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12/11/2003

VINCENT VENET: "C'était la foire totale!"

Deux années de journalisme ont suffi à Vincent Venet pour constater qu'il n'était pas du tout fait pour l'université. Il entreprend donc un virage à 180° et se retrouve à l'IAD où il passera trois années merveilleuses. Détails sur la vie estudiantine du chanteur qui monte, qui monte…

GUIDO: Tu as toujours voulu vivre de la musique?
Vincent Venet
: Vivre de la musique n'est pas un but en soi parce que vivre de la chanson française en Belgique reste très compliqué. Il y a bien quelques exemples mais ce sont des signatures françaises: Axelle Red, Maurane, Philippe Lafontaine, … C'est possible d'en vivre mais plutôt à mi-temps. A la base, c'était vraiment une passion pour moi, maintenant, ça occupe les 3/4 de mon temps, c'est presque devenu un métier. J'ai d'abord été batteur pendant dix ans, c'était vraiment que du plaisir de jouer dans des groupes, je me sentais bien… Quand j'ai rencontré des batteurs plus forts que moi, je me suis mis au chant et au piano. Je n'ai pas vraiment d'objectifs, mais j'évolue plus par passion. Mon premier album est un peu comme une valise d'émotions que je trimbale un peu partout et chaque concert est une célébration, une fête.

GUIDO: Tu as commencé tes études par deux candis en journalisme à l'ULB.
Vincent Venet
: Je ne sais pas comment je me suis retrouvé en journalisme, peut-être parce que j'aimais le contact avec les gens. J'étais alors insouciant, je pensais que ce serait un métier où l'on pourrait rencontrer des gens. En ayant fait mon enquête, j'ai compris que le métier de journaliste n'était pas du tout ce que je recherchais. J'ai alors pris peur par rapport à ce métier. En plus, je me suis retrouvé à l'ULB dans des grands auditoires impersonnels de 500 personnes. Je m'y sentais très mal, moi qui préférais la proximité et le dialogue. Je me suis vraiment fait lynché en première candi et à la moitié de la deuxième, j'ai commencé à chercher autre chose car ce n'était vraiment pas du tout mon truc.

GUIDO: Tu t'es alors retourné vers la musique?
Vincent Venet: J'ai pris l'option de me diriger vers les études d'ingénieur
du son à l'IAD, à Louvain-la-Neuve. J'y ai passé trois années extraordinaires, je n'avais même pas du tout la sensation d'étudier au cours de ces années. Il y avait beaucoup de travaux pratiques en groupe, il y avait de réels contacts humains dans ces études, ce que je n'avais pas retrouvé à l'unif. On était dans une classe avec 30-35 copains, c'était la foire totale, trois années de gros délire! On a appris énormément de choses et pourtant, ça ne ressemblait pas vraiment à des études.

GUIDO: Ça t'a aussi servi pour tes compositions?
Vincent Venet
: Ça m'a affiné l'oreille. Ça m'a permis de comprendre ce que c'était de travailler le son, c'est de là que m'est venu cette passion du travail du son comme de la matière. J'ai toujours travaillé les sons, les arrangements comme si c'était de la peinture. Cette école m'a beaucoup appris à écouter les autres, on se rend alors compte du côté social de ce métier. Rencontrer les gens, c'est quand même un des aspects de ce métier qui me plaît le plus.

GUIDO: Quel genre d'étudiant étais-tu? Etais-tu attiré par les guindailles?
Vincent Venet
: A l'ULB, dés que les cours étaient finis, c'était la fuite totale tellement j'étais perdu. Comme j'habitais Bruxelles, je rentrais tous les soirs chez moi. Je n'ai jamais rien capté aux baptêmes, on ne m'a jamais rien demandé non plus! Je croyais plus à la rencontre spontanée des gens. On faisait plus des soirées l'un chez l'autre, ce n'était donc pas des guindailles avec le milieu estudiantin, mais plutôt entre potes ou des virées en boîte.

GUIDO: Tu préfères donc les concerts intimistes aux grosses scènes bien bondées?
Vincent Venet
: C'est clair que c'est idyllique de jouer sur la grande scène des Francos devant 5000 personnes. C'était presque un rêve. Dimanche, on a joué devant 200 personnes dans un théâtre, c'était un concert complètement différent où j'ai parlé une demi-heure au public, ça s'est aussi super bien passé. Maintenant, on part pour un an de tournée dans les théâtres et les centres culturels, ça va être un univers totalement différent. J'aime toucher à tout.

Tu veux en savoir plus sur Vincent Venet? Pour la suite de son interview, clique ici

(SD)


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