HÉLÈNE: «Grâce au théâtre, j'ai acquis une certaine assurance devant les caméras»
La belle Hélène est de retour sur Plug TV pour nous conter les mésaventures des people dans
Plug Paparazzi. Bien installés dans les studios de la chaîne, nous avons taillé une bavette afin d'en savoir plus sur ses années d'études…
GUIDO: Tu as commencé par étudier le journalisme à l'ULB…
Hélène: Oui, c'est ça. Mais j'avoue que je n'y ai pas été souvent, je ne sais pas si c'est bien de le dire, mais c'est comme ça, je n'étais pas souvent présente aux cours!
Une vie plus active que l'étudiant moyen
Hélène: J'ai choisi l'option 'Presse Ecrite'. Je n'étais donc pas du tout portée sur l'audiovisuel à la base. J'ai toujours adoré écrire et tous mes profs de rhéto m'avaient conseillé d'opter pour cette voie. Je les ai écoutés vu que quand on sort de rhéto , on ne sait pas trop dans quelle direction aller. Je me suis donc lancée dans la presse écrite.
GUIDO: Tu nous as avoué ne pas avoir été souvent aux cours. Tu n'as donc pas réellement été conquise par ces études?
Hélène: Pas vraiment dans le sens où il y avait quand même pas mal de cours qui me soûlaient un peu, genre 'Analyse Philosophique' au cours duquel on n'analysait rien, mais on nous disait plutôt ce qu'on devait en penser! En plus, j'écrivais déjà pour un journal à l'époque et je dois avouer que j'y ai appris cent fois plus de choses là-bas que lors des cours.
GUIDO: Et la fête dans tout ça?
Hélène: Je n'ai pas du tout été embarquée dans tous les trucs estudiantins, comme les guindailles ou les autres choses. Mais je vivais dans Bruxelles, dans un appartement, je travaillais dans un bar le soir, j'écrivais pour une petite revue indépendante… J'avais déjà une vie plus active que celle de l'étudiant moyen. Ma meilleure amie, elle, était à fond dans les guindailles. Elle voulait absolument que je vienne, mais quand elle m'expliquait les trucs qu'on lui faisait faire, ça m'effrayait plus qu'autre chose! Je n'ai jamais aimé ces choses-là. Mais, de ce fait, je n'ai jamais eu beaucoup de relations à l'université. Si j'avais eu plus d'amis à l'université, ça m'aurait peut-être plus motivé à y aller plus souvent!
GUIDO: Tu as d'autres souvenirs de l'ULB?
Hélène: Quand je suis arrivée sur le campus, je voyais tous ces groupements de gens qui criaient, ce que je ne comprenais pas bien. Encore maintenant, je n'y comprends rien. Avant-hier, je suis tombée sur un groupe d'étudiants dans le bois de la Cambre, avec plein de bougies. Je n'ai jamais été plongée dans ce genre de choses, mais en même temps, je trouve ça génial. Avec le recul, je ne pense pas que je pousserais mes fils à faire les bleusailles et compagnie, mais le côté 'petite confrérie', je trouve ça assez chouette. J'ai également découvert toutes les petites salles de concert, comme l'AB, etc. Je venais quand même d'une petite ville (ndlr : Mouscron) où il ne se passe pas vraiment grand-chose culturellement parlant! Et là, tous les deux jours, on pouvait aller applaudir des grosses têtes d'affiche.
Une aide précieuse pour les plateaux
GUIDO: Tu ne penses donc pas que les études en journalisme t'ont formée de la meilleure des manières?
Hélène: A l'ULB, je ne crois pas. Actuellement, je suis amenée à rencontrer beaucoup de gens qui ont fait l' IHECS et je pense que c'est ce qu'il y a de mieux comme études en journalisme et communication en Belgique. Ils y explorent beaucoup plus de choses qu'à l'ULB, que ce soit l'audiovisuel, les relations publiques, … J'ai l'impression que les gens qui sortent de là sont des gens qui sont calés en tout, peut-être moins sur un sujet précis que nous, mais ils ont une vue d'ensemble assez intéressante.
GUIDO: C'est pour cette raison que tu as entrepris d'autres études?
Hélène: Après mes études, j'ai fait quelques années de presse écrite avant de m'inscrire au Conservatoire en 'Art Dramatique' parce que je voulais devenir critique cinématographique. Cependant, j'ai été complètement happée par ces études et j'ai commencé à réellement adorer le théâtre. Contrairement aux études en journalisme, j'ai vraiment apprécié ces années et j'ai carrément zappé le journalisme. Je n'ai pas fini ces études, puisque j'ai fait des bébés entre-temps!
GUIDO: Penses-tu que tes années de Conservatoire t'aient appris à mieux dompter les caméras de télé?
Hélène: Je suis persuadée que ça m'a aidé, c'est évident. Quand on tourne un plateau pour Plug Paparazzi, on peut me dire de la jouer plus sensuelle ou plus trash et j'arrive alors facilement à trouver le ton. Je suis plus efficace et je crois que ça vient de là puisqu'on y apprend à explorer toutes sortes d'attitudes.
GUIDO: Comment t'es-tu ensuite retrouvée sous les spots de Plug TV?
Hélène: J'ai d'abord travaillé comme comédienne à Paris avant de revenir par ici pour travailler dans une boîte de communication. On m'a ensuite parlé de Plug TV, j'ai passé les castings, j'ai fait un peu ma débile et ça leur a plu! Le théâtre donne une certaine assurance devant les caméras, c'est donc moins effrayant de se retrouver sur un plateau, on a des marques et on n'est pas perdu dès le premier jour.
Tout marche à la connexion
GUIDO: Les planches ne te manquent-elles pas trop maintenant?
Hélène: C'est clair que ça me manque. Quand on aime vraiment ça, il est très difficile de s'en passer. J'ai dû arrêter afin de voir mon petit garçon de deux ans grandir, ce que je ne regrette pas. Cependant, je ne perds pas de vue l'idée de recommencer un jour à jouer la comédie.
GUIDO: Tu n'as jamais eu aucune proposition de théâtre en Belgique?
Hélène: Je n'ai aucune connexion en Belgique au niveau théâtre, en fait. Comme dans tout milieu, ça marche évidemment à la connexion.
GUIDO: Tu ne penses pas que la télé pourrait te desservir pour faire carrière au théâtre?
Hélène: En général, la télé a un effet négatif sur les comédiens de théâtre. A partir du moment où on rencontre des gens intelligents, ils doivent bien se douter qu'on n'est pas enfermé dans ce carcan et qu'on est capable de donner autre chose.
GUIDO: Tu es actuellement la présentatrice de Plug Paparazzi , je suppose que ce n'est pas là ta seule activité!
Hélène: J'ai une boîte de productions (Les Autres Productions) où on essaie de réaliser des courts-métrages ou une émission socio-culturelle (Underground Resistance) pour laquelle Arte et la RTBF sont intéressées. J'écris aussi des livres pour enfants que je teste avec mon petit garçon de six ans! A côté de cela, j'écris également pour le magazine Lou , je suis donc critique cinématographique.
GUIDO: Tu t'investis beaucoup dans Plug Paparazzi?
Hélène: Ce qui est bien avec cette émission, c'est que je m'amuse. Bon, c'est vrai que ça reste du people, c'est du vent, y a rien de concret! Mais, je peux y imposer mon ton, mon second degré, c'est ça qui est jouissif. Il y a aussi un travail d'écriture pour souligner ce ton caustique. Tant que j'amuse, je vais continuer à m'y investir.
GUIDO: Enfin, si tu avais un message à faire passer aux étudiants qui voudraient se lancer dans une carrière à la télé?
Hélène: Qu'il ne croie pas qu'on y gagne beaucoup d'argent! C'est important de le savoir: en Belgique, ce n'est pas le cas! (rires)
(SD)