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07/08/2017

Emma Meesseman (joueuse de basket): «Parfois, je pense que j'aurais bien besoin de deux vies»

La basketteuse Emma Meesseman (23 ans) en quelques mots: elle a gagné l'Euroleague avec son club russe Ekaterinbourg l'hiver dernier, en été elle était la vedette des Washington Mystics, la deuxième Belge à faire partie de la WNBA. Il était donc grand temps qu'on la rencontre pour en savoir plus sur sa carrière.


GUIDO: Tu parcours le monde pour ta carrière. Ça te convient de vivre constamment à l'étranger?

Emma: Se construire une vie sociale est difficile pour les sportifs professionnels, c'est aussi le cas pour moi. Sans les médias sociaux, je n'y arriverais pas, j'en suis certaine. Grâce à Facebook Messenger et WhatsApp, je communique avec mes amis et ma famille quand je le veux. Quand ma mère jouait encore (ndlr: Sonja Tankrey était aussi basketteuse professionnelle), j'avais parfois uniquement des contacts avec elle par lettre. Maintenant, on s'appelle quand on en a envie et on parle comme si on était l'une à côté de l'autre. Il me manque juste un bon câlin de la part de ma famille de temps en temps. En plus, je continue à suivre les médias belges: les actualités, en ligne et la télévision avec une app. De cette façon, je reste au courant de ce qui se passe dans notre pays.

Sur les traces de maman

GUIDO: En parlant de ta mère, quelle influence a-t-elle eu sur ta carrière?

Emma: Enfant, je disais toujours que mon rêve était de devenir basketteuse professionnelle, car c'est ce à quoi tout le monde s'attendait de ma part. Moi, je n'y ai jamais cru. Je voulais surtout être meilleure qu'elle. Quand j'ai obtenu le doublé avec mon équipe en première nationale, je savais que l'étranger était la prochaine étape de mon parcours. Et ce fut le France. Je n'aurais jamais pu rêver en arriver là en si peu de temps.

GUIDO: Tu as étudié l'Éducation Physique à la VUB, avant d'être recrutée chez les Washington Mystics. Tes années d'études n'ont donc pas été très longues?

Emma: J'aurais bien aimé profiter un peu plus de la vie étudiante, car c'est souvent la meilleure période de la vie pour beaucoup. Sortir beaucoup, ce n'est pas pour moi, mais j'aimais aller à l'école, même si cela peut sembler bizarre. Maintenant, ma vie a aussi ses avantages: j'ai fait de mon hobby un travail, je découvre le monde et j'apprends à connaître différentes cultures. Donc, ai-je manqué quelque chose? Oui et non. La seule solution que je vois est d'avoir deux vies: une pour le basket et une pour la 'vie normale'. Mais hélas. (sourire)

GUIDO: Quel a été le meilleur moment de ta carrière jusqu'à présent?

Emma: Je retiens beaucoup de moments: l'Euroleague avec Ekaterinbourg, le doublé avec Ypres, l'or européen avec les U18… Naturellement, je veux gagner un maximum de matchs en club, mais en général les succès en équipe nationale font encore plus plaisir. Jouer pour son pays, avec des joueuses avec qui tu as grandi, c'est vraiment spécial.

GUIDO: Tu entretiens des liens étroits avec les joueuses de l'équipe nationale. C'est aussi le cas en club?

Emma: Je m'entends pratiquement avec tout le monde. Au final, on se voit toutes presque chaque jour. Tu as un meilleur feeling avec certaines personnes, c'est normal. Avec elles, je vais parfois manger ou boire un verre. Faire régulièrement la connaissance de nouvelles équipières, c'est facile. Oui, souvent cela ne va pas plus loin que la période pendant laquelle on joue ensemble, mais parfois une amitié durable s'installe entre nous. Et jouer contre une ancienne équipière est toujours une chouette expérience.

Photos: © King Chan


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