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09/09/2005

Travail au noir: Que faire en cas d'accident?

Les temps sont durs pour nous, pauvre students fauchés comme les blés! Toutes les bonnes combines sont donc bonnes à prendre pour épargner et j'ai décidé de travailler au noir afin de pouvoir payer tous mes frais de logement. Que se passerait-il si l'on venait à découvrir le pot aux roses? Si un accident se produit sur mon lieu de travail? Quelles en seraient les conséquences pour mon employeur?

Kluwer te répond!

On est désolé pour toi mais si tu travailles au noir et que tu as un accident au travail, tu te retrouveras dans de beaux draps, tout comme ton employeur.

Ton employeur est obligé de contracter une assurance contre les accidents de travail. La nature du travail et le salaire influencent la prime de risque que l'employeur devra payer. Tu dois être indemnisé selon la loi concernant les accidents de travail. Si l'employeur ne respecte pas cette clause, le Fonds des Accidents du Travail t'indemnisera et réclamera ensuite son dû à l'employeur qui est civilement responsable. L'employeur est en effet responsable des dégâts occasionnés par ou sur un de ses employés. Donc, essaie de réfréner tes pulsions au volant de ton chariot-élévateur!

Ton employeur doit aussi au préalable déclarer le personnel à son service. Il doit payer une cotisation sociale sur le salaire de l'employé qui ne travaille pas sous le statut étudiant. Cependant, si aucun contrat de travail n'a été signé, l'étudiant aura des difficultés à expliquer les raisons de sa présence à ce lieu lors de l'accident. Cela entraîne souvent des conflits qui occasionnent des pertes, aussi bien pour l'employeur que pour l'étudiant lui-même.

Souvent donc, l'étudiant ne peut donc pas prouver qu'il y a bien eu un contrat avec l'employeur. Il est ainsi considéré en tant qu'indépendant. Ce qui veut dire qu'il est son propre employeur. Parfois, on fait une fausse déclaration sur la cause de l'accident, par exemple pour que la mutuelle paie les pots cassés. Les deux parties ne souhaitent en effet pas payer l'addition. Ce comportement asocial peut rester en travers de la gorge de l'étudiant. En effet, une fausse déclaration peut parfois mener à un jugement pénal de l'employeur et de l'étudiant. Et si l'étudiant est ensuite à la recherche d'un travail, cette référence peut être très néfaste pour son avenir. Il ne pourra donc pas fournir un certificat de bonne vie et mœurs à son futur employeur ou à son agence d'intérim.

Le travail au noir peut aussi avoir des répercussions négatives sur les parents. Un étudiant qui ne travaille pas plus que ce qui lui est permis reste à la charge de ses parents pour les impôts. Ceux qui gagnent trop d'argent en travaillant ne peuvent plus être pris en charge par leurs parents. Un étudiant qui travaille plus de 80 heures par mois compromet même ses allocations familiales. Enfin, l'étudiant qui gagne trop d'argent reçoit alors un salaire qui n'est plus exonéré d'impôts et les 13,07% de cotisations sociales doivent y être rajoutées, même s'il a travaillé chez plusieurs employeurs différents.


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