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01/08/2011

Sylvestre Defontaine (PureFM): «J'ai toujours été curieux, je ne me suis donc jamais refusé à aucune expérience pendant mes études»

Alors que les festivals sont bien entamés, le moment est venu pour Sylvestre Defontaine, spécialiste ès musiques actuelles de PureFM, d'effectuer une dernière révision des différents groupes qui fouleront nos vertes prairies au cours de ce mois d'août. Justement, quelles études l'ont mené dans les studios de la RTBF? Nous l'avons rencontré pour en savoir plus sur son parcours estudiantin…

 
 

«J'ai commencé par faire une licence en communication et information à l'UCL. Avant de partir en Erasmus à Paris (à Sciences Po) lors de ma dernière année de cours. A mon retour en Belgique, j'ai suivi un diplôme d'études complémentaires en anthropologie à l'ULB.»
 
GUIDO: Tu as opté pour des études en communication avec déjà dans l'optique de devenir journaliste par la suite?
Sylvestre
: Je n'avais pas vraiment de plan de carrière. A l'époque, on avait la possibilité de faire des candidatures en sciences économiques, sociales et politiques. Etant donné que je ne savais pas trop quoi faire, je me suis lancé dans cette voie. C'est pendant ma première année d'unif que je me suis rendu compte que j'avais une passion pour l'écriture, la photo ou l'audiovisuel, comme quoi, les études générales, ça a aussi du bon!
 
Baptisé, comitard et calotté
 
GUIDO: Ces études t'ont-elles immédiatement passionné?
Sylvestre
: Je n'étais pas un étudiant très assidu pendant les deux premières années. J'ai vraiment dû m'accrocher face aux montagnes de cours devant lesquelles je me suis retrouvé. C'est donc plutôt à l'extérieur de mes études que j'ai pris beaucoup de plaisir au début de mes études!
 
GUIDO: En guindailles, notamment?
Sylvestre
: J'ai toujours été curieux; je ne me suis donc jamais refusé à aucune expérience. Quand je suis arrivé à Louvain-la-Neuve, j'ai fait mon baptême à la Tournaisienne, un baptême bon enfant, bien encadré et organisé dans les règles de l'art. Je ne me suis jamais posé la question, j'y suis allé les yeux fermés. J'ai été ensuite comitard, calotté. J'ai tout expérimenté pendant deux ans et demi. Je me suis éclaté comme un malade et ensuite, j'ai dit 'stop'. Je me souviens encore de ce jour-là: il était six heures du matin et je devais réceptionner sur un parking, le jour des 24 Heures, les camions remplis de fûts. Pour ensuite tenir jusqu'à 13 heures le lendemain. ça a été le déclic qui a fait que je me suis calmé au niveau des guindailles.
 
GUIDO: Comment as-tu occupé ton temps pendant tes licences?
Sylvestre
: A ce moment-là, je me suis beaucoup plus ouvert à la ville dans laquelle je me trouvais. Je me suis mis à aller au cinéma, au théâtre ou à fréquenter la médiathèque, ce que je ne faisais jamais avant, c'était du temps perdu pour la guindaille! Je me suis à fréquenter le Louvain-la-Neuve off. Je suis assez content d'avoir mis un pied dans ces deux ambiances au cours de mon séjour à l'université.
 
Louvain - Paris - Bruxelles
 
GUIDO: Que retiens-tu de ta vie en kot?
Sylvestre
: Encore une fois, j'ai tout expérimenté, à ce niveau-là aussi. J'ai commencé par louer un appartement avec deux amis de mon village qui ont fait leur baptême avec moi. C'était une sorte de QG où tout le monde débarquait. La deuxième année, je suis parti au SPK, le kot-à-projet du WWF sur Louvain-la-Neuve. J'y ai vécu une année intéressante, avec des gens complètement différents de ceux que j'avais côtoyés auparavant. J'ai donc passé mon temps à conduire des enfants dans les bois, à leur montrer les différentes feuilles alors que je n'y connaissais absolument rien dans la nature! Ensuite, je me suis retrouvé dans un kot de douze personnes, encore une autre expérience enrichissante! Avant de partir en Erasmus pour Paris…
 
GUIDO: Lors de cet Erasmus, quelles différences t'ont le plus marqué entre les étudiants français et belges?
Sylvestre
: Sciences Po à Paris, c'est ce qu'ils appellent une grande école, au même titre que Polytechnique, HEC, l'ENA, … C'est un monde archi concurrentiel. Je me souviens d'ailleurs de mon premier travail de groupe là-bas; je l'ai fait seul!
 
GUIDO: A ton retour, tu as continué ton cursus, mais cette fois à l'ULB. Autre ambiance que celle qui régnait à Louvain-la-Neuve.
Sylvestre
: A L'ULB, tous les étudiants sont disséminés sur la ville (comme à Paris d'ailleurs) et non pas rassemblés sur un même campus comme c'est le cas à Louvain-la-Neuve. Ils sont aussi un peu plus conscientisés politiquement. Le système d'enseignement est également différent: on est beaucoup plus suivis à l'UCL alors que c'est plus léger en termes d'accompagnement à Bruxelles. C'est le côté libre penseur de l'ULB. Alors qu'il y a une distance plus importante entre le prof et l'étudiant à l'UCL.
 
Premier festival à quinze ans
 
GUIDO: Comme tu l'expliquais, tu as passé pas mal de temps dans la Médiathèque de Louvain-la-Neuve. Ta passion de la musique a-t-elle éclos à ce moment-là?
Sylvestre
: J'ai vraiment découvert plein d'artistes à cette époque. A Tournai, pendant mon adolescence, il n'y avait qu'une bibliothèque avec deux ou trois disques. Quand je suis arrivé à la Médiathèque, je n'en croyais pas mes yeux. C'est là que j'ai commencé à écouter énormément de musique. Et quand on achetait un CD chez Caroline Music, on se forçait à l'écouter, car c'était un réel investissement d'acheter un album. Les étudiants qui me lisent doivent se dire: «Il a vécu à la préhistoire ce mec!». Et pourtant, ce n'était qu'il y a quinze ans. Le monde médiatique a fait un bond énorme entre-temps!
 
GUIDO: Tu arpentais déjà les salles de concerts?
Sylvestre
: A Louvain-la-Neuve, ce n'était pas aisé de se déplacer pour aller voir un concert dans une salle bruxelloise. Par contre, j'ai assisté à quelques concerts dans la salle Chez Zelle (qui n'existe plus aujourd'hui) ou à la Casa.
 
GUIDO: Et les festivals?
Sylvestre
: J'ai fait mon premier festival à l'âge de quinze ans. J'ai connu les tout premiers festivals de Dour, à l'époque où il n'y avait que trois scènes. Pendant mes études, je me souviens d'un Werchter avec à l'affiche Cure, Rage Against The Machine, Björk, PJ Harvey, The Red Hot Chili Peppers, … Un super bon souvenir.
 
GUIDO: Maintenant que tu es de l'autre côté de la barrière, ta vision des festivals a certainement évolué.
Sylvestre
: Quand j'étais étudiant et que j'allais dans un festival, je voyais tous ces gens qui rentraient en backstage et j'avais vraiment envie d'être à leur place. Aujourd'hui, le backstage, je le connais comme ma poche et je dois avouer que c'est beaucoup moins clinquant qu'on se l'imagine. Il est donc devenu très rare que je me balade sur le site, sauf à Werchter ou au Pukkelpop avant qu'on n'ouvre les portes au public ou à Dour ou aux Ardentes (des festivals à taille plus réduite) pour me promener et boire un verre avec des potes.
  

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