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31/01/2011

Sugar Jackson: «Je suis né pour boxer»

Au cours de sa carrière, Osei Bonsu ‘Sugar’ Jackson (29 ans) a remporté quelques titres et s'est même hissé à la première place mondiale dans la catégorie welterweight. Pourtant, sous ses muscles saillants et ses poings ravageurs se cache un cœur tendre et une histoire intéressante.


GUIDO: Quand es-tu monté sur un ring pour la première fois?
Sugar:J'ai commencé par jouer au football. Quand j'ai boxé pour la première fois à seize ans, j'y ai immédiatement prix goût. Trois mois plus tard, j'ai arrêté le football pour me concentrer à 100% sur la boxe. A ce moment, j'ai rencontré mon coach à Anvers et on a arrêté de rigoler. Il croyait en mon talent et j'ai donc dû m'entraîner chaque soir, de six heures et demie à neuf heures. Je ne trouvais pas cela difficile, au contraire même. J'y étais toujours une heure à l'avance et j'y restais le plus souvent jusqu'à neuf heures et demie. Quand je fais quelque chose, je le fais à 100%.
GUIDO: La boxe est donc ton grand amour.
Sugar:Oui, c'est vrai. Je suis né pour boxer. Quand j'habitais encore au Ghana, je n'avais pas l'autorisation de ma mère, j'en restais donc au combat de rue. Quand je suis arrivé en Europe à l'âge de seize ans pour étudier, j'ai enfin pu faire ce que je voulais, je me suis donc mis à la boxe. Mon père a approuvé ma décision. Après sept mois, mon coach m'a jugé prêt pour un premier championnat de boxe, mais j'ai préféré attendre encore quelques mois. Exactement un an après mon premier entraînement, c'était plié.
GUIDO: Combien de championnats y a-t-il?
Sugar:Chaque année, je participe à quatre grands championnats de boxe et de six à huit plus petits. Pour être en forme lors de ces journées, je m'entraîne plus de sept heures par jour.
GUIDO: C'est un sport dangereux?
Sugar:Tous les sports sont dangereux, car il peut nous arriver quelque chose à n'importe quel moment. La boxe thaï et le K-1, pour lesquels tu peux aussi utiliser tes pieds, sont plus dangereux selon moi. Et je ne parle même pas du free fight où les règles sont plus laxistes. Mais la boxe, ça va. A moins de garder ses poings en l'air et rester en garde.
GUIDO: Tu n'as donc jamais peur quand tu montes sur le ring?
Sugar:Non, je suis content de monter sur le ring, même si je dois prendre des coups. ça arrive. La seule chose dont j'ai peur, c'est d'achever mon adversaire. Si cela arrive, je m'excuse à chaque fois. Je suis très croyant et je prie toujours Dieu avant de monter sur le ring, mais je ne lui demande jamais de m'aider à gagner. Je ne fais que le remercier pour mon sort.
GUIDO: Es-tu souvent reconnu dans la rue?
Sugar:Constamment. Partout où je vais, j'entends toujours la même chose. «C'est pas Sugar?» Et ces gens ne se gênent pas pour être discrets. Quand je suis au restaurant, ils n'attendent pas que mon assiette soit vide pour me demander de poser pour une photo. Cela peut être dérangeant, mais le plus souvent cela se passe bien. Ce sont mes fans et ils sont toujours les bienvenus. Surtout les enfants, car je suis fou des enfants. Beaucoup d'enfants viennent même sonner à ma porte, de très tôt le matin à très tard le soir. Je trouve cela fantastique. Et si je peux faire quelque chose pour mes supporters, je le fais avec plaisir.
GUIDO: Pour les boxeurs, il est important de rester en forme. Tu es obligé de faire un régime perpétuel?
Sugar:Je dois en effet faire attention à ce que je mange. Pendant toute la matinée, il n'y a que des fruits au menu. Ensuite, je ne me remplis l'estomac qu'avec des choses comme du pain bio ou du pain complet, avec de la confiture et du yoghourt nature.
GUIDO: Jamais de paquet de frites?
Sugar:Un paquet de frites? Ouille, ça fait longtemps ça! Quand j'accompagne ma femme et mon fils à la friterie, je goûte toujours à leur plat. Vivre sans frites, c'est impossible, non? (rires)
GUIDO: Les fêtes approchent à grands pas. Tu vas faire la fête pour Noël et le Nouvel-an?
Sugar:Non, faire la fête n'est pas pour moi. Je ne bois jamais d'alcool, rien que de l'eau. C'est peut-être bête, mais je ne trouve pas cela si difficile. Si ma famille profite de la fête, j'en profite aussi. Et je n'ai pas besoin d'alcool pour ça.
 

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