QUENTIN MOSIMANN s'exhibe
Le moins que l'on puisse écrire, c'est que le gagnant de la septième édition de la Star Academy n'a pas mis longtemps avant de trouver son style. Après avoir hésité entre l'électro et le jazz sur sa première galette, il a définitivement choisi la première option et revient dans les bacs avec l'album Exhibition qui regorge de tubes dancefloor en puissance. Entre un set de DJ et une autre interview, nous avons réussi à coincer le sympathique chanteur pour lui poser ces quelques questions, l'occasion pour lui de se révéler un peu plus…
GUIDO: Après un double album de reprises, tu sors maintenant un CD avec onze compositions originales. Dans quel état d'esprit étais-tu face à ce nouveau défi?
Quentin Mosimann: Evidemment, j'y allais avec une appréhension certaine. C'est en effet la première fois que je me mets à nu, ce n'est pas pour rien d'ailleurs que l'album s'appelle Exhibition, la première fois que je présente mes propres chanson au public, qu'il va pouvoir savourer le travail de toute une année. Après un album-concept difficilement diffusable en radio, celui-ci s'adresse davantage à un public générationnel, même si les plus âgés peuvent d'y retrouver. On a tous eu un jour vingt ans!
«Je subis cette réputation de serial lover malgré moi»
GUIDO: A quel point t'es-tu investi dans la réalisation de ce nouvel album?
Quentin Mosimann: Sur cinq chansons, je suis soit auteur, soit compositeur, soit réalisateur. Pour les autres titres, j'ai eu la chance de travailler avec des auteurs qui me faisaient envie depuis longtemps (Lionel Florence, Pierre Palmade, François Bernheim, …), des gens qui comptent beaucoup dans mon entourage. J'aurais pu faire cet album tout seul, mais j'avais plutôt envie de partager cela avec des potes.
GUIDO: Des collaborations assez inattendues…
Quentin Mosimann: Pierre Palmade, je l'ai rencontré il y a un peu moins de deux ans via mon manager. C'est un mec fantastique, bourré de talent, un grand artiste. On ne s'est pas posé de questions, on a simplement commencé à composer cette chanson, Tu le reconnaîtras, un soir au détour d'un piano. Tout simplement. J'ai également collaboré avec Alexandra Kazan qui pose sa voix sur Made in Paris et joue le rôle d'une attachée de presse anglaise complètement folle. Enfin, Lionel Florence a écrit le texte de l'avant-dernière chanson de l'album, Il y a un paradis. J'ai vraiment la chance d'être bien entouré.
GUIDO: Tu parles beaucoup de toi sur cet album, tu te mets à nu en quelque sorte…
Quentin Mosimann: J'ai tout simplement eu envie de faire un album qui parle des déboires amoureux et de la vie de tous les jours d'un mec de vingt ans. J'ai voulu aborder ces thèmes avec ironie tout en restant sincère et honnête. Comme pour Toc Toc, le premier single, qui dépeint la vie d'un mec qui sort avec des meufs juste pour un soir, pour s'amuser.
GUIDO: Justement, dans cette chanson, tu affirmes être un serial lover. Tu ne renies donc pas cette réputation?
Quentin Mosimann: Je la subis malgré moi. (rires) Le jour où je serai un papa rangé et affectueux, je le raconterai aussi dans mes chansons! Pour l'instant, je suis encore plus proche du serial lover, sans aucun doute!
GUIDO: Tu es né le jour de la Saint-Valentin, ceci explique peut-être cela!
Quentin Mosimann: C'est un gros signe, oui! (rires)
«J'ai mis les plus belles top-modèles dans une chanson!»
GUIDO: Exhibition est un album festif, sur lequel les jeunes peuvent s'éclater. C'était là une volonté de ta part?
Quentin Mosimann: Absolument! J'écoute énormément de musique et les albums qui sortent actuellement sont souvent mélancoliques, genre "artistes meurtris". J'avais envie d'aller à contre-sens de cette tendance et de faire un album pour s'amuser. Un disque électro-pop, festif, mais à textes, qui s'écoute entre potes, sans se prendre la tête. Tout simplement.
GUIDO: Quand on écoute tes chansons, on pense immédiatement à Mika, David Guetta ou Christophe Willem. Que penses-tu de ces artistes?
Quentin Mosimann: Ces comparaisons me flattent. Ce sont évidemment des influences directes. Mika, par exemple, est un personnage intéressant, extravagant, mystérieux, épatant.
GUIDO: La chanson Golden Boy parle des médias. Tu as la chance d'avoir été plutôt épargné par la presse à scandales…
Quentin Mosimann: Je fais de la musique. Donc, je préfère apparaître dans les soirées où on parle et où on me pose des questions sur la musique. Tout ce qui est people m'intéresse un petit peu moins. ça ne me dérange pas d'être dedans, au contraire, mais j'essaie de rester plutôt discret. J'ai eu un bon accueil des médias, pourvu que ça dure avec ce deuxième album.
GUIDO: Dans Made in Paris, tu égrènes les noms de top-modèles bien connues…
Quentin Mosimann: Tu es le premier journaliste à le remarquer, ça fait plaisir. Je me suis fait plaisir, j'ai pris les plus belles top-modèles au monde et j'en ai fait une chanson, quel luxe! La mode me fascine beaucoup, j'aime beaucoup aller de temps en temps voir un défilé de mode. Et cette chanson est une caricature de ce milieu extravagant.
GUIDO: Sur la pochette de l'album, on te voit pieds nus. Est-ce là une façon de te démarquer de cette étiquette du mec à la chaussure noire et à la chaussure blanche?
Quentin Mosimann: C'est très agréable de faire une interview avec des gens qui remarquent ce genre de détails! Evidemment, c'est là un clin d'œil. Le sous-entendu était le suivant: sans artifice, allez-vous écouter ma musique? J'ai voulu relever ce défi.
GUIDO: L'album se finit sur un hommage à Serge Gainsbourg.
Quentin Mosimann: Moi, j'aime les artistes qui ont du culot, qui osent inventer et sont inattendus. Gainsbourg en fait partie et je me devais de lui faire un hommage une fois dans ma vie.
«La scène, c'est le but ultime»
GUIDO: As-tu déjà testé tes nouvelles chansons en concert. Quelle a été la réaction du public?
Quentin Mosimann: Les deux premières dates de ma tournée Exhibition Tour ont eu lieu les 8 et 9 janvier à Bruxelles, au Botanique. J'y ai eu un super accueil du public belge qui était très dynamique alors que l'album n'était pas encore sorti. Du coup, vengeance! Je reviens pour une date exceptionnelle le 22 octobre à l'Ancienne Belgique!
GUIDO: Que représente la scène pour toi?
Quentin Mosimann: C'est la finalité de tout, le but ultime, la chose la plus importante dans ma vie pour le moment. Le partage avec le public sur scène est primordial pour moi.
GUIDO: Continues-tu à faire des prestations de DJ ou préfères-tu te focaliser sur ta carrière de chanteur?
Quentin Mosimann: Je garde les deux casquettes, autant l'une que l'autre. C'est une complémentarité indéniable. En plus, je fais très souvent le DJ en Belgique et j'aime toujours autant le faire qu'avant.
GUIDO: Tu as une grande communauté de fans sur Internet qui te suivent dans tes moindres déplacements. Comment arrives-tu à préserver ces contacts privilégiés?
Quentin Mosimann: Je suis présent sur Facebook (Quentin Mosimann Officiel Ter, parce que les deux précédentes pages sont full et je ne peux donc pas accepter davantage d'amis). La fan page, c'est Quentin Officiel. J'y poste des messages à peu près tous les deux jours. Je suis également sur Twitter et possède mon propre site, www.quentinmosimann.com.
GUIDO: Il n'y a pas de revers de la médaille à être à ce point médiatisé depuis ta victoire à la Star Academy?
Quentin Mosimann: Il y a bien évidemment des côtés plus difficiles, c'est le jeu, c'est comme ça. Mais proportionnellement, il y a beaucoup plus de bons que de mauvais moments. Je n'ai donc pas à me plaindre.
LA QUESTION BOYS vs GIRLS!
Comment se passent tes relations avec les filles?
Quentin Mosimann: Je travaille tellement que je n'ai pas le temps de m'investir dans une relation avec une fille. ça attise ma curiosité et c'est certainement pour cela que ce thème de l'amour et de la drague revient beaucoup dans mes chansons.