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10/11/2008

VANESSA KLAK: «On reste un bébé jusque très tard dans la vie! A mon avis, jusqu'à 28 ans!»

Tous les matins, elle te réveille avec bonne humeur sur PureFM, entourée de ses chroniqueurs aussi déjantés que talentueux. Mais qui se cache donc derrière la jeune et jolie voix de Vanessa Klak? Tentative de réponse avec cette interview axée sur ses années d'études à l'ILB de Bruxelles.

Vanessa Klak : J'ai d'abord été à l'Université de Liège, au Sart- Tilman, pour me lancer dans des études de vétérinaire. Ce qui n'a pas duré plus de trois mois! Je n'ai même pas passé les examens de décembre. Je me suis retrouvée là en kot, sans moyen de transport, sans personnes connues et avec des cours à vraiment étudier, ce qui était trop pour moi. J'ai donc abandonné mon grand rêve et je suis rentrée à Bruxelles où je n'ai rien fait pendant le reste de l'année.

GUIDO: Ce n'est qu'après cette année "sabbatique" que tu as commencé ton graduat en Relations Publiques?
Vanessa Klak
: Ce qui m'a plu dans ces études, c'est l'éventail des cours proposés: droit, langues, psycho, français, … Ces études ont été très enrichissantes, elles m'ont ouvert l'esprit, même si je n'étais pas fermée d'esprit avant! (rires) Notamment au monde de l'entreprise que je ne connaissais pas auparavant.

Des profs bien arrangés

GUIDO: Etais-tu une étudiante plutôt guindailleuse ou bloqueuse?
Vanessa Klak
: Ni l'un ni l'autre! En rentrant dans cette école, je devais être assez renfermée. Et je pense que ces trois années et la rencontre de certaines personnes m'ont aidée à m'ouvrir et à m'accomplir. Je me suis rendu compte pendant cette période que je n'étais pas nulle, qu'il existait des gens qui pouvaient m'apprécier, que j'avais des capacités, … C'est aussi pendant ces années-là que j'ai commencé à vivre mon homosexualité. En ce qui concerne les études, une bonne semaine de blocus me suffisait à assimiler les cours, je n'avais donc pas de problème à ce niveau-là.

GUIDO: Et le folklore étudiant, y as-tu participé?
Vanessa Klak
: Je n'étais pas du tout intéressée par le folklore, ce qui m'a aidé, je pense, à fuir Liège à l'époque. Apparemment, les baptêmes des vétérinaires sont trash. Mais, comme je ne bois pas ou très peu, le baptême était quelque chose d'insurmontable pour moi. Aller à des TD ou des fêtes étudiantes sans boire de l'alcool, est-ce possible? En tout cas, moi je n'osais pas.

GUIDO: Tu étais en kot?
Vanessa Klak
: J'habitais encore chez mes parents. De 18 à 21 ans. J'étais encore un bébé. Je pensais que j'étais très grande à l'époque, mais quand j'y repense maintenant, on reste un bébé jusque très tard dans la vie! A mon avis, jusqu'à 28 ans! (rires)

GUIDO: Tu as des souvenirs précis des profs qui ont jalonné ton parcours estudiantin?
Vanessa Klak
: Avec le recul, on se rend compte que la plupart des profs sont quand même bien arrangés! Entre celle qui se lave le week-end et qui sent de plus en plus mauvais au fur et à mesure des jours qui passent, celle qui nous parle de sa fille qui est allée se faire tatouer en Inde et amène un docteur au cours pour une conférence sur l'hépatite, celle qui vient de se découvrir lesbienne et qui est super hystéro, … Ce qui est fascinant, c'est de voir le nombre de mauvais profs qui existent. C'est grave parce que cela peut gâcher la vie des étudiants.

Une rencontre marquante avec Amélie Nothomb

GUIDO: Un autre souvenir marquant de ces études?
Vanessa Klak
: J'ai bien aimé la rencontre avec Amélie Nothomb. J'ai fait mon travail de fin d'études sur l'écrivaine. Je l'ai donc rencontrée à plusieurs reprises, elle m'a beaucoup aidée en répondant à toutes mes questions. Elle m'a aussi appelée pendant la rédaction de ce travail pour voir comment j'avançais. On a maintenu une relation très chouette pendant plusieurs années. Son temps étant très limité, j'étais très privilégiée de ne l'avoir rien que pour moi pendant une demi-heure. J'ai aussi un bon souvenir du jour de la remise des diplômes. Je suis sortie première de toutes les années de troisième, avec une grand dis'. Il y avait une petite rose, et c'est moi qui l'ai eue! Dans un petit local pourri en plus! (rires)   

GUIDO: Penses-tu avoir assez profité de tes études?
Vanessa Klak
: Non, j'aurais pu en profiter beaucoup plus. Ça s'apprend, de profiter de la vie. Et quand on est un peu coinçouille, on n'arrive pas à vraiment profiter de ces années-là. Vraiment profiter, on sait seulement ce que c'est quand on ne peut plus! (rires)

GUIDO: Est-ce que tu as également un autre regret vis-à-vis de ces études?
Vanessa Klak
: J'ai un autre regret terrible; celui de ne pas avoir fait l' unif. Et c'est tellement terrible que je me dis encore aujourd'hui que je reprendrais bien un jour des études. Parce que j'aurai alors besoin de me dire que je suis capable de faire l' unif.

Le déclic de la radio

GUIDO: Est-ce à cette époque que tu as commencé à tâter de la radio?
Vanessa Klak
: J'ai fait un stage pendant mes études à Bruxelles-Capitale où on m'a demandé de faire un fichier d'adresses pour les communes pour une émission de service public. Ce que j'ai fait en une semaine alors que le stage était censé durer un mois. Du coup, j'ai été en studio assister des animateurs. J'ai donc découvert le monde de la radio, les réflexes du métier, et tout cela m'a bien plu.

GUIDO: La radio était-elle une envie que tu avais en toi depuis longtemps?
Vanessa Klak
: Pas du tout, je n'aurais jamais pensé faire ça. J'ai en effet continué à être assistante pendant cinq ans avant de me convaincre de parler moi-même dans le micro. Quand PureFM a démarré, on m'a interpelé d'une part étant donné que c'était une radio jeune et d'autre part en vue de m'intégrer dans l'émission Bang Bang, émission réalisée par et pour les homosexuels. J'ai passé le casting qui s'est révélé satisfaisant.

GUIDO: Depuis quelques années, tu réveilles aussi les auditeurs dans Snooze, une émission bien installée dans la grille de la radio.
Vanessa Klak
: C'est en effet une tranche forte et j'ai une chance immense d'être là. Je suis plus que ravie de cette émission et j'aimerais qu'elle dure encore longtemps. Maintenant, ma priorité sera plutôt familiale dans le futur (ndlr: Vanessa compte agrandir sa famille dans les années qui viennent). J'aurai alors peut-être envie de commencer plus tard étant donné que je ne m'imagine pas faire autre chose que la radio pour le moment. J'aimerais aussi écrire un livre, mais la page est plutôt blanche pour l'instant! (rires)

GUIDO: Cette émission t'oblige à te lever tôt tous les jours de la semaine…
Vanessa Klak
: Oui, à 4h50! En fait, j'ai très difficile de me lever entre 7 et 9 heures. Donc, pendant toute ma vie, j'ai eu des difficultés à aller bosser ou à l'école. J'ai souvent loupé des premiers cours ou je me suis souvent levé à l'heure à laquelle je devais arriver au boulot. Maintenant, cela n'est plus possible évidemment, mais curieusement, cela est plus facile pour moi de me lever à 5 heures plutôt qu'à 7h30.

GUIDO: On suppose que cela implique une certaine hygiène de vie.
Vanessa Klak
: Pour le corps, ce n'est pas humain de se lever si tôt. Il faut donc bien veiller à récupérer ses heures. Je sacrifie notamment toutes mes soirées, mais je peux profiter de l'après-midi ou l'avant-soirée, ce que d'autres gens n'ont pas. Je n'ai par contre jamais l'occasion de regarder Les Experts, Docteur House ou Esprits Criminels! J'essaie alors de me rattraper avec les DVD!

(SD)

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