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01/01/2004

ARMELLE: "C'est à partir de mon baptême que je me suis réellement sentie étudiante"

Quatre années de journalisme à l'ULB ont suffi pour que les portes de la RTBF s'ouvrent à Armelle. Pourtant, privilégiant davantage la fête que les études, on ne peut pas dire que c'était vraiment le modèle de l'étudiante la plus studieuse qui soit! Explication…


Armelle: J'ai terminé ma rhéto en ayant beaucoup dansé, fait beaucoup de spectacles de danse classique. J'ai donc dansé pendant un an et demi professionnellement. En rentrant de Saint-Petersbourg où j'ai travaillé trois ans, je me suis alors inscrite à l'ULB car je ne pense pas que j'aurais eu l'avenir que je souhaitais dans la danse.

GUIDO: Pourquoi un tel choix?
Armelle
: On a toujours le rêve de petite fille de devenir danseuse étoile. J'étais peut-être une bonne danseuse, mais je n'aurais jamais été une grande danseuse. Donc, je ne voulais pas de demi-mesure, j'étais trop passionnée par la discipline pour n'être limitée qu'à être une bonne danseuse.

GUIDO: Quelle a été votre expérience lors de vos études en journalisme à l'ULB?
Armelle
: Les deux premières années, j'étais un peu comme un zombie, je n'étais alors pas très passionnée par la vie universitaire. J'allais à l'université comme une fonctionnaire, sur pilote automatique. En première licence, je me suis fait baptiser et j'ai arrêté d'aller aux cours! (rires) Je ne faisais plus que la fête et ça s'est beaucoup mieux passé! Ça me ressemblait beaucoup plus. J'ai vraiment commencé à m'amuser à ce moment-là, je sortais beaucoup, j'allais aux cours de moins en moins. Un mois et demi avant les examens, je m'y mettais. J'avais la chance d'avoir un esprit synthétique, un atout pour me permettre de faire cela. En deuxième licence, j'ai atterri à la RTBF comme stagiaire. Je n'ai donc plus du tout été aux cours car j'y suis resté une saison complète, au-delà de ce qui était légitime. Au mois de juin, après avoir passé mes examens, j'ai été repérée et j'ai passé des castings.

GUIDO: Pourquoi avoir choisi le journalisme?
Armelle
: C'était des études universitaires, ça me permettait donc d'avoir une bonne formation dans la tête. Soit, j'en faisais quelque chose et je pouvais évoluer vers le milieu artistique, soit je n'en faisais rien et ça restait de toute façon une bonne formation.

GUIDO: Quel regard portez-vous dorénavant sur ces études?
Armelle
: Je sors de cet enseignement avec d'énormes lacunes, bien que je suis loin d'être un exemple vu que j'étais plus une étudiante dilettante qu'une étudiante passionnée par ce qu'elle faisait. J'ai toujours considéré les études comme quelque chose de secondaire. Ma priorité était axée sur ma vie personnelle et non sur l'université. L'esprit synthétique, la formation, l'analyse, l'adaptation, j'ai plus appris ce sens-là des choses qui me servent actuellement dans ma vie professionnelle.

GUIDO: Vous êtes donc baptisée!
Armelle
: Oui, à Solvay. Je me suis fait baptiser un peu tard (en première licence) et c'était inconsciemment ma volonté d'enfin rentrer dans ce monde universitaire que je rejetais par le passé. Jusqu'à mon baptême, je me suis sentie danseuse. A partir de mon baptême, je me suis réellement sentie étudiante. Des années plus tard, j'ai retrouvé tous mes comitards, un d'eux a repris mon appartement à Paris, un autre que je retrouve à la RTBF. C'est quand même tout un groupe d'amis et de relations que j'ai gardés de près ou de loin.

GUIDO: Quelle genre d'étudiante étiez-vous?
Armelle
: J'étais une sorteuse. Comme je savais bien danser, j'ai fait toutes les Miss possibles et imaginables! (rires) C'était ma seule implication dans les fêtes! Je le faisais parce qu'il y avait chaque fois des voyages à la clé! J'ai par exemple été Miss Sports d'hiver. J'étais aussi fort impliquée à la Jefke, la salle des fêtes de l'ULB, dans la mesure où l'on m'y voyait souvent. J'étais donc bien présente dans le milieu estudiantin et j'avais des amis dans beaucoup de cercles.

GUIDO: Que retenez-vous de l'unif?
Armelle
: Ce que je retiens de l'université, c'est son côté social et formatif. Il ne faut pas croire que je veux mettre de côté l'aspect formatif de l'université car je ne pense pas que j'aurais eu la même formation dans d'autres structures. L'université reste pour moi une chance qu'on ne doit pas laisser passer. Il faut essayer le plus possible de passer ces quatre années dans un esprit de désinvolture, de fêtes. Il faut faire la fête le plus possible mais avoir la rigueur quand il faut. Et ne pas se laisser noyer par la guindaille.

(SD)

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