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03/11/2003

Les multiples facettes de JEAN-LUC FONCK

Un double CD/DVD Best-Of regroupant les meilleures chansons de Sttellla et des sketches tout aussi délirants, un recueil de nouvelles, une apparition dans un film, des participations très remarquées à diverses émissions télé, autant dire que Jean-Luc Fonck est plus que jamais au cœur de l'actualité. Rencontre avec un phénomène qui ne se prend pas la tête.

"Je fais une apparition de quelques minutes dans un film avec Michel Blanc et Josiane Balasko, je chante avec Annie Cordy 'Ça plane pour moi' et après, je reçois un verre d'eau en pleine figure!" A peine installé, la conversation s'emballe et c'est dans son naturel légendaire que Jean-Luc nous fait part des diverses expériences qui ont constellé ses 30 ans de carrière.

Jean-Luc l'acteur

GUIDO: C'est toi qui a décidé de te lancer dans le cinéma ou on est simplement venu te chercher?
Jean-Luc
: Je ne recherche pas absolument à faire des films, on me l'a demandé et j'ai accepté. Le ciné, c'est hyper lourd mais aller faire le con deux minutes dans un film, d'accord!

GUIDO: Tu n'es donc pas encore prêt pour un grand rôle?
Jean-Luc
: Ça me fait trop peur, c'est trop de responsabilités et je ne suis pas comédien. Il faudrait vraiment que le rôle soit taillé sur mesure pour moi, mais je ne vois pas pourquoi quelqu'un ferait ça pour moi. Je préfère faire une petite apparition dans une douillerie quelconque!

GUIDO: Tu as écrit un livre?
Jean-Luc
: Oui, un recueil de nouvelles: "Histoires à délire debout". Si tu vois le court-métrage avec Cécile de France sur le DVD, ça correspond bien à l'ambiance des nouvelles: des trucs légers avec un côté surréaliste et amusant. Ça n'a rien à voir avec les petits contes que j'écris pour le 'Jeu des Dictionnaires' ni ma critique dans le 'Télémoustique', c'est complètement autre chose.

GUIDO: Comment t'expliques-tu que tu aies toujours autant de succès?
Jean-Luc
: On n'a jamais suivi de mode, évidemment. Je suis content d'avoir pu mener un tel truc durant 30 ans. Sttellla reste toujours ma priorité, faire des disques et des concerts. Au début, c'était une sorte de gag entre copains. On s'est alors dispersé à partir du moment où les gens ont commencé à travailler et avoir des gosses. Maintenant, je continue tout seul et je m'entoure d'autres gens.

Jean-Luc l'entertainer

GUIDO: Tu te considères plus comme un chanteur, un amuseur public, le nouveau Grand Jojo?
Jean-Luc
: J'opterais plus pour amuseur public, un divertisseur, un entertainer. Mon but principal a toujours été de m'amuser. Tout ce que je fais (par exemple, 'Mets ta ceinture'), c'est du divertissement. Il ne faut pas chercher midi à 14 heures! Ça ne te rend pas plus malin de regarder ce genre de choses, mais pas plus con non plus! Je fais ça sans prétention, je ne me prends pas la tête. Je fais ça sérieusement alors que ce n'est pas sérieux du tout! Je ne suis ni musicien ni chanteur: je chante comme une patate, mais ça ne m'empêche pas de faire des chansons.

GUIDO: Quel aspect de ta carrière préfères-tu? Les chansons ou les sketches?
Jean-Luc
: C'est différent. Je travaille beaucoup tout seul pour l'écriture, même en ce qui concerne les sketches. Et puis, à un moment donné, tu partages ça avec les autres et c'est très agréable. C'est ça que j'aime: le côté solitaire et le partage entre amis ensuite.

GUIDO: Est-ce que tu qualifierais ta musique de kitsch?
Jean-Luc
: C'est vrai que c'est un peu kitsch! Mais, c'est justement ce côté "boîte à musique" qui me plaît. Bizarrement, ça ne correspond pas du tout aux trucs que j'écoute, Ozzy Osbourne ou Deep Forest par exemple.

GUIDO: Tu te sentirais capable de composer des chansons plus "sérieuses"?
Jean-Luc
: C'est clair qu'il y a des trucs que j'ai parfois envie de dire, mais ça me semble très difficile de le faire de façon intelligente sans tomber dans la débilité. Par exemple, je respecte énormément la chanson 'Manhattan-Kaboul' de Renaud ou 'Une femme avec une femme' de Mecano. Si je me sens capable de faire la même chose dans le futur, je le ferai. Mais, le problème, c'est que dès que je fais quelque chose sérieusement, je déconne toujours après trois lignes!

Jean-Luc l'étudiant

GUIDO: Tu as fait des études?
Jean-Luc
: J'ai démarré des études d'instit, mais j'ai arrêté au mois de mai de la dernière année car je n'avais pas envie d'enseigner. J'ai démarré Sttellla à 18 ans. J'étais alors fan de concerts: je devais revendre les albums que j'achetais pour avoir des places de concert. La vraie vie, quoi! Dans les années 70, on avait moins de soucis qu'à présent: tu avais quand même un boulot même si tu ne faisais pas d'études. On ne s'inquiétait pas comme maintenant, on était détendus, baba cool, avec des longs cheveux et des sabots mauves!

GUIDO: Ça ne cadre pas vraiment avec le fait que tu aies travaillé au Ministère de la Justice?
Jean-Luc
: Fallait bien bouffer, j'ai donc travaillé dans l'administration. J'ai passé un examen et je me suis retrouvé au Ministère. Je continuais quand même Sttellla en parallèle évidemment. A ce moment-là, je n'aurais jamais pensé que j'aurais pu en faire mon métier…

GUIDO: Des guindailles?
Jean-Luc
: Je ne peux plus guindailler tous les soirs vu que je travaille énormément. J'essaie de faire le tri, je fais la fête quand j'en ai vraiment envie. J'habite Bruxelles depuis mes 12 ans, ça fait maintenant plus de 20 ans que j'habite dans la même maison et je m'y sens vraiment bien. Je ne sors pas tellement car ce sont les concerts qui s'assimilent aux sorties. Entre les concerts, je préfère aller chez des amis faire des trucs plus calmes pour décompresser.

Jean-Luc l'idole des jeunes

GUIDO: Au cours des années, on a l'impression que ton public est toujours resté jeune, comment te l'expliques-tu?
Jean-Luc
: Peut-être parce que c'est un truc assez festif. J'ai toujours bien aimé les jeunes car c'est quand même la génération la plus amusante. Leur côté inconscient me touche, alors qu'en général, les gens de mon âge ne s'amusent pas. J'ai toujours bien aimé faire des concerts auprès des étudiants. Ce sont toujours des concerts mémorables. C'est rassurant de voir son succès auprès des jeunes car ça veut dire qu'on reste dans le coup et amusant.

GUIDO: Tu es partout à la télé…
Jean-Luc
: Le fait de passer à la télé pour montrer sa tête ne m'intéresse pas. Ce que je préfère, c'est l'ambiance des émissions télé. Une émission comme 'Oh mon bateau' était vraiment géniale à faire et cette ambiance n'a pas pu être transposée à l'antenne. Durant '100% Télé', je m'amusais tellement que je ne me rendais plus compte qu'on était à la télé!

GUIDO: La Star Academy, ça t'aurait intéressé?
Jean-Luc
: Je n'ai rien contre. J'ai rencontré beaucoup de gens qui ont participé à la Star Academy française comme belge. On reproche souvent à ce genre d'émissions qu'on prend n'importe qui et qu'on en fait des stars. Si ça peut aider les jeunes talents, je ne vois pas d'inconvénients à pousser ces jeunes vers le succès. C'est devenu le rêve de pas mal d'adolescents qui veulent passer par ce chemin-là alors que les chemins traditionnels sont toujours bien présents. Il y a moyen de faire des disques en étant humble et en prenant son temps. Au début, moi, c'était en dilettante, entre copains. On a commencé à jouer. Petit à petit, ça a commencé à exister et à un moment donné, c'est devenu quelque chose. Il m'a quand même fallu quinze ans pour y arriver.

Jean-Luc le bon copain

GUIDO: On a l'impression que tu es copain avec tout le monde!
Jean-Luc
: Je ne me prends pas la tête, je respecte chacun même si on est complètement différents. Je ne regarde pas la forme des choses, c'est le fond qui m'intéresse. J'aime les gens sympas, et ceux qui ne le sont pas, je m'en fous! Certains journalistes ont écrit du mal sur moi, ce n'est pas pour ça que je n'ai plus de respect pour eux. Je trouve ça normal qu'on puisse dire ce qu'on a envie de dire. Par contre, la méchanceté gratuite, non.

GUIDO: Qu'est-ce que tu aimes dans les concerts?
Jean-Luc
: C'est chaque fois différent. Ce qui me plaît, c'est une petite salle de 200 personnes bourrée avec une ambiance terrible ou alors un énorme concert avec 8000 personnes comme à Spa. Ce que je trouve gai, c'est de passer de l'un à l'autre. J'aime bien découvrir une salle, de ne pas savoir comment vont être les gens.

GUIDO: N'as-tu jamais envie de lâcher la pression, te reposer quelque temps?
Jean-Luc
: En fait, je suis un boulimique de travail. Je travaille tout le temps et j'aime vraiment bien cela. Mes journées sont bien remplies et je ne m'en plains pas.

GUIDO: Vers quoi comptes-tu te diriger maintenant?
Jean-Luc
: Maintenant, la priorité est accordée au prochain album studio que je commence à écrire maintenant. Je n'ai pas de manager, j'ai donc une totale liberté à ce sujet. Personne ne me dit ce que j'ai à faire. On aimerait bien faire l'album pour 2004 et la tournée en 2005. A côté de cela, je continuerai à écrire dans le 'Télémoustique' et d'autres choses à côté.

(SD)


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