaucoup plus exposée maintenant qu'à l'époque de notre première interview. N'est-ce pas trop dérangeant de toujours être alpaguée dans la rue?

Joëlle: Les gens ne sont que gentils! Vraiment! Par contre, ce qui n’a pas changé, c’est que je suis toujours aussi timide. Mais j’ai grandi et je sais que cette émission est une vraie opportunité pour moi. Elle est imparfaite, mais tellement charmante. Je n’aurai sans doute plus jamais la chance d’avoir ce genre d’émission plus tard. On sait aussi tous qu’on a de la chance que l’émission plaise; c’est donc toujours un peu magique qu’on vienne m’en parler.

GUIDO: Vous tournez cinq émissions en une seule journée! Comment se sent-on après un tel marathon?

Joëlle: En fait, c’est plus facile de faire un effort intense en un coup plutôt que de le diluer en deux jours. Ensuite, l’adrénaline et l’ambiance font que je tiens bien le coup. ça me convient bien et ça me permet d’avoir des moments plus "peace" en-dehors de ces journées. Attention, cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien le reste de la semaine: c’est un temps plein. Tout est bien équilibré.

GUIDO: On sent une franche camaraderie entre les trois présentateurs principaux et les chroniqueurs…

Joëlle: Ce sont mes meilleurs amis de boulot! Je ne peux pas dire qu’on sera encore amis dans trente ans, mais la rencontre est réelle, il n’y a aucune supercherie pour la caméra. Des fois, avec la fatigue, on peut surjouer l’énergie, mais jamais la sympathie qu’on a les uns pour les autres.

GUIDO: Avec tous les bons petits plats proposés par Gérald Wathelet, comme fais-tu pour ne pas grossir?

Joëlle: (rires) J'ai tendance à toujours finir mon assiette avec Gérald. La nourriture, ça me permet de décompresser. Mais, cela ne représente qu’une journée par semaine. Le reste du temps, je tâche d’être disciplinée! Mais j’ai quand même pris du poids ces dernières années. Pas à cause de Sans Chichis, mais plutôt parce que j’ai arrêté de fumer. A la base, je suis une bonne cliente, mais dans certains trips de Gérald, j’ai du mal. Quand il fait de la cervelle ou de la langue de bœuf… C’est immonde. De savoir ce que c’était, de l’avoir vu cuisiner, cela m’a bloquée.

GUIDO: Le troisième larron de votre duo explosif, c'est le très jovial Adrien Devyver!

Joëlle: Je suis ravie de l’avoir dans mon équipe. Il ne se prend pas la tête et ramène tout à la vérité. S’il n’était pas là, on pourrait se laisser aller dans des élucubrations… Lui nous ramène dans le concret, il garde toujours les pieds sur terre. Il est honnête et pur, capable de s’adapter dans tous les domaines. C’est une vraie chance de l’avoir parmi nous. En plus, il s’est aguerri avec The Voice, il est mûr pour tout, tout en gardant un esprit fonceur

«Je reste assez passive par rapport à la télé»

GUIDO: On a parlé d'un prime de l'émission. Où en est le projet?

Joëlle: C’est toujours d’actualité, oui. C’était même sensé avoir lieu le 8 novembre! Cela a dû malheureusement être reporté. Il y en aura tout de même un très prochainement, fin décembre normalement. Ce sera en direct, ça va durer 69 minutes et ça n’aura rien à voir avec l’actualité. Ce sera présenté par le même trio habituel, avec en plus Dan Gagnon. On va se centrer sur une personnalité et voir la plus chouette façon pour la découvrir, sans fouiller dans sa vie. On a envie de dire à la fin de l’émission: on sait quelque chose de différent sur l’invité qu’on n’aurait pas deviné avant.

GUIDO: Quel serait alors ton invité idéal?

Joëlle: Bruce Willis? (rires) Plus sérieusement, l’idéal, ce sont des clients comme Gad Elmaleh: star, bon client, généreux, qui aime se livrer un peu. Maintenant, il ne faut pas se leurrer: on est sur La Deux, on n’aura pas de toute grosse affiche, mais quelques personnes connues, de préférence belges.

GUIDO: Désormais, es-tu devenue une grande consommatrice de télé?

Joëlle: Pas vraiment, je reste assez passive par rapport à la télé. Je regarde certains programmes pour voir ce qui se fait ailleurs en Belgique et en France, mais je prends surtout la télé comme un moment de délassement.

GUIDO: Tu as présenté la conférence de presse de rentrée de la RTBF. Comment ça se passe dans cette grande maison? Existe-t-il une cohésion parmi les différents animateurs de la chaîne?

Joëlle: Personnellement, je ne perçois pas une grande cohésion dans la maison. Après, il n’y a pas d’animosité non plus… Ce sont plus les départements et statuts qui sont hermétiques les uns aux autres. C’est compartimenté. De même, il y a une différence entre les animateurs et les journalistes. Sinon, entre les animateurs, tout se passe très bien.

GUIDO: Imaginons qu’on se revoit la prochaine fois dans sept ans. où penses-tu que tu seras?

Joëlle: Oh la la, je serai vieille… 41 ans… (soupir) Honnêtement, j’aimerais encore faire de la télé à cet âge-là, mais je ne veux pas non plus y décrépir, m’y accrocher à tout prix. On verra ce que l'avenir nous réservera…

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