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06/12/2004

CAUET: 'Je pourrais facilement être plus trash'

C'est lors de son marathon promo en Belgique pour le lancement de Cauetivi sur Plug TV que nous avons pu cueillir Cauet au passage et lui poser ces quelques questions. Le nouveau pitre de la télé française nous livre quelques ingrédients de sa recette du succès.

GUIDO: Vous avez fait une école de commerce. Quels souvenirs gardez-vous de cette époque?
Cauet
: J'ai arrêté en troisième année parce que je ne trouvais pas cela très intéressant. J'étais en effet plus intéressé par le marketing qui ne s'apprenait malheureusement qu'en quatrième année. J'ai vraiment lâché les études quand les opportunités à la radio sont devenues très intéressantes. Je n'étais pas spécialement mauvais, mais le problème d'être étudiant à Paris, c'est que quand on arrive, on ne connaît personne et c'est donc un peu dur de s'intégrer là-dedans. Ça a donc été une expérience assez moyenne!

'Je n'étais qu'un petit assistant de rien du tout'

GUIDO: Comment êtes-vous arrivé à la radio?
Cauet
: Je faisais déjà de la radio en province depuis longtemps. Quand j'ai débarqué à Paris, j'ai eu la chance de pouvoir continuer. Tout simplement. Pour certaines personnes, cela peut se révéler très difficile, ils doivent se battre, etc. Pour ma part, je n'ai vraiment pas eu beaucoup de mal à profiter de ces opportunités. Je n'ai pas eu de grosses difficultés à y arriver, j'adorais faire ça, ça me semblait évident. Mais, je n'ai pas tout de suite été animateur, j'ai dû commencer comme petit assistant de rien du tout.

GUIDO: On a l'impression que les relations amicales priment dans votre travail. Comment la 'bande à Cauet' s'est-elle formée?
Cauet
: Il y a beaucoup de rencontres qui ont compté dans ma carrière, que ce soit Miko, Jean-Piètre, Cartman ou Cécile. Ce sont des gens qui sont venus se greffer petit à petit à moi. J'ai essayé de baser ces collaborations sur des relations simples. C'est un climat, une ambiance qui fait que je me sens bien avec eux à mes côtés et cela ne servirait à rien de me passer de mes camarades par souci de vouloir tout faire tout seul.

GUIDO: Si vous deviez choisir entre la radio et la télé?
Cauet
: Ce n'est pas un choix évident parce que les deux me passionnent. J'aime la radio pour son côté simple, on peut y faire simplement les choses. Par contre, ça a un certain côté magique de faire le con à la télé. Les deux sont vraiment différents et m'attirent pour des raisons différentes. Choisir serait très dur mais si le choix venait à se poser à moi, je pense que j'opterais pour mes premières amours: la radio.

'Je suis fan de Poelvoorde'

GUIDO: N'êtes-vous pas parfois crevé par toutes vos différentes activités?
Cauet
: Parfois, un petit peu, mais ça ne dure jamais vraiment longtemps. Mes journées sont longues mais pourtant, je ne suis jamais vraiment fatigué plus d'une journée. J'ai aussi la chance de ne pas être un grand fêtard, je ne fais pas souvent la fête. Je ne suis pas un grand fêtard ni un gros clubber. Je suis plus dans le délire entre copains que dans un gros truc de 500 personnes. La dernière fois, c'était en Belgique!

GUIDO: Justement, que pensez-vous de notre plat pays?

Cauet : J'adore, il y a parfois des endroits où on se sent bien, sans savoir exactement pourquoi. Je me sens bien en Belgique. Je suis en plus fan de Poelvoorde. C'est quand il veut, ma porte lui est toujours ouverte. Je suis fan de lui depuis le début.

GUIDO: Quelle a été la ligne de conduite que l'on vous a donné quand vous êtes arrivé sur TF1?
Cauet
: On m'a tout simplement dit la chose suivante: "Amuse-toi et fais ce que tu veux". C'est vraiment un point très important, j'aime en effet qu'on me laisse cette liberté. J'ai bien des restrictions, mais elles ne sont pas là ou l'on pourrait le penser. On pourrait croire que celles-ci sont sur les propos ou les mots. En fait, pas du tout, nous avons des règles différentes: par exemple, on s'est une fois balancé des saucisses dans la gueule, on nous a alors dit que nous n'avions pas le droit de le faire. On n'avait pas le droit de jouer avec la nourriture! Ce sont des restrictions un peu bizarres, c'est pas forcément ce que l'on pourrait penser.

GUIDO: Si on prend un exemple concret, j'ai vu récemment, sur Cauetivi, Miko faire manger son slip comestible aux invités. Cela serait-il possible sur TF1?
Cauet
: (rires) Non. Et tant mieux. Ça reste le genre de conneries que l'on a envie de voir sur le câble. Sur le câble ou sur Plug TV, ce n'est pas le fond qu'on recherche, c'est de l'amusement pur, on essaie juste de passer un bon moment. On n'est pas là pour essayer d'apprendre des choses aux gens.

'Je n'ai pas le temps pour le cinéma'

GUIDO: Y a-t-il certaines limites à votre humour?
Cauet
: Je me donne en effet certaines limites, que ce soit dans les médias ou dans les autres domaines. Je pourrais facilement être plus trash, j'essaie en tout cas de faire en sorte qu'il n'y ait pas de vulgarité. Il y a moyen de parler de sexe sans être vulgaire, c'est ce que j'essaie constamment de faire.

GUIDO: Quels sont les invités qui vous ont donné le souvenir le plus marquant?
Cauet
: Les gens qui viennent de la télé-réalité sont toujours des gens très gentils, ils sont toujours vrais, ils n'ont pas encore eu le temps d'être perturbés par le système. Après, c'est la surprise au coup par coup, il y en a certains qui sont adorables, d'autres moins. Par exemple, il y a des acteurs qui ont fait deux films et demi et qui se prennent pour la nouvelle star. Il n'y a donc pas de généralités: Parfois, on a été agréablement surpris, parfois pas. Avec Richard Anconina, par exemple, on a eu du mal vu que c'est quelqu'un de timide, qui est toujours sur la défensive. C'est alors plus difficile de l'entraîner dans notre délire.

GUIDO: Vous avez récemment doublé Garfield pour les besoins du cinéma, cela vous a-t-il donné des envies de comédie?
Cauet
: On m'a proposé quelques rôles au cinéma, mais je n'ai pas le temps pour l'instant de m'y consacrer à fond. En ce qui concerne un possible one-man-show, il y a des gens qui y réfléchissent pour moi. Pour l'instant, je les laisse réfléchir! Je n'ai en effet pas le temps d'y réfléchir moi-même!

L'avis de Cauet sur…

Jean-Pierre Foucault

'C'est un pro, c'est l'exemple même de la "zen attitude". Au fond de nous, on aimerait tous à son âge pouvoir encore avoir l'occasion de faire notre métier comme lui arrive à le faire. Et surtout rester détaché comme lui.'

Bataille et Fontaine

'On collabore très simplement, on s'amuse comme on s'engueule, c'est une vraie relation franche que j'entretiens avec eux. Une relation similaire à celle qui existe entre des meilleurs amis, elle est donc faite d'engueulades comme de moments de franche rigolade.'

Evelyne Thomas

'Je ne la connais pas beaucoup. Je l'avais vue une ou deux fois auparavant. Je l'ai rencontrée vers la fin de C'est mon choix et je me souviens l'avoir un peu charriée, je m'étais toujours bien foutu de sa gueule en Marianne! Elle supporte plutôt bien mes conneries vu qu'on se respecte et s'apprécie mutuellement.'

Laurence Boccolini

'Je ne la connais pas. J'ai voulu l'inviter dans l'émission pour faire un sketch tous les deux ensemble, mais elle n'a pas voulu. Je ne pense pas qu'elle apprécie mon humour aussi bien qu'Evelyne Thomas. Pourtant, mon imitation n'a rien de méchant, je trouve donc dommage qu'elle ne veuille pas venir dans mon émission. Je ne désespère, je me dis qu'un jour elle viendra car elle se rendra compte que cela pourrait être génial.'

(SD)


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