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06/02/2003

Les années d’études de… FRANK DE WINNE

Tintin, Dirk Frimout et maintenant Frank De Winne, les Belges envahissent l’espace. La majorité d’entre nous a jalousé notre cosmonaute quand il s’est envolé avec ses deux collègues russes. Comment faire pour suivre ses traces? Voici une ébauche de réponse.

GUIDO: Vous avez donc fait l’école militaire?

De Winne: Oui, entre 1979 et 1984. A l’école militaire, on reçoit une formation générale de 4 ans. De mon temps en tout cas, ça a peut-être changé. Après, tu as une dernière année de spécialisation, j’ai choisi télécommunication et architecture civile. La formation n’est pas aussi approfondie qu’une formation d’ingénieur civil à l’université, mais elle est plus large. C’est plus une formation polytechnique.

GUIDO: Pourquoi ne pas avoir choisi l’université?

De Winne: Les titres sont plus ou moins équivalents. J’ai également mon titre d’ingénieur civil, donc, sur ce point, il n’y a aucune différence entre un polytechnicien et un ingénieur civil. Un courant faible à l’université a la même taille qu’un courant faible chez nous, par exemple

GUIDO: Effectivement, mais l’école militaire n’est pas le choix le plus évident si tu veux devenir ingénieur.

De Winne: Non, mais je voulais également devenir pilote. Depuis ma jeunesse, j’ai toujours voulu combiner deux choses: un peu de technique, de scientifique et d’engineering et, en même temps faire quelque chose de mes mains. Je voulais un truc opérationnel, travailler avec les gens… J’ai eu beaucoup de chance dans ma carrière, car comme pilote d’essai, on peut parfaitement combiner les deux. Tu es pilote, tu effectues des vols test et, en plus, tu travailles avec des ingénieurs pour la mise au point des nouveaux avions, nouveaux systèmes. Et j’ai toujours voulu combiner les deux.

GUIDO: La vie estudiantine était-elle présente à l’école militaire?

De Winne: Évidemment. De mon temps, ce n’était pas encore comme l’unif, mais quand même. Les deux premières années, nous ne pouvions sortir qu’une ou deux fois par semaine, et ce, pas plus tard que minuit. Nous allions alors boire une petite pinte sur le Oude Markt de Louvain. C’était encore assez strict, mais bon, il y a 20 ans quand même.

GUIDO: Il n’y avait aucune tentation de faire le mur?

De Winne: (grand sourire) C’est clair que c’est arrivé. (il rigole) Je crois que tout le monde l’a fait au moins une fois, je ne vais sûrement pas le nier. J’étais cependant puni en conséquence lorsque j’étais pris: je devais rester le samedi et le dimanche au lieu de rentrer chez moi!

GUIDO: Lorsque vous deviez rester, vous pouviez quand même aller en boire une à la cantine?

De Winne: Oui, c’était possible, mais le régime était quand même très militaire.

GUIDO: Vous étiez obligé de loger dans l’école?

De Winne: Oui, nous devions loger 5 ans à l’école militaire. À l’heure actuelle, les étudiants ont tous leur propre appartement à l’école, mais j’ai encore connu le temps où on dormait à 20 dans un dortoir.

GUIDO: Y avait-il une association d’étudiants?

De Winne: Pas comme la plupart des étudiants les connaissent, mais l’école avait quelque chose de très social. Elle était divisée en ‘familles’. Lorsque la nouvelle levée arrivait, nous organisions la ‘Soirée des Parrains’ à laquelle nous allions manger ‘en famille’ pour accueillir les nouveaux membres de la famille. (ndlr: ces familles sont toujours d’actualité).

GUIDO: Les étudiants de l’école militaire sont payés.

De Winne: En effet, mais tu ne peux en profiter tout de suite. L’argent est versé sur un compte et tu en reçois une partie comme argent de poche. Après ta deuxième candidature, tu en reçois l’intégralité, ce qui est un gros avantage par rapport aux autres étudiants.

GUIDO: La vie estudiantine vous manque-t-elle?

De Winne: Non, pas vraiment, car je suis rentré directement après dans le monde des pilotes, et on y trouve aussi une très bonne ‘ambiance de mecs’.

GUIDO: Ambiance de mecs… Y avait-il déjà des filles à l’école militaire, il y a 20 ans?

De Winne: Il y en a beaucoup plus maintenant. Mais à mon époque, les premières filles commençaient à arriver.

Interview: Herbert De Paepe

Adaptations: Laurent Daloze


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