Image
30/01/2026

LOKAYAH: Des épices d'exception directement dans ton salon

La cuisine ayant toujours été au centre de sa vie, Alexandre Pottok (37 ans) a récemment décidé de se lancer dans la grande aventure de l'entrepreneuriat. Après avoir été chef de cuisine de son propre restaurant à Bruxelles, il lance aujourd'hui Lokayah, une maison belge dédiée aux épices et thés d'exception venus tout droit des producteurs locaux.


GUIDO: Comment est née l’idée de développer Lokayah?
Alexandre
: L’idée de Lokayah est née de plusieurs passions réunies: la cuisine, le voyage et le désir de travailler avec de bons ingrédients. J’avais envie d’aller plus loin que simplement cuisiner: expliquer aux consommateurs l’histoire derrière chaque épice, les personnes, les familles qui travaillent dur pour produire des ingrédients d’exception, capables de sublimer notre cuisine. Et bien sûr, l’envie de voyager et de rencontrer ces producteurs a aussi beaucoup nourri le projet.

GUIDO: Pourquoi avoir voulu te reconvertir de chef de cuisine en entrepreneur?
Alexandre: J’ai vendu mon restaurant en 2019. Je travaillais six jours sur sept et je ne voyais mon fils que le dimanche. À un moment, j’ai dû faire un choix entre la vie de famille et le restaurant. Lokayah m’a permis de rester connecté à la gastronomie tout en retrouvant un meilleur équilibre de vie.

«Les produits sont chargés d'histoire et de savoir-faire»

GUIDO: Comment résumerais-tu le concept de Lokayah en quelques mots?
Alexandre: Lokayah a pour objectif, dans la mesure du possible, de raconter l’histoire des personnes qui cultivent les épices, tout en proposant des épices et des thés de grande qualité, pour permettre aux gens de cuisiner avec de vrais produits, riches en goût et en sens.

GUIDO: Pourquoi avoir choisi les épices et les thés?
Alexandre: Lors d’un voyage au Sri Lanka, j’ai visité des plantations de thé et rencontré des producteurs d’épices. Cette idée me trottait dans la tête depuis longtemps, mais ce voyage a été le véritable déclic. J’ai réalisé à quel point ces produits étaient chargés d’histoire, de savoir-faire.

GUIDO: Quel est l'assortiment proposé?
Alexandre: Aujourd’hui, Lokayah propose des épices pures comme le curcuma, le poivre noir ou la cardamome, mais nous développons aussi des mélanges maison, comme notre Curry Doré. Côté thés, nous sélectionnons des thés nature du Sri Lanka, parfois légèrement épicés, issus de jardins indépendants. Nous proposons également des thés rares et d’exception, difficiles à trouver en Belgique, comme le Silver Tips, Golden Tips, Blue Nettle ou encore Blink Bonnie. Nous avons aujourd’hui des épices, thés et miels du Sri Lanka, Hongrie, Maroc, Portugal, Belgique, France et Cambodge. Nous allons prochainement faire venir des épices d’Inde également.

GUIDO: Comment ces produits sont-ils sélectionnés?
Alexandre: La sélection se fait via beaucoup de recherches, mais surtout grâce à des contacts sur place, qui me dirigent vers les meilleurs producteurs ou coopératives. Je choisis ensuite ceux qui offrent non seulement une grande qualité de produit, mais aussi de bonnes conditions de travail.

GUIDO: Dans un monde de plus en plus mondialisé, est-il facile de travailler avec des producteurs locaux?
Alexandre: Les producteurs locaux ont souvent besoin de relais comme Lokayah pour vendre leurs récoltes. Beaucoup, surtout dans des villages reculés, ne connaissent pas les démarches pour exporter vers l’Europe (et il y a la barrière de la langue aussi qui pose problème). Ils passent alors soit en direct par des personnes comme moi qui les contactent ou par des coopératives, avec lesquelles je travaille aussi. Le point délicat avec certaines coopératives, c’est qu’elles refusent parfois de nous mettre en contact direct avec les producteurs, par peur d’être contournées. Or, mon objectif n’est pas de les court-circuiter, mais de raconter l’histoire des producteurs, ce qui n’est pas toujours possible sans lien direct.

GUIDO: Comment convaincrais-tu les étudiants d’acheter tes produits?
Alexandre: En leur montrant que derrière un bon curry ou une tasse de thé, il y a une histoire humaine. Et que bien consommer ne veut pas dire consommer plus, mais mieux. Lokayah, c’est aussi une invitation au voyage et à la conscience. Avec un pot d’épices à 6 ou 7 euros, on peut déjà cuisiner de nombreux plats, et contrairement aux épices fades de supermarché, celles-ci ont vraiment du goût.

«Il m'a fallu beaucoup de temps pour trouver les bons producteurs et coopératives»

GUIDO: Cet esprit d’entrepreneuriat a-t-il toujours fait partie de toi?
Alexandre: Oui, j’ai toujours aimé ça. J’aime le fait de me fixer un objectif, de le poursuivre et, une fois atteint, de passer au défi suivant.

GUIDO: Cela a-t-il été facile de lancer ce projet?
Alexandre
: Avec le temps, on arrive à tout. Ça a pris beaucoup de temps pour trouver les bons producteurs et coopératives. Maintenant, il faut continuer à travailler dur pour faire sa place parmi les autres acteurs du marché.

GUIDO: À quoi ressemble une journée-type pour toi?
Alexandre: Je passe la moitié de ma journée à rechercher de nouveaux producteurs, mettre à jour mon site Internet, alimenter les réseaux sociaux, contacter des épiceries fines pour distribuer mes produits, préparer les colis et conditionner les nouvelles épices. L’autre moitié, je la consacre à un projet parallèle: un espace récréatif multigénérationnel qui ouvrira bientôt à Waterloo, avec un grand bac à sable pour les plus jeunes, un monde radio-télécommandé avec voitures et engins de chantier pour les plus grands, et un espace horeca pour les parents.

GUIDO: Quelles ont été les principales embûches lors de la réalisation de ton projet?
Alexandre: Faire connaître son site Internet dans un marché saturé, et convaincre les producteurs d’accepter de vendre en petites quantités au début, ce qui n’est pas toujours évident pour eux.

GUIDO: Quels conseils donnerais-tu aux jeunes entrepreneurs?
Alexandre: Il faut se lancer quand on a une idée, et ne pas avoir peur de l’échec. On vit dans une société où l’échec est encore tabou, et c’est dommage. On devrait féliciter ceux qui essaient, même si ça ne marche pas du premier coup. Créer, c’est toujours positif. Et si ça ne fonctionne pas, il faut juste apprendre, ajuster et recommencer.

GUIDO: Quelle est la suite maintenant? Comment vois-tu l’avenir?
Alexandre: L’objectif est de continuer à développer l’assortiment avec de nouveaux producteurs, toujours dans une démarche artisanale, humaine et respectueuse de la Terre. Je veux aussi élargir la distribution en collaborant avec des épiceries fines, renforcer ma présence sur les réseaux sociaux et nouer de nouveaux partenariats.


LOKAYAH: Des épices d'exception directement dans ton salon

La cuisine ayant toujours été au centre de sa vie, Alexandre Pottok (37 ans) a récemment décidé de se [...]

La fiche de paie, un mystère pour de nombreux employés

Déchiffrer une fiche de salaire n'est pas donné à tout le monde. C'est ce qui ressort d'une [...]

  • Slider
  • Slider

Topmovies

SOCIAL

Jobs in the picture

  • Slider
  • Slider
  • Slider


GUIDO SA est l'entreprise média de niche numéro 1 en Belgique vers le groupe-cible des jeunes (les étudiants en particulier), les écoliers et les young starters.

Bruiloftstraat 127, 9050 Gentbrugge
Tel.: +32 (0) 9 210 74 84