Les années d'études de OPHELIE FONTANA
Nous avons bavardé pendant quelques minutes avec la jeune présentatrice du Journal Télévisé de la RTBF histoire d'en savoir plus sur son parcours estudiantin.
Ophélie Fontana : Je suis entrée en 1997 à l'ULB dans la section 'Journalisme'. Depuis ma plus tendre enfance, je savais déjà bien que je voulais faire ça. J'adorais écrire, regarder le journal, … Je n'ai donc pas hésité quand s'est posé le choix des études.
GUIDO: Maintenant que vous êtes entrée dans la vie active, quel bilan tirez-vous de ces études? Est-ce qu'on en apprend plus sur le terrain que sur les bancs des auditoires?
Ophélie Fontana : C'est un peu de tout. Je ne pense pas que ce soit possible d'exercer ce métier sans une formation universitaire qui nous donne une bonne base de culture générale, ce qui est important pour le boulot de journaliste étant donné que l'on est censé toucher un petit peu à tout. Il y a bien sûr aussi la formation pratique qui est importante, avec les différents stages que l'on est amené à faire durant les études. C'est là qu'on se rend en effet compte du fonctionnement du métier. Après, on en apprend encore tous les jours, comme dans tous les domaines.
Un parcours sans faute
GUIDO: Vous avez directement opté pour le journalisme parlé?
Ophélie Fontana : En effet. Durant les candis, on était obligé de suivre une formation commune et ce n'est qu'en licence qu'on a dû faire un choix entre 'Communication d'entreprise', 'Animation socio-culturelle' ou 'Journalisme écrit et audio-visuel'. Je savais d'emblée que je voulais me diriger vers le journalisme sans savoir exactement pour quel domaine opter. Pourtant, après des exercices pratiques en radio et en télé, j'ai compris que c'était la télé qui m'intéressait le plus. Notamment pour le côté 'travail en équipe' qui existe moins en radio où on est plus autonome.
GUIDO: Comment vous êtes-vous ensuite retrouvée à la RTBF?
Ophélie Fontana : J'ai fait plusieurs stages dans le cadre de mes études, dont un à la rédaction du Journal Télévisé de la RTBF. J'ai ensuite été engagée au terme de celui-ci. Je n'ai donc jamais travaillé ailleurs qu'ici. La philosophie de l'information et la ligne éditoriale de la RTBF me correspondent particulièrement, je n'ai donc pas envie de changement dans l'immédiat.
GUIDO: Certaines personnes ignorent le travail d'une présentatrice du JT…
Ophélie Fontana : En effet, beaucoup de gens pensent encore que la présentatrice n'écrit pas ce qu'elle dit! C'est un travail de préparation qui commence le matin dès la réunion de rédaction où on décide du contenu du journal en fonction de l'actualité et des idées que l'on peut avoir pour le rendre plus attrayant.
GUIDO: Avez-vous encore l'occasion de vous rendre sur le terrain malgré la charge de travail que représente la présentation d'un journal télévisé?
Ophélie Fontana : La présentation occupe les deux-tiers de mon temps, j'ai donc encore l'occasion de faire ponctuellement des reportages. Tant mieux, je préfère qu'il en soit encore ainsi pour le moment. Chaque facette du métier est différente et apporte son lot de satisfactions, mais le reportage de terrain permet de partir à la rencontre des gens, ce qui est toujours très enrichissant.
Un quartier vivant et mélangé
GUIDO: Etiez-vous plutôt une étudiante sérieuse ou guindailleuse?
Ophélie Fontana : Un peu des deux. J'étais parfois guindailleuse, mais je savais me mettre au boulot quand il le fallait. J'avais fait le choix de prendre une heure chaque jour pour relire mes cours et voir si j'avais tout assimilé. Ensuite, je pouvais aller m'amuser sans la crainte d'arriver au blocus avec certains aspects de la matière que je n'avais pas compris.
GUIDO: Vous kotiez à l'époque?
Ophélie Fontana : Je kotais sur le campus-même de l'ULB, ce qui m'a permis de tisser des relations avec les autres étudiants. Des personnes avec qui j'ai encore des contacts aujourd'hui. Je garde aussi un excellent souvenir du quartier de l'ULB où j'ai vécu pendant de nombreuses années, même après mes études. C'est un quartier bon enfant, très vivant et mélangé. J'ai dû le quitter il y a deux ans et quand j'y retourne, cela me fait toujours quelque chose.
GUIDO: Avez-vous peut-être un regret vis-à-vis de vos années d'études?
Ophélie Fontana : Quand j'ai eu terminé les quatre années de journalisme, j'ai hésité à continuer et à entamer d'autres études, mais j'avais tellement envie de travailler et de découvrir le métier que je me suis directement lancé. J'aurais voulu faire des études en histoire de l'art, un domaine qui m'a toujours passionné et que j'avais déjà abordé lors de mon mémoire. Ce n'est pas vraiment un regret étant donné que je suis assez contente de ma situation actuelle.
GUIDO: Est-ce que vous redoutiez particulièrement les examens?
Ophélie Fontana : Il n'y avait pas tellement de stress vu que j'essayais d'être à jour pendant l'année. Bosser pendant des heures et des heures au finish, ce n'était pas pour moi. Je préférais être en forme pour passer l'examen. Cependant, mine de rien, je n'étais jamais sure de moi, j'appelais toujours ma famille pour leur dire que ça n'allait pas aller, mais au bout du compte, tout s'est toujours bien passé!
Un métier de passion
GUIDO: Quels sont les cours qui vous servent encore principalement aujourd'hui dans votre vie de tous les jours?
Ophélie Fontana : Un cours de Jean-Jacques Jespers qui a mis en lumière les choses à faire ou à ne pas faire quand on construit un reportage. J'ai également suivi un cours de français pur et dur qui nous a appris le Grevisse par cœur: toutes les règles de grammaire ou d'orthographe, les fautes de français à ne pas commettre. Ce sont des cours auxquels je pense chaque jour dans l'écriture des sujets. Une bonne pratique de la langue française, c'est quand même le b.a.-ba de notre métier!
GUIDO: Quelle doit être la principale qualité d'un journaliste selon vous?
Ophélie Fontana : C'est un métier qu'il faut faire par passion. Une fois qu'on est dedans, il ne faut pas commencer à compter ses heures, ce n'est pas un horaire de fonctionnaire, on peut être rappelable à peu près n'importe quand, dans n'importe quelles circonstances. Il faut donc vraiment le faire par vocation et conviction.
GUIDO: Est-ce que vous pensez déjà à l'avenir?
Ophélie Fontana : Je n'ai aucun plan de carrière. Avant d'arriver ici, quand on est jeune et un peu fougueux, on espère faire certaines choses à un certain moment. Pourtant, au fur et à mesure, on se rend compte que ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et tant mieux. J'ai donc un peu changé d'optique et je prends les choses comme elles viennent. On verra les opportunités qui se présenteront à moi dans les années à venir.
GUIDO: Beaucoup de présentatrices de JT (comme Anne Delvaux ou Florence Reuter) se recyclent en politique. Est-ce quelque chose qui serait également susceptible de vous intéresser?
Ophélie Fontana : Ah non, pas du tout! Ça, c'est vraiment une certitude, ce milieu ne m'attire pas du tout. J'aime vraiment mon métier et je ne vois pas vraiment pour quelle raison je ferais autre chose.
(SD)